Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org Fri, 15 Oct 2021 12:52:47 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 Interglitches 2021 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/interglitches-2021/#respond Wed, 13 Oct 2021 15:36:07 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22015 Le marathon caritatif de jeux vidéo organisé par le French Restream est de retour !

Après une très belle mobilisation en 2019, l’association Le French En savoir plus ]]> Le marathon caritatif de jeux vidéo organisé par le French Restream est de retour !

Après une très belle mobilisation en 2019, l’association Le French Restream se mobilise à nouveau pour l’Institut du Cerveau dans le cadre de l’événement INTERGLITCHES. Ouvert au grand public, ce marathon caritatif de jeux vidéo se déroulera les 12, 13 et 14 novembre au sein de l’Institut. Un programme détonant en perspective au profit des recherches sur les maladies du système nerveux !

Plus spécifiquement appelé « speedrun », le marathon caritatif consiste, une fois un jeu choisi et des objectifs de compétition décidés, à terminer le jeu en un temps minimal. Diffusé en direct sur la plate-forme de streaming Twitch, site de référence des amateurs de jeux vidéo, cet événement sera animé par des joueurs passionnés chargés d’expliquer les règles de cette pratique peu connue du grand public, mais surtout d’inciter aux dons pour l’Institut du Cerveau tout au long de ces 72 heures. En 2019, 80 joueurs s’étaient relayés sur 70 jeux différents. Un spectacle garanti en présence des champions de ces disciplines improbables !

À cette occasion, des ateliers organisés par Le French Restream et l’Institut du Cerveau seront également proposés aux visiteurs : initiations au speedrun ainsi qu’au jeu de rôle (spécial gaming), réalisation d’illustrations, présentations d’innovations issues des recherches de l’Institut, etc..

Venez nombreux.ses encourager les joueurs qui tenteront d’établir des records et performances hors du commun pour collecter des dons pour l’Institut du Cerveau !

Horaires et billetterie en ligne : https://bit.ly/3lvPnWJ

 

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Journée mondiale de la santé mentale https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-sante-mentale/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-sante-mentale/#respond Sun, 10 Oct 2021 08:02:37 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22053 Si nous devons prendre soin de notre santé mentale chaque jour, la journée mondiale de la santé mentale, organisé chaque 10 octobre, est l’occasion de remettre en En savoir plus ]]> Si nous devons prendre soin de notre santé mentale chaque jour, la journée mondiale de la santé mentale, organisé chaque 10 octobre, est l’occasion de remettre en avant cette composante essentielle de nos vies. Les événements de la pandémie de Covid-19 ont aussi eu un lourd impact sur notre santé mentale. Il est essentiel d’en parler !

 

La santé mentale est une composante essentielle de notre santé, définie par l’OMS comme « un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. Dans ce sens positif, la santé mentale est le fondement du bien-être d’un individu et du bon fonctionnement d’une communauté. ».

 

Cette définition recouvre donc de nombreux aspects, de l’épanouissement de l’individu à la protection de son équilibre psychique. La santé mentale dépasse donc largement la dimension pathologique, mais alors que plus d’un adulte sur 4 est ou sera concerné par un trouble psychiatrique au cours de sa vie, il est important faire la lumière sur ce que sont ces affections et leurs impacts sur la vie des personnes qu’elles touchent.

 

Les affections psychiatriques représentent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. Bien que leur prise en charge thérapeutique ait beaucoup progressé grâce à la recherche, les préjugés sociétaux persistent. Ces visions déformées de la réalité, alimentées par la médiatisation de faits divers violents mais « rares » (moins de 1 % des patients étant potentiellement dangereux pour les autres), entraînent encore aujourd’hui une discrimination et un retard important dans le diagnostic des patients. L’association psychiatrie/folie est encore malheureusement aujourd’hui très répandue dans les croyances de la société. Or, les troubles psychiatriques bénéficient de nos jours d’une prise en charge adaptée et de traitements efficaces permettant aux patients de continuer une vie sociale, familiale et professionnelle.

 

Des thérapies innovantes ciblées et personnalisée

 

La prise en charge des patients atteints de troubles psychiatriques est multidisciplinaire et doit associer une psychothérapie, des traitements médicamenteux, mais également de nouvelles technologies thérapeutiques. Les cliniciens et chercheurs de l’Institut du Cerveau, en collaboration étroite avec le service de psychiatrie adulte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, ont pour objectif principal de développer l’utilisation de technologies existantes et efficaces dans plus de pathologies, mais également de permettre d’adapter les thérapies à chaque patient.

De nouvelles manières de traiter les troubles psychiatriques

 

Ces thérapies de « nouvelle génération » sont généralement associées à la prise en charge par psychothérapie et aux traitements médicamenteux spécifiques à chaque trouble psychiatrique.

La réalité virtuelle

L’objectif de cette thérapie est de permettre au patient d’apprivoiser progressivement les situations anxiogènes pour lui et de se désensibiliser. Équipé d’un casque 3D projetant une scène provoquant généralement son trouble, le patient peut progresser sans risque puisqu’il sait qu’il ne s’ex- pose qu’à des dangers virtuels.

 

La stimulation magnétique transcrânienne

La stimulation magnétique transcrânienne consiste à utiliser un champ magnétique pour modifier l’activité électrique au niveau du cortex cérébral. Cette technologie a montré son efficacité dans les cas de syndromes dépressifs sévères, mais également d’hallucinations auditives chez les schizophrènes. Elle est en cours d’évaluation dans les TOC et les addictions.

 

La stimulation cérébrale profonde

Dans les cas de dépression ou de TOC sévères, résistants aux autres thérapies, les stimulations cérébrales profondes sont indiquées. Ces stimulations sont réalisées grâce à des électrodes implantées dans des régions spécifiques du cerveau. Elles délivrent des stimulations électriques permanentes sur les neurones de régions du cerveau très ciblées. Les chercheurs de l’Institut du Cerveau sont pionniers dans l’utilisation de la stimulation cérébrale profonde dans de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques, comme la maladie de Parkinson ou le syndrome Gilles de la Tourette, par exemple.

 

La e-psychiatrie

Le développement de dispositifs « connectés » permettant d’avoir accès à des informations cliniques en temps réel dans l’environnement naturel du patient commence à bouleverser les modalités de prise en charge des troubles psychiatriques. Dans le cas des tendances suicidaires, par exemple, les variables comme l’appétit et le sommeil semblent très informatives pour le clinicien pour prédire et prévenir un éventuel passage à l’acte.

 

La pandémie de Covid-19 : un lourd impact sur notre santé mentale

 

La pandémie de Covid-19, les confinements successifs et les multiples changements des règles sanitaires, plus globalement l’incertitude que cette crise a généré dans nos vies, ont eu un lourd impact sur notre bien-être psychique et des répercussions sur notre santé mentale. Les cas d’anxiété et de dépression ont augmenté depuis 1 an et demi dans la population générale. Les psychiatres identifient plusieurs origines à ces troubles : angoisse d’être contaminé, de contaminer ses proches, incertitude pour l’avenir ou encore les multiples contraintes dans la vie quotidienne imposées par la situation sanitaire.

 

Plus d’information : https://institutducerveau-icm.org/fr/covid-19-depression/

 

Retrouvez également une intervention du Pr Philippe Fossati, chef du département de psychiatrie adulte de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et chef d’équipe à l’Institut du Cerveau sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=hX57Am7AsZk

 

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Neurobike, déjà à mi-chemin ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/neurobike-deja-a-mi-chemin/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/neurobike-deja-a-mi-chemin/#respond Sat, 09 Oct 2021 08:30:18 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22055 Comme nous vous l'avions annoncé en août dernier,  Michael Craig Gradwell atteint par une sclérose latérale amyotrophique (SLA) – plus connue sous le nom de maladie En savoir plus ]]> Comme nous vous l’avions annoncé en août dernier,  Michael Craig Gradwell atteint par une sclérose latérale amyotrophique (SLA) – plus connue sous le nom de maladie de Charcot, s’est lancé à bientôt 75 ans dans un incroyable défi au profit des recherches de l’Institut du Cerveau.

 

Même si la maladie l’empêche aujourd’hui de parler, il peut encore faire du vélo. C’est ainsi qu’en tant que cycliste urbain Michael tente de relier Donaueschingen en Allemagne à Constanza sur la Mer Noir le long du Danube (soit plus de 2800 km !) pour collecter des fonds et sensibiliser le public à la SLA.

Il a aujourd’hui parcouru plus de 1500km et se trouve dans la ville de Ráckeve en Hongrie.

L’Institut du cerveau réitère ses remerciements envers Michael Craig Gradwell pour son engagement et son courage.

Pour rejoindre l’aventure et/ou suivre au jour le jour Michael Craig Gradwell, voici sa page Facebook !

 

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17e édition du festival PARISCIENCE https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/festival-pariscience/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/festival-pariscience/#respond Fri, 08 Oct 2021 08:55:48 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=22061

UNE SÉLECTION À VOUS FAIRE PERDRE LA TÊTE !

Le festival Pariscience, dont l'Institut du Cerveau est partenaire présentera à nouveau cette année une sélection du En savoir plus ]]>

UNE SÉLECTION À VOUS FAIRE PERDRE LA TÊTE !

Le festival Pariscience, dont l’Institut du Cerveau est partenaire présentera à nouveau cette année une sélection du meilleur de la production documentaire scientifique française et internationale, récente ou inédite.

Cette 17e édition permettra au public de découvrir 63 œuvres sur une grande diversité de thématiques scientifiques : anthropologie, biodiversité, environnement, biologie, géologie, nouvelles technologies, sciences de l’univers, physique quantique, santé, …

 

Programmation grand public du 29 octobre au 1er novembre 2021

Alors que l’année 2021 laisse entrevoir la promesse de retrouvailles physiques, PARISCIENCE prend le pari d’organiser une formule hybride.

À toutes celles et à tout ceux qui pourront renouer avec les rencontres physiques :
3 salles vous accueilleront au Muséum national d’Histoire naturelle et à l’Institut de physique du globe de Paris pour 4 jours de sciences en image.

Au public national, PARISCIENCE proposera gratuitement aux mêmes dates, une programmation numérique dans sa 4e salle, accessible sur Pariscience.fr.

 

Programmation scolaire du 04 au 21 octobre 2021

Le festival scolaire s’effectuera lui en ligne :

  • à partir du 4 octobre : 12 programmes audiovisuels à découvrir, sur inscription
  • à partir du 14 octobre : 12 RDV en direct en présence d’intervenant·e·s scientifiques et/ou des équipes des films.

 

Plus d’informations sur Pariscience.fr !

 

Dans le cadre du festival Pariscience et du partenariat avec l’Institut du Cerveau, un Open Brain Bar est organisé le 2 novembre à 19h au Maif Social Club. En lien avec le documentaire « Le dormeur éveillé » diffusé le 31 octobre, il aura pour thématique :  « Le sommeil dans tous ses états ». Retrouvez toutes les informations sur notre page dédiée.

]]> https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/festival-pariscience/feed/ 0 #VosDonsAgissent 2021 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/vosdonsagissent2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/vosdonsagissent2021/#respond Mon, 04 Oct 2021 09:00:46 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21976 France Générosités, le syndicat professionnel représentant les associations et fondations d’intérêt général, dont l’Institut du Cerveau – ICM, rappelle En savoir plus ]]> France Générosités, le syndicat professionnel représentant les associations et fondations d’intérêt général, dont l’Institut du Cerveau – ICM, rappelle l’importance de donner et ses bienfaits pour chacun à travers la campagne « VosDonsAgissent 2021 ».

Cette campagne 2021 souhaite également véhiculer un message tourné vers l’avenir. Pour tous ceux – et ils sont de plus en plus nombreux – qui souhaitent devenir acteurs du monde de demain pour une société plus juste, égalitaire et sociale. Leur dire, que le monde associatif permet de le faire : de créer du lien social, de faire lien et d’agir pour toutes les causes.

LA CAMPAGNE  2021

Parmi les nouveautés de cette campagne, le quiz « Retour vers le don du futur » souhaite interroger l’appétence des internautes pour des nouvelles formes de don. De façon ludique et décalée, ce module d’engagement vise à sensibiliser aux dons en soulignant la capacité d’adaptation et d’innovation du secteur face aux évolutions techniques, sociétales et comportementales. Des résultats consolidés de ce mini-sondage seront transmis aux participants intéressés.

A chaque don son action, découvrez comment agir sur infodon.fr !

Témoignages, spots, vidéo influenceur, visuels, quiz, … Cette campagne 2021 s’appuie sur une grande diversité de contenus et une stratégie de diffusion permettant de susciter l’engagement du plus grand nombre sur trois niveaux :

  1. Découvrir l’importance et l’impact positif des dons pour toutes les causes
  2. S’informer sur les différentes façons d’exprimer sa générosité
  3. Faciliter le passage à l’action en découvrant les nombreuses organisations selon les différentes causes

 

Faites-vous du bien, faites du bien aux autres !

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Que se passe-t-il dans le cortex visuel des aveugles de naissance ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/cortex-visuel-des-aveugles-de-naissance/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/cortex-visuel-des-aveugles-de-naissance/#respond Mon, 04 Oct 2021 07:00:24 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21980  

A l’occasion de la journée nationale des aveugles et des malvoyants, l’Institut du Cerveau revient sur un projet de recherche d’une de ses équipes, le En savoir plus ]]>  

A l’occasion de la journée nationale des aveugles et des malvoyants, l’Institut du Cerveau revient sur un projet de recherche d’une de ses équipes, le PICNIC-Lab, codirigée par le Pr Laurent Cohen. Il porte sur une question principale : Que se passe-t-il dans le cortex visuel des aveugles ?

 

Près d’un tiers du cerveau est dédié à la vision. Contrairement à ce qui se passe chez les voyants, le cortex visuel des personnes aveugles de naissance est activé au cours de tâches non visuelles impliquant par exemple le langage ou la mémoire. La nature de l’information portée par ces activations est toutefois inconnue.

 

L’objectif du projet mené par l’équipe de Laurent Cohen (AP-HP/Sorbonne Université) à l’Institut du Cerveau est de décoder l’information représentée dans le cortex visuel de personnes aveugles de naissance, au moyen de deux techniques d’imagerie cérébrale : la magnétoencéphalographie (MEG), qui enregistre l’activité magnétique du cerveau et de l’IRM fonctionnelle.

 

Grâce à l’IRM fonctionnelle, les chercheurs ont montré que le cortex visuel est l’objet d’une importante réorganisation chez les aveugles de naissance, et qu’il est impliqué dans des fonctions cognitives sans rapport avec la vision, comme la compréhension de la parole ou la mémoire. Ces nouvelles fonctions impliquent chacune des régions distinctes du cortex visuel, qui collaborent avec les régions assurant ces fonctions chez les sujets les voyants.

 

Plus d’information : https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/cortex-visuel-aveugles/

 

La magnétoencéphalographie a quant à elle révélé un autre aspect du fonctionnement du cortex visuel des aveugles de naissance. Dans cette étude, les participants entendaient des listes de mots, et devaient décider chaque fois s’il s’agissait d’un nom de plante, d’animal, ou d’objet. Les chercheurs ont ensuite « décodé » sur la base de l’activité magnétique cérébrale, à quelle catégorie appartenaient chacun des mots. L’équipe de Laurent Cohen a montré qu’il était possible d’extraire cette information sur le sens des mots du signal provenant du cortex visuel. Par conséquent, non seulement le cortex visuel s’active lors de la compréhension de la parole, mais surtout, ces activations contiennent une information utile sur le sens des mots.

 

Une question restant en suspens est de savoir comment l’information circule dans le cortex visuel des aveugles. Si celui-ci s’active bien lors de différentes tâches, il ne le fait pas en réponse à une information « montante » en provenance des yeux. L’information « descend » donc vers le cortex visuel depuis d’autres régions cérébrales impliquées par exemple dans le langage ou l’attention.

« Notre objectif est à présent d’utiliser l’IRM à ultra haut champ (7 Tesla), en collaboration avec le centre d’imagerie Neurospin, afin de disséquer plus précisément la circulation de l’information « montante » et « descendante » dans le cerveau des personnes voyantes et aveugles » conclut Laurent Cohen.

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Déficience en folate et paraplégie spastique héréditaire de type 56 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/paraplegie-spastique-hereditaire/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/paraplegie-spastique-hereditaire/#respond Wed, 29 Sep 2021 09:47:33 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21930 Une étude conduite par Claire Pujol (CNRS) et Giovanni Stevanin (INSERM / EPHE) à l’Institut du Cerveau, en collaboration avec le réseau international SPATAX, a En savoir plus ]]> Une étude conduite par Claire Pujol (CNRS) et Giovanni Stevanin (INSERM / EPHE) à l’Institut du Cerveau, en collaboration avec le réseau international SPATAX, a permis de décrire de nouveaux mécanismes dysfonctionnels impliqués dans la paraplégie spastique héréditaire de type 56, qui pourraient être partiellement compensés par une supplémentation en acide folique, aussi appelé vitamine B9.

Les paraplégies spastiques héréditaires (PSH) sont des troubles héréditaires rares qui forment un ensemble très hétérogène de maladies neurodégénératives. Elles se manifestent essentiellement par une spasticité des membres inférieurs qui peut être associée à d’autres troubles (ataxie, épilepsie, troubles cognitifs, surdité…). Les mécanismes pathologiques à l’échelle cellulaire et moléculaire de ces maladies restent encore mal connus et il n’existe actuellement aucun traitement spécifique pouvant stopper ou ralentir l’évolution des PSH ; les seuls traitements possibles restant purement symptomatiques.

Dans la présente étude, les chercheurs se sont intéressés à une forme particulière de paraplégie spastique, identifiée en 2012 par l’équipe : SPG56. Elle est causée par la perte de fonction du gène CYP2U1, qui code pour une enzyme appartenant à la famille des cytochromes P450, connues pour intervenir dans les réactions d’oxydoréduction d’un grand nombre de molécules. Pour comprendre les conséquences de la perte de CYP2U1 et les mécanismes pathologiques en jeu dans SPG56, Claire Pujol et ses collaborateurs ont combiné des approches biochimiques et métaboliques.

Ils ont montré que la perte de CYP2U1 est associée à un dysfonctionnement des mitochondries qui affecte le bon développement neurologique. Dans leur modèle, la supplémentation en folate permet de prévenir le déficit cognitif dans le modèle animal de la maladie. Ils ont également identifié que les niveaux de coenzyme Q, de neoptérine et d’interféron-alpha pouvaient être considérés comme biomarqueurs dans leur modèle et chez les patients SPG56. En effet, en collaboration avec les cliniciens du réseau international SPATAX, une cohorte de 23 patients, ajoutant 19 nouveaux cas à la littérature, a été constituée, permettant de préciser l’atteinte clinique, en particulier l’atteinte ophtalmologique et neurocutanée des patients SPG56 (collaboration avec les chercheurs de l’hôpital Georges Pompidou, Legrand et al.).

Ainsi ses avancées dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques impliquées dans SPG56 associées à la découverte de biomarqueurs permettent d’envisager de nouveaux outils essentiels à la poursuite de la recherche et au développement de potentiels thérapies pour les patients SPG56.

Source :  Implication of folate deficiency in CYP2U1 loss of function.

Pujol C, Legrand A, Parodi L, Thomas P, Mochel F, Saracino D, Coarelli G, Croon M, Popovic M, Valet M, Villain N, Elshafie S, Issa M, Zuily S, Renaud M, Marelli-Tosi C, Legendre M, Trimouille A, Kemlin I, Mathieu S, Gleeson JG, Lamari F, Galatolo D, Alkouri R, Tse C, Rodriguez D, Ewenczyk C, Fellmann F, Kuntzer T, Blond E, El Hachimi KH, Darios F, Seyer A, Gazi AD,

Giavalisco P, Perin S, Boucher JL, Le Corre L, Santorelli FM, Goizet C, Zaki MS, Picaud S, Mourier A, Steculorum SM, Mignot C, Durr A, Trifunovic A, Stevanin G.J Exp Med. 2021 Nov 1;218(11):e20210846.

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Nos comportements de vérification décryptés par la psychologie expérimentale ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nos-comportements-de-verification-decryptes-psychologie-experimentale/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nos-comportements-de-verification-decryptes-psychologie-experimentale/#respond Fri, 24 Sep 2021 12:47:59 +0000 Nicolas BRARD https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21890 Nous opérons quotidiennement des comportements de vérification. Dans certaines pathologies comme les TOC, ceux-ci peuvent se trouver exacerbés et perturbent grandement En savoir plus ]]> Nous opérons quotidiennement des comportements de vérification. Dans certaines pathologies comme les TOC, ceux-ci peuvent se trouver exacerbés et perturbent grandement la qualité de vie des patients. Une étude menée par Axel Baptista (AP-HP/Sorbonne Université), Maxime Maheu (UKE Hamburg), Luc Mallet (AP-HP/Université Paris-Est Créteil) et Karim N’Diaye (CNRS) à l’Institut du Cerveau montre que ces comportements de vérification sont modulés par deux mécanismes cognitifs : la métacognition et les croyances. Les résultats sont publiés dans Scientific Reports.

 

Les décisions que nous prenons chaque jour intègrent une part d’incertitude. Pour la réduire et ainsi faciliter nos choix, nous menons des comportements de vérification, comme le fait de réécouter plusieurs fois un message sur son répondeur quand le son est de mauvaise qualité. Dans certaines pathologies psychiatriques comme le trouble obsessionnel compulsif (TOC), ces vérifications sont exacerbées et handicapent beaucoup les patients au quotidien. Si nous vivons l’expérience de ces comportements en permanence, leurs mécanismes cérébraux et leurs perturbations dans les TOC sont mal compris.

 

« Ce comportement spontané n’est pas facile à explorer au laboratoire, notamment chez des participants sains. Pour cela, il nous a donc fallu mettre en place une épreuve spécifique sur ordinateur dans laquelle les participants vont être enclins à visionner plusieurs fois un même stimulus » explique Karim N’Diaye, responsable de la plateforme PRISME dédiée aux études comportementales à l’Institut du Cerveau, dernier auteur de l’étude.

 

La tâche en question consistait, pour les participants, à donner la direction du mouvement global d’un nuage de points animés. Son degré de difficulté était également adapté individuellement. En parallèle, les chercheurs ont mesuré par des questionnaires standardisés, les tendances obsessionnelles-compulsives, comme la propension à vérifier que le gaz est bien éteint, ainsi que les croyances métacognitives, par exemple dans quelle mesure les participants font confiance à leur mémoire.

 

« Nous avons consacré beaucoup d’efforts à la rigueur méthodologique puis à l’analyse statistique des données pour démontrer que l’évaluation subjective de notre degré d’incertitude module certes, la tendance à la vérification, mais que cela semble relativement limité à l’incertitude que l’on appréhende de façon explicite,  c’est-à-dire celle dont on prend conscience lorsqu’on nous demande d’évaluer notre confiance dans une décision. » précise Axel Baptista, premier auteur de la publication

 

Le lien entre incertitude subjective et comportement de vérification est par ailleurs modulé par les croyances métacognitives négatives – le fait de ne pas faire confiance à « ses capacités cognitives »-. Celles-ci tendent à découpler le comportement de vérification du degré d’incertitude. Enfin, les chercheurs montrent dans cette étude que les tendances obsessionnelles-compulsives, chez ces participants sains, exacerbent le lien entre incertitude et vérification. Ceci pourrait sembler paradoxal dans la mesure où les patients atteints de TOC déclarent spontanément souffrir du fait de se sentir obligés de vérifier, tout en étant conscient que c’est sans doute inutile.

 

Cette étude permettra à d’autres travaux de confirmer ces mécanismes, et de les étudier dans des populations de patients atteints de troubles neuropsychiatriques comme les TOC. En effet, on peut suspecter que ces mécanismes sont altérés dans cette pathologie. Dans l’ensemble, ces travaux pourraient  permettre de mieux comprendre le lien entre incertitude, métacognition et TOC.

 

Source

 Baptista A, Maheu M, Mallet L, N’Diaye K (2021). Joint contributions of metacognition and self-beliefs to uncertainty-guided checking behaviorSci Rep, 2021. doi: 10.1038/s41598-021-97958-1

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ECOCAPTURE@HOME : évaluer l’apathie et ses conséquences au quotidien https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ecocapturehome-evaluer-lapathie-consequences-quotidien/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ecocapturehome-evaluer-lapathie-consequences-quotidien/#respond Thu, 23 Sep 2021 11:15:57 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21811 L’apathie, souvent définie comme une absence pathologique de motivation et d’émotions, est un symptôme courant de nombreuses maladies neurologiques et En savoir plus ]]> L’apathie, souvent définie comme une absence pathologique de motivation et d’émotions, est un symptôme courant de nombreuses maladies neurologiques et psychiatriques, comme les démences ou la dépression. Le programme ECOCAPTURE@HOME, développé par les chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau, a pour objectif d’établir un diagnostic précis de l’apathie et de mettre en place une prise en charge personnalisée pour les patients.

L’apathie est le symptôme neuropsychiatrique le plus fréquent dans les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer, Parkinson ou les dégénérescences fronto-temporales. Elle est associée à un déficit cognitif plus grand ainsi qu’à une dégradation globale de la qualité de vie des patients et de leurs aidants. En effet, cette perte pathologique de motivation fait des activités quotidiennes de véritables épreuves.

Les traitements médicamenteux de l’apathie, principalement des antidépresseurs, ne montrent que des effets modérés. Les approches non-médicamenteuses comme les psychothérapies nécessitent une évaluation très précise du degré d’apathie de chaque patient afin de proposer des prises en charge personnalisée et espérer une amélioration des symptômes.

« Définir et évaluer l’apathie est loin d’être évident. L’apathie peut prendre des formes très diverses et les échelles cliniques qui l’évaluent sont biaisées par la subjectivité de l’évaluateur, en général le patient lui-même ou son aidant. » explique Valérie Godefroy, première autrice de l’étude et post-doctorante sous la supervision de Bénédicte Batrancourt (Inserm) et Richard Lévy (AP-HP/Sorbonne Université) au sein du Frontlab de l’Institut du Cerveau.

Le programme ECOCAPTURE, conduit à l’Institut du Cerveau par Bénédicte Batrancourt et Richard Lévy vise à développer de nouvelles approches de mesure de l’apathie. Il a d’ailleurs récemment permis de définir plusieurs formes de la variante comportementale des dégénérescence fronto-temporales (DFT), par le biais d’évaluation au sein de la salle d’exploration fonctionnelle au sein de la plateforme PRISME.

Afin d’être au plus proche des conditions réelles de vie des patients, un des objectifs d’ECOCAPTURE est d’apporter ses outils d’évaluation directement à leur domicile. Cette étude, ECOCAPTURE@HOME, est mise en place afin de valider une méthode de suivi de l’apathie à distance. Pour cela, les chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau souhaitent recruter 40 couples patient-aidant, 20 pour la maladie d’Alzheimer, 20 pour la variante comportementale de la DFT, et 20 sujets contrôles sans pathologie. L’acquisition des données se fera grâce à une montre connectée et à des questionnaires sur une application smartphone.

« Notre objectif est de valider la pertinence de notre méthode de mesure basée sur trois marqueurs comportementaux de l’apathie : l’activité en journée, la qualité du sommeil et l’émergence d’émotions. Si les résultats sont positifs, ECOCAPTURE@HOME pourrait permettre un meilleur diagnostic de l’apathie afin de mettre en place une prise en charge personnalisée dans la vie quotidienne des patients. » conclut Bénédicte Batrancourt, dernière autrice de l’étude.

 

L’Institut du Cerveau remercie le groupe Malakoff Humanis pour son soutien sur le projet Ecocapture.

Source

ECOCAPTURE@HOME: Protocol for the Remote Assessment of Apathy and Its Everyday-Life Consequences. Godefroy V, Levy R, Bouzigues A, Rametti-Lacroux A, Migliaccio R, Batrancourt B. Int J Environ Res Public Health. 2021 Jul 2

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Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer 2021 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-maladie-dalzheimer-2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-maladie-dalzheimer-2021/#respond Tue, 21 Sep 2021 10:32:50 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21869 A l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre, l’Institut du Cerveau revient sur les éléments clés de la maladie, l’enjeu du En savoir plus ]]> A l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre, l’Institut du Cerveau revient sur les éléments clés de la maladie, l’enjeu du diagnostic précoce, de la compréhension des mécanismes de la maladie et le développement de nouveaux modèles pour la comprendre.

La maladie d’Alzheimer, des pertes de mémoire mais pas uniquement

La maladie d’Alzheimer frappe aujourd’hui 900 000 personnes en France avec des répercussions importantes sur leur entourage. Cette pathologie est souvent connue pour les pertes de mémoire que présentent les patients. C’est une maladie évolutive qui commence généralement par un syndrome amnésique isolé, progressif et inconnu du patient. Progressivement s’installent des troubles du langage (aphasie), de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), et la perte de la capacité́ à reconnaître des objets et des visages (agnosie). À ces symptômes peuvent s’associer des troubles de l’humeur (anxiété́, dépression, irritabilité́), du comportement et du sommeil.

En savoir plus sur la maladie d’Alzheimer, ses symptômes, son diagnostic, ses traitements.

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer : détecter et agir précocement

Détecter précocement la maladie d’Alzheimer est une problématique essentielle pour la prise en charge. On sait à présent qu’il peut s’écouler plusieurs années voire dizaines d’années de progression silencieuse de la maladie avant que les symptômes visibles n’apparaissent. L’administration tardive des traitements, chez des patients présentant déjà des symptômes importants de la maladie, est possiblement l’une des raisons des très nombreux échecs de médicaments-candidats lors d’essais cliniques.

Un projet mené par 3 équipes de recherche de l’Institut et 2 services hospitaliers de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, portant sur deux cohortes précliniques, MEMENTO et INSIGHT-preAD, a mis en évidence, grâce à l’électroencéphalographie (EEG), des modifications précoces de l’activité électrique cérébrale chez des sujets au stade présymptomatique de la maladie d’Alzheimer.

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Trouver la bonne fenêtre thérapeutique et développer des outils permettant d’évaluer plus finement l’effet des thérapies à l’essai est donc un enjeu clé de la recherche sur la maladie d’Alzheimer. L’équipe de Stanley Durrleman (Inria) a mis au point un algorithme capable de prédire l’évolution de différentes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, plus précisément que 56 autres méthodes déjà existantes. Il pourrait constituer un outil précieux à la fois pour mieux comprendre l’évolution de la maladie mais aussi pour évaluer de nouvelles thérapies actuellement en phase d’essais cliniques.

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Comprendre les mécanismes de la maladie d’Alzheimer et développer de nouveaux modèles

Comment traiter ce que l’on ne comprend pas ? Cette question est récurrente quand il s’agit  des maladies du cerveau. Lorsque l’on fait face à l’organe le plus complexe du corps humain, approcher son fonctionnement et ses dysfonctionnements est un défi immense. A l’Institut du Cerveau, les chercheurs développent une recherche fondamentale pour comprendre les mécanismes à l’échelle moléculaire et cellulaire de la maladie d’Alzheimer. Que se passe-t-il dans les cellules de notre cerveau qui va conduire à la formation des lésions caractéristiques de la maladie comme les plaques amyloïdes ?

L’équipe de Bassem Hassan (Inserm) a montré pour la première fois le lien direct entre deux mécanismes clés de la maladie d’Alzheimer : le défaut de la protéine précurseur amyloïde (APP) et celui de signalisation Wnt. Son équipe s’intéresse depuis longtemps à ces deux voies et a récemment révélé de nouvelles fonctions clés de l’homologue de la protéine précurseur amyloïde (APP) chez la drosophile dans un contexte physiologique et souligne son importance pour l’homéostasie du cerveau adulte.

En collaboration avec l’équipe de Marie Claude Potier (CNRS), qui possède une expertise sur les mécanismes moléculaires impliqués dans la production des agrégats amyloïdes, ils montrent également un effet direct de l’interaction Wnt-APP sur la production de l’amyloïde, une des protéines devenant pathologiques dans la maladie.

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La technologie des cellules souches pluripotentes induites (iPSC) permet d’obtenir, à partir de cellules de peau (ou de sang) de patients, des lignées de neurones qui posséderont toutes les caractéristiques des neurones présents dans le cerveau des malades d’Alzheimer. Le projet MINIAD (avec le soutien de MSDAVENIR) du groupe de Philippe Ravassard (CNRS) développent ces «mini-cerveaux», issus de cellules de patients présentant des formes et des stades différents de la maladie (lésions dégénératives de type Tau, plaques β-amyloïdes…), pour comprendre les mécanismes moléculaires dans la maladie et dans les prochaines années débuter des phases précoce d’évaluation de traitements.

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Découverte de l’association entre deux mécanismes cellulaires clés de la maladie d’Alzheimer https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decouverte-de-lassociation-entre-deux-mecanismes-cellulaires-cles-de-maladie-dalzheimer/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decouverte-de-lassociation-entre-deux-mecanismes-cellulaires-cles-de-maladie-dalzheimer/#respond Wed, 15 Sep 2021 15:21:06 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21863 Une étude de l’équipe de Bassem Hassan (Inserm) à l’Institut du Cerveau montre pour la première fois le lien direct entre deux mécanismes clés de la maladie En savoir plus ]]> Une étude de l’équipe de Bassem Hassan (Inserm) à l’Institut du Cerveau montre pour la première fois le lien direct entre deux mécanismes clés de la maladie d’Alzheimer : le défaut de la protéine précurseur amyloïde (APP) et celui de signalisation Wnt. En collaboration avec l’équipe de Marie Claude Potier (CNRS), ils montrent également un effet direct de cette interaction sur la production de l’amyloïde, une des protéines devenant pathologiques dans la maladie. Les résultats sont publiés dans eLife.

Les mutations du gène APP, à l’origine de la protéine précurseur amyloïde, sont une des principales causes familiales de maladie d’Alzheimer. Ces dernières partagent la plupart de leurs caractéristiques cliniques avec les formes sporadiques de la maladie, qui représentent 95% des cas. Les mécanismes biologiques entre les deux formes devraient également partager un certain nombre de similitudes entre les deux formes. L’étude des formes génétiques est donc essentielle pour mieux comprendre cette pathologie dans son ensemble.

Des résultats s’accumulent depuis des années, dans les modèles de la maladie d’Alzheimer et chez les patients, sur une autre voie de signalisation cellulaire très importante dans le développement et la physiologie cérébrale, la voie Wnt. Celle-ci a été mise en évidence comme pouvant être aussi bien associée à des formes plus graves ou plus légères de la maladie.

Une étude conduite par l’équipe de Bassem Hassan (Inserm) s’est intéressée au lien entre ces deux voies, comment celles-ci interagissent, en condition normales et pathologiques dans le cas de la maladie d’Alzheimer.

Grâce à des modèles de mouche du vinaigre (drosophila melanogaster) et de neurones de souris, les chercheurs montrent que APP est en réalité un récepteur de la voie Wnt, et qu’il existe donc un lien direct entre ces deux mécanismes. Wnt régule les niveaux d’APP et la façon dont APP est utilisé dans les neurones.

APP est le précurseur du peptide bêta-amyloïde, connue pour être l’une des protéines pathologiques majeures de la maladie d’Alzheimer. En collaboration avec l’équipe de Marie-Claude Potier (CNRS), les chercheurs ont voulu évaluer l’impact de l’interaction entre Wnt et APP sur la production de bêta-amyloïde. Ils ont ainsi confirmé que la régulation des niveaux d’APP par la voie Wnt affecte la production d’amyloïde.

Dans leur ensemble, ces résultats apportent des précisions importantes sur les mécanismes pathologiques de la maladie d’Alzheimer à l’échelle moléculaire, et leurs conséquences sur la production de l’amyloïde bêta.

Source The amyloid precursor protein is a conserved Wnt receptor. Liu T, Zhang T, Nicolas M, Boussicault L, Rice H, Soldano A, Claeys A, Petrova I, Fradkin L, De Strooper B, Potier MC, Hassan BA.Elife. 2021 Sep 9;10:e69199.

 

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Synchronisation interindividuelle du rythme cardiaque : un nouveau signe pour le suivi de l’état de conscience https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/synchronisation-interindividuelle-rythme-cardiaque-nouveau-signe-suivi-de-letat-de-conscience/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/synchronisation-interindividuelle-rythme-cardiaque-nouveau-signe-suivi-de-letat-de-conscience/#respond Tue, 14 Sep 2021 15:37:40 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21841 Lorsque nous écoutons une histoire qui nous est racontée, notre attention pourrait se refléter dans la synchronisation interindividuelle du rythme cardiaque. C’est ce En savoir plus ]]> Lorsque nous écoutons une histoire qui nous est racontée, notre attention pourrait se refléter dans la synchronisation interindividuelle du rythme cardiaque. C’est ce que montre une étude conduite par Pauline Perez (co-première autrice) du groupe de Jacobo Sitt (Inserm) dans l’équipe « PICNIC- neuropsychologie et neuroimagerie fonctionnelle » à l’Institut du Cerveau qui rapporte également que cette synchronisation pourrait constituer un nouveau biomarqueur des états de conscience. Les résultats sont publiés dans Cell Reports.

Notre rythme cardiaque fluctue beaucoup selon les informations que nous recevons. L’activité physique le fait s’accélérer, mais le simple fait d’y penser pourrait également modifier les battements de notre cœur. Au contraire, la méditation peut ralentir ce rythme. Les processus mentaux pourraient donc jouer un rôle important sur les rythmes de notre corps parmi les individus. Le groupe de Jacobo Sitt à l’Institut du Cerveau a cherché à comprendre si et comment la prise de conscience d’un stimuli pouvait synchroniser les rythmes de notre corps (EEG, rythme cardiaque…) et en particulier l’activité cardiaque, qui a l’avantage d’être facilement mesurable. Pour cela, ils ont utilisé un nouveau type de stimuli, la narration d’une histoire, audio ou audiovisuel. Ils montrent que lorsque les sujets écoutent une histoire, leur activité cardiaque se synchronise, c’est-à-dire qu’elle augmente et diminue aux mêmes moments.

L’étude a été menée en collaboration avec des équipes anglaises et américaines sur quatre groupes de sujets. Le premier groupe enregistré à Birmingham (groupe de Damien Cruse) qui n’a mesuré que la synchronisation cardiaque pendant l’écoute ou le visionnage d’une histoire.

Un deuxième groupe à New-York (Lucas Parra – co-dernier auteur – et Jens Madsen – co-premier auteur de l’étude) testait deux conditions : dans l’une ils écoutaient attentivement une vidéo éducative, dans l’autre, ils devaient regarder la même vidéo, tout en effectuant une tâche (compter à rebours de 7 en 7) afin de perturber leur attention pendant l’écoute de l’histoire. Dans ce cas, une différence notable existait entre les sujets qui étaient attentifs à l’histoire, qui étaient synchronisés dans leur activité cardiaque, et ceux qui étaient distraits et qui ne se synchronisaient pas.

Le troisième groupe a été évalué par l’équipe de l’Institut du Cerveau. Les histoires qui leur étaient présentées étaient uniquement audio. Cela était nécessaire pour pouvoir ensuite réaliser cette expérience chez des patients avec des troubles de l’état de conscience, qui ne sont pas en mesure de regarder une vidéo. Il suivait un schéma de test similaire au groupe de New-York. A la fin de l’histoire, les sujets devaient en plus remplir un questionnaire sur l’histoire en question. Les résultats obtenus étaient identiques à ceux de New-York. L’ajout du questionnaire a également permis à l’équipe de montrer que les niveaux de synchronisation des sujets par rapport au groupe étaient prédictifs des capacités de mémorisation de l’histoire. Ainsi, les sujets ayant un niveau de synchronisation très haut se souvenaient beaucoup mieux de l’histoire que les sujets dont la synchronisation cardiaque était faible.

Enfin, le dernier groupe était composé de sujets atteints de troubles de l’état de conscience. Les chercheurs montrent que les niveaux de synchronisation entre les patients et les sujets sains sont toujours très bas. Certains patients présentaient tout de même une synchronisation plus élevée avec les sujets sains. Elle était associée à une meilleure récupération de la conscience.

« Même si nous ne savons pas avec certitude si les patients sont complètement conscients, ils peuvent réagir de la même façon que les sujets sains. Cette réaction semble prédictive de la récupération de la conscience. Ce résultat suggère une nouvelle approche d’évaluation de la conscience, facile à implémenter en clinique et complémentaire des autres méthodes de mesure de la conscience. » explique Jacobo Sitt (Inserm).

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Lancement du programme Medtech Generator & Accelerator https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/lancement-du-programme-medtech-generator-accelerator/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/lancement-du-programme-medtech-generator-accelerator/#respond Tue, 14 Sep 2021 12:09:59 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21849 Lauréat du 2ème appel à projets SIA du Programme d’Investissement d’Avenir opéré par Bpifrance, le projet d’accompagnement Medtech Generator & Accelerator (MGA) En savoir plus ]]> Lauréat du 2ème appel à projets SIA du Programme d’Investissement d’Avenir opéré par Bpifrance, le projet d’accompagnement Medtech Generator & Accelerator (MGA) développé communément par l’Institut du Cerveau, l’Institut Imagine, l’Institut Pasteur et l’Institut de la Vision débutera dès septembre 2021. Ce programme vise à accélérer la croissance et le développement des startups « medtech » dans les domaines des neurosciences et maladies rares.

Répondre au défi du Plan Deeptech

Le secteur des technologies médicales montre un dynamisme d’innovation puissant en Europe, où il se positionne notamment en seconde place pour les dépôts de brevets. Très diversifiée, du diagnostic aux implants en passant par l’instrumentation, la robotique médicale et la santé digitale, la filière est un très important vivier de startups dites « deeptech »

Cependant, pour se développer, celles-ci doivent passer des barrières multiples : acceptabilité par les utilisateurs, preuve clinique d’efficacité, ou encore problématiques d’industrialisation des premières petites et moyennes séries qui freinent le passage de leurs innovations en solutions commerciales en adéquation avec le marché.

Face à ce constat, et dans la lignée du Plan Deeptech lancé en janvier 2019 pour faire de la France un acteur majeur de l’innovation de rupture à l’échelle internationale, le programme Medtech Generator & Accelerator a été initié en réponse au 2ème appel à projets SIA (SATT – Incubateurs – Accélérateurs) de Bpifrance, qui a pour ambition de faire émerger des startups dans ce domaine et leur permettre de grandir grâce à des dispositifs d’accompagnement dédiés.

Un consortium pour une nouvelle vision de l’entrepreneuriat deeptech en Medtech

Appuyé par un réseau de plateformes expérimentales, le programme MGA rassemble les forces d’accompagnement de l’Institut du Cerveau, de l’Institut Imagine, de l’Institut de la Vision et de l’Institut Pasteur pour une offre d’accélération intégrée et unique.

Le programme MGA est coordonné par l’Institut du Cerveau et opéré par son incubateur iPEPS – The Healthtech Hub. Cet incubateur créé en 2012 accompagne sur 3 sites (Hôpital Pitié-Salpêtrière – AP-HP, STATION F et le campus Chevaleret) une trentaine de startups développant des solutions dans le domaine des neurosciences et de la santé digitale, toutes à forte intensité technologique.

L’Institut du Cerveau, l’Institut Imagine, l’Institut de la Vision et l’Institut Pasteur sont des centres de recherche applicative de dimension internationale. Labellisés Instituts Carnot du fait de leur expertise dans la collaboration industrielle et la maturation de projets, les trois premiers sont également Institut Hospitalo-Universitaire (IHU).

En cohérence et interaction avec cet écosystème, le programme Medtech Generator & Accelerator se focalise sur les domaines couverts par ses partenaires que sont les maladies neurologiques et les maladies génétiques/rares dont le fort potentiel est à révéler, offrant ainsi aux startups un accès privilégié à plus de          1 800 experts scientifiques/médicaux sur ce secteur et 60 plateformes technologiques dédiées, ainsi qu’un vaste réseau d’alumni.

Optimiser l’essor des startups grâce à un programme novateur

Ciblé sur l’utilisation des technologies médicales (Medtech) pour les maladies neurologiques et les maladies génétiques/rares, ce programme sur 2 ans va déployer des outils allant de la formation initiale jusqu’à la réalisation accélérée de preuves de concept cliniques.

Le programme MGA s’organise autour de 5 piliers d’action pour accélérer la création de nouvelles startups et leur développement. Chaque pilier est organisé en 3 niveaux répondant aux différents besoins des entrepreneurs et startups en fonction de leur maturité (hors Levier 1 dédié à l’entrepreneuriat) et besoins immédiats. Il débutera en septembre 2021.

Pilier 1 : Formation à l’entrepreneuriat. Ce pilier offre un accompagnement nouveau en articulant et en optimisant des outils de formation déjà éprouvés dans les Instituts du consortium : programme flash (Brain to Market Summer School), formation longue immersive (Bioentrepreneurs Launchpad), matchmaking de constitution d’équipe entrepreneuriale (Team-up for startup). Une plateforme de e-learning permettra également d’accéder au contenu des formations présentées, de créer une bibliothèque de ressources et d’augmenter la flexibilité d’accès et leur diffusion.

Pilier 2 : Accès aux financements et marchés européens. Cette offre totalement nouvelle s’appuyant sur les grants offices des instituts permettra de développer les capacités des entrepreneurs à obtenir des financements européens et les formera aux spécificités des marchés européens (premiers ciblés par les medtech françaises).

Pilier 3 : Accompagnement UX/UI. Des cycles itératifs d’innovation participative seront organisés, en milieu hospitalier et avec le support de structures de prototypage, pour garantir l’acceptabilité finale des solutions.

Pilier 4 : Stratégie clinique et réglementaire. Dès le début du projet et jusqu’à son passage en essai clinique, différents soutiens seront offerts pour optimiser le choix des indications thérapeutiques, comprendre le workflow clinique et identifier les barrières réglementaires en amont.

Pilier 5 : Levée des barrières technologiques. Les entrepreneurs seront guidés vers le processus d’industrialisation de leurs produits, en respectant le cadre exigeant du domaine des technologies médicales.

Levées de fonds, développement de nouveaux brevets et montée en compétence attendus

L’ensemble des outils mutualisés dans le cadre du programme Medtech Generator & Accelerator (MGA) vise à accélérer le développement des startups medtech, à élever leur niveau de preuve (marché, scientifique, clinique et technologique) à travers un accompagnement facilitant le dérisquage des projets et l’augmentation de leur crédibilité pour les financeurs.

D’ici à 2026, les startups accompagnées pourraient lever collectivement plus de 250 millions d’euros et créer au moins 500 emplois directs. La force de l’accompagnement sectoriel proposé par le programme MGA devrait par ailleurs doubler le taux de réussite de ces entreprises, tel que mesuré par leurs levées de fonds et la montée en « Technology Readiness Level » (TRL) – ou niveau de maturité – de leurs produits.

De plus, la proximité avec l’écosystème de recherche et de soins des porteurs du projet va accélérer le développement de nouveaux brevets. Sur la base de l’activité des startups de cet écosystème, 280 à 300 nouveaux brevets seront déposés par les startups bénéficiant du projet MGA à horizon 2026.

Enfin, grâce au déploiement des formations (présentielles et e-learning), ce programme renforcera activement les compétences des entrepreneurs mais aussi celles des porteurs de projets avec pour objectif d’accompagner la création d’une quarantaine de nouvelles startups deeptech sur les 5 prochaines années.

Plus d’informations sur le programme Medtech Generator & Accelerator :

Lea Mekies – lea.mekies@icm-institute.org

Avec le soutien de la Bpifrance

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Mise en évidence du rôle majeur des mutations du gène PIK3CA dans les cavernomes sporadiques https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/du-role-majeur-des-mutations-du-gene-pik3ca-dans-les-cavernomes-sporadiques/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/du-role-majeur-des-mutations-du-gene-pik3ca-dans-les-cavernomes-sporadiques/#respond Fri, 10 Sep 2021 15:47:37 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21830 Des équipes de l’Inserm, du CNRS, de l’AP-HP et de Sorbonne Université, regroupées au sein de l’Institut du Cerveau à l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et En savoir plus ]]> Des équipes de l’Inserm, du CNRS, de l’AP-HP et de Sorbonne Université, regroupées au sein de l’Institut du Cerveau à l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et coordonnées par le Dr Matthieu Peyre et le Pr Michel Kalamarides, ont étudié la présence des mutations du gènes PIK3CA dans les cavernomes. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication le 09 septembre 2021 dans le New England Journal of Medicine.

 

 

Les cavernomes sont des malformations vasculaires cérébrales à bas débit qui se composent de cavités capillaires anormalement élargies sans parenchyme cérébral intermédiaire ; cette affection touche 1 personne sur 200 à 250. Bien qu’elles se caractérisent principalement par des saignements infracliniques, les cavernomes peuvent entraîner des crises d’épilepsie et des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques avec des complications neurologiques importantes, en particulier lorsqu’ils sont localisés dans le tronc cérébral.

Les cavernomes peuvent survenir de manière isolée ou dans le cadre d’une maladie génétique familiale. Les mutations survenant dans un contexte familial concernent dans 80% des cas les gènes CCM. La génétique des cavernomes sporadiques, qui représentent jusqu’à 90% des cas, est en revanche mal connue.

Dans le but d’étudier la tumorigenèse méningée et les méningiomes (la tumeur la plus fréquente du système nerveux central dont ils sont des experts), le Dr Peyre et le Pr Kalamarides ont généré deux nouveaux modèles murins génétiquement modifiés de méningiomes par mutation activatrice des gènes PIK3CA et AKT1 dans la voie PI3K-AKT-mTOR.

L’observation inattendue de cavernomes typiques identiques aux lésions humaines les a incités à étudier l’implication possible des mutations PIK3CA et AKT1 dans les cavernomes sporadiques humains. Ils ont identifié 39% de mutations du gène PIK3CA dans une série de 88 cavernomes sporadiques. Par ailleurs, leurs résultats jettent une nouvelle lumière sur la cellule d’origine potentielle des malformations caverneuses cérébrales qui était jusqu’à présent considérée comme étant de lignée endothéliale. Ils ont en effet montré que ce sont en fait les péricytes PGDS-positifs qui sont dans leurs modèles à l’origine des cavernomes par désorganisation de l’unité neurovasculaire.

Leurs résultats peuvent permettre de mieux comprendre la biologie des malformations caverneuses cérébrales sporadiques en mettant en évidence le rôle majeur des mutations de PIK3CA dans ces dernières, plutôt que celui des gènes CCM, initialement considérés comme prédominants.

Ce résultat, qui a été corroboré par un modèle préclinique, ouvre de nouvelles perspectives, encore à valider, pour le développement de thérapies ciblées pour le traitement des cavernomes sporadiques humains mutés PIK3CA qui sont réfractaires à la chirurgie et à la radiothérapie ou à la radiochirurgie et entraînent des complications fréquentes. Les inhibiteurs de PIK3CA ont en effet donné des résultats prometteurs chez les patients atteints du syndrome de CLOVES (syndrome d’hypercroissance lié à PIK3CA) ainsi que chez les patients atteints d’un large éventail de tumeurs.

 

Référence : Matthieu Peyre, Danielle Miyagishima, Franck Bielle, Françoise Chapon, Michael Sierant, Quitterie Venot, Julie Lerond, Pauline Marijon, Samiya Abi-Jaoude, Tuan Le Van, Karim Labreche, Richard Houlston, Maxime Faisant, Stéphane Clémenceau, Anne-Laure Boch, Aurelien Nouet, Alexandre Carpentier, Julien Boetto, Angeliki Louvi,Michel Kalamarides, New England Journal of Medicine.

 

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Découverte d’un nouveau mode de communication des cellules de notre cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decouverte-nouveau-mode-de-communication-cellules-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decouverte-nouveau-mode-de-communication-cellules-cerveau/#respond Thu, 09 Sep 2021 09:30:30 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21794 Le cerveau révèle petit à petit les mystères de son fonctionnement. Outre l’étude des neurones, les chercheurs s’intéressent de plus en plus au rôle d’autres En savoir plus ]]> Le cerveau révèle petit à petit les mystères de son fonctionnement. Outre l’étude des neurones, les chercheurs s’intéressent de plus en plus au rôle d’autres types de cellules du système nerveux qui aident les neurones dans leurs tâches quotidiennes. Une étude conduite par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’AP-HP et de Sorbonne Université, regroupés au sein de l’Institut du Cerveau à l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, montre pour la première fois une interaction entre les neurones et les microglies, des cellules immunitaires présentes dans le cerveau. Ce mode de communication jusqu’alors inconnu pourrait être clé pour mieux comprendre les mécanismes de réparation du cerveau ainsi que des pathologies comme la sclérose en plaques. Les résultats font l’objet d’une publication dans la revue Nature Communications.

Dans notre système nerveux, la transmission de l’influx nerveux (messages nerveux) se fait par le biais des prolongements des neurones, les axones, entourés d’une gaine isolante appelée myéline. Les nœuds de Ranvier, de petits domaines intercalés entre les segments de myéline sont indispensables pour la diffusion rapide de l’information, mais ils sont aussi une plaque tournante d’interactions cellulaires dans le cerveau.

 

 

Des études antérieures avaient déjà montré que certains types de cellules du cerveau, comme les oligodendrocytes et les astrocytes, formaient des contacts avec les neurones au niveau de ces nœuds de Ranvier. En revanche, les interactions avec un autre type de cellules essentiel du cerveau, les microglies, n’avait pas été explorées. Ces cellules immunitaires jouent pourtant un rôle clé de protection du cerveau ainsi que dans des processus régénératifs comme la remyélinisation, la reformation de la gaine de myéline, qui est atteinte dans des pathologies comme la sclérose en plaques.

Une étude conduite à l’Institut du Cerveau par la chercheuse Inserm Anne Desmazières et ses collègues Rémi Ronzano et Thomas Roux dans l’équipe de Catherine Lubetzki (AP-HP/Sorbonne Université) montre pour la première fois que des contacts et une communication existent entre les neurones et les cellules microgliales au niveau des nœuds de Ranvier.

Grâce à des études menées sur des modèles murins ex-vivo (cultures tissulaires) et in-vivo, notamment par des approches d’imagerie en temps réel permettant d’observer la dynamique de ces contacts, mais également sur du tissu humain, les chercheurs ont révélé une interaction particulièrement stable entre ces deux types de cellules, et un dialogue renforcé dans un contexte de régénération de la myéline. Ils ont également identifié les mécanismes sous-jacents à ce dialogue. C’est l’activité neuronale qui est le médiateur de l’interaction et la renforce. Les microglies sont capables de « lire » l’information qui arrive au niveau des nœuds de Ranvier sous la forme de signal ionique, modulant ainsi leur état et leur interaction avec le neurone. Une altération de ce signal ionique peut maintenir les microglies dans un état pro-inflammatoire, les empêchant de jouer leur rôle pro-régénératif et pro-remyélinisant.

Dans le cas de la sclérose en plaques, cette découverte ouvre plusieurs pistes de recherche pour mieux comprendre la pathologie, notamment celle de l’impact des signaux inflammatoires existant dans cette maladie sur le dialogue neurone-microglie et le potentiel pro-remyélinisant de la microglie. La découverte de ce dialogue est d’autant plus intéressante que des thérapies à l’essai dans la sclérose en plaques tentent aujourd’hui d’agir sur la physiologie de ces microglies afin de favoriser leur caractère pro-régénératif.

Ce nouveau mode de communication mis en évidence pose aussi la question de l’impact de l’activité neuronale sur le comportement des microglies. En effet de nombreuses pathologies neurologiques, dont l’épilepsie, sont associées à des altérations de l’activité des neurones, et les conséquences de cette altération sur les cellules microgliales sont encore à ce jour inconnues.

Source

Microglia-neuron interaction at nodes of Ranvier depends on neuronal activity through potassium release and contributes to remyelination. Ronzano R, Roux T, Thetiot M, Aigrot MS, Richard L, Lejeune FX, Mazuir E, Vallat JM, Lubetzki C, Desmazières A.Nat Commun. 2021 Sep 1

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Tour Auto Optic 2000 – le pilote Pierre Morel réitère son engagement auprès de l’Institut https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/tour-auto-optic-2000/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/tour-auto-optic-2000/#respond Tue, 31 Aug 2021 11:31:05 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21781 Dans le cadre du Tour Auto 2021, le pilote Pierre Morel réitère son engagement aux cotés de l'Institut du Cerveau. Fidèle donateur depuis 5 ans,  il met une fois de En savoir plus ]]> Dans le cadre du Tour Auto 2021, le pilote Pierre Morel réitère son engagement aux cotés de l’Institut du Cerveau. Fidèle donateur depuis 5 ans,  il met une fois de plus sa passion automobile au service de la recherche sur les maladies neurologiques.

Pierre Morel passionné de voitures ayant été lui-même confronté à des « parcours de soins » dont l’une des pathologies qui comporte des chirurgies, poursuit son projet pour l’Institut du Cerveau par cette 5ème participation au Tour Auto. Son défi est de donner de l’espoir à ceux qui connaissent son sort. Il veut profiter de cette médiatisation pour soutenir les personnes souffrant de l’une des diverses pathologies cérébrales en étant leur « porte drapeau ».

Pierre confie : « Je veux promouvoir la Recherche pour le cerveau et porter tout haut les couleurs de l’Institut du Cerveau, fleuron et symbole Français en la matière. Je souhaite transmettre beaucoup d’espoir aux patients et à leurs familles tout en soulignant les paradoxes vécus lors de mes parcours hospitaliers. »

Le Tour Auto Optic 2000 commence au sein d’un tout nouvel écrin : celui du Grand-Palais Éphémère sur le Champ-de-Mars à Paris.

L’ensemble des concurrents partent durant 5 jours à la conquête de 4 circuits (Dijon-Prenois, Bresse, Lédenon et Paul-Ricard) et 10 épreuves spéciales sur routes fermées. Un itinéraire qui mène la caravane vers l’Est de la France (Beaune, Aix-les-Bains) avant de terminer sa course dans le sud (Valence, Nîmes, Nice).

Véhicule : CHEVROLET Corvette C3 1969

Pilote : Pierre MOREL

Co-pilote : Quentin BILLET

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Neurobike, un incroyable défi lancé contre la SLA ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/neurobike-incroyable-defi-lance-contre-sla/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/neurobike-incroyable-defi-lance-contre-sla/#respond Fri, 13 Aug 2021 13:18:15 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21741 Michael Craig Gradwell est un homme de défi ! Atteint par une sclérose latérale amyotrophique (SLA) - plus connue sous le nom de maladie de Charcot - diagnostiquée il En savoir plus ]]> Michael Craig Gradwell est un homme de défi ! Atteint par une sclérose latérale amyotrophique (SLA) – plus connue sous le nom de maladie de Charcot – diagnostiquée il y a un an et demi, ce dernier a décidé de se lancer à bientôt 75 ans dans un incroyable défi au profit des recherches de l’Institut du Cerveau.

En effet, n’ayant pu prendre part à un programme de recherche dédié, Michael Craig Gradwell a imaginé se battre pour l’avenir d’une autre manière. Même si la maladie l’empêche aujourd’hui de parler, il peut encore faire du vélo.  C’est ainsi qu’en tant que cycliste urbain (assidu qu’à partir des confinements du Covid) que Michael va tenter de relier Donaueschingen en Allemagne à Constanza sur la Mer Noir le long du Danube (soit plus de 2800 km !) pour collecter des fonds et sensibiliser le public à la SLA.

A l’approche du départ, le 1er septembre prochain, Michael Craig Gradwell plus motivé que jamais, lance un appel aux personnes atteintes de SLA et leur entourage qui souhaiteraient se joindre à lui ! « Plus on est de fous, plus on rit » comme il le dit !

« Nous verrons ce que demain nous réserve. Au bout du chemin, je serai probablement une personne très différente. » Michael Craig Gradwell

Au nom de l’ensemble du personnel de l’Institut du cerveau, nous remercions chaleureusement Michael Craig Gradwell pour son engagement et l’assurons de notre soutien moral indéfectible dans cette lutte empreinte de sens et de courage contre cette maladie.

Nous vous tiendrons bien évidemment régulièrement informés de son aventure.

Pour rejoindre l’aventure et/ou suivre au jour le jour Craig Gradwell :

https://www.facebook.com/Neurobikedownthedanube/

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Dégénérescences fronto-temporales et variant logopénique de l’aphasie primaire progressive https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/degenerescences-fronto-temporales-aphasie-primaire-progressive/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/degenerescences-fronto-temporales-aphasie-primaire-progressive/#respond Tue, 20 Jul 2021 11:51:00 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21676 Une étude publiée dans le journal Neurology, conduite par Dario Saracino, Isabelle Le Ber (AP-HP) et leurs collaborateurs, met en évidence l’importance de tester les En savoir plus ]]> Une étude publiée dans le journal Neurology, conduite par Dario Saracino, Isabelle Le Ber (AP-HP) et leurs collaborateurs, met en évidence l’importance de tester les mutations d’un gène particulier, le gène de la progranuline (GRN), afin de distinguer les aphasies primaires progressives associées à la maladie d’Alzheimer de celles issues d’une dégénérescence fronto-temporale.

Les dégénérescences fronto-temporales (DFT) sont des pathologies particulièrement hétérogènes dont le diagnostic est difficile. Elles prennent des formes différentes qui semblent parfois très éloignées mais qui peuvent appartenir aux mêmes causes génétiques, comme les mutations du gène de la progranuline (GRN). Ces dernières se manifestent habituellement par une variante comportementale de DFT, se caractérisant par des troubles du comportement et des conduites sociales.

« Identifier les mutations génétiques associées aux DFT est capital. Ces maladies n’ont aujourd’hui pas de traitement efficace. L’étude des formes génétiques majeures de ces maladies ouvre la voie à une meilleure compréhension des processus pathologiques sous-jacents et à la possibilité d’intervenir sur ceux-ci par des thérapies innovantes lorsqu’elles seront disponibles. » explique Dario Saracino, neurologue et premier auteur de l’étude.

Plus rarement, les DFT peuvent s’exprimer comme des aphasies primaires progressives (APP), avec une atteinte progressive du langage. Les APP se distinguent en trois variantes :

  • Non fluente, avec des difficultés à produire ou comprendre des phrases complexes sur le plan syntactique, ainsi que des troubles de l’articulation du langage ;
  • Sémantique, avec une perte de la signification des mots ;
  • Logopénique, où l’élément principal est le manque du mot.

Les variantes non-fluentes et sémantiques sont clairement associées aux dégénérescences fronto-temporales, ce qui est confirmé par les analyses neuropathologiques dans le cerveau des patients.

Au contraire, la forme logopénique est dans 75 à 85% des cas associée à des lésions de la maladie Alzheimer, avec la présence de plaques amyloïdes et de dégénérescence neurofibrillaire, comme le montrent les études neuropathologiques, ou reposant sur l’analyse des biomarqueurs dans le LCR ou l’imagerie TEP amyloide (PiB). Pourtant, il a récemment été montré que 15 à 20% des patients présentant une aphasie primaire progressive logopénique n’ont pas de lésions typiques de maladie d’Alzheimer (formes dites « amyloïde-négatives »). La ou les causes de ces formes amyloïde-négatives demeurent inconnues.

L’étude conduite par Dario Saracino, Isabelle Le Ber (AP-HP) et leurs collaborateurs, est issue d’un travail multicentrique prospectif qui a débuté il y a plus de 20 ans, réunissant les principaux centres experts des DFT en France, collaborant dans le cadre du Réseau national de recherche sur les DFT. Près de 2 000 patients ont été recensés et un grand nombre de données cliniques, génétiques et d’imagerie ont été collectées par ce réseau. Cette cohorte importante a permis d’étudier une série conséquente de patients atteints d’une APP et porteurs de mutation du gène GRN, pour tirer de plus larges conclusions sur cette forme rare de DFT.

« Aujourd’hui, la recherche sur ces formes de DFT n’a produit que des rapports de cas uniques ou de petite cohorte, qui ne fournissaient pas d’informations cliniquement utilisables, c’est-à-dire les caractéristiques qui face à un patient présentant une aphasie primaire progressive, amenaient à tester des gènes, comme par exemple le gène GRN. » poursuit Dario Saracino.

Les chercheurs ont montré que la forme la plus fréquente chez ces patients avec APP liée à une mutation du gène GRN était la forme logopénique. « Les profils d’imagerie des patients atteints d’une APP logopénique associée à une maladie d’Alzheimer ou à une mutation GRN sont comparables. Cela souligne l’importance de caractériser le profil linguistique de ces patients pour cibler cette forme génétique, une fois la maladie d’Alzheimer écartée. » précise le clinicien-chercheur. L’étude a également permis d’éclaircir les caractéristiques-clés des autres variantes d’APP associées aux mutations de GRN, en particulier les formes non fluentes et mixtes.

Ces découvertes élargissent le spectre clinique associé aux mutations de GRN. Elles permettent de proposer une analyse diagnostique aux patients avec APP logopénique non-amyloïde, et un conseil génétique aux familles de ces patients, ainsi que de les orienter vers des protocoles observationnels et thérapeutiques. Compte tenu des traitements imminents et à venir, il est plus important que jamais de distinguer les APP dues à une mutation du gène GRN de celles liées à la maladie d’Alzheimer.

Source

Primary Progressive Aphasia Associated With GRN Mutations: New Insights Into the Nonamyloid Logopenic Variant. Saracino D, Ferrieux S, Noguès-Lassiaille M, Houot M, Funkiewiez A, Sellami L, Deramecourt V, Pasquier F, Couratier P, Pariente J, Géraudie A, Epelbaum S, Wallon D, Hannequin D, Martinaud O, Clot F, Camuzat A, Bottani S, Rinaldi D, Auriacombe S, Sarazin M, Didic M, Boutoleau-Bretonnière C, Thauvin-Robinet C, Lagarde J, Roué-Jagot C, Sellal F, Gabelle A, Etcharry-Bouyx F, Morin A, Coppola C, Levy R, Dubois B, Brice A, Colliot O, Gorno-Tempini ML, Teichmann M, Migliaccio R, Le Ber I; French Research Network on FTD/FTD-ALS.Neurology. 2021 Jul 6;97(1):e88-e102.

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7ÈME ÉDITION DE LA SUMMER SCHOOL « BRAIN TO MARKET » https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/brain-to-market-summer-school-2021/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/brain-to-market-summer-school-2021/#respond Fri, 16 Jul 2021 12:15:09 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21660 La Summer School « Brain to market », organisée par l’Institut du Cerveau et le Collège des ingénieurs, aura lieu du 6 au 10 septembre 2021

Pendant une semaine, des En savoir plus ]]> La Summer School « Brain to market », organisée par l’Institut du Cerveau et le Collège des ingénieurs, aura lieu du 6 au 10 septembre 2021

Pendant une semaine, des travaux de groupe pluridisciplinaires réunissant étudiants internationaux, diplômés, hommes d’affaires, gestionnaires, ingénieurs, concepteurs et développeurs suivront une série de conférences données par des experts scientifiques et des entrepreneurs. Cette rencontre entre la science  et le business permettra de créer des concepts innovants et de proposer des solutions nouvelles aux patients et aux systèmes de santé.

L’édition 2021 est consacrée à la psychiatrie adulte, avec un focus sur l’anxiété et l’addiction. Un panel d’expert accompagnera les participants jusqu’au jury final.

Programme Medtech Generator et Accelerator

L’édition 2021 de la Summer School sera également ouverte aux participants du programme Medtech Generator & Accelerator (MGA), lauréat du 2ème appel à projet SIA de la Bpifrance. Lancé début septembre 2021, ce programme unique développé par l’Institut du Cerveau, l’Institut Imagine, l’Institut Pasteur et l’Institut de la Vision, vise à accompagner et à accélérer le développement de startups Medtech dédiées aux neurosciences.

Informations pratiques :

  • Dates : 6 au 10 septembre 2021
  • Lieu : Institut du Cerveau, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47 Boulevard de l’Hôpital, 75013
  • Pour plus d’informations :

Profil des participants :

50 places disponibles pour les profils suivants :

Chercheurs, cliniciens, cadres, ingénieurs et concepteurs qui souhaitent en savoir plus sur les aspects scientifiques ou commerciaux.

 

Expertise représentée :

1) Recherche et enseignement supérieur

L’Institut du Cerveau

Sorbonne Université

Collège des Ingénieurs

 

2) Soins de santé et défense des patients

Assistance Publique Hôpital de Paris (APHP/Groupe hospitalier de la région parisienne)

Associations de patients spécialisées dans la toxicomanie ou les maladies mentales

 

3) Industrie

Incubateur iPEPS

Partenaires divers : (Industrie pharmaceutique, startups, spécialiste du capital risque)

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LES iCRIN, UNE PASSERELLE EXCEPTIONNELLE ENTRE RECHERCHE ET SOIN https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/icrin-passerelle-recherche-soin/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/icrin-passerelle-recherche-soin/#respond Tue, 13 Jul 2021 09:51:03 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21642 Rapprocher la recherche fondamentale et la recherche clinique fait partie intégrante du modèle de l’Institut du Cerveau. De nombreux projets liant ces deux domaines En savoir plus ]]> Rapprocher la recherche fondamentale et la recherche clinique fait partie intégrante du modèle de l’Institut du Cerveau. De nombreux projets liant ces deux domaines sont menés à l’Institut.

Parmi eux, les iCRIN – infrastructures de recherche clinique de l’Institut du Cerveau – lancées en 2019, sont l’une des expressions les plus pertinentes et prometteuses de cette volonté de l’Institut de poursuivre la structuration de la recherche clinique au plus près des patients.

AVC, maladie d’Alzheimer, neurogénétique, traumatismes crâniens, neuro-oncologie, psychiatrie… Organisées autour de 13 thématiques-clés explorant tous les champs du combat contre les maladies du cerveau, les iCRIN visent à développer les interactions entre les équipes de recherche de l’Institut du Cerveau et celles du Département Médico-Universitaire (DMU) de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, et ce, afin de soutenir de nombreux projets de recherche clinique innovants dans les services de soins.

Retrouvez la présentation des 13 iCRIN de l’Institut sur cette page.

Trois exemples de projets très prometteurs conduits au sein de ces infrastructures

Traiter les tremblements liés à la maladie de Parkinson pour permettre aux patients de retrouver leur autonomie

La maladie de Parkinson se caractérise par la disparition des neurotransmetteurs essentiels au contrôle des mouvements du corps. Elle entraîne progressivement une invalidité et une perte d’autonomie chez les patients.

Les objectifs de l’Institut du Cerveau, avec l’équipe d’Olga Corti (Inserm) et du Pr Jean-Christophe Corvol (AP-HP. Sorbonne Université) travaillant sur la physiopathologie moléculaire de la maladie de Parkinson et l’équipe des Prs Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy (AP-HP. Sorbonne Université), sur les pathologies du mouvement, en lien avec le personnel médical et paramédical de l’unité Parkinson du service de neurologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, sont :

  • Identifier les marqueurs biologiques, génétiques, cliniques ou d’imagerie de la sévérité de la maladie ainsi que de la réponse aux traitements (pour diagnostiquer plus tôt et inclure les patients dans des essais thérapeutiques adaptés) ;
  • Mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques qui contrôlent les troubles moteurs et comportementaux des patients atteints de maladies du mouvement.

ZOOM SUR LE PROJET ULTRABRAIN

Ces travaux, alliant soins et technologie, visent à valider une nouvelle approche thérapeutique pour traiter les tremblements essentiels (pathologie associée à la maladie de Parkinson) en recourant à l’ablation d’une zone cérébrale localisée grâce à la neuromodulation par ultrasons. Grâce au transfert technologique opéré par l’Institut du Cerveau et son partenaire le laboratoire Physique pour la Médecine Paris (Inserm, ESPCI Paris, CNRS, PSL Research University), en collaboration avec la société Insightec, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière permettra de proposer ce traitement révolutionnaire pour la 1re fois. Actuellement en phase 2, cet essai clinique en cours permet aux patients de bénéficier d’un traitement moins invasif que la stimulation cérébrale profonde et de limiter le handicap lié aux tremblements.

Diagnostiquer précocement la sclérose latérale amyotrophique (SLA) pour limiter les dommages irréversibles chez les patients

Aussi appelée maladie de Charcot, la sclérose latérale amyotrophique est une pathologie du vieillissement des neurones moteurs d’évolution très rapide, qui conduit une paralysie progressive de tous les muscles des membres et du tronc, une perte de la parole, de la déglutition et une insuffisance respiratoire.

Les objectifs de l’Institut du Cerveau, avec en lien avec Le personnel médical et l’équipe multidisciplinaire du Centre de Référence SLA de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, un des centres les plus importants d’Europe en termes de patients suivis, coordonné par le Dr François Salachas (AP-HP), sont :

  • Identifier les marqueurs biologiques, génétiques, cliniques ou d’imagerie, de la sévérité et de la progression de la maladie afin d’élucider son déclenchement et sa progression ;
  • Comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la mort neuronale, de façon à trouver de nouvelles voies thérapeutiques.

ZOOM SUR LE PROJET PULSE

Le projet consiste à doser des neurofilaments dans le sérum des patients au début de la maladie. Il s’agit du premier marqueur biologique qui pourrait, de façon fiable, confirmer précocement le diagnostic de la SLA et préciser son pronostic. Le diagnostic précoce permet d’intervenir très tôt, pour arrêter efficacement les dommages irréversibles du processus neurodégénératif. A terme, ce marqueur pourrait détecter la maladie avant qu’elle ne se déclenche (sujets présymptomatiques), pour prévenir l’apparition des symptômes.

Comprendre les pathologies de la colonne vertébrale pour améliorer la qualité de vie des patients

La scoliose est une déformation tri-dimensionnelle de la colonne vertébrale responsable dans les stades sévères d’insuffisance respiratoire, de douleurs dorsales et d’atteinte des nerfs moteurs des membres inférieurs.

Les objectifs de l’Institut du Cerveau, avec l’équipe « Signalisation sensorielle spinale » dirigée par Claire Wyart (Inserm), en lien avec le personnel médical et paramédical du service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et le Dr Serge Zakine (AP-HP), chirurgien orthopédiste et co-investigateur principal de l’étude sont :

  • Identifier les gènes et les conséquences physiologiques de leurs mutations dans les scolioses idiopathiques familiales.
  • Suivre les patients avant et après une chirurgie de la colonne vertébrale.
  • Développer des études prospectives d’analyse de la relation entre les neurosciences et la chirurgie.

ZOOM SUR LE PROJET SCOGEN

Les équipes s’attachent d’une part à séquencer l’ADN de 20 familles afin d’identifier des mutations génétiques dans les scolioses familiales, et d’autre part, à étudier un modèle de poisson-zèbre, porteur des mutations des gènes candidats afin de comprendre comment ils peuvent influencer le développement de la colonne vertébrale et la locomotion. Ce projet pourrait, dans de courts délais, permettre aux patients de bénéficier de solutions diagnostiques et pronostiques innovantes permettant d’adapter à chaque patient le traitement des scolioses, avant qu’elles atteignent un stade d’évolution irréversible.

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Le professeur Gerard Saillant reçoit une distinction du Lions Club à l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/professeur-gerard-saillant-recoit-distinction-lions-club-a-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/professeur-gerard-saillant-recoit-distinction-lions-club-a-linstitut-cerveau/#respond Mon, 12 Jul 2021 12:14:24 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21632 Jeudi 8 juillet 2021 à l’Institut du Cerveau, Mr Philippe Meignan, Immediat Past gouverneur du Lions Club district IIe-de-France Est, a remis la distinction « Melvin En savoir plus ]]> Jeudi 8 juillet 2021 à l’Institut du Cerveau, Mr Philippe Meignan, Immediat Past gouverneur du Lions Club district IIe-de-France Est, a remis la distinction « Melvin Jones Fellow » au Pr Gerard Saillant, président de l’Institut du Cerveau. Cet événement a eu lieu en présence du gouverneur du Lions Club district 103, Mr Yves Brousseau du premier vice-gouverneur Mr Philippe Guillemenot, du deuxième vice gouverneur Serge Oréal, et du professeur Alexis Brice directeur général de l’Institut du Cerveau.

La distinction Melvin Jones Fellow est nommée d’après le fondateur de l’association philanthropique Lions Club, afin d’honorer sa mémoire et de récompenser l’implication de ses membres et de ses sympathisants.

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Braincast #7 : Alzheimer : les thérapies du futur avec Stéphane Epelbaum https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/braincast-7-therapies-alzheimer-stephane-epelbaum/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/braincast-7-therapies-alzheimer-stephane-epelbaum/#respond Tue, 06 Jul 2021 08:57:56 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21609 Depuis 30 ans, on attend un vrai traitement pour la maladie d'Alzheimer. Quand ce moment arrivera-t-il ?  Peut-être bientôt, nous explique Stéphane Epelbaum dans ce En savoir plus ]]> Depuis 30 ans, on attend un vrai traitement pour la maladie d’Alzheimer. Quand ce moment arrivera-t-il ?  Peut-être bientôt, nous explique Stéphane Epelbaum dans ce nouvel épisode de Braincast.

Nous sommes en effet à un tournant. Les outils de diagnostic précoce – jeux vidéo cognitifs, notamment, mais aussi marqueurs sanguins – bouleversent notre capacité de détection de la maladie, pendant que de nouveaux médicaments voient le jour. En premier lieu, des anticorps capables d’éliminer les substances toxiques de la maladie. Une fois ces approches validées dans les essais cliniques, c’est une nouvelle ère qui pourrait s’ouvrir. En avant-première dans Braincast, avec Cerveau & Psycho et l’Institut du cerveau.

Braincast, un podcast réalisé en partenariat avec l’Institut du cerveau.

Ce podcast est le rendez-vous de tous ceux qui s’intéressent à l’essor actuel des sciences du cerveau qui transforme notre société, et qui explique d’une façon nouvelle nos comportements, nos pensées, nos émotions, nos désirs… Régulièrement, ce podcast emmènera l’auditeur dans une conversation avec un chercheur qui a marqué sa discipline, pour revenir sur sa vie, son parcours, ce qui l’a passionné dans le monde des neurosciences. Durant ces 30 à 45 minutes, nous évoquerons les grandes découvertes et les émotions qui l’ont accompagné. Les regrets aussi, les failles qu’il reste à combler pour avancer sur le chemin des thérapies et de la connaissance. Ce moment privilégié, axé sur l’homme ou sur la femme dans leur dimension humaine et sur les fondements de la recherche en neurosciences, vont ouvrir pour l’auditeur des fenêtres sur le fonctionnement de son propre cerveau.

Un contenu initialement publié par  Cerveau & Psycho

 

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ARTE Éducation et l’Institut du Cerveau signent un partenariat pour sensibiliser les jeunes aux neurosciences https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/partenariat-arte-education-institut-du-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/partenariat-arte-education-institut-du-cerveau/#respond Mon, 05 Jul 2021 13:46:03 +0000 Ines Haddad https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21600 ARTE Éducation et l’Institut du Cerveau, centre de recherche international sur les maladies neurologiques et psychiatriques situé au cœur de l’hôpital de la En savoir plus ]]> ARTE Éducation et l’Institut du Cerveau, centre de recherche international sur les maladies neurologiques et psychiatriques situé au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, ont signé un partenariat éducatif pour sensibiliser les lycéens aux neurosciences.

Tout au long de l’année scolaire 2021-2022, plusieurs actions seront menées sur Educ’ARTE, l’offre numérique de la chaîne pour les collèges et lycées. Des documentaires et magazines phares d’ARTE, en lien avec le cerveau, seront mis à l’honneur sur la plateforme. Comme pour l’ensemble des contenus d’Educ’ARTE, enseignants et élèves pourront les visionner en classe ou à la maison et se les approprier grâce à des outils interactifs. Avec l’aide du Comité pédagogique d’Educ’ARTE, du matériel pédagogique sera mis à disposition des enseignants pour les aider à traiter ce sujet dans plusieurs disciplines, en lien avec les programmes scolaires. Un projet pédagogique autour des neurosciences, réalisé avec l’appui scientifique de l’Institut du Cerveau, sera mené dans dix classes volontaires, sur tout le territoire français. Tous ces contenus seront accessibles aux 2200 établissements abonnés à Educ’ARTE en France, en Europe et dans les établissements français à l’étranger.

Ce partenariat permettra également de faire connaître et d’encourager les collégiens et lycéens de toute la France à participer au concours international de neurosciences, Brain Bee. Depuis 2019, l’Institut du Cerveau organise le concours national France Brain Bee avec pour mission d’aider les plus jeunes à se familiariser avec le cerveau et ses fonctions, de les informer sur les carrières en neurosciences et de dissiper les idées fausses sur les maladies du cerveau. L’édition 2022 du concours international se déroulera pour la première fois en France à Paris. L’Institut du Cerveau, en collaboration avec la FENS (Federation of European Neuroscience Societies) aura l’honneur d’être co-hôte de ce prestigieux évènement.

Avec ce partenariat, l’Institut du Cerveau, dont l’objectif premier est de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et d’accélérer la mise au point de traitements pour les maladies du système nerveux, poursuivra ainsi son investissement pour l’enseignement aux neurosciences au travers de son organisme de formation, Open Brain School. Pour sa part, ARTE Éducation poursuit le développement d’Educ’ARTE comme ressource de référence pour favoriser l’ouverture culturelle des jeunes sur tous les sujets, y compris les domaines scientifiques.

A propos d’ARTE Education

ARTE Education est la filiale d’ARTE en charge de développer les projets éducatifs de la chaîne culturelle européenne. Elle propose aujourd’hui deux plateformes en France, en Allemagne et à l’international, disponibles sur abonnement des établissements : Educ’ARTE, pour les collèges et lycées ; ARTE Campus, pour l’enseignement supérieur et la formation des adultes.

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ATTENTION ET ONDES LENTES DU SOMMEIL https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/attention-ondes-lentes-sommeil/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/attention-ondes-lentes-sommeil/#respond Tue, 29 Jun 2021 15:25:40 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21576 L’attention nous permet d’allouer nos ressources cognitives aux signaux provenant du monde extérieur. Nous sommes en effet bombardé d’informations en permanence En savoir plus ]]> L’attention nous permet d’allouer nos ressources cognitives aux signaux provenant du monde extérieur. Nous sommes en effet bombardé d’informations en permanence et c’est grâce à notre attention que nous pouvons nous concentrer sur les signaux les plus pertinents.

Toutefois, si notre attention est une loupe extrêmement flexible, elle est limitée dans sa stabilité et nous échouons souvent à maintenir notre attention sur une activité précise. Se concentrer est d’autant plus difficile lorsque l’activité en question suscite peu d’intérêt. Des études récentes indiquent que nous passerions la moitié de notre temps éveillé à penser à autre chose que la tâche en cours. C’est ce qu’on appelle le « vagabondage de l’esprit ». Parfois, les pertes d’attention peuvent conduire à un « vide mental » et une suspension partielle du flux de pensées conscientes.

Ces pertes d’attention peuvent avoir des conséquences dramatiques immédiates (accidents du travail ou de la route) ainsi que sur le long-terme (perte de productivité, diminution des performances académiques, etc). Ces pertes d’attention sont d’autant plus fréquentes lors nous sommes fatigués, suggérant un lien entre pertes d’attention et sommeil.

Thomas ANDRILLON, chercheur INSERM dans l’équipe co-dirigée par les Prs Marie VIDAILHET et Stéphane LEHERICY « Mov’it : mouvement, investigations, thérapeutique. Mouvement normal et anormal : physiopathologie et thérapeutique expérimentale » vient de publier un article dans la prestigieuse revue scientifique Nature Communications montrant que l’apparition d’ondes lentes similaires à celles observées en phase de sommeil permettait de prédire les pertes d’attention.

Pour comprendre les mécanismes neuronaux qui sous-tendent les pertes d’attention, l’équipe a étudié le comportement, le ressenti et l’activité neuronale de participants sains (contrôles) effectuant une tâche précise.

Le protocole de l’étude comprenait des « pauses » dans l’activité ou il était demandé aux participants de décrire l’orientation de leur attention comme étant centrés sur la tâche, vagabondant ou absente.

D’autre part un enregistrement des signaux électriques du cerveau des participants par l’électroencéphalographie à haute densité, a montré que lors des pertes d’attention des participants il était possible d’enregistrer une activité neuronale caractéristique de la transition entre l’état de veille et le sommeil. Ces ondes lentes, proches de celle du sommeil, sont présentes dans les différents cas de pertes d’attention : « vagabondage » comme « vides mentaux ». En revanche, la distribution spatiale de ces ondes lentes, soit les régions cérébrales affectées, distinguent entre les différentes types de pertes d’attention.

Ces résultats suggèrent que les interruptions de l’attention ont une origine physiologique commune liée à l’émergence d’une activité locale semblable au sommeil dans un cerveau éveillé mais fatigué, et ouvrent des pistes pour l’étude des troubles de l’attention pathologiques.

Source : https://www.nature.com/articles/s41467-021-23890-7

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Les Classic Days : un soutien sans faille pour l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/classic-days-institut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/classic-days-institut-cerveau/#respond Fri, 25 Jun 2021 13:34:20 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=21598 Après une édition 2020 particulière, l’équipe des Classic Days persévère et ne baisse pas les bras pour proposer un spectacle toujours plus exceptionnel, ces 26 et En savoir plus ]]> Après une édition 2020 particulière, l’équipe des Classic Days persévère et ne baisse pas les bras pour proposer un spectacle toujours plus exceptionnel, ces 26 et 27 juin.

Au programme de cette 14ème édition, deux jours intenses en immersion dans l’univers de l’automobile ancienne avec plus de 1 500 voitures inscrites de presque 115 marques différentes, avec des sessions de roulage libres sur piste, mais aussi un rallye touristique, un village marchand sans oublier les fameuses parades et de nombreuses animations. Passion, plaisir et convivialité seront les ingrédients des Classic Days pour passer un agréable moment entre amis ou en famille.

A cette occasion, et ce depuis de nombreuses années, l’Institut du Cerveau bénéficiera du soutien fidèle des Classic Days. En effet, dimanche 27 juin, 10 euros seront reversés à l’Institut pour chaque voiture présente lors de la Parade Autosur Classic, pour soutenir les recherches sur les maladies neurologiques.

L’Institut du Cerveau tient à remercier chaleureusement toute l’équipe des Classic Days pour leur engagement.

Plus d’informations sur https://classic-days.fr

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