Les causes de la maladie d'Alzheimer

Maladie d'Alzheimer

Maladie d'Alzheimer

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Une origine encore mal connue

Dans la majorité des cas, la cause principale de la maladie d’Alzheimer n’est pas encore identifiée, nous ne savons pas pourquoi chez certaines personnes les neurones se mettent à dégénérer et pas chez d’autres. Mais grâce aux avancées de la recherche, la cascade d’événements qui aboutit à la dégénérescence des neurones est de mieux en mieux connue.

 

Des facteurs de risque génétiques

La maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie héréditaire au sens strict dans 99% cas. Il existe tout de même des facteurs de risque génétiques comme APOE. Être porteur d’un allèle spécifique du gène ApoE (l’ApoE4), qui intervient dans les mécanismes de réparation neuronale, augmente le risque de développer la maladie. Cependant de nombreuses personnes porteuses de l’Apoe4 ne déclareront jamais la maladie. Il reste encore probablement de nombreux gènes de prédisposition à identifier. Les formes héréditaires dites « familiales » de la maladie sont très rares et représentent moins de 1 % des cas. Elles se déclarent avant 60 ans.

 

Des facteurs de risque environnementaux

Parmi certaines causes de la maladie d’Alzheimer connues, un manque de sommeil chronique ou la prise de certains psychotropes, comme les benzodiazépines peuvent augmenter le risque de développer la maladie. Au contraire, stimuler son cerveau de manière régulière tout au long de sa vie aurait un effet bénéfique et préviendrait l’apparition de la maladie. Cependant, certaines personnes qui ne sont pas « à risque » vont tout de même développer la maladie, il existe donc des facteurs méconnus qui seront certainement identifiés dans les années à venir. Sans oublier que le premier facteur de risque de la maladie reste l’âge.

Une étude pour mieux comprendre l’origine de la maladie

L’étude INSIGHT (pour “INveStIGation of AlzHeimer’s PredicTors in subjective memory complainers – Pre Alzheimer’s disease”), suivie à l’institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer par l’équipe de recherche clinique du Pr Bruno Dubois, est l’une des premières au monde à suivre près de 320 sujets sains à risque dans le but d’identifier les facteurs de déclenchement de la maladie d’Alzheimer. Elle s’appuie sur le suivi longitudinal (dans le temps) d’une cohorte active, lancée en mai 2013 à la Pitié-Salpêtrière AP-HP, de 318 patients volontaires âgés de plus de 70 ans, avec une plainte de mémoire subjective mais dont les performances cognitives et mnésiques sont normales. Les participants ont accepté au départ que l’on détermine la présence ou non de lésions de la maladie d’Alzheimer (lésions dites « amyloïdes ») dans leur cerveau grâce à un examen d’imagerie. 28% d’entre eux étaient porteurs de lésions même s’ils n’en présentaient à ce stade aucun facteur.

 

Les premiers de résultats de cette étude, parus début 2018, montre, à 30 mois de suivi, que la présence de lésions amyloïdes (lésions Alzheimer) n’a pas d’impact sur la cognition et le comportement des sujets qui en sont porteurs. Ils suggèrent l’existence de mécanismes de compensation chez les sujets porteurs de ces lésions.

 

Plus de détails : https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/alzheimer-mecanismes-de-compensation-chez-sujets-porteurs-de-lesions-de-maladie/