Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org Thu, 20 Jan 2022 09:50:30 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 Ultra-trail Raid 28 : une nouvelle mobilisation d’Amour Amour Amour https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ultra-trail-raid-28-nouvelle-mobilisation-damour-amour-amour/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ultra-trail-raid-28-nouvelle-mobilisation-damour-amour-amour/#respond Wed, 19 Jan 2022 15:54:03 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22912 En ce début d’année 2022, l’association Amour Amour Amour poursuit son fort engagement pour les recherches sur les tumeurs cérébrales de l’Institut du Cerveau. En savoir plus ]]> En ce début d’année 2022, l’association Amour Amour Amour poursuit son fort engagement pour les recherches sur les tumeurs cérébrales de l’Institut du Cerveau. En 2021, forte d’un incroyable investissement, AAA a collecté la somme de 47 000 € pour l’équipe « Génétique et développement des tumeurs cérébrales », dirigée par Marc SANSON & Emmanuelle HUILLARD.

 

Ainsi dans la nuit du 22 au 23 janvier, une équipe composée de 5 personnes participera au Raid28, un ultra-trail de 70 km en équipe, en orientation, en partie de nuit et en autonomie quasi complète (un ravitaillement en eau). A cette occasion, les participants porteront haut les couleurs de l’association Amour Amour Amour, un mouvement né il y a trois ans en l’hommage de Julien Gusman, disparu d’un cancer du cerveau à 26 ans, après un combat exemplaire. Lors du Raid28 et de sa préparation, l’équipe participante s’engage à donner 2€ par kilomètre parcouru à l’association Amour Amour Amour afin que chaque pas puisse faire avancer la recherche contre le cancer du cerveau.

 

L’Institut du Cerveau renouvelle ses remerciements et son admiration à tous les membres et donateurs de l’association Amour Amour Amour pour leur fidèle engagement à nos côtés.

 

Pour en savoir plus sur le Raid28 : Raid Nature | Raid 28 | France

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ultra-trail-raid-28-nouvelle-mobilisation-damour-amour-amour/feed/ 0
Ataxie spinocérébelleuse de type 2 : un essai thérapeutique ouvre de nouvelles pistes https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ataxie-spinocerebelleuse-de-type-2-nouvelles-pistes/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ataxie-spinocerebelleuse-de-type-2-nouvelles-pistes/#respond Wed, 19 Jan 2022 08:29:18 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22895 Un essai clinique conduit par l’équipe du Professeur Alexandra Durr (Sorbonne Université. AP-HP) à l’Institut du Cerveau et à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière En savoir plus ]]> Un essai clinique conduit par l’équipe du Professeur Alexandra Durr (Sorbonne Université. AP-HP) à l’Institut du Cerveau et à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP montre que malgré les espoirs soulevés ces dernières années, le riluzole n’améliore pas les symptômes cliniques ou radiologiques des patients atteints d’ataxie spinocérébelleuse de type 2. Ces résultats pourraient cependant fournir des biomarqueurs précieux pour de prochains essais. Les résultats sont publiés dans Lancet Neurology.

 

Les ataxies spinocérébelleuses sont un groupe de maladies génétiques neurodégénératives, hétérogènes d’un point de vue clinique et génétique. À l’heure actuelle, au moins 50 gènes différents sont impliqués. Les principaux symptômes sont des troubles de la coordination et de l’équilibre, une dysarthrie et une atteinte des mouvements oculaires. Il n’existe peu de traitement médicamenteux pour la prise en charge de ces pathologies.

 

Ces dernières années, des résultats positifs du riluzole, une molécule thérapeutique déjà utilisée contre la sclérose latérale amyotrophique, avaient été rapportés pour les ataxies cérébelleuses. Son efficacité n’avait pourtant pas été avérée et restait variable. Les ataxies étant très différentes d’un type à l’autre, d’un patient à l’autre selon le stade de la maladie, des études précises par type d’ataxie étaient nécessaires.

 

L’équipe du Professeur Alexandra Durr (Sorbonne Université.AP-HP) à l’Institut du Cerveau et à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, a relevé le défi pour l’ataxie spinocérébelleuse de type 2. L’essai clinique ATRIL a été mené auprès de 45 patients à un stade modéré de la maladie, dans huit centres, réunis au sein du réseau français Neurogene, centre de référence national maladies rares neurogénétiques. En parallèle du traitement, les chercheurs et cliniciens ont acquis des données IRM et des scores cliniques des symptômes ataxiques.

 

Les résultats de l’étude ne rapportent pas d’amélioration des signes cliniques ou radiologiques chez les patients atteints d’ataxie spinocérébelleuse de type 2, malgré une bonne tolérance et l’absence d’effets indésirables. Le suivi des patients au cours de cet essai a cependant permis d’acquérir des données cliniques et d’imagerie cérébrale précieuses sur la progression de la maladie. Ces informations pourraient fournir de nouveaux biomarqueurs de la maladie, indispensables à l’évaluation de potentiels nouveaux traitements.

Ce résultat n’exclut pas un possible effet bénéfique dans d’autres formes d’ataxie, mais souligne l’importance d’évaluer les traitements dans des groupes homogènes de patients, y compris dans les maladies rares.

 

Source

https://www.thelancet.com/journals/laneur/article/PIIS1474-4422(21)00457-9/fulltext

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ataxie-spinocerebelleuse-de-type-2-nouvelles-pistes/feed/ 0
Un récepteur synaptique impliqué dans l’émergence de croyances aberrantes https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/recepteur-synaptique-implique-lemergence-de-croyances-aberrantes/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/recepteur-synaptique-implique-lemergence-de-croyances-aberrantes/#respond Tue, 18 Jan 2022 09:48:10 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22892 Pourquoi sommes-nous parfois enclins à croire à l’improbable envers et contre tout ? Une étude menée à l’École Normale Supérieure et à l’Hôpital Sainte-Anne En savoir plus ]]> Pourquoi sommes-nous parfois enclins à croire à l’improbable envers et contre tout ? Une étude menée à l’École Normale Supérieure et à l’Hôpital Sainte-Anne par une équipe de neuroscientifiques et de médecins psychiatres de l’Inserm, d’Université de Paris et de l’Institut du Cerveau, pointe vers un récepteur synaptique spécifique. Son blocage induit des décisions prématurées et aberrantes, ainsi que des symptômes ressemblant à ceux rapportés dans les stades précoces de psychose. Les résultats viennent d’être publiés dans Nature Communications.

 

Lorsque le monde qui nous entoure devient imprévisible et incertain, nous devenons plus prompts à croire à l’improbable – comme des théories complotistes pendant une pandémie. Ce type de réaction à l’incertitude s’observe de façon exacerbée pendant les stades précoces de psychose : un sentiment d’étrangeté général précède l’émergence de croyances délirantes. Ces stades précoces de psychose sont difficiles à étudier, car les patients n’accèdent aux soins que lorsque les croyances délirantes sont déjà installées.

L’équipe, dirigée par Valentin Wyart, directeur de recherche Inserm au sein du Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Computationnelles (Inserm/ENS-PSL) et par le professeur Raphaël Gaillard d’Université de Paris à l’Hôpital Sainte-Anne-GHU Paris, a étudié le rôle d’un récepteur synaptique spécifique appelé NMDA (N-méthyl-D-aspartate) dans l’émergence de ces croyances aberrantes. Dans le cerveau, les récepteurs synaptiques régulent la communication au niveau des synapses, les zones de contact entre neurones. Les chercheurs ne se sont pas intéressés à ce récepteur par hasard. En effet, les encéphalites provoquées par une réaction auto-immune contre le récepteur NMDA sont connues pour donner lieu à des symptômes psychotiques.

Pour comprendre si une anomalie de ce récepteur favorise l’émergence de croyances aberrantes, l’équipe a demandé à un groupe de volontaires sains de prendre des décisions sur la base d’informations visuelles incertaines tout en se voyant administrer par intraveineuse une très faible dose de kétamine, une molécule qui vient bloquer de façon temporaire le récepteur NMDA. En comparant les effets de la kétamine à ceux d’un placebo sur le comportement et l’activité cérébrale
des volontaires testés, les chercheurs ont observé que l’administration de kétamine produit non seulement un sentiment d’incertitude élevé, mais aussi des décisions prématurées.

« Un blocage du récepteur NMDA déstabilise la prise de décision, en favorisant les informations qui confirment nos opinions au détriment des informations qui les invalident », explique Valentin Wyart. « C’est ce biais de raisonnement qui produit des décisions prématurées et souvent erronées ».

C’est ce type de biais qui est notamment reproché aux réseaux sociaux qui proposent aux utilisateurs une sélection d’informations en fonction de leurs opinions.

L’équipe est allée plus loin en montrant que ce biais de raisonnement vient compenser le sentiment d’incertitude élevé ressenti sous kétamine.

« Ce résultat suggère que les décisions prématurées que nous observons ne sont pas la conséquence d’une confiance exagérée », poursuit Valentin Wyart. « Au contraire, ces décisions semblent résulter d’une incertitude élevée, et provoquer l’émergence d’idées pourtant très improbables, qui se renforcent d’elles-mêmes sans
pouvoir être invalidées par des informations extérieures.
 »

Ces résultats ouvrent de nouvelles pistes de réflexion pour la prise en charge de patients atteints de psychose. « Nos traitements agissent sur les idées délirantes, mais agissent peu sur ce qui les induit », précise Raphaël Gaillard. « Des essais cliniques devraient donc être menés pour déterminer comment augmenter la tolérance des patients à l’incertitude dans les stades précoces de psychose. »

 

Source

https://www.nature.com/articles/s41467-021-27876-3

 

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/recepteur-synaptique-implique-lemergence-de-croyances-aberrantes/feed/ 0
Braincast #9 avec Catherine Lubetzki – Réparer les neurones l’ultime défi de la sclérose en plaques https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/braincast-9-catherine-lubetzki-reparer-neurones-lultime-defi-de-sclerose-plaques/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/braincast-9-catherine-lubetzki-reparer-neurones-lultime-defi-de-sclerose-plaques/#respond Mon, 17 Jan 2022 12:09:35 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22884 Dans ce nouveau podcast Braincast en partenariat avec le magazine Cerveau & Psycho, Catherine Lubetzki, professeure de neurologie à Sorbonne Université, directrice du En savoir plus ]]> Dans ce nouveau podcast Braincast en partenariat avec le magazine Cerveau & Psycho, Catherine Lubetzki, professeure de neurologie à Sorbonne Université, directrice du département médico-universitaire de neurosciences et directrice médicale de l’Institut du Cerveau aborde de manière passionnante la recherche sur la sclérose en plaques qui progresse à pas de géants.

La Sclérose en Plaques (SEP) est la 2ième cause nationale de handicap acquis chez l’adulte jeune après les traumatismes. Elle touche aujourd’hui 100.000 personnes en France avec 3000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. La SEP est une maladie inflammatoire du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques). Environ 90% des patients présentent leur premier symptôme entre 25 et 35 ans, avec une proportion de femmes élevée soit 3 femmes pour un homme.

Aujourd’hui un défi attend les équipes de recherche : innover pour franchir les dernières étapes avant des thérapies plus englobantes.

A écouter sans modération !

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/braincast-9-catherine-lubetzki-reparer-neurones-lultime-defi-de-sclerose-plaques/feed/ 0
2021 à l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/2021-a-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/2021-a-linstitut-cerveau/#respond Thu, 13 Jan 2022 12:30:07 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22844  

https://youtu.be/Y_9hrHwityA

Au nom des 700 chercheurs de l’Institut du Cerveau, nous vous souhaitons une excellente nouvelle année.

Pour cette toute nouvelle En savoir plus ]]>  

Au nom des 700 chercheurs de l’Institut du Cerveau, nous vous souhaitons une excellente nouvelle année.

Pour cette toute nouvelle année, l’Institut a le plaisir de vous présenter quelques-uns des temps forts qui ont marqué 2021 ! Merci à tous nos nombreux, généreux et indispensables soutiens.

]]> https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/2021-a-linstitut-cerveau/feed/ 0
ERC Starting Grants : félicitations à nos 2 lauréates ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/appel-a-projet-du-conseil-europeen-de-la-recherche/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/appel-a-projet-du-conseil-europeen-de-la-recherche/#respond Tue, 11 Jan 2022 09:30:06 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22745 En ce début d’année 2022, Léonie KOBAN et Julia SLIWA, chercheuses CNRS à l’Institut du Cerveau sont lauréates du prestigieux et très compétitif appel à projet En savoir plus ]]> En ce début d’année 2022, Léonie KOBAN et Julia SLIWA, chercheuses CNRS à l’Institut du Cerveau sont lauréates du prestigieux et très compétitif appel à projet du Conseil Européen de la recherche.

« Toutes mes félicitations à ces scientifiques brillantes, qui vont poursuivre des recherches innovantes et prometteuses en neurosciences au sein de notre Institut.  Ces deux succès portent à 17 le nombre de projets soutenus par l’ERC depuis la création de l’institut montrant la qualité scientifique des chercheurs et de leurs équipes qui quotidiennement cherchent à comprendre le cerveau pour mieux combattre les maladies qui l’affectent.»

Pr. Alexis Brice, directeur général de l’Institut du Cerveau

 

Léonie KOBAN, chercheuse dans l’équipe « CIA: CONTRÔLE COGNITIF- INTÉROCEPTION – ATTENTION » cherche à comprendre le rôle des  influences sociales sur la prise de décision en santé mentale et physique.

Julia SLIWA, chercheuse dans l’équipe « MOV’IT : MOUVEMENT, INVESTIGATIONS, THÉRAPEUTIQUE. MOUVEMENT NORMAL ET ANORMAL : PHYSIOPATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE EXPÉRIMENTALE »étudie les mécanismes neuraux et neuronaux qui permettent la transformation des perceptions sociales en concepts sociaux.

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/appel-a-projet-du-conseil-europeen-de-la-recherche/feed/ 0
Les inscriptions France Brain Bee sont lancées https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/france-brain-bee-2022/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/france-brain-bee-2022/#respond Mon, 10 Jan 2022 10:23:30 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22710 Les inscriptions au concours sur les neurosciences France Brain Bee sont en cours jusqu’au 5 février 2022.

L’Institut du Cerveau accueillera le samedi 26 mars 2022 En savoir plus ]]> Les inscriptions au concours sur les neurosciences France Brain Bee sont en cours jusqu’au 5 février 2022.

L’Institut du Cerveau accueillera le samedi 26 mars 2022 l’ensemble des participants au concours France Brain Bee.

France Brain Bee est organisé par un comité rassemblant le pôle éducation et plusieurs scientifiques volontaires de l’Institut du cerveau.

Tous les collégiens (à partir de la 3ème) et lycéens peuvent participer à ce concours. Vous pouvez retrouver l’ensemble des conditions de participation sur la page d’inscription.

Au programme, plusieurs épreuves allant de la neuroanatomie au diagnostic patient sont prévues pour tester les connaissances sur les neurosciences des étudiants.

Vous êtes intéressé pour participer ou faire participer votre classe au concours ?

C’est très simple vous pouvez retrouver l’ensemble des informations sur le concours sur cette page.

 

L’édition 2019 en vidéo

 

Vous avez une question ? Contactez-nous par mail !

]]> https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/france-brain-bee-2022/feed/ 0
Nicolas Renier (Inserm) reçoit le prix « Young Investigator » 2022 de la FENS et de L’EJN https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nicolas-renier-young-investigator/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nicolas-renier-young-investigator/#respond Wed, 05 Jan 2022 13:38:02 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22664 Nicolas Renier (Inserm), chef de l’équipe « Dynamique structurale des réseaux » à l’Institut du Cerveau, fait partie des quatre lauréats du prix Young En savoir plus ]]> Nicolas Renier (Inserm), chef de l’équipe « Dynamique structurale des réseaux » à l’Institut du Cerveau, fait partie des quatre lauréats du prix Young Investigator 2022 de la Fédération des sociétés des neurosciences européenne (FENS) et du Journal européen de neuroscience (EJN)

 

Tous les deux ans, la FENS, organisation regroupant les sociétés savantes de neurosciences européennes, et le Journal européen de neuroscience, remettent le prix du jeune investigateur (Young Investigator) à des chercheurs en reconnaissance de leur contribution aux neurosciences.

 

Parmi les quatre lauréats de cette année, Nicolas Renier, chef d’équipe à l’Institut du Cerveau. Depuis 2017, il développe avec son équipe des recherches pour comprendre les mécanismes et l’impact de la plasticité cérébrale au cours du développement et de la vie adulte. En 2020, il publie la première cartographie complète de la vasculature cérébrale chez la souris, ouvrant la voie à des recherches sur le rôle du réseau sanguin dans l’évolution de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques.

 

Pour en savoir plus : https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/cartographie-complete-vascularisation-cerebrale-icm/

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nicolas-renier-young-investigator/feed/ 0
Lionel Naccache reçoit deux prestigieux prix pour ses travaux https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/lionel-naccache-recoit-deux-prestigieux-prix-travaux/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/lionel-naccache-recoit-deux-prestigieux-prix-travaux/#respond Fri, 24 Dec 2021 09:23:17 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22604 Le Pr Lionel Naccache (AP-HP/Sorbonne Université), co-responsable de l’équipe « PICNIC- Neuropsychologie et neuroimagerie fonctionnelle » à l’Institut du En savoir plus ]]> Le Pr Lionel Naccache (AP-HP/Sorbonne Université), co-responsable de l’équipe « PICNIC- Neuropsychologie et neuroimagerie fonctionnelle » à l’Institut du Cerveau est lauréat du prix Eloi Collery 2021 de l’Académie de médecine et du Grand Prix Claude Bernard de la Ville de Paris.

 

Ces prix récompensent Lionel Naccache pour ses travaux sur les bases cérébrales et les propriétés psychologiques de la conscience chez le sujet sain et chez les patients cérébro-lésés.

 

Le prix Eloi Collery est un prix de l’Académie de médecine destiné à la recherche médicale. Le Grand Prix de Médecine « Claude Bernard » récompense un chercheur pour l’ensemble de sa carrière.

 

Les recherches de Lionel Naccache et de son équipe portent sur les bases cérébrales et les propriétés psychologiques de la conscience et des nombreux processus inconscients qui participent à notre vie mentale. Il a également développé un test permettant de sonder le niveau de conscience d’un malade non communicant grâce à l’électroencéphalographie en réponse à des séries de stimuli auditifs. En parallèle, il a élaboré avec son équipe un algorithme de classification des états de conscience à partir de l’EEG. Il a créé à l’APHP le premier centre d’évaluation du niveau de conscience et formé une équipe spécialisée. Il a également démontré l’efficacité chez ces malades d’une nouvelle approche thérapeutique fondée sur la stimulation électrique transcrânienne.

 

Lionel Naccache est chef du service de neurophysiologie clinique à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et professeur de neurologie à Sorbonne Université. Il est co-directeur de l’équipe de recherche « PICNIC – Neurophysiologie et neuroimagerie fonctionnelle » à l’Institut du Cerveau, et membre du Comité Consultatif national d’Ethique (CCNE).

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/lionel-naccache-recoit-deux-prestigieux-prix-travaux/feed/ 0
Amorçage sémantique : activer notre catégorisation du monde https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/amorcage-semantique/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/amorcage-semantique/#respond Wed, 22 Dec 2021 09:53:43 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22590 Quel est le lien entre du café et du vin ? Une réponse possible est que toutes deux sont des boissons. Le processus que vous venez de faire dans votre cerveau, la En savoir plus ]]> Quel est le lien entre du café et du vin ? Une réponse possible est que toutes deux sont des boissons. Le processus que vous venez de faire dans votre cerveau, la catégorisation sémantique, est essentiel à notre interaction avec le monde qui nous entoure. Une étude récente du Frontlab à l’Institut du Cerveau explore les bases cérébrales de cette capacité.

 

Tous les jours, à tout instant nous organisons le monde qui nous entoure en catégories, que ce soient des objets, des idées ou des événements. Cette fonction cognitive est essentielle à notre capacité à raisonner et à donner du sens à toutes les expériences que nous vivons. Dans le cas de lésions du lobe frontal, de maladies neurodégénératives comme la dégénérescence fronto-temporale ou neuropsychiatriques, cette fonction peut être altérée. Cependant, les bases cérébrales de ces processus de catégorisation et comment celles-ci peuvent être perturbées dans le cas de la pathologie restent à définir plus précisément.

 

Différentes tâches d’évaluation de capacité de catégorisation existent déjà. Une des plus courantes est un test de similarité, par exemple quel est le point commun entre du café et de la bière ? ou entre une orange et une banane ? Il s’agit alors de mesurer la capacité d’un individu à identifier une catégorie regroupant les deux objets : les boissons dans le cas du café et du vin, et les fruits dans le cas de l’orange et de la banane.

 

Ce type de tâche nécessite un certain degré de contrôle cognitif, mais il existe une forme plus automatique de catégorisation, impliquant la mémoire sémantique – la mémoire du langage et de nos connaissances générales du monde- qui pourrait être activée par des tâches dites d’amorçage sémantique, faisant appel à des fonctions plus automatiques.

L’amorçage sémantique consiste à pré-activer un concept en présentant des mots spécifiques. Par exemple, si on présente le mot « banane » puis le mot « orange », ce dernier sera traité plus rapidement pour être rangé dans la catégorie des fruits.

 

L’objectif de la présente étude était de tester si un double amorçage sémantique avait un impact sur la rapidité des sujets à répondre à une tâche de similitude. Ce nouveau paradigme expérimental permettrait, dans le cas des patients, de mieux préciser leur difficulté et l’origine de celle-ci.

Figure : Organisation de la tâche avec un double amorçage sémantique. Ici, deux mots sont présentés successivement aux participants, « rouge » et « vert ». Ils doivent ensuite déterminer si le mot qu’on leur présente est un mot existant en francais, « couleur », ou un mot n’existant pas, « rainon ».

 

Les chercheurs du Frontlab à l’Institut du Cerveau montrent que lorsque les deux mots sont reliés à la catégorie cible, les sujets répondaient plus rapidement à la tâche qu’avec un amorçage avec un seul mot.

 

Ils ont par ailleurs combiné cette expérience comportementale avec des mesures électroencéphalographiques (EEG), pour valider si cet amorçage se retrouvait au niveau de l’activité cérébrale. Ils ont regardé une onde cérébrale en particulier, la N400, qui reflète l’incongruence, comme une sorte de surprise face à une incohérence dans le traitement d’un concept. Cette onde s’avère beaucoup plus importante lorsque les mots d’amorçage ne sont pas reliés à la cible et inversement faible quand le double amorçage est présent au niveau comportemental.

 

Ces résultats donnent des informations supplémentaires sur les processus par lesquels des catégories abstraites peuvent être activées, ce qui en conséquence influent sur notre interaction avec le monde qui nous entoure. Ils soulignent l’importance de la dimension automatique de ces processus, qui serait préservés chez les patients ayant des lésions frontales. Ce nouveau paradigme expérimental pourrait être utile pour évaluer les difficultés de catégorisation des patients atteints de maladies neurologiques, à deux niveaux, automatique et conscient.

 

Source

Does adding beer to coffee enhance the activation of drinks? An ERP study of semantic category priming. Ovando-Tellez M, Rohaut B, George N, Bieth T, Hugueville L, Ibrahim Y, Courbet O, Naccache L, Levy R, Garcin B, Volle E.Cogn Neurosci. 2021 Jul 7.

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/amorcage-semantique/feed/ 0
Déduction fiscale : faites un don avant le 31 décembre https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/deduction-fiscale-faites-un-don-31-decembre-2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/deduction-fiscale-faites-un-don-31-decembre-2021/#respond Tue, 21 Dec 2021 13:18:13 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20522 Maladie de Parkinson, tumeurs cérébrales, Troubles obsessionnels compulsifs et tant d’autres…Plus que jamais en cette période de fêtes nous avons besoin de En savoir plus ]]> Maladie de Parkinson, tumeurs cérébrales, Troubles obsessionnels compulsifs et tant d’autres…Plus que jamais en cette période de fêtes nous avons besoin de vous pour lutter contre ces maladies du cerveau qui touchent des millions de personnes à travers le monde !

Le plus beau des cadeaux ? Offrir votre aide aux chercheurs pour qu’ils puissent trouver des solutions innovantes et mettre au point des traitements révolutionnaires. Donner des moyens supplémentaires aux chercheurs, c’est permettre aux millions de personnes atteintes de maladies neurologiques d’espérer guérir un jour.

Faire un don

Pour que cet espoir ne soit pas qu’un rêve, vous pouvez agir en faisant un don avant le 31 décembre 2021 tout en bénéficiant d’avantages fiscaux :

  • 66% de votre don sont déductibles de l’Impôt sur le Revenu. Dans la limite de 20% de votre revenu net imposable.
  • 75% de votre don sont déductibles de l’IFI si vous y êtes assujetti. Dans la limite de 50 000 euros déduits.
  • 60% de votre don sont déductibles de l’Impôt sur les Sociétés dans la limite de 20 000€ ou de 0,5% du CA si votre entreprise réalise moins de 2M€ de dons par an. Au-delà, la déduction est de 40%.

Un grand merci pour votre soutien !

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/deduction-fiscale-faites-un-don-31-decembre-2021/feed/ 0
Guillaume de Tonquédec dans l’émission C à Vous https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/guillaume-de-tonquedec-dans-c-a-vous/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/guillaume-de-tonquedec-dans-c-a-vous/#respond Fri, 10 Dec 2021 12:18:58 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22555 Notre parrain Guillaume de Tonquédec parle de son engagement dans l’émission C à vous

Lors de son passage dans l’émission de France 5 C à vous, le 12 novembre En savoir plus ]]> Notre parrain Guillaume de Tonquédec parle de son engagement dans l’émission C à vous

Lors de son passage dans l’émission de France 5 C à vous, le 12 novembre dernier, le comédien Guillaume de Tonquédec, parrain de la campagne Découvreurs d’Espoir depuis 4 ans, parle de son engagement aux côtés de l’Institut du Cerveau. Retrouvez le replay de l’émission en cliquant sur le lien suivant :

Voir le replay

 

Pour devenir vous aussi Découvreurs d’Espoir 2021, vous avez jusqu’au 31 décembre pour faire un don à l’Institut du Cerveau et soutenir la recherche contre les maladies du système nerveux. Vous bénéficierez également d’avantages fiscaux sur votre don puisque 66% de son montant est déductible de l’impôt sur le revenu.

Un don de 100€ ne vous reviendra ainsi qu’à 34€, par exemple.

Faire un don

 

Votre générosité est un soutien essentiel aux chercheuses et chercheurs qui mènent des travaux porteurs d’espoir pour les milliers de patients atteints de maladies du cerveau.

]]> https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/guillaume-de-tonquedec-dans-c-a-vous/feed/ 0
L’endormissement, un booster de créativité ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sommeil-et-creativite/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sommeil-et-creativite/#respond Fri, 10 Dec 2021 10:48:45 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22542 Et si quelques minutes de sommeil pouvaient agir comme un déclencheur de créativité ? C’est ce que suggère une étude menée par des chercheurs et chercheuses de En savoir plus ]]> Et si quelques minutes de sommeil pouvaient agir comme un déclencheur de créativité ? C’est ce que suggère une étude menée par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm et de Sorbonne Université au sein de l’Institut du Cerveau et du service des pathologies du sommeil à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP. Les résultats sont publiés dans Science Advances.

 

Une légende sur l’inventeur Thomas Edison raconte que ce dernier faisait des petites siestes pour susciter sa créativité. Lors de celles-ci, il tenait une boule métallique à la main. La boule tombait bruyamment quand il s’endormait et le réveillait juste à temps pour noter ses flashs de créativité. D’autres personnages célèbres furent également partisans de l’utilisation de courtes phases de sommeil pour stimuler leur capacité créative, comme Albert Einstein ou Salvador Dali.

Inspirées par cette histoire, l’équipe de la chercheuse Inserm Delphine Oudiette et de sa collaboratrice Célia Lacaux à l’Institut du Cerveau et à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, a souhaité explorer cette phase très particulière de l’endormissement. Les scientifiques voulaient déterminer si celle-ci avait bel et bien un effet sur la créativité.

 

Pour cela, l’équipe a proposé à 103 participants des problèmes de mathématiques, tous résolvables presque instantanément grâce à une même règle, bien sûr inconnue des participants au début du test. Les sujets essayaient de résoudre les problèmes une première fois. Tous ceux qui n’avaient pas trouvé la règle cachée étaient invités à faire une sieste d’une vingtaine de minutes dans les mêmes conditions qu’Edison, un objet à la main, avant de repasser les tests mathématiques.

 

« Passer au moins 15 secondes dans cette toute première phase de sommeil après l’endormissement triplait les chances de trouver cette règle cachée, par l’effet du fameux « Eureka ! ». Cet effet disparaissait si les sujets plongeaient plus profondément dans le sommeil », explique Célia Lacaux, première autrice de l’étude. Les chercheurs ont en parallèle mis en évidence plusieurs marqueurs neurophysiologiques clés de cette phase d’endormissement génératrice de créativité.

 

Il existerait donc bien une phase propice à la créativité au moment de l’endormissement. L’activer nécessite de trouver le bon équilibre entre s’endormir rapidement et ne pas s’endormir trop profondément. Ces « siestes créatives » pourraient constituer un moyen facile et accessible de stimuler notre créativité dans la vie de tous les jours.

 

« La phase d’endormissement a été jusqu’à présent relativement négligée par les neurosciences cognitives. Cette découverte ouvre un nouveau champ extraordinaire pour de futures études, notamment des mécanismes cérébraux de la créativité. Le sommeil est aussi souvent vu comme une perte de temps et de productivité. En montrant qu’il est en réalité essentiel à nos performances créatives, nous espérons réitérer son importance auprès du public. » conclut Delphine Oudiette, chercheuse Inserm et dernière autrice de l’étude.

 

 

Sources

Sleep onset is a creative sweet spot

 Célia Lacaux1, Thomas Andrillon1, Céleste Bastoul1, Yannis Idir1, Alexandrine Fonteix-Galet1, Isabelle Arnulf1,2, Delphine Oudiette1,2*

1 Sorbonne Université, Institut du Cerveau – Paris Brain Institute – ICM, Inserm, CNRS, Paris 75013, France

2 AP-HP, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Service des Pathologies du Sommeil, National Reference Centre for Narcolepsy, Paris 75013, France

Science Advances, décembre 2021

Contact chercheur

Delphine Oudiette

E-mail : delphine.oudiette@icm-institute.org

Téléphone sur demande

Contact presse : presse@inserm.fr

Accéder à la salle de presse de l’Inserm

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sommeil-et-creativite/feed/ 0
Le Pr Catherine Lubetzki, lauréate du Prix Pasteur-Weizmann / Servier 2021 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/catherine-lubetzki-laureate/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/catherine-lubetzki-laureate/#respond Thu, 09 Dec 2021 14:42:29 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22545 Le Pr Catherine Lubetzki, lauréate du Prix Pasteur-Weizmann / Servier 2021 pour ses travaux sur la régénération de la myéline dans le traitement de la sclérose en En savoir plus ]]> Le Pr Catherine Lubetzki, lauréate du Prix Pasteur-Weizmann / Servier 2021 pour ses travaux sur la régénération de la myéline dans le traitement de la sclérose en plaques 

Décerné tous les trois ans, le prix Pasteur-Weizmann / Servier, récompense un chercheur, un médecin ou un scientifique reconnu internationalement, et/ou son équipe pour une contribution majeure à une découverte biomédicale débouchant sur une application thérapeutique. 

Le Prix Pasteur-Weizmann / Servier dédié cette année aux pathologies neurodégénératives a été attribué au Professeur Catherine Lubetzki, Responsable du département médico universitaire de neurosciences d’AP-HP Sorbonne Université et Directrice médicale de l’Institut du Cerveau. Il honore la carrière d’une chercheuse clinicienne dédiée principalement à la SEP qui a en permanence associé la recherche fondamentale à son activité clinique de prise en charge thérapeutique et d’accompagnement de nombreux patients souffrant de SEP. 

L’Institut du Cerveau se réjouit de ce Prix qui récompense l’ensemble des travaux de Catherine Lubetzki et de son équipe ayant permis de développer des modèles expérimentaux, de comprendre les mécanismes en jeu et d’identifier des cibles thérapeutiques ; ceci conduisant à l’initiation d’essais thérapeutiques chez les patients atteints de sclérose en plaques. En outre, les travaux en imagerie réalisés sous la supervision du Pr Bruno Stankoff, qui codirige l’équipe de recherche, permettent de quantifier la démyélinisation et la remyélinisation chez l’homme et ont ainsi mis en évidence une hétérogénéité inter individuelles des capacités de réparation myélinique. 

Le prix, d’un montant de 250 000 euros, sera versé à l’équipe de recherche « La remyélinisation dans la sclérose en plaques : de la biologie à la translation clinique » co-dirigée par les professeurs Catherine Lubetzki et Bruno Stankoff à l’Institut du Cerveau.

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/catherine-lubetzki-laureate/feed/ 0
Motivation et effort extrême : une expérience grandeur nature ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/motivation-et-effort-extreme/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/motivation-et-effort-extreme/#respond Thu, 25 Nov 2021 08:46:55 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22485 Comment nos décisions sont-elles influencées par un état de fatigue extrême ? Telle est la question à laquelle les chercheurs de l’Institut du Cerveau vont tenter En savoir plus ]]> Comment nos décisions sont-elles influencées par un état de fatigue extrême ? Telle est la question à laquelle les chercheurs de l’Institut du Cerveau vont tenter de répondre, grâce à une expérience « grandeur nature » unique menée le week-end du 11 novembre à l’initiative de Benoît Mauvieux, chercheur à l’Université de Caen.

 

Viaduc de Clécy (Calvados), jeudi 11 novembre, 14h30, 56 hommes et femmes s’élancent pour une course à pied inédite de 156 km sur 6000 mètres de dénivelé. Certains arriveront 22 heures plus tard, d’autres mettront 42 heures pour couvrir les 156km. Mais quelle est donc leur motivation ? La principale, faire avancer la science, aller au-delà de leurs limites pour mieux comprendre comment le corps humain s’adapte à des efforts intenses et à une privation de sommeil !

Tous les 26 kms, les coureurs sont soumis à pas moins de 40 tests physiques et mentaux, allant du simple questionnaire à une échographie cardiaque en passant par des prises de sang, des mesures du pied ou encore des tests de vigilance.

 

Parmi les 70 chercheurs mobilisés pour « explorer » les conditions physiques et mentales des coureurs avant, pendant et après la course, Mathias PESSIGLIONE, chef de l’équipe « MOTIVATION, CERVEAU ET COMPORTEMENT », Roeland HEEREMA, Teddy LANDRON et Antonius WIEHLER, doctorants et post-doctrants, ainsi que Karim N’DIAYE, responsable opérationnel de la plateforme d’études comportementales PRISME de l’Institut du cerveau, ils ont pour objectif d’évaluer la prise de décision pour tenter de déterminer les mécanismes cérébraux qui « font tenir » ces coureurs malgré l’extrême fatigue, le manque de sommeil et la douleur.

Mais comment faire cette évaluation en moins de 5 mn tout en ayant des résultats pertinents et exploitables ?

L’hypothèse des chercheurs de l’Institut du cerveau est que notre cerveau utilise des mécanismes communs pour ignorer ce qui distrait l’attention et pour poursuivre un effort malgré la douleur et la fatigue.

A partir de cette hypothèse, les coureurs ont été soumis à des tests : 2 fois avant, 6 fois pendant et 1 fois après la course : un test de référence mesurant la force musculaire et un test critique mesurant le contrôle attentionnel.

 

Le test de contrôle attentionnel, dit Stroop numérique, consistait à comparer des chiffres présentés deux par deux, afin d’identifier le plus grand par sa valeur numérique. La difficulté est que les chiffres différaient également par leur taille à l’écran, ce qui peut induire des interférences, par exemple si le chiffre 3 est écrit en gros et le chiffre 7 en petit, comme dans l’exemple ci-dessous.

 

Les coureurs effectuaient plusieurs séries de 10 comparaisons, en essayant d’aller le plus vite possible sans faire d’erreur. En effet le nombre de comparaisons correctes effectuées dans un temps prédéfini donnait lieu à un classement parmi l’ensemble des coureurs. Le résultat du test témoigne donc à la fois de la motivation pour obtenir un bon classement et de la capacité à se concentrer pour ignorer les informations non pertinentes.

Toute la question dans les conditions extrêmes de cette expérience sera de déterminer l’influence de la fatigue sur ces deux composantes : va-t-on assister à une baisse de motivation ou à des perturbations attentionnelles ? Et surtout, lequel de ces deux facteurs sera le meilleur prédicteur des performances dans la course, c’est-à-dire qui parviendra à finir le parcours et en combien de temps ? 

 

Le pari des chercheurs, basé sur les travaux antérieurs de l’Equipe de Mathias PESSIGLIONE à l’Institut du Cerveau, est que « la force du mental », c’est-à-dire les capacités de contrôle attentionnel reposant sur le cortex préfrontal, sera déterminante.

 

Tous les résultats des évaluations réalisées sur ces « coureurs de l’extrême » au cours de cette expérience sont en cours d’analyse et nous vous tiendrons informés des résultats.

 

Un premier « résultat » divulgué par Karim N’DIAYE :

« Tous les participants se sont prêtés à nos tests avec le sourire malgré leur extrême fatigue, mus non par la motivation de gagner mais par une envie partagée de mieux comprendre leur cerveau et de faire avancer la recherche dans ce domaine ».

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/motivation-et-effort-extreme/feed/ 0
Interglitches : 23100€ collectés en un week-end ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021-bilan/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021-bilan/#respond Tue, 23 Nov 2021 15:48:27 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22436

Les 12, 13 et 14 novembre derniers, l’Institut du Cerveau a eu le plaisir d’accueillir le marathon caritatif de jeux vidéo, Interglitches. 

 

Organisé par En savoir plus ]]>

Les 12, 13 et 14 novembre derniers, l’Institut du Cerveau a eu le plaisir d’accueillir le marathon caritatif de jeux vidéo, Interglitches. 

 

Organisé par l’association Le French Restream, cet événement a réuni pendant près de 3 jours, 66 compétiteurs de haut niveau, plus d’une trentaine de bénévoles et 200 visiteurs dans une ambiance festive, conviviale et familiale ; sans oublier des dizaines de milliers d’internautes connectés sur la plateforme Twitch sur laquelle était diffusée Interglitches.

 

À cette occasion, des ateliers ont été proposés et ont permis aux visiteurs de s’initier au speedrun et au jeu de rôle, de découvrir la réalisation d’œuvres (musiques électroniques, vitraux, perles à repasser, illustrations) au bénéfice de l’événement. L’Institut du Cerveau a également mobilisé ses équipes grâce aux interventions de plusieurs de nos chercheurs et chercheuses en direct live pour expliquer leurs travaux, ainsi que grâce à l’organisation d’ateliers (extraction d’ADN de banane, manipulation de pipettes, présentation des activités de l’équipe Aramis et du fablab).

 

La somme de 23100€ a ainsi été collectée tout au long de ce week-end au profit des recherches sur les maladies du système nerveux menées à l’institut.

 

L’Institut du Cerveau tient à remercier chaleureusement l’ensemble des donateurs et toute l’équipe du French Restream pour leur engagement incroyable à nos côtés.

]]> https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021-bilan/feed/ 0
Marie VIDAILHET reçoit le Prix Mémain-Pelletier – Fondation de l’Institut de France https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/marie-vidailhet-prix-memain-pelletier/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/marie-vidailhet-prix-memain-pelletier/#respond Tue, 23 Nov 2021 14:04:27 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22384 Le Pr Marie Vidailhet (Sorbonne Université/AP-HP), chef de l’équipe « Mov'It : Mouvement, Investigations, Thérapeutique. Mouvement normal et anormal : En savoir plus ]]> Le Pr Marie Vidailhet (Sorbonne Université/AP-HP), chef de l’équipe « Mov’It : Mouvement, Investigations, Thérapeutique. Mouvement normal et anormal : physiopathologie et thérapeutique expérimentale » à l’Institut du Cerveau est lauréate du prix Mémain-Pelletier pour ses travaux de recherche.

Les travaux du Pr Marie Vidailhet portent sur la physiopathologie de mouvements anormaux (dystonies, tremblements), focalisant sur les circuits cerebello-thalamo-cortical et striato-cortical. Dans le champ de la stimulation cérébrale profonde, elle a montré son effet thérapeutique sur la sévérité motrice, le handicap et la qualité de vie de patients atteints de pathologies sévères du mouvement comme la maladie de Parkinson. Sur la stimulation cérébrale non invasive comme la stimulation magnétique transcrânienne, modulant les voies spinales ou cerebello-thalamo-corticales, elle a contribué à l’étude de la mécanismes pathologiques des tremblements et l’amélioration des ceux-ci.

Marie Vidailhet est professeur de neurologie, chef de l’Unité Maladie de Parkinson et pathologies du mouvement à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et chef de l’équipe « Mov’It : Mouvement, Investigations, Thérapeutique. Mouvement normal et anormal : physiopathologie et thérapeutique expérimentale » de l’Institut du Cerveau (AP-HP/CNRS/Inserm/Sorbonne Université).

 

Retrouvez l’équipe de Marie VIDAILHET

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/marie-vidailhet-prix-memain-pelletier/feed/ 0
Investigations cardiaques dans les épilepsies génétiques https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/investigations-cardiaques-epilepsies-genetiques/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/investigations-cardiaques-epilepsies-genetiques/#respond Tue, 23 Nov 2021 11:30:08 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22474 Une conséquence rare et tragique de l’épilepsie est la mort subite et inattendue (SUDEP pour Sudden unexpected death in epilepsy) qui survient au décours d’une En savoir plus ]]> Une conséquence rare et tragique de l’épilepsie est la mort subite et inattendue (SUDEP pour Sudden unexpected death in epilepsy) qui survient au décours d’une crise convulsive. Les mécanismes en cause, respiratoires, cardiaques ou d’origine cérébrale, ne sont pas encore totalement élucidés. Ce risque est cependant très faible, environ 1 pour 1000 patients avec épilepsie. Une étude conduite par Alexandre Bacq dans l’équipe « Génétique et physiopathologie de l’épilepsie » de Stéphanie Baulac (Inserm) à l’Institut du Cerveau, s’est intéressée aux fonctions cardiaques chez une cohorte de patients à risque de SUDEP et en s’appuyant sur des modèles murins de SUDEP. Les résultats, publiés dans Annals of Neurology, ont un impact direct sur la prise en charge des patients, suggérant que certains examens cardiaques lourds pourraient être évités, et ouvrent la voie à de nouvelles recherches sur les mécanismes cérébraux dans la SUDEP.

En 2019, l’équipe de Stéphanie Baulac à l’Institut du Cerveau avait mis en évidence que le risque de mort subite est plus élevé dans les cas d’épilepsies pharmaco-résistantes liées à des mutations dans le gène DEPDC5, un acteur de la voie de signalisation mTOR. D’autres gènes de l’épilepsie sont associés à la SUDEP, notamment ceux codant pour des canaux ioniques. Des mutations de ces gènes ont pour conséquences des défaillances sur le plan cardiaque. Est-ce le cas chez les patients porteurs d’une mutation de DEPDC5 ?

 

Pour répondre à cette question, Alexandre Bacq et ses collaborateurs ont réuni une cohorte de patients porteurs d’une mutation de DEPDC5 – considérés comme à risque de SUDEP, et ont collecté des données d’électrocardiogramme (ECG), de holter (ECG sur 24h jusqu’à 8 jours), et des investigations structurelles par échographie transthoracique. Aucune anomalie cardiaque majeure n’a été identifiée chez les 16 patients étudiés. Trois de ces patients sont par la suite décédés de SUDEP. Les chercheurs ont eu accès au tissu cardiaque post-mortem de l’un d’eux et n’ont pas non plus observé d’anomalies comme des fibroses ou thromboses.

 

Afin d’aller plus loin dans l’exploration des mécanismes en jeu au moment de la SUDEP et « contrecarrer » les limitations de l’étude humaine, les chercheurs se sont orientés sur l’étude cardiaque et cérébrale d’un modèle murin génétique de déficience de DEPDC5. Pour cela, ils ont généré un nouveau modèle d’épilepsie et de SUDEP qui mime l’étiologie génétique humaine. Comme chez les patients, les rongeurs ne montrent aucune prédisposition cardiaque, ni de variations dans le rythme cardiaque à l’état basal. Lors de la crise fatale, l’arythmie cardiaque classiquement retrouvée lors d’une crise épileptique, n’est pas présente au début de la crise cérébrale.

 

Ces découvertes ont une première conséquence directe sur la prise en charge des patients porteurs d’une mutation du gène DEPDC5 à haut risque de SUDEP, en suggérant que des examens cardiaques lourds pour les patients, pourraient être limités. Si la mutation du gène DEPDC5 n’est pas associée à des dysfonctions cardiaques, quelle est l’origine de la SUDEP ? C’est plutôt au niveau cérébral que pourrait se trouver la réponse, par exemple dans le tronc cérébral qui contrôle les fonctions cardio-respiratoires. De futures recherches sur l’activité cérébrale pendant la SUDEP devraient permettre d’élucider les mécanismes à l’origine de cette conséquence tragique de l’épilepsie.

 

 

Source

Bacq A, Roussel D, Bonduelle T, Zagaglia S, Maletic M, Ribierre T, Adle-Biassette H, Marchal C, Jennesson M, An I, Picard F, Navarro V, Sisodiya S and Baulac. Cardiac investigations in sudden unexpected death in DEPDC5-related epilepsy. Annals of Neurology. Oct 24. doi: 10.1002/ana.26256

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/investigations-cardiaques-epilepsies-genetiques/feed/ 0
La généreuse mobilisation d’Amour Amour Amour https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/mobilisation-damour-amour-amour/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/mobilisation-damour-amour-amour/#respond Fri, 19 Nov 2021 15:28:47 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22424 Formidablement mobilisée depuis un an, l’association Amour Amour Amour a remis mardi 16 novembre un chèque de 47 000 € pour l’équipe de recherche « Génétique En savoir plus ]]> Formidablement mobilisée depuis un an, l’association Amour Amour Amour a remis mardi 16 novembre un chèque de 47 000 € pour l’équipe de recherche « Génétique et développement des tumeurs cérébrales » dirigée par le Pr Marc Sanson et le Dr Emmanuelle Huillard.

 

Créée à la suite de la disparition de Julien Gusman, victime d’un cancer du cerveau à l’âge de 26 ans face auquel il a mené un combat exemplaire, Amour Amour Amour s’est engagée dans une incroyable aventure caritative pour aider la recherche sur les maladies neurologiques au profit de l’Institut du Cerveau.

 

Cette collecte est issue des dons en ligne effectués sur la plateforme Alvarum (page AAA dédiée, course virtuelle organisée en juin, demi Iron Man porté par un ami de Julien Gusman, Arthur Corbin) ; mais également grâce à la vente des goodies trendy Amour Amour Amour (tee-shirts, pochettes, etc.) sur le site de l’association.

 

Amour Amour Amour a par ailleurs annoncé le renouvellement son engagement pour l’Institut pour 2022.

 

L’Institut du Cerveau est profondément touché par cette démarche généreuse et forte de sens, et remercie grandement tous les membres de l’association AAA ainsi que ses donateurs.

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/mobilisation-damour-amour-amour/feed/ 0
Détecter la survenue d’hallucinations auditives à partir de l’activité cérébrale dans la schizophrénie https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/detecter-survenue-dhallucinations-auditives-a-partir-de-lactivite-cerebrale-de-patients-souffrant-de-schizophrenie/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/detecter-survenue-dhallucinations-auditives-a-partir-de-lactivite-cerebrale-de-patients-souffrant-de-schizophrenie/#respond Thu, 18 Nov 2021 09:50:26 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22416 Une étude conduite par Renaud Jardri, Professeur à l’Université de Lille et pédopsychiatre au CHU de Lille (Unité Inserm U-1172, Université de Lille, CHU de Lille En savoir plus ]]> Une étude conduite par Renaud Jardri, Professeur à l’Université de Lille et pédopsychiatre au CHU de Lille (Unité Inserm U-1172, Université de Lille, CHU de Lille – Lille Neuroscience & Cognition), le Dr Philippe Domenech à l’Institut du Cerveau, et leurs collaborateurs, montre qu’il est possible de prédire la survenue des hallucinations auditives chez les patients schizophrènes grâce à la combinaison d’IRM fonctionnelle et d’algorithmes d’intelligence artificielle. Ces résultats, publiés dans Biological Psychiatry, ouvrent la voie au développement de nouvelles thérapies de neuromodulation et de neurofeedback en boucle fermée pour traiter ces hallucinations. 

 

Les hallucinations auditives et verbales (AVH) sont malheureusement résistantes aux thérapeutiques conventionnelles chez près de 30% des patients atteints de schizophrénie. Elles se manifestent et sont ressenties de façon très variable, rendant d’autant plus difficile à la fois leur compréhension et leur traitement. Pour répondre à ces enjeux, les équipes de Renaud Jardri et Philippe Domenech ont cherché à développer une méthode de détection des épisodes hallucinatoires par imagerie cérébrale, robuste et facilement applicables à l’ensemble des patients. 

Pour cela, ils ont développé une nouvelle approche d’IRM fonctionnelle combinée à des algorithmes d’intelligence artificielle sur la base des données obtenues dans un premier groupe de 23 patients atteints de schizophrénie. Ils ont ainsi pu mettre en évidence des activités cérébrales spécifiques, prédictives des hallucinations acoustico-verbales, à la fois chez un même patient, mais également entre patients. Ils ont ensuite validé la capacité de leur approche à être généralisée à n’importe quel nouveau groupe de patient souffrant de schizophrénie grâce à une validation croisée de leurs résultats avec un second groupe de 34 patients schizophrènes, ainsi que chez des sujets témoins. 

Carte de contribution : SVM formé sur le jeu de données SCZ#1

Carte de contribution : SVM formé sur le jeu de données SCZ#2

Les chercheurs ont ainsi validé l’efficacité de leur méthode à distinguer l’activité cérébrale associée aux hallucinations auditives de l’état de repos et d’un état d’activité associé à une tâche d’imagerie verbale, durant laquelle des volontaires sains imaginaient volontairement entendre des voix. Les chercheurs ont également pu montrer que cette détection des hallucinations auditives dépendait quasi-exclusivement d’une région cérébrale, centrée sur l’aire de Broca qui est classiquement connue pour son rôle dans la production des mots parlés. 

Pour le Pr. Jardri, coordonnateur de l’étude, « il s’agit d’une étape importante dans ce que l’on appelle la psychiatrie de précision, c’est-à-dire l’utilisation d’outils de caractérisation modernes, tels que l’imagerie cérébrale, afin de définir de nouvelles cibles thérapeutiques en psychiatrie. Dans le cas présent, nous souhaitons désormais guider des traitements à partir de ce nouvel outil de capture fonctionnelle du symptôme et ainsi soulager les personnes souffrant d’hallucinations pharmaco-résistantes. Un essai thérapeutique doit justement démarrer sur la base de cette découverte dans les mois qui viennent au CHU de Lille afin de tester et valider ce nouveau champ d’application en psychiatrie.» 

 

Source

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34742546/

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/detecter-survenue-dhallucinations-auditives-a-partir-de-lactivite-cerebrale-de-patients-souffrant-de-schizophrenie/feed/ 0
Un nouveau modèle pour la recherche thérapeutique dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/un-nouveau-modele-pour-la-recherche-therapeutique-dans-la-maladie-de-creutzfeldt-jakob/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/un-nouveau-modele-pour-la-recherche-therapeutique-dans-la-maladie-de-creutzfeldt-jakob/#respond Wed, 17 Nov 2021 10:57:22 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22403 Et si un ver permettait un bond en avant dans la recherche sur les maladies à prions comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob ? Un travail récent du groupe de Nicolas En savoir plus ]]> Et si un ver permettait un bond en avant dans la recherche sur les maladies à prions comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob ? Un travail récent du groupe de Nicolas Bizat (Université de Paris) et Stéphane Haïk (Inserm) à l’Institut du Cerveau, publié dans la prestigieuse revue Brain, suggère le potentiel de ce modèle pour la recherche thérapeutique et identifie cinq molécules prometteuses dans ces pathologies.

 

Les maladies à prions, dont fait partie la maladie de Creutzfeldt-Jakob, sont des affections neurodégénératives fatales. Elles se caractérisent par une agrégation pathologique de la protéine prion. Lorsque cette protéine est mal conformée, elle forme des assemblages dans les neurones conduisant à leur mort. Cette mauvaise conformation de la protéine a par ailleurs la capacité de se propager de neurones en neurones. L’origine des maladies à prions est diverse, pouvant être infectieuses, génétique ou sporadique (sans source identifiée). Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour ces maladies, ni pour retarder leur apparition ou ralentir leur progression.

 

Pour en savoir plus sur les maladies à prions : https://institutducerveau-icm.org/fr/maladie-prion-creutzfeldt-jakob/

 

Les difficultés de la recherche de thérapies dans les maladies à prions

Un enjeu clé de la recherche sur les maladies à prions est de développer de nouveaux modèles in vivoexpérimentaux permettant des analyses à haut-débit de composés ayant potentiellement la capacité de lutter contre l’agrégation pathologique de la protéine prion ou d’agir sur la survie des neurones. Il n’existe à l’heure actuelle que très peu de modèles cellulaires ou in vivo récapitulant les caractéristiques de la maladie ayant pour origine une mutation génétique.

 

Parmi les formes génétiques de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la plus commune est due à la mutation E200K du gène codant pour la protéine prion. L’identification de cette mutation permet aujourd’hui de développer de nouveaux modèles génétiques d’étude de ces pathologies dont les mécanismes cellulaires toxiques demeurent encore mal compris à ce jour.

 

Le nématode Caenorhabditis elegans, un modèle in vivo prometteur

Nicolas Bizat (Université de Paris), du groupe de Stéphane Haïk (Inserm) à l’Institut du Cerveau, a mis au point un nouveau modèle génétique d’étude du prion, grâce au nématode Caenorhabditis elegans, un ver rond transparent de petite taille. Il présente plusieurs avantages importants comme le fait d’être transparent, de posséder un système neuronal caractérisé, et surtout, de ne pas être pourvu d’un homologue de la protéine prion présente chez l’humain.

 

Les chercheurs ont ainsi pu exprimer la protéine prion avec la mutation E200K dans le système nerveux de cet organisme et en étudier ses répercussions. Cela a eu pour conséquence chez ces nématodes de l’apparition de comportements neuro-fonctionnels spécifiques, l’accumulation d’inclusions d’agrégats de protéine prions dans les neurones ainsi qu’à une importante neurodégénérescence.

 

Fort de ce nouveau modèle reproduisant des caractéristiques clés de la pathologie à l’échelle moléculaire, les chercheurs de l’Institut du Cerveau ont testé le pouvoir « anti-prion » de plus de 320 composés déjà validés pour une utilisation thérapeutique chez l’humain et connus pour leur capacité à atteindre facilement le cerveau. Ils ont identifié 5 molécules efficaces sur l’agrégation de la protéine, la fonctionnalité ainsi que la dégénérescence des neurones atteints dans leur nouveau modèle génétique d’expression de la protéine prion pathologique chez le nématode Caenorhabditis elegans.

 

Grâce à cet outil expérimental, les chercheurs de l’Institut du Cerveau apportent aujourd’hui une solution aux limitations existant pour le criblage à haut-débit de molécules au potentiel thérapeutique, tout en proposant un nouveau modèle in vivo pour l’étude des mécanismes pathologiques associés aux maladies à prions et, peut-être plus généralement, à d’autres maladies neurodégénératives impliquant des protéines pouvant s’agréger et se propager dans le système nerveux central comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Les 5 molécules identifiées vont à présent pouvoir être testées sur des modèles plus complexes d’infections au prion et d’autres modèles de protéinopathies afin de confirmer leurs effets thérapeutiques.

Image d’un nématode (C. elegans) exprimant la protéine prion humaine dans le système mécanosensitif (vert)

Source

An in vivo Caenorhabditis elegans model for therapeutic research in human prion diseases. Bizat N, Parrales V, Laoues S, Normant S, Levavasseur E, Roussel J, Privat N, Gougerot A, Ravassard P, Beaudry P, Brandel JP, Laplanche JL, Haïk S.Brain. 2021 Oct 22;144(9):2745-2758.

 

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/un-nouveau-modele-pour-la-recherche-therapeutique-dans-la-maladie-de-creutzfeldt-jakob/feed/ 0
Rejoignez les Découvreurs d’Espoir 2021 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/rejoignez-decouvreurs-despoir-2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/rejoignez-decouvreurs-despoir-2021/#respond Fri, 12 Nov 2021 16:00:09 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22371 Comme chaque année, l’Institut du Cerveau lance sa grande campagne de mobilisation Découvreurs d’Espoir. A cette occasion, le comédien Guillaume de Tonquédec, En savoir plus ]]> Comme chaque année, l’Institut du Cerveau lance sa grande campagne de mobilisation Découvreurs d’Espoir. A cette occasion, le comédien Guillaume de Tonquédec, parrain de l’opération, vous invite à découvrir dans un film inédit les coulisses du combat contre les maladies du cerveau au travers du regard des chercheurs et des patients.

Je découvre le film

 

Maladie d’Alzheimer, de Parkinson, AVC, tumeurs cérébrales, TOC, dépression… Ces maladies touchent 1 personne sur 8. Pour répondre à cet enjeu de santé publique majeur, les 700 chercheurs de l’Institut du Cerveau travaillent sans relâche pour inventer la médecine de demain. Dans le cadre de cette campagne, 3 duos de chercheurs vous présentent leurs projets innovants, porteurs d’espoir pour les patients atteints de la maladie de Parkinson, de TOC ou encore de tumeurs cérébrales.

Je découvre les projets

 

Parce que votre générosité est un soutien indispensable pour nos chercheurs, vous aussi rejoignez la communauté engagée et grandissante des Découvreurs d’Espoir 2021 en faisant un don à l’Institut du Cerveau dès aujourd’hui.

Je fais un don

 

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/rejoignez-decouvreurs-despoir-2021/feed/ 0
Interglitches 2021 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021/#respond Wed, 10 Nov 2021 13:09:34 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22334 Le marathon caritatif de jeux vidéo organisé par le French Restream est de retour !

Après une très belle mobilisation en 2019, l’association Le French En savoir plus ]]> Le marathon caritatif de jeux vidéo organisé par le French Restream est de retour !

Après une très belle mobilisation en 2019, l’association Le French Restream se mobilise à nouveau pour l’Institut du Cerveau dans le cadre de l’événement INTERGLITCHES. Ouvert au grand public, ce marathon caritatif de jeux vidéo se déroulera les 12, 13 et 14 novembre au sein de l’Institut. Un programme détonant en perspective au profit des recherches sur les maladies du système nerveux !

Plus spécifiquement appelé « speedrun », le marathon caritatif consiste, une fois un jeu choisi et des objectifs de compétition décidés, à terminer le jeu en un temps minimal. Diffusé en direct sur la plate-forme de streaming Twitch, site de référence des amateurs de jeux vidéo, cet événement sera animé par des joueurs passionnés chargés d’expliquer les règles de cette pratique peu connue du grand public, mais surtout d’inciter aux dons pour l’Institut du Cerveau tout au long de ces 72 heures. En 2019, 80 joueurs s’étaient relayés sur 70 jeux différents. Un spectacle garanti en présence des champions de ces disciplines improbables !

À cette occasion, des ateliers organisés par Le French Restream et l’Institut du Cerveau seront également proposés aux visiteurs : initiations au speedrun ainsi qu’au jeu de rôle (spécial gaming), réalisation d’illustrations, présentations d’innovations issues des recherches de l’Institut, etc..

Venez nombreux.ses encourager les joueurs qui tenteront d’établir des records et performances hors du commun pour collecter des dons pour l’Institut du Cerveau !

Horaires et billetterie en ligne : https://bit.ly/3lvPnWJ

 

]]> https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021/feed/ 0
FENS 2022 à Paris https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fens2022/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fens2022/#respond Mon, 08 Nov 2021 09:00:31 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22285 Le prochain forum organisé par la FENS (Federation of European Neuroscience Societies) se tiendra donc à Paris en juillet 2022. Découvrez à cette occasion la vidéo En savoir plus ]]> Le prochain forum organisé par la FENS (Federation of European Neuroscience Societies) se tiendra donc à Paris en juillet 2022. Découvrez à cette occasion la vidéo de présentation de l’Institut !

La Fédération des sociétés européennes de neurosciences (FENS) est l’une des plus grande organisation pour les neurosciences en Europe. La FENS représente actuellement 44 sociétés européennes de neurosciences nationales et mono-disciplinaires, avec près de 22 000 scientifiques, issus de 33 pays européens.

La FENS promeut la recherche en neurosciences auprès des décideurs politiques, des organismes de financement et du grand public, tant au niveau régional qu’international. Ainsi, elle encourage l’excellence dans la recherche en neurosciences et facilite les échanges et la mise en réseau des neuroscientifiques au sein de l’Espace européen de la recherche et au-delà.

Retrouvez toutes les informations de la FENS 2022 sur leur site.

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fens2022/feed/ 0
Appel à projet de l’ANR 2021 : un taux de succès record à l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anr2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anr2021/#respond Fri, 29 Oct 2021 08:00:57 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22193 Cette année encore, les chercheurs et chercheuses de l’Institut du Cerveau ont rencontré un grand succès à l’appel à projet générique de l’Agence nationale de En savoir plus ]]> Cette année encore, les chercheurs et chercheuses de l’Institut du Cerveau ont rencontré un grand succès à l’appel à projet générique de l’Agence nationale de la Recherche (ANR).

 

L’appel à projet de l’Agence nationale de la Recherche finance des projets de recherche innovants issues de tous les acteurs de la communauté scientifique, selon quatre catégories : JCJC (Jeune chercheuse/ Jeune chercheur), PRC (Projet de recherche collaborative), PRCE (Projet de recherche collaborative – Entreprise), PRCI (Projet de recherche collaborative – International).

 

19 projets ont été sélectionnés cette année, soit un taux record de 38% pour les chercheurs de l’Institut du Cerveau.

 

« Félicitations à toutes les lauréates et lauréats pour ce taux de succès record, qui souligne la qualité et le caractère innovant des projets conduits à l’Institut. Ces financements sont essentiels à la poursuite de nos recherches et sont un véritable accélérateur pour le progrès des connaissances sur le cerveau et ses pathologies. » Pr Alexis Brice, directeur général de l’Institut du Cerveau

 

Les projets de l’Institut du Cerveau retenus par l’Appel à projet générique de l’ANR 2021 :

 

ASCENTS PRC Étude d’une asymétrie structurelle nouvellement identifiée chez les vertébrés Claire Wyart
BBDMI PRCE Brain Body Digital Musical Instruments Vincent NAVARRO
CADICI JCJC Un switch induit par les endocannabinoïdes dans les circuits désinhibiteurs corticaux Joana LOUENCO
DecoSensoMoL1 PRC Décodage de l’intégration sensorimotrice par les microcircuits de la couche 1 du cortex Nelson REBOLA
DISCOMMODE PRC Dissection des circuits moléculaires et neuronaux sous-jacents aux troubles du contrôle des impulsions : une approche translationnelle Jean-Christophe CORVOL
DUALTRACK JCJC Adaptation vs Interruption : la double nature du cortex préfrontal médian humain Philippe DOMENECH
EPIDEV PRC Malformations corticales : de l’activation mTOR à l’hyperexcitabilité neuronale Stéphanie BAULAC
FAB PRC Thérapie génique non invasive pour la maladie de Parkinson : Amélioration de l’administration de vecteurs AAV par une seule administration intraveineuse combinée à des ultrasons focalisés (FUS) Françoise PIGUET
FIBERSHAPE JCJC Comprendre comment la fibre de Reissner dans le liquide cérébrospinal contribue à l’acquisition de la forme de l’axe postérieur Yasmine CANTAUT BELARIF
IMMUNE-PARK PRCI Exploration des voies liées à l’immunité dans les formes familiales de la maladie de Parkinson Olga CORTI
KETABELIEF JCJC Kétamine et mise à jour de croyances : Mécanismes neurocognitifs dans le traitement du trouble dépressif. Liane SCHMIDT
MOTOMYO PRC Appariement des sous-types de motoneurones et de myofibres : du développement embryonnaire à la pathogenèse Claire Wyart
NeuroNPP PRC Contrôle du nombre et du destin des cellules neuronales par l’interaction entre la régulation temporelle de l’activité de Notch et la modification post-traductionnelle des protéines proneurales Bassem HASSAN
PREDITOC PRC Détection, prédictions et suivi des compulsions Eric BURGUIERE
RADIO-AIDE PRCE Évaluation de la neurotoxicité induite par la radiation par modélisation spatio-temporelle combinée à l’intelligence artificielle après radiothérapie cérébrale Nadya PYATIGORSKAYA
RELATIVE PRC Apprentissage de la valeur relative : processus computationnels et fondements neuronaux Sébastien BOURET
RESTORE PRC Développement d’inhibiteurs de la peptidase 6 liée à la kallicréine pour traiter la sclérose en plaques Brahim NAIT OUMESMAR
SocialNeuroNet PRC Neuroimagerie des réseaux sociaux Julia SLIWA
VAMPHEARS PRC Développement et plasticité de la cérébrovasculature auditive Nicolas RENIER

 

 

 

 

]]>
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anr2021/feed/ 0