Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org Fri, 25 Sep 2020 13:10:15 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 Caractérisation dans l’espace et dans le temps de la neurodégénérescence de la substance noire dans la maladie de Parkinson https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/substance-noire-maladie-de-parkinson/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/substance-noire-maladie-de-parkinson/#respond Tue, 22 Sep 2020 14:32:55 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19956 L’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’Institut du Cerveau a utilisé un marqueur IRM, la neuromélanine, pour caractériser la topographie de la En savoir plus ]]> L’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’Institut du Cerveau a utilisé un marqueur IRM, la neuromélanine, pour caractériser la topographie de la dégénérescence neuronale dans la substance noire du cerveau dans la maladie de Parkinson, sa progression dans le temps et ses liens avec les symptômes cliniques. Ce marqueur pourrait être très utile dans de futurs essais cliniques afin d’évaluer l’efficacité de traitements pour ralentir la progression de la maladie.

 

La maladie de Parkinson est caractérisée par une destruction progressive de la substance noire, une région du cerveau riche en neurones dopaminergiques. Ces cellules utilisent la dopamine comme neurotransmetteur afin de communiquer entre elles et avec d’autres régions du cerveau comme le striatum, essentiel dans le contrôle des mouvements. A l’heure actuelle, des signes précurseurs comme les troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent alerter sur une possible maladie de Parkinson, mais cette maladie n’est généralement diagnostiquée que lorsque 30 à 50% des neurones dopaminergiques ont déjà disparu.

 

Les neurones dopaminergiques de la substance noire ont la particularité de contenir un pigment, la neuromélanine, qui donne son aspect sombre à cette région du cerveau. Cette dernière se lie aux molécules de fer présentes dans les cellules ce qui permet de l’étudier grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

 

Emma Biondetti, postdoctorante dans l’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’Institut du Cerveau, a cherché à suivre les changements de la neuromélanine dans les neurones dopaminergiques à différents stades de la maladie de Parkinson et leurs relations avec les symptômes des patients. Elle a pour cela étudié trois groupes de sujets composés de personnes à risque de développer la maladie car présentant des troubles du comportement en sommeil paradoxal, de patients atteints d’une maladie de Parkinson débutante ou en progression, et de sujets âgés sains.

 

Emma Biondetti a montré qu’il existait une diminution progressive de la neuromélanine avec l’avancée de la maladie ainsi qu’une réduction globale du volume de la substance noire. Les changements de la neuromélanine débutent dans les régions postérieures de la substance noire, plus particulièrement impliquées dans les fonctions motrices. Plus encore, les résultats montrent que les différents symptômes (moteurs, cognitifs et comportementaux) qui sont associés à l’atteinte de la substance noire sont observés dans des régions distinctes de cette structure. Ainsi, la région de la substance noire associée à l’évolution des symptômes moteurs est différente de celle associée aux symptômes cognitifs ou comportementaux.

 

L’ensemble de ces données confirme l’intérêt de la neuromélanine comme biomarqueur de la progression de la maladie de Parkinson et de ses symptômes. Il représente un fort intérêt pour d’évaluer l’efficacité de traitements sur la progression de la maladie lors de futurs essais cliniques.

 

 

Source

Spatiotemporal changes in substantia nigra neuromelanin content in Parkinson’s disease. Biondetti E, Gaurav R, Yahia-Cherif L, Mangone G, Pyatigorskaya N, Valabrègue R, Ewenczyk C, Hutchison M, François C, Arnulf I, Corvol JC, Vidailhet M, Lehéricy S. Brain. 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tous ensemble avec les chercheurs contre la maladie d’Alzheimer ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ensemble-chercheurs-contre-maladie-dalzheimer/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ensemble-chercheurs-contre-maladie-dalzheimer/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:05:51 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19903 A l’occasion de la journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer qui se tiendra le 21 septembre prochain, nous avons voulu axer ce numéro de Synapse autour de cette En savoir plus ]]> A l’occasion de la journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer qui se tiendra le 21 septembre prochain, nous avons voulu axer ce numéro de Synapse autour de cette pathologie.

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui touche aujourd’hui 900 000 personnes en France et représente un véritable enjeu de santé publique.

L’espoir est cependant permis car les progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie sont de plus en plus significatifs et des avancées prometteuses voient le jour.

Dans ce numéro d’août 2020, vous connaitrez les dernières avancées contre cette maladie que nos équipes ont choisi de mettre en lumière.

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Afin de recevoir Synapse directement chez vous, 4 fois par an, faites un don à l’Institut du Cerveau dès aujourd’hui.

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RICHARD MILLE RENFORCE SON ENGAGEMENT AUPRÈS DE L’INSTITUT DU CERVEAU https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/richard-mille-renforce-engagement-aupres-de-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/richard-mille-renforce-engagement-aupres-de-linstitut-cerveau/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:04:24 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19923 Richard Mille, nouveau membre du Comité de campagne de l'Institut du Cerveau, mobilise sa société et soutient les actions permettant de financer des programmes de En savoir plus ]]> Richard Mille, nouveau membre du Comité de campagne de l’Institut du Cerveau, mobilise sa société et soutient les actions permettant de financer des programmes de recherche et d’accroître la visibilité de l’Institut.

Un premier événement qui symbolise cette mobilisation : les 24 Heures du Mans

 

  • Première participation aux 24 Heures du Mans, catégorie LMP2, pour le Richard Mille Racing Team 
  • Une équipe 100 % féminine, composée de Tatiana Calderón, Sophia Floersch et Beitske Visser 
  • Une course dédiée à l’Institut du Cerveau 

Le week-end prochain, au Mans, il est possible que de nouveaux records de vitesse soient établis. Ce qui est certain en revanche, c’est que la course abolira certains clichés. Le Richard Mille Racing Team, uniquement composé de femmes pilotes, fait déjà vrombir ses moteurs en vue de sa participation à la 88e édition de la plus célèbre des courses automobiles au monde. 

(…) 

« Depuis sa création à Paris il y a une dizaine d’années, cet institut est devenu l’un des leaders parmi les centres de recherche dédiés aux maladies du cerveau et de la moelle épinière. Ces maladies concernent tout un chacun, ne serait-ce que par le nombre important de personnes touchées.
Cet institut est le deuxième plus important au monde à se consacrer à cette cause et il rassemble des chercheurs hautement qualifiés originaires des quatre coins du globe. Les liens d’amitié que j’entretiens avec le Professeur Gérard Saillant et Jean Todt (membre-fondateur de l’institut) ne font que renforcer mon engagement en faveur de cette cause, ainsi que ma volonté de la faire connaître auprès de tous les proches de notre marque. Le but est de faire en sorte que le maximum de personnes soit sensibilisé à l’existence de cet institut et de ses efforts pour traiter de nombreuses maladies cérébrales. » – Richard Mille.

 

« Je voudrais remercier chaleureusement Richard Mille pour son soutien renouvelé à l’Institut du Cerveau à l’occasion de sa première participation aux 24 Heures du Mans avec son équipe 100 % féminine. Cette compétition sportive unique en son genre incarne les valeurs de la combativité, de la persévérance et de l’excellence, des valeurs entièrement partagées par l’Institut du Cerveau. L’engagement de Richard Mille à nos côtés est une grande force pour nous, car il nous permet d’avoir les moyens de nos ambitions, d’augmenter la visibilité de notre engagement en faveur d’une cause de santé publique essentielle et de donner à nos chercheurs la possibilité d’aller encore plus loin dans leur travail de recherche, au service des patients. » – Professeur Gérard Saillant, président de l’Institut du Cerveau.

 

Retrouvez le Communiqué de Presse de Richard Mille dans son intégralité:

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Des anomalies cérébrales observées chez des individus touchés par la COVID-19 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anomalies-cerebrales-observees-chez-individus-touches-covid-19/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anomalies-cerebrales-observees-chez-individus-touches-covid-19/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:03:16 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19835 Premières données pour l’étude Cohorte Covid-Neuroscience de l’Institut du Cerveau ! Plusieurs types d’anomalies cérébrales ont été observés à l’IRM chez En savoir plus ]]> Premières données pour l’étude Cohorte Covid-Neuroscience de l’Institut du Cerveau ! Plusieurs types d’anomalies cérébrales ont été observés à l’IRM chez des patients atteints de COVID-19.

 

Le système nerveux central peut être une cible du SARS-CoV-2. Les troubles neurologiques associés au COVID-19 rapportés par les médecins varient des manifestations neurologiques mineures comme la perte de l’odorat (anosmie) et du goût (agueusie) aux atteintes neurologiques plus sévères comme les convulsions, les troubles de la conscience et les accidents vasculaires cérébraux. Les mécanismes pathologiques à l’origine de ces symptômes sont encore mal connus.

 

Dans le cadre du projet Cohorte Covid – Neurosciences de l’Institut du Cerveau, mené avec l’ensemble des forces cliniques du département médico-universitaire de neuroscience de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, les imageries cérébrales (IRM) de 73 patients atteints du COVID-19 et présentant des symptômes neurologiques ont été analysées.

 

Parmi ces patients, 35 avaient été pris en charge dans l’unité de soins intensifs et 38 dans un autre service. Sur ces 73 individus, 43 montraient des anomalies cérébrales à l’IRM, deux à quatre semaines après le début des symptômes. Parmi ces anomalies, les cliniciens ont identifié plusieurs atteintes vasculaires – des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, des microhémorragies ou encore des anomalies de perfusion – et d’autres atteintes qui paraissaient plus spécifiques du COVID-19 touchant plusieurs régions du cerveau – corps calleux, substance blanche, ganglions de la base. Ces dernières anomalies ont été retrouvées chez au moins trois patients, de façon similaire et n’étaient pas explicable par une autre pathologie ou autre facteur.

 

« S’il est encore trop tôt pour établir une relation entre l’action du virus et les anomalies observées à l’IRM, cette étude fournit d’importantes données d’imagerie cérébrales chez des patients atteints de COVID-19, et met en évidence plusieurs cibles cérébrales potentielles de l’infection au SARS-CoV-2. » précisent Lydia Chougar (AP-HP) et Nadya Pyatigorskaya (AP-HP), neuroradiologues, qui ont analysé les IRM cérébrales des patients.

 

Les travaux suivants permettront de préciser le lien entre les anomalies cérébrales observées et le COVID-19, ainsi que le devenir de ces lésions et plus globalement l’impact neurologique du COVID-19.

 

 

Le projet Cohorte Covid – Neurosciences de l’Institut du Cerveau, mené avec l’ensemble des forces cliniques du département médico-universitaire de neuroscience de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, a pour objectif d’acquérir une connaissance fine des effets délétères du virus SARS-CoV-2 sur le système nerveux, pour permettre d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients. Cette étude sera menée auprès de 2 000 à 10 000 patients inclus, d’avril 2020 à avril 2021 pour observer des manifestations neurologiques et psychiatriques du COVID-19. Les données recueillies font l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploitées en temps réel afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients.

 

Ce projet est financé par l’Institut du Cerveau grâce au soutien de ses donateurs, de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et de la FIA Foundation.

 

 

Source
Retrospective Observational Study of Brain Magnetic Resonance Imaging Findings in Patients with Acute SARS-CoV-2 Infection and Neurological Manifestations.
Chougar L, Shor N, Weiss N, Galanaud D, Leclercq D, Mathon B, Belkacem S, Stroër S, Burrel S, Boutolleau D, Demoule A, Rosso C, Delorme C, Seilhean D, Dormont D, Morawiec E, Raux M, Demeret S, Gerber S, Trunet S, Similowski T, Degos V, Rufat P, Corvol JC, Lehéricy S, Pyatigorskaya N; CoCo Neurosciences study group. Radiology. 2020 Jul 17

 

 

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Conférence en ligne sur la Maladie d’Alzheimer https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-alzheimer-2020/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-alzheimer-2020/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:01:13 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19932

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L’Institut du Cerveau une nouvelle fois représenté par Pierre Morel au Tour Auto 2020 ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/linstitut-cerveau-nouvelle-represente-pierre-morel-tour-auto-2020/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/linstitut-cerveau-nouvelle-represente-pierre-morel-tour-auto-2020/#respond Fri, 28 Aug 2020 10:36:05 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19833 Pierre Morel, fidèle donateur à L'Institut du Cerveau, met une fois de plus sa passion automobile au service de la recherche fondamentale et clinique sur les maladies du En savoir plus ]]> Pierre Morel, fidèle donateur à L’Institut du Cerveau, met une fois de plus sa passion automobile au service de la recherche fondamentale et clinique sur les maladies du système nerveux.

Pour la 4ème fois, il participera au Tour Auto 2020 en arborant fièrement les couleurs de l’Institut sur sa Chevrolet Corvette C3 1969.  Le premier rendez-vous du Tour Auto Optic 2000 aura lieu lundi 31 août prochain au Grand-Palais à Paris. Les équipages quitteront la capitale le 1er septembre pour s’élancer sur les routes françaises 5 jours durant.

Pierre Morel, lui-même ayant été confronté à des « parcours de soin », a à coeur de soutenir L’Institut du Cerveau et ses chercheurs depuis plusieurs années. Le Tour Auto est pour lui une opportunité de mettre à profit sa passion pour la vitesse tout en apportant son soutien aux malades souffrant d’une pathologie cérébrale.

Un grand merci à lui pour son précieux soutien !

 

 

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Le Pr Alexis Brice interviewé dans l’émission « Sans rendez-vous » sur Europe 1 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/pr-alexis-brice-interviewe-lemission-rendez-europe-1/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/pr-alexis-brice-interviewe-lemission-rendez-europe-1/#respond Tue, 25 Aug 2020 13:06:51 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19824 Mercredi 26 août, le Pr Alexis Brice, neurologue et directeur général de l’Institut du Cerveau, interviendra dans l’émission « Sans rendez-vous » à 15h00 sur En savoir plus ]]> Mercredi 26 août, le Pr Alexis Brice, neurologue et directeur général de l’Institut du Cerveau, interviendra dans l’émission « Sans rendez-vous » à 15h00 sur Europe 1.

Il y présentera en direct l’Institut du Cerveau, son écosystème et son modèle unique, ainsi que les découvertes et recherches en cours sur cet incroyable organe qu’est le cerveau et sur les maladies qui le touchent.

« Sans rendez-vous » est une émission présentée par Mélanie Gomez, chaque semaine du lundi au vendredi, de 15h00 à 16h00. On y parle de santé et de bien-être, sans tabou, et dans la bonne humeur.

 

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La remyélinisation dans la sclérose en plaque https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/remyelinisation-sclerose-plaque/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/remyelinisation-sclerose-plaque/#respond Fri, 21 Aug 2020 09:14:34 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19812 À l’Institut du Cerveau, l’équipe des Prs Catherine LUBETZKI et Bruno STANKOFF mène une recherche à la fois fondamentale et clinique dédiée à la sclérose en En savoir plus ]]> À l’Institut du Cerveau, l’équipe des Prs Catherine LUBETZKI et Bruno STANKOFF mène une recherche à la fois fondamentale et clinique dédiée à la sclérose en plaques.

Retrouvez ici les derniers travaux de cette équipe publiés récemment dans des journaux scientifiques prestigieux, the Lancet Neurology et Nature Reviews Neurology

 

La thérapie réparatrice des lésions de sclérose en plaques : état des lieux

Dans la sclérose en plaques (SEP), une réponse immunitaire (une activation des cellules inflammatoires), dirigée contre la myéline se développe, entrainant la disparition de cette gaine protectrice des neurones. On parle de la SEP comme d’une maladie auto-immune puisque le système immunitaire, censé protéger l’organisme contre des hôtes étrangers s’attaque à un de ses propres composants.

La myéline est une membrane composée de 70% de lipides et de 30% de protéines dont le rôle est d’envelopper l’axone (prolongement du neurone), de le protéger, de permettre sa nutrition et de faciliter le passage de l’influx nerveux. Cette gaine permet la conduction rapide et efficace du message électrique le long du neurone, dite conduction saltatoire (voir news ci-après).

 

Des traitements contre la démyélinisation

Cette démyélinisation est à l’origine dans un premier temps d’un ralentissement de l’influx nerveux au sein du cerveau et vers les membres puis de l’altération des axones dépourvus de leur gaine protectrice conduisant un dysfonctionnement de la connexion entre les zones de commandes cérébrales et la périphérie aboutissant à l’installation progressive d’un handicap irréversible.

Le développement des immunothérapies visant à combattre l’inflammation dans le système nerveux central, initié au milieu des années 90 et très accéléré  au cours des 5 dernières années  a permis de diminuer significativement le nombre de nouvelles lésions dans le système nerveux central (les plaques) et le taux de poussées cliniques,  dans les formes rémittentes (c’est-à-dire évoluant sous la forme d’une succession de poussées et de rémissions) de la maladie

Cependant, ces traitements s’avèrent insuffisants dans la phase progressive de la maladie, au cours de laquelle la dégénérescence neuronale entraîne l’apparition puis l’aggravation d’un handicap neurologique irréversible. Dans les études d’histoire naturelle de la maladie, cette phase secondairement progressive apparaissait dans environ la moitié des cas  après 15 ans d’évolution d’une maladie rémittente, mais il est difficile actuellement d’avoir des chiffres précis, car il est vraisemblable que l’initiation précoce des traitements immunologiques en retarde la survenue. Dans 15% des cas environ, la maladie est d’emblée progressive.

Aujourd’hui face l’efficacité insuffisante  des traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs sur l’installation d’un handicap irréversible, la recherche s’oriente sur la possibilité de prévenir l’atteinte irréversible des neurones par la stimulation de  la remyélinisation.

 

Vers une remyélinisation des lésions cérébrales

Les recherches actuelles s’orientent donc vers la possibilité d’augmenter la capacité de chaque patient àréparer, remyéliniser les lésions cérébrales.

Les études antérieures réalisées sur des cultures de cellules (in vitro) ont permis d’identifier et de comprendre de façon fine et précise les mécanismes biologiques et les cellules impliqués dans la formation et la réparation de la myéline.

Cette connaissance approfondie de ces processus biologiques a également abouti à l’identification d’un large panel de molécules « pro-myélinisantes » qui doivent aujourd’hui être évaluées pour leur efficacitéthérapeutique en situation pathologique chez l’humain.  Grace à de nouvelles techniques d’imagerie cérébrale (séquences particulières d’IRM, Tomographie par émission de positons), pour certaines développées et testées à l’Institut du Cerveau, il est possible aujourd’hui de « quantifier » et de localiser les lésions réparées (remyélinisées) chez les patients.

Grâce à cette technique, les chercheurs ont observé que certains patients possèdent une capacitéintrinsèque de remyélinisation, alors que d’autres ont une moindre capacité de réparation. En outre, les travaux de Bruno Stankoff et Benedetta Bodini ont établi que cette capacité de réparation est très significativement inversement corrélée au handicap du patient mesuré cliniquement, renforçant l’intérêt des stratégies de remyélinisation !

Les nouvelles technologies couplées à la connaissance précise des mécanismes de remyélinisation permettent aujourd’hui d’initier des essais thérapeutiques de « nouvelle génération », avec des molécules innovantes et des outils d’évaluation spécifiques, afin d’évaluer l’efficacité remyélinisante.

 

Le futur d’une médecine personnalisée

A ce jour, la majorité des études cliniques menées dans ce domaine portent sur des patients présentant une névrite optique, signe clinique précoce de la maladie. Ces essais consistent à évaluer le degré de réparation de la myéline entourant les axones constituant le nerf optique, grâce à des mesures de la vitesse de conduction de l’influx nerveux dans le nerf optique. Quelques essais thérapeutiques sont également en cours incluant des patients présentant une forme rémittente de sclérose en plaques.

La recherche est donc aujourd’hui face à un nouveau challenge, celui de mettre en place et de développer des essais thérapeutiques adaptés à l’évaluation du degré de réparation de la myéline dans le cerveau des patients. Ces essais devront inclure un grand nombre de médicaments « candidats » dont les efficacités respectives pourront être comparées entre elles grâce à des cohortes de patients adaptées et homogènes en termes de capacité intrinsèque de remyélinisation.

Les méthodes d’évaluation de la remyélinisation et les caractéristiques cliniques des patients inclus dans ces études (niveau de handicap, forme d’évolution de la maladie (rémittente ou progressive), devront être adaptées à chaque essai.

Malgré ces nouveaux challenges, les résultats d’ores et déjà obtenus en recherche thérapeutique constituent une grande réussite au bénéfice des patients et sont surtout une source d’espoir dans la lutte contre la sclérose en plaques.

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Maladie de Huntington : des anomalies cérébrales détectables dès le stade embryonnaire https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/maladie-de-huntington-des-anomalies-cerebrales-stade-embryonnaire/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/maladie-de-huntington-des-anomalies-cerebrales-stade-embryonnaire/#respond Fri, 17 Jul 2020 12:27:00 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19540 La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique qui apparaît généralement à l'âge adulte. Des équipes de chercheurs et de cliniciens au Grenoble En savoir plus ]]> La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique qui apparaît généralement à l’âge adulte. Des équipes de chercheurs et de cliniciens au Grenoble Institut des neurosciences (Inserm/ Université Grenoble Alpes) et à l’Institut du cerveau (Inserm/Sorbonne Université/CNRS/AP-HP) ont découvert des anomalies cérébrales dans des cerveaux d’embryons humains porteurs de la mutation responsable de la maladie de Huntington. Ces travaux à paraître dans Science interrogent sur les mécanismes de progression silencieuse de la maladie et sur le moment et la façon de traiter les patients dans le futur.

 

La maladie de Huntington est une maladie génétique du système nerveux central, rare et héréditaire. Elle se manifeste habituellement entre les âges de 30 et 50 ans par des troubles psychiatriques, cognitifs et moteurs qui s’aggravent progressivement. Elle est due à la mutation du gène codant pour une protéine nommée huntingtine et se transmet sur un mode dit « autosomique dominant » : hériter d’une seule copie pathologique est suffisant pour développer la maladie. En France, environ 18 000 personnes sont concernées : 6 000 présentent déjà des symptômes et près de 12 000 présentent le gène porteur de la mutation mais asymptomatiques.

 

Les équipes de Sandrine Humbert, directrice de recherche Inserm au Grenoble Institut des Neurosciences(Inserm/Université Grenoble Alpes) et Alexandra Durr, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier à Sorbonne Université, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP et à l’Institut du cerveau (Inserm/Sorbonne Université/CNRS/AP-HP), s’intéressent aux stades précoces de la maladie de Huntington et à la longue période qui précède l’apparition des symptômes. Dans de nouveaux travaux publiés dans Science, elles se sont penchées sur le moment auquel pourraient survenir les anomalies cérébrales.

 

Les équipes de recherche ont étudié des cerveaux d’embryons humains de 13 semaines, issus de dons des parents suite à une interruption médicale de grossesse. Elles ont observé plusieurs différences entre des embryons porteurs de la mutation du gène codant pour la huntingtine et d’autres non porteurs.

Chez les premiers, la protéine huntingtine pathologique est anormalement localisée dans les cellules progénitrices à l’origine des neurones du cortex. Cette localisation anormale est associée, entre autres, à des problèmes de localisation de protéines de jonction dans ces cellules et à des altérations de la taille, densité et orientation du cil, un organelle essentiel au fonctionnement de ces cellules. Ces anomalies perturbent l’équilibre « division-différentiation » des cellules progénitrices. Celles-ci sont en effet issues d’un réservoir de cellules en division dont une partie se différencie en neurones tandis que l’autre continue de se diviser pour fournir de nouvelles cellules progénitrices. Chez les embryons porteurs de la mutation, ces cellules progénitrices entrent plus vite en différenciation au dépend du réservoir de cellules en division.  

 

Les chercheurs ont renouvelé l’expérience avec un modèle de souris de la maladie de Huntington à un stade équivalent de développement embryonnaire et ont retrouvé les mêmes anomalies. Ce travail leur a ainsi permis de valider ce modèle animal pour poursuivre l’exploration des mécanismes précoces de la maladie à d’autres stades du développement embryonnaire ou après la naissance.

 Coupe de cerveau humain (cortex). A gauche, les noyaux sont marqués en bleu; à droite, les cellules progénitrices en magenta sont moins engagées dans la différentiation neuronale que celles en vert.

Coupe de cerveau humain (cortex). A gauche, les noyaux sont marqués en bleu; à droite, les cellules progénitrices en magenta sont moins engagées dans la différentiation neuronale que celles en vert. © Monia Barnat/Grenoble Institut des Neurosciences/Inserm, Université Grenoble Alpes

« C’est la première fois que des anomalies du développement cérébral sont mises en évidence dans cette maladie. De plus, celles-ci sont relativement importantes et étendues bien que nous ne soyons pas encore capables de déterminer leurs conséquences directes », clarifient Sandrine Humbert et Alexandra Durr qui ont dirigé ces travaux.

Mais pourquoi les porteurs de la mutation ne manifestent-ils alors aucun symptôme avant un âge avancé ? « À ce stade, nous posons l’hypothèse que le cerveau met très tôt en place des mécanismes de compensation qui permettent un fonctionnement normal. Il se pourrait d’ailleurs qu’il en soit de même chez les personnes porteuses de mutations associées à d’autres types de dégénérescence comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique », précisent les chercheuses.

 

Celles-ci vont maintenant poursuivre la description du développement cérébral chez des souris modèles de la maladie de Huntington, tenter de comprendre comment ces défauts précoces contribuent à la pathologie adulte, et comment la compensation de ces derniers pourrait être régulée pendant toute la période silencieuse sans symptômes. « Cette découverte a en outre des conséquences importantes sur la façon et le stade auxquels les traitements qui modifient le cours de la maladie doivent désormais être envisagés », concluent-elles.

 

 

Sources :

Huntington disease alters human neurodevelopment

 

 

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Les nœuds de Ranvier et la myéline, éléments essentiels de transmission de l’influx nerveux https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/noeuds-de-ranvier-myeline-elements-essentiels-de-transmission-de-linflux-nerveux/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/noeuds-de-ranvier-myeline-elements-essentiels-de-transmission-de-linflux-nerveux/#respond Thu, 16 Jul 2020 14:02:06 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19533 Catherine Lubetzki (Sorbonne-Université/APHP), Nathalie Sol- Foulon (CNRS) et Anne Desmazières (INSERM), de l'équipe « LA REMYÉLINISATION DANS LA SCLÉROSE EN En savoir plus ]]> Catherine Lubetzki (Sorbonne-Université/APHP), Nathalie Sol- Foulon (CNRS) et Anne Desmazières (INSERM), de l’équipe « LA REMYÉLINISATION DANS LA SCLÉROSE EN PLAQUE : DE LA BIOLOGIE À LA TRANSLATION CLINIQUE » à l’Institut du Cerveau, font un point sur les connaissances des noeuds de Ranvier, ces éléments indispensables à la transmission de l’influx nerveux, dans une revue publiée dans Nature Reviews Neurology.

 

Notre histoire débute par un élément indispensable de notre système nerveux, la myéline. La myéline est une membrane constituée en majorité de lipides qui entoure les prolongements de nos neurones, les axones. Elle agit comme une gaine isolante autour de ceux-ci permettant une diffusion optimale de l’influx nerveux aussi appelé potentiel d’action entre les neurones.

Lorsque le neurone est activé, un échange d’ions sodium et potassium entre l’intérieur et l’extérieur de l’axone provoque un changement de polarité qui crée alors un courant électrique, le potentiel d’action. Ce dernier se propage le long de l’axone jusqu’aux terminaisons nerveuses où il est transmis à d’autres neurones connectés par des synapses.

La myéline n’est pas une enveloppe continue. Elle est en réalité composée de segments interrompus par des zones non-myélinisées : les nœuds de Ranvier.

Les nœuds de Ranvier, qu’est-ce que c’est ?

Les nœuds de Ranvier, ces petits domaines intercalés entre les segments de myéline sont indispensables à la propagation de l’influx nerveux. Ils concentrent des canaux ioniques assurant les flux d’ions sodium et potassium nécessaires à la transmission du potentiel d’action qui s’effectue par des bonds de nœud en nœud. C’est ce qu’on appelle la conduction saltatoire. La gaine de myéline est là pour éviter une déperdition entre chaque nœud et accélérer la diffusion de l’influx. Au fil des années, d’autres rôles essentiels pour les nœuds de Ranvier ont été mis en évidence et soulèvent encore de nombreuses questions.

 

Plus qu’accélérer la transmission de l’influx, ils la régulent…

Les paramètres morphologiques des axones, leur diamètre, l’épaisseur de la myéline, ou encore la distance entre chaque nœud, sont critiques pour la vitesse de conduction de l’influx nerveux et pourraient être modulés par l’activité électrique des neurones elle-même. Ce processus dynamique s’avère essentiel pour renforcer et synchroniser les circuits neuronaux, et ainsi améliorer les performances de notre système nerveux lors de l’apprentissage. Les nœuds, par leur taille et leur diamètre pourraient également agir comme des régulateurs de la vitesse de conduction. Des différences ont par exemple été identifiées entre les axones du nerf optique et ceux de la substance grise du cerveau. En modifiant ces caractéristiques, les axones pourraient ainsi adapter leur vitesse de conduction de l’influx pour optimiser l’intégration et le traitement des informations.

 

Une plaque tournante d’interactions cellulaires dans le cerveau

Au niveau des nœuds de Ranvier, des contacts s’établissent avec les cellules de leur environnement, les cellules gliales. Avec les astrocytes, les cellules nourricières et de support du cerveau, avec les précurseurs des oligodendrocytes, les futures cellules productrices de myéline, ou encore avec les cellules microgliales, en charge des défenses immunitaires. Le rôle de ces multiples interactions reste encore à élucider mais celles-ci suggèrent que les nœuds puissent être essentiels à la communication entre neurones et cellules gliales.

 

L’enjeu des maladies démyélinisantes

L’atteinte des nœuds de Ranvier au cours de maladies démyélinisantes comme la sclérose en plaques est au cœur des recherches depuis de nombreuses années. Une perturbation des nœuds a été identifiée dans des modèles expérimentaux de pathologies inflammatoires démyélinisantes du système nerveux central. Elle est associée à une redistribution des canaux responsables des échanges d’ions sodium et potassium, ce qui affecte à la fois l’intégrité de l’axone en lui-même et la propagation du potentiel d’action.

Dans la sclérose en plaques, les altérations des nœuds semblent être corrélées avec l’activation du système immunitaire dans le système nerveux central. L’inflammation qui résulte de cette activation pourrait alors participer à la désorganisation des nœuds avant même la destruction de la gaine de myéline.

Les nœuds de Ranvier sont ainsi un site privilégié de déclenchement des dysfonctionnements neuronaux dans les maladies démyélinisantes. Ils représentent donc une cible importante pour de futures thérapies neuro-protectives.

 

Dans la remyélinisation, les nœuds ont aussi un rôle à jouer

La reformation des nœuds de Ranvier a été démontrée dans le processus de restauration de la myéline. Ces nœuds nouvellement formés présentent des caractéristiques spécifiques des axones remyélinisés. Leur fonctionnement et leur rôle exact au cours de la remyélinisation reste cependant à déterminer. Sont-ils directement impliqués dans la conduction de l’influx ou participent-ils d’abord à la bonne formation et localisation des nouvelles gaines de myéline ?

La recherche des mécanismes mis en jeu pour rétablir les nœuds de Ranvier lors de la remyélinisation devient alors essentielle pour développer de nouvelles stratégies pour promouvoir celle-ci.

 

Photographie d’une image de cervelet : les nœuds sont en rouge, les paranoeuds en blanc et la myéline en vert.

Pourquoi nœuds de « Ranvier » ?

Les nœuds de Ranvier ont été décrits pour la première fois par Louis-Antoine Ranvier au Collège de France en 1871. Ce scientifique mit en évidence des interruptions dans la gaine de myéline mais leur attribua d’abord un rôle mécanique de conservation de la structure de la myéline autour des fibres nerveuses.

 

Source :

Nodes of Ranvier during development and repair in the CNS.

Lubetzki C, Sol-Foulon N, Desmazières A. Nat Rev Neurol. 2020 Jul 10. doi: 10.1038/s41582-020-0375-x. Online ahead of print.PMID: 32651566

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Sclérose en plaques et COVID-19 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sclerose-plaques-covid-19/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sclerose-plaques-covid-19/#respond Wed, 08 Jul 2020 09:00:38 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19445 La sclérose en plaques (SEP) modifie-telle le risque de développer une forme sévère d’infection au COVID-19 ?

Quelles sont les caractéristiques cliniques et les En savoir plus ]]> La sclérose en plaques (SEP) modifie-telle le risque de développer une forme sévère d’infection au COVID-19 ?

Quelles sont les caractéristiques cliniques et les effets de l’infection par le coronavirus chez les patients atteints de SEP ?

Les traitements spécifiques de la SEP accentuent-ils ou diminuent-ils la sévérité de l’infection virale ?

 

À l’Institut du Cerveau, une étude coordonnée par le Dr Céline LOUAPRE, neurologue (AP-HP), médecin référent du Centre d’investigation Clinique (CIC) et chercheuse dans l’équipe des Prs LUBETZKI et STANKOFF a permis de répondre à ces questions.

 

Le registre COVISEP est basé sur une cohorte de patients issus de l’ensemble des centres experts et des neurologues qui suivent des patients atteints de SEP en France. L’étude rétrospective et observationnelle, coordonnée par le Dr LOUAPRE qui a fait l’objet d’une publication dans la revue scientifique JAMA Neurology a porté sur 347 patients atteints de sclérose en plaques et infectés par le COVID-19 entre le 1er mars et le 21 mai 2020.

La sévérité du COVID-19 a été évaluée selon une échelle allant de 1 (pas d’hospitalisation, pas de limitation d’activité) à 7 (décès).

Parmi les 347 patients inclus dans l’étude, 284 recevaient un traitement immunomodulateur ou immunosuppresseur pour leur SEP.

 

Le taux de patients hospitalisés en raison du COVID-19 était de 21%, et le taux de décès lié au COVID-19 était de 3.5%, légèrement plus élevé que celui attendu pour une population dont l’âge moyen est 44 ans.

 

Les résultats de cette étude montrent que les facteurs de risque de sévérité du COVID-19 (nécessitant au minimum une hospitalisation) sont le score EDSS (échelle reflétant la sévérité du handicap neurologique), l’âge et l’obésité. En revanche, les traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs ne sont pas associés à une aggravation de la sévérité du COVID-19.

Ces résultats permettent aujourd’hui d’adapter au mieux la prise en charge clinique des patients atteints de sclérose en plaques et présentant un des facteurs de risque identifiés en cas de contamination au COVID-19.

 

 

Source : Clinical Characteristics and Outcomes in Patients With Coronavirus Disease 2019 and Multiple Sclerosis  Céline LOUAPRE  et al.

PMID: 32589189  DOI: 10.1001/jamaneurol.2020.2581

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Une exploration à grande échelle des formes génétiques de la maladie de Parkinson https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/exploration-a-grande-echelle-formes-genetiques-de-maladie-de-parkinson/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/exploration-a-grande-echelle-formes-genetiques-de-maladie-de-parkinson/#respond Mon, 06 Jul 2020 08:18:35 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19448 Une étude conduite par Suzanne Lesage et Alexis Brice à l’Institut du Cerveau sur une cohorte de plus de 1600 patients, apporte de nouvelles perspectives sur certaines En savoir plus ]]> Une étude conduite par Suzanne Lesage et Alexis Brice à l’Institut du Cerveau sur une cohorte de plus de 1600 patients, apporte de nouvelles perspectives sur certaines formes génétiques de la maladie de Parkinson.

 

Si la caractéristique principale de la maladie de Parkinson est la dégénérescence des neurones spécifiques dans le cerveau, les neurones dopaminergiques, les causes de cette maladie et les formes qu’elle peut prendre sont extrêmement diverses. Parmi elles, les formes génétiques, causées par la mutation d’un ou plusieurs gènes, représentent non seulement un potentiel important pour explorer certains mécanismes de la maladie, mais aussi un espoir à l’heure où de nouvelles thérapies ciblées sont à l’essai.

 

Depuis 1990, une grande cohorte sur la maladie de Parkinson, mise en place par le Professeur Alexis Brice, a été constituée dans le cadre d’un réseau national et international coordonné par l’Institut du Cerveau à l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Les patients inclus participent à une analyse génétique ainsi qu’une évaluation clinique. Au sein de cette cohorte, Suzanne Lesage et ses collaborateurs ont recherché, chez plus de 1600 individus, des anomalies dans trois gènes, PRKN (Parkin), PINK1 et DJ-1, dont les mutations sont la cause la plus fréquente des formes génétiques récessives (nldr : les deux copies du gène doivent être mutées pour que la maladie se développe, chaque copie étant héritée d’un de leur parent non-malade) de la maladie de Parkinson à début précoce, avant 40 ans.

 

D’un point de vue épidémiologique, dans cette cohorte de patients avec un âge de début assez précoce, 14,1 % des patients présentaient une mutation dans l’un de ces gènes. Le gène PRKN est de loin le plus fréquemment muté dans les populations caucasiennes, par rapport à PINK1 et DJ-1, affectant ainsi 44% des cas familiaux avec un âge de début de la maladie avant 40 ans mais au-delà de 60 ans, ces mutations sont extrêmement rares, voire absentes. En revanche, dans les populations d’Afrique du Nord, ce sont les mutations dans PINK1 qui représentent la cause principale de maladie de Parkinson génétique.

 

Ces différentes mutations ont également un impact sur la présentation clinique de la maladie. Les patients porteurs d’une mutation de la PRKN déclarent les symptômes plus précocement mais avec une progression moins sévère que chez les patients non-porteurs de mutations. C’est le cas en particulier de la démence survenant à un stade avancé de la maladie et de la dysautonomie – le dysfonctionnement du certaines fonctions végétatives comme la pression artérielle ou les troubles urinaires.

 

L’évolution de la maladie est aussi plus lente et après ajustement sur la durée de la maladie, les patients avec des mutations délétères dans PRKN développent moins de complications motrices consécutives au traitement de référence, la L-Dopa, comme les dyskinésies, les fluctuations motrices et les dystonies, par rapport à ceux sans mutations.

 

L’ensemble de ces résultats va bénéficier à plusieurs niveaux de la prise en charge de la maladie de Parkinson. Pour certains choix de traitement par exemple, comme recourir à la stimulation cérébrale profonde. Les patients porteurs d’une mutation présentent une forme moins grave, avec peu de signes de démence, moins de complications motrices dû au traitement de longue durée par L-Dopa. Ils sont donc de bons candidats à ce type de thérapies.

 

Ces résultats fournissent également de précieuses informations pour guider l’analyse et le conseil génétique chez les patients nouvellement diagnostiqués et dans leur famille. Ils permettront également de stratifier les patients dans des cohortes, en vue de futurs essais cliniques ciblés sur les déficits associés aux mutations de PRKN et PINK1, et plus généralement pour suivre l’évolution de leurs symptômes.

 

Cette étude constitue donc une première étape vers une prise en charge plus personnalisée des patients atteints de ces formes de maladie de Parkinson.

 

Source 

Characterization of recessive Parkinson’s disease in a large multicenter study. Lesage S, et al. Ann Neurol. 2020 May 30.

 

 

 

 

 

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Course des Héros 2020 : ensemble pour l’Institut du Cerveau ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/course-heros-2020-ensemble-institut/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/course-heros-2020-ensemble-institut/#respond Wed, 01 Jul 2020 11:45:58 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19203 La Course des Héros permet chaque année de soutenir des centaines de causes et de célébrer l’engagement citoyen.  Malgré le contexte de Covid-19, l'édition En savoir plus ]]> La Course des Héros permet chaque année de soutenir des centaines de causes et de célébrer l’engagement citoyen.  Malgré le contexte de Covid-19, l'édition 2020 s'est déroulée dans un format «connecté» le dimanche 28 juin pour partager en live une demi-journée de solidarité. Grâce à leur incroyable mobilisation, les coureurs ayant participé à l'aventure cette année ont permis de récolter près de 3 500 euros ! Un grand merci pour leur mobilisation !

 

Retrouvez ci-dessous les témoignage poignants de nos coureurs :

Floriane Gasnerie, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

Ma participation à la Course des Héros était motivée par mon expérience personnelle et professionnelle.

Il y a 10 ans, moment de la création de l’Institut du Cerveau, je suis victime d’un AVC qui aurait pu transformer ma vie. Heureusement pour moi, mes parents ont eu les bons réflexes et m’ont amené aux urgences neurologiques de la Salpêtrière où j’ai été hospitalisée. J’ai eu la chance incroyable de faire une rémission totale en quelques semaines. Cet événement reste gravé en moi, comme une étape dans ma vie, une survie qui m’a insufflé un goût savoureux pour ma vie.

Côté pro, je suis devenue éducatrice spécialisée il y a 10 ans aussi. Après quelques années dans le domaine social, il n’est finalement pas si étonnant que je me sois rapprochée du secteur du handicap et particulièrement de la paralysie cérébrale. Je travaille dans un SESSAD à Paris qui accompagne des enfants porteur de handicap moteur et troubles associés, pour la plupart dû à une pathologie cérébrale.

Cette course des héros était l’occasion pour moi de sensibiliser mon entourage à ces pathologies et de soutenir l’Institut du Cerveau pour la rechercher et la lutte contre ces maladies.

Je suis ravie et très reconnaissante de l’engouement de mes proches, de mes collègues ainsi que de mes camarades de club sportif qui se sont tous montrés intéressés et qui m’ont encouragé dans ma démarche.

Les fonds récoltés ont dépassés mes espérances. Merci à tous les donateurs !

En somme, ce fut une belle aventure sportive et solidaire !

Floriane Gasnerie et ses amis venus la soutenir lors de la Course des Héros 2020

 

Anne-Claire Lenoir, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

La course a été très spéciale cette année !

Pour réaliser le défi connecté, j’ai choisi le parc Monceau à côté de chez moi; quelques proches fidèles ont eu la gentillesse de m’accompagner !

Ce qui était sympa c’est que nous avons croisé quelques coureurs avec un dossard et le bandana de la Course des Héros, donc on se faisait coucou par solidarité.

C’était un défi à relever en ce qui me concerne car pour la première fois j’ai couru et pas marché  alors merci à vous aussi car il me fallait bien ce challenge annuel pour me dépasser.

 

Juliette Roussille, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

«Participer une nouvelle fois cette année à la Course des Héros au profit de l’Institut du Cerveau m’est apparu aussi évident que l’an passé. Parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour l’instant pour aider à faire avancer la recherche et parce que ce moment nous permet de nous réunir autour de la maladie différemment. Merci à l’Institut du Cerveau pour son travail et particulièrement au laboratoire de Madame Durr pour sa recherche contre la Maladie de Huntington. » 

 

 

 

Plus d’informations sur www.coursedesheros.com

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Comprendre le cerveau, son développement, son fonctionnement, sa plasticité et ses pathologies. https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/#respond Wed, 01 Jul 2020 08:59:01 +0000 Thomas CHEVET https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=4609 La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau En savoir plus ]]> La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau aux connaissances actuelles sur la conscience, en passant par les différentes maladies neurologiques, découvrez notre dossier sur le cerveau.

Pourquoi chercher à comprendre le cerveau ?

D’un point de vue philosophique, le cerveau est l’organe qui perçoit, qui pense, et qui agit. C’est donc lui qui permet de donner un sens à l’existence.

Au niveau sociologique, le cerveau est le chef d’orchestre de l’organisme qu’il gère tout en se gérant lui-même. Il est responsable de nos comportements, et donc de nos interactions avec les individus qui composent la société.

Scientifiquement le cerveau constitue un enjeu majeur car il renferme encore des mystères tant dans son développement, dans son fonctionnement normal et pathologique que dans ses facultés d’adaptation. Il est essentiel aujourd’hui de percer les mécanismes de la genèse de nos facultés intellectuelles, de nos émotions, et des les comportements moteurs qui en sont l’expression.

Et enfin, le défi médical d’aujourd’hui est de comprendre le cerveau malade dans le cadre de maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, SLA, sclérose en plaques, épilepsie…) ou psychiatriques (dépression, schizophrénie, autisme, TOC…) pour développer les traitements de demain.

C’est la raison de l’existence de l’Institut du Cerveau qui accueille une élite scientifique et médicale dans un même lieu, au sein de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, connu pour la qualité des soins prodigués et qui reçoit l’appui de Sorbonne Université, renommée pour la qualité de la formation scientifique qu’elle propose, ainsi que du CNRS et de l’INSERM, organismes de recherche nationaux.

L’accueil de nouvelles start-ups au sein d’un incubateur, la présence de plus de 500 chercheurs dans les laboratoires, l’application de cette recherche chez les malades au sein du Centre d’Investigation Clinique sont les moyens mis en œuvre à l’Institut du Cerveau pour trouver rapidement de nouvelles pistes thérapeutiques et les exploiter.

Le cerveau, en bref

Le cerveau avec la moelle épinière constitue le système nerveux central, capable d’intégrer les informations, de contrôler la motricité et d’assurer les fonctions cognitives.

Il pèse environ 1,3 kg dont (75% d’eau) et est l’organe le mieux protégé, d’une part parce qu’il baigne dans le liquide céphalo-rachidien, réduisant les effets des chocs et d’autre part car il est recouvert par 3 enveloppes : les méninges. Il consomme 15 à 20% de l’énergie produite par l’organisme, essentiellement du glucose, sucre simple fournit par l’alimentation. Il est parcouru par un grand nombre de vaisseaux sanguins permettant un apport important en oxygène.

Le cerveau est constitué de 2 hémisphères (droit et gauche) réunit par le corps calleux. Chaque hémisphère cérébral est formé du lobe frontal, lieu du raisonnement, fonctions du langage, coordination motrice volontaire ; du lobe pariétal, siège de la conscience du corps et de l’espace environnant ; du lobe occipital, permettant l’intégration des messages ; du lobe temporal, centre de l’audition, de la mémoire et des émotions, d’un cerveau limbique pour traiter les informations du lobe temporal et de l’insula permettant de traiter la douleur, les odeurs et le gout.

Le cervelet contrôle l’équilibre et la coordination des mouvements et le tronc cérébral sert de point de passage entre les hémisphères cérébraux et la moelle épinière.

composition cerveau

Le cerveau est composé de 100 milliards de cellules nerveuses, « les neurones », qui constituent un réseau câblé très précis. La myéline est la gaine protectrice présente le long des axones des neurones et qui permet la propagation de l’influx nerveux. Elle est formée par les oligodendrocytes qui avec les astrocytes et la microglie sont appelés cellules gliales, 10 à 50 fois plus nombreuses que les neurones. Le cerveau contient également le cortex ou substance grise : c’est la partie la plus superficielle du cerveau, en raison de la présence des corps cellulaires des neurones. Il contient également la substance blanche, où se trouvent les prolongements des neurones (axones) entourés d’une gaine de myéline. Il regroupe également 4 ventricules cérébraux, des cavités où circule le Liquide céphalo-rachidien. Enfin, au centre, les noyaux gris centraux, encore appelés ganglions de la base, sont impliqués dans le contrôle du comportement et dans l’apprentissage.

vue interieur cerveau

Le cerveau, un expert en communication

Les neurones communiquent entre eux par signaux électriques, appelés influx nerveux (ou potentiels d’action). Chaque neurone est constitué d’un corps cellulaire, de prolongements appelés dendrites et axones. Ces derniers émettent des connexions avec d’autres neurones par l’intermédiaire des synapses.

neurone et synapse

Le neurone (à gauche) et la synapse (à droite)

L’influx nerveux se propage le long de l’axone pour terminer son chemin au niveau de la terminaison synaptique. Plus la fréquence de celui-ci est importante, plus le neurone produit des substances chimiques : les neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs).

Ces derniers contenus dans les vésicules sont libérés dans le milieu extracellulaire au niveau de la synapse et vont à leur tour activer ou inhiber un second neurone au niveau de sa dendrite ou de son corps cellulaire. De nouveau, l’influx nerveux poursuit son chemin le long de ce second neurone et ainsi de suite.

Il existe plusieurs types de neurotransmetteurs. Certains peuvent être excitateurs comme le glutamate ou inhibiteur comme le GABA. Parmi les plus connus, les principaux sont la dopamine, la sérotonine, l’histamine et l’acétylcholine. Les neurones responsables de la production de la dopamine (situés dans une région profonde du cerveau appelée « la substance noire ») sont essentiels au contrôle du mouvement.

L’électrophysiologie

L’électrophysiologie permet l’enregistrement des signaux électriques (influx nerveux ou potentiel d’action) émis par les neurones pour communiquer entre eux. La compréhension du fonctionnement du cerveau en condition normale est indispensable pour comprendre et mieux traiter les fonctions altérées dans les maladies du système nerveux mais aussi le préserver dans son état normal. Le signal électrique transmis par chaque neurone après activation est un élément clé de l’activité cérébral qui est altéré lors d’une maladie neurologique et psychiatrique et est souvent à l’origine des déficits observés.

L’altération du potentiel d’action est par exemple le point de départ de l’épilepsie. A l’Institut du cerveau, l’équipe de Stéphane CHARPIER/Vincent NAVARRO/Mario CHAVEZ  explore les conditions cérébrales extrêmes exprimant des activités électriques continues et anormales.

L’épilepsie

L’épilepsie ou le syndrome épileptique, sont la manifestation d’une hyperactivité cérébrale résultant d’une « hyperexcitation » des cellules nerveuses, les neurones du cortex cérébral.

On distingue les épilepsies généralisées, 1/3 des cas, les neurones touchés propageant l’anomalie à l’ensemble du cerveau et les épilepsies partielles ou focales qui restent très localisées dans la région d’origine.

L’équipe de Jaime DE JUAN SANZ étudie les dysfonctionnements mitochondriaux qui pourraient être à l’origine de l’épilepsie. Les mitochondries, organites intracellulaires, jouent un rôle majeur dans les fonctions neuronales, en contrôlant des mécanismes fondamentaux, à la transmission de l’influx nerveux entre les neurones.

D’un point de vue plus clinique, l’équipe de Stéphanie BAULAC/Eric LEGUERN s’intéresseaux épilepsies focales, aux malformations du développement cortical liées à des mutations somatiques, aux encéphalopathies épileptiques et aux épilepsies généralisées génétiques.

La conscience

La conscience est également un état physiologique du cerveau lié directement à l’activité électrique du cerveau. L’une des conditions nécessaires à la conscience – c’est-à-dire à la capacité de se formuler des rapports subjectifs tels que « Je vois X, je me souviens de Y, je suis en train de faire Z, … » – est d’être éveillé. Mais cela ne suffit pas, comme l’illustrent certaines crises d’épilepsie ou de manière plus dramatique les états d’éveil sans conscience regroupés sous l’appellation d’« états végétatifs » ou coma. Être conscient requiert spécifiquement l’éveil d’un vaste réseau cortical fronto-pariétal.

L’équipe de Lionel NACCACHE/Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO s’intéresse en particulier aux mécanismes cérébraux de la conscience, et développe des outils d’imagerie aidant au diagnostic des troubles de la conscience.

Le développement du cerveau

L’équipe dirigée par Bassem HASSAN s’intéresse à la formation des neurones et des réseaux neuronaux au cours du développement cérébral. Les recherches de cette équipe ont récemment mis en évidence des mécanismes essentiels régulant la production de neurones via un contrôle temporel précis de l’activité de certaines protéines essentielles.

La plasticité cérébrale

Les connexions de notre cerveau sont dynamiques et évoluent constamment pour intégrer nos expériences de vie et nos apprentissages. L’étude de cette « plasticité cérébrale » est un champ d’étude dans lequel les chercheurs de l’Institut du cerveau sont pionniers. L’équipe d’Alberto BACCI étudie les microcircuits du cortex cérébral, en particulier les synapses entre différents types de neurones, conduisant à des circuits spécifiques du cortex cérébral.

L’équipe de Nicolas RENIER a pour objectif d’étudier les mécanismes contrôlant la dynamique d’extension des prolongements neuronaux dans le cerveau adulte, de générer des nouvelles connaissances sur l’interaction des neurones et du système vasculaire au cours des processus de plasticité et développer une cartographie des marqueurs neuronaux et des connexions du cerveau entier.

Le traitement de l’information sensorielle est une caractéristique fondamentale de notre cerveau qui est cruciale pour nos actions quotidiennes. La plupart de cette fonction cérébrale, plutôt essentielle, repose sur la performance de son unité fonctionnelle fondamentale composée par le neurone et ses connexions synaptiques. L’objectif de l’équipe de Nelson REBOLA est d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires qui influent le traitement de l’information sensorielle par notre cerveau et, qui sont finalement à l’origine de notre comportement.

Le lobe frontal, chef d’orchestre du cerveau

L’étude du rôle du lobe frontal permet de comprendre comment sont élaborés et contrôlés certains de nos comportements complexes comme la prise de décision, les interactions sociales ou encore la créativité. Le dysfonctionnement de cette région cérébrale est à l’origine ou influence des pathologies neurologiques et psychiatriques comme la maladie d’Alzheimer, les démences fronto-temporales, la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs.

La prise de décision

La prise de décision est définie selon une théorie établie comme la capacité à faire un choix en plaçant les options sur une échelle de valeur de façon à sélectionner la meilleure. Notre cerveau dispose de mécanismes capables de mettre en œuvre ces processus qui font appel à plusieurs zones corticales principalement la région orbito-frontale (situé sous le front, derrière les yeux).

L’arbitrage entre deux choix repose sur l’identification des coûts et des bénéfiques de chacune des alternatives, par exemple préfère-t-on marcher 10 minutes pour voir un très bon film au cinéma ou rester assis pour regarder la télévision même si le programme est moins intéressant ?

Il a également été établi par les chercheurs de l’Institut du Cerveau un lien entre l’anatomie de certaines régions du cerveau et la capacité de contrôle des choix, en particuliers lors des choix alimentaires plus ou moins sains. Une autre équipe de recherche a mis en évidence les effets de la fatigue ou de certaines maladies sur les décisions, conditions qui peuvent entrainer des biais vers des choix non adaptés.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Mathias PESSIGLIONE/Jean DAUNIZEAU/Sébastien BOURET ; Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT

Les interactions sociales

Les interactions sociales. Le cerveau émotionnel coexiste avec le cerveau rationnel (cortex préfrontal). Il est à l’origine de nos pensées, de nos actions, de nos désirs et de nos motivations. Situées au centre du cerveau, les petites structures impliquées sont principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens (centre du plaisir, appartenant aux ganglions de la base), et l’amygdale (centre des émotions comme la peur ou le stress). Le cerveau rationnel adapte en permanence nos comportements. Les régions qui sont sollicitées se situent dans le cortex pré-frontal. Ce dernier intègre les informations sensorielles et émotionnelles, organise les actions dans le temps, planifie le comportement humain en fonction de son environnement.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY ; Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT

La créativité

La créativité est notre capacité à produire quelque chose (une idée, un produit, un service, une œuvre, etc) qui soit original et nouveau, et en même temps approprié au contexte. La créativité est essentielle pour nous permettre de nous adapter à des situations et des problèmes nouveaux, et trouver des solutions à la fois inédites et efficaces.

La créativité peut être considérée comme un comportement volontaire dirigé vers un but et faisant appel à des fonctions élaborées pour manipuler et recombiner nos idées tout en inhibant les propositions inappropriées ou comme un relâchement des contraintes et de nos inhibitions aboutissant à de nouvelles associations d’idées spontanées. Les chercheurs de l’Institut du Cerveau ont montré que ces deux aspects spontanées et contrôlés de la créativité dépendraient du cortex préfrontal mais impliqueraient des systèmes différents, un système médial et un système latéral.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY

Les démences fronto-temporales (DFT)

Les démences fronto-temporales (DFT) sont des maladies cognitives et comportementales. Elles se manifestent par des troubles comme une apathie, une perte de motivation et d’intérêt, un repli social et une désinhibition entrainant une incapacité à respecter les règles de vie en société. Elles s’apparentent à la maladie d’Alzheimer mais sont beaucoup plus rares et se déclarent en général entre 50 et 65 ans.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY

Le contrôle des mouvements

Le contrôle de chaque muscle du corps est commandé par les régions motrices, en particulier l’aire de BRODMANN, composée de cellules pyramidales. Ces cellules nerveuses ont la particularité de posséder de très longs axones atteignant la base du cerveau ou ils se connectent aux neurones de la moelle épinière : les motoneurones. Chaque muscle de notre organisme est donc commandé par notre cerveau via des neurones de la moelle épinière. Le cervelet coordonne les mouvements et d’autres structures appelées les ganglions de la base le rendent plus précis.

représentation cerveau moteur

Les troubles moteurs dits troubles du mouvement, peuvent avoir différentes origines pathologiques. Certaines maladies neurologiques entrainant ces troubles sont étudiées par les équipes de recherche de l’institut et une équipe s’intéresse aux mécanismes normaux du contrôle moteur.

L’équipe de Claire WYART étudie les réseaux neuromodulateurs issus du cerveau ou de la moelle épinière et leurs effets sur la locomotion et la posture.

La maladie de Parkinson

La maladie de PARKINSON, liée à une destruction massive des neurones dopaminergiques, se traduit par des tremblements et une raideur musculaire associée à des troubles de la marche. En plus de cette atteinte neuronale, des amas de protéines apparaissent au niveau des parties basses du cerveau. Ils se propagent pour atteindre le cortex cérébral à un stade plus avancé de la maladie. Le traitement actuel de cette maladie fait appel au précurseur de la dopamine, à des dérivés de ce neurotransmetteur, appelés des agonistes, qui visent à restaurer des concentrations normales de dopamine. Dans les cas les plus avancés de la parkinson , un traitement par stimulation cérébrale profonde peut-être envisagé.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Olga CORTI / Jean-Christophe CORVOL; Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Etienne HIRSH/Stéphane HUNOT ; Carine KARACHI/Brian LAU

Les tremblements essentiels

Les tremblements essentiels constituent la pathologie la plus fréquente des maladies dites des mouvements anormaux soit environ 300.000 atteints en France. Cette maladie se caractérise par des mouvements (tremblements) involontaires et incontrôlables lors d’un mouvement ou au repos. Les membres supérieurs et le cou sont le plus souvent concernés constituant un handicap pour la vie quotidienne.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY

La Sclérose en plaques

La Sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui se caractérise par des lésions « les plaques » dans lesquelles la gaine protectrice des neurones « la myéline » est détruite entraînant une dégénérescence des cellules nerveuses, les neurones avec une perte de la communication entre le cerveau et les organes périphériques. Les symptômes précoces de la sclérose en plaques sont en général des troubles moteurs ou des atteintes de la vision.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Brahim NAIT OUMESMAR/Violetta ZUJOVIC ; Catherine LUBETZKI/Bruno STANKOFF

La maladie de charcot (SLA)

La sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot est une pathologie neuromusculaire progressive et fatale caractérisée par une perte des motoneurones, neurones qui commandent entre autres la marche, la parole, la déglutition et la respiration. La maladie de charcot se caractérise par une mort progressive des neurones moteurs, une atrophie musculaire et donc la paralysie progressive des patients.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Séverine BOILLEE

Les Dystonies

Les dystonies se caractérisent par des contractions soutenues conduisant à des postures anormales comme par exemple une torsion durable du cou. Certaines formes plus sévères peuvent être généralisées et toucher les 4 membres empêchant la marche ou l’utilisation des mains. Cette pathologie peut avoir une origine génétique ou être le symptôme d’une autre pathologie neurologique.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY

Les Paraglégies Spastiques

Les paraplégies spastiques forment un ensemble cliniquement et génétiquement hétérogène d’anomalies neurodégénératives. Elles se caractérisent par une faiblesse et une spasticité des membres inférieurs, conséquence clinique de la dégénérescence des axones cortico-spinaux, faisant le lien entre le cortex cérébral et la moelle épinière. Le principal symptôme de la maladie est une spasticité et une faiblesse des membres inférieurs conduisant à de sévères troubles de la marche et une perte de sensation. Des atteintes cognitives et cérébelleuses sont fréquemment associées.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

Les Paralysies Supranucléaires Progressives

Les paralysies supranucléaires progressives sont des maladies neurodégénératives qui débutent entre 60 et 70 ans et se caractérisent par des pertes d’équilibre à l’origine de chutes, une rigidité musculaire, des troubles oculomoteurs et des déficits cognitifs.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

 

Les Ataxies

Les ataxies cérébelleuses sont des maladies génétiques neurodégénératives rares du cervelet et du tronc cérébral qui entrainent de nombreux troubles moteursaffectant spécialement l’équilibre, la marche et les mouvements oculaires.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN ; Nathalie CARTIER

La maladie de Huntington

La maladie de Huntington est une affection génétique rare neurodégénérative qui débute entre 30 et 50 ans. Elle est caractérisée par une mort des neurones dans les ganglions de la base dans un premier temps et qui s’étend ensuite à tout le cerveau. Les symptômes sont des troubles moteurs, cognitifs et psychiatrique progressifs qui entrainent une dépendance totale du patient.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

Syndrome de Gilles de La tourette

Le syndrome de Gilles de la Tourette est une pathologie neuropsychiatrique et neuro-développementale très hétérogène qui se caractérise par des tics, des mouvements brusques et répétés involontaires. Ces derniers apparaissent durant l’enfance, autour de 6-7 ans, et sont presque toujours associés par la suite à des symptômes psychiatriques.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Eric BURGUIERE

Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)Les troubles neuropsychiatriques caractérisés par la présence de comportements répétés pourraient atteindre jusqu’à 5 % de la population. L’étude des mécanismes cérébraux qui sous-tendent les comportements répétés est essentielle pour développer de nouvelles approches pour les réguler et ainsi améliorer le traitement de l’ensemble des pathologies concernées. A l’institut du Cerveau, l’équipe d’Eric BURGUIERE a pour objectif de caractériser les composantes comportementales qui sont à l’origine des comportements répétitifs, d’identifier les circuits cérébraux qui participent à l’acquisition de ces comportements et de comprendre comment l’activité neuronale est modulée dans ces circuits.

 

Les fonctions cérébrales complexes et leurs dysfonctionnements

fonctions du cerveau

La Mémoire

La Mémoire est un aspect complexe de notre cerveau. Il existe 2 types de mémoire : la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Les souvenirs sont d’abord stockés dans des régions impliquées dans l’expérience initiale et se consolident pendant le sommeil. Ils seront ensuite récupérés par des neurones du lobe frontal. Pour sa construction, le souvenir emprunte le circuit de l’hippocampe et de structures composées de substance grise, situées dans la partie profonde du cerveau.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer se caractérise par une dégénérescence des neurones résultant de la progression concomitante de deux types de lésions : d’une part l’accumulation anormale à l’extérieur des cellules nerveuses d’une protéine appelée peptide ß-amyloïde (ou encore peptide A-bêta ou peptide Aß) conduisant à la formation de « plaques amyloïdes » encore appelées « plaques séniles », et d’autre part l’accumulation anormale de la protéine TAU dans les neurones conduisant à leur dégénérescence. La perte de mémoire est souvent le premier symptôme de la maladie d’Alzheimer qui permet d’orienter le diagnostic. Ensuite, surviennent des troubles des fonctions exécutives, des troubles de l’orientation spatio-temporelle, puis progressivement s’installent des troubles du langage (aphasie), de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), du comportement, des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, irritabilité) et des troubles du sommeil avec une insomnie.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie-Claude POTIER/Stéphane HAIK ; Richard LEVY

L’attention

L’attention est la capacité à détecter et à répondre à des signaux significatifs provenant de l’extérieur. Ainsi vous voyez le monde avec vos yeux mais c’est grâce à l’attention que vous en êtes conscient. Les processus attentionnels impliquent de vastes réseaux qui vont de la région postérieure, pariétale, à la région antérieure, frontale du cerveau. De grands faisceaux de fibres nerveuses connectent ces régions entre elles et permettent une communication rapide et efficace.

L’équipe de Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE/Laurent COHEN utilise des méthodes comportementales, de neuroimagerie et de neurostimulation pour développer des travaux à fort impact révélant la neuroanatomie structurelle et fonctionnelle des fonctions de l’attention chez les individus sains et chez les individus présentant des lésions au cerveau.

Le langage et la lecture

Le langage et la lecture sont des fonctions cognitives développées de façon exclusive chez l’être humain. Seul l’Homme possède des aires corticales adaptées au langage parlé et à la lecture. Le langage résulte d’un ensemble de tâches effectuées dans des régions différentes du cerveau : l’aire de Wernicke (compréhension des mots) et l’aire de Broca (production des mots) reliées entre elles par un faisceau de fibres. Les troubles du langage sont appelés « aphasie ». Le langage résulte de la collaboration de ces multiples régions, qui communiquent entre elles, placées dans l’hémisphère gauche, et qui assurent la manipulation des sons, des mots, et des significations. L’apprentissage de la lecture est fortement influencé par les régions du cortex visuel.

Pour l’étude du langage et de l’apprentissage chez les sujets sains comme chez les patients, l’équipe de Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE fait appel à des techniques comportementales et d’imagerie cérébrale multimodale de pointe.

Les émotions

Les émotions résultent d’un état mental subjectif habituellement provoqué par un stimulus externe. La joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la surprise constituent les émotions de base. Situées au centre du cerveau, les structures impliquées sont principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens, l’amygdale et l’insula ainsi que le striatum ventral et le cortex orbito-frontal. L’ensemble de ces régions traitent les informations sensorielles et affectives, organisent les actions dans le temps, et planifient le comportement en fonction du contexte et de l’environnement social.

La dépression

La dépression est une pathologie dans laquelle les symptômes sont extrêmement variés comme une tristesse excessive, à la fois dans sa durée et dans son intensité mais également dans son adaptation au contexte. La perte d’intérêt ou de plaisir et la rumination de pensées négatives sont également des symptômes fréquents. On peut aussi retrouver toute une série de symptômes physiques comme de la fatigue, un ralentissement moteur, des troubles du sommeil, ou encore des troubles cognitifs, des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions. Ce n’est que depuis une quinzaine d’années que la dépression est véritablement reconnue comme une maladie du cerveau au même titre que les maladies neurologiques comme les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. L’équipe de Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT s’intéresse à l’implication de régions cérébrales particulières et aux dysfonctionnements cognitifs dans l’apparition de la dépression.

Les pathologies non chroniques du cerveau

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des pathologies qui surviennent de façon très brutale et qui sont à l’origine de déficits moteurs (mouvement des membres), de pertes de sensibilité ou encore de troubles du langage. Dans 85% des cas l’accident vasculaire cérébral (AVC) est la conséquence d’un infarctus – une artère qui se bouche dans le cerveau, chez 15 % des patients, une hémorragie due à la rupture d’un vaisseau dans le cerveau entraine les symptômes. Les recherches de l’Institut du Cerveau portent essentiellement sur la capacité à récupérer des patients et leur rééducation. En effet, différents processus de plasticité cérébrale se mettent en place chez chaque patient et il peut y avoir une prise en charge de la fonction perdue par les tissus environnants, une participation à la commande d’un mouvement par les aires secondaires impliquées dans la programmation d’un mouvement ou encore une prise en charge par les aires controlatérales, l’hémisphère sain, non touché par l’AVC.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE

Les tumeurs cérébrales

Les tumeurs cérébrales peuvent se développer dans n’importe quelle zone du cerveau. Les cellules du cerveau les plus souvent impliquées dans le développement de ces tumeurs malignes, sont les cellules gliales, on parle alors degliomes qui peuvent être des astrocytomes, des oligodendrogliomes ou des glioblastomes. L’agressivité des tumeurs cérébrales résulte en grande partie de leur localisation qui rend difficile les traitements habituellement utilisés pour vaincre les cancers. Ce sont en général des tumeurs diffuses qui rendent la thérapie par chirurgie ou radiothérapie complexes. L’utilisation de la chimiothérapie est compliquée par la nécessité pour le médicament de franchir la barrière hémato-encéphalique, barrière de cellules qui isole et protège le cerveau de potentiels pathogènes. L’équipe de Marc SANSON/ Emmanuelle HUILLARDa pour objectifs d’identifier de nouvelles mutations génétiques et biomarqueurs des tumeurs cérébrales, ainsi que de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliques dans leur développement avec objectifs principaux d’améliorer le diagnostic et les traitements de ces tumeurs.

L’étude du cerveau grâce à l’intelligence artificielle

L’équipe de Olivier COLLIOT /Stanley DURRLEMAN a pour objectifde concevoir de nouvelles approches mathématiques et informatiques pour l’étude de la structure du cerveau humain et de ses réseaux fonctionnels. La nécessité de transformer les données brutes d’imagerie en des modèles formalisés tels que des modèles géométriques de la structure du cerveau, des modèles statistiques de populations, des graphes de connectivité est aujourd’hui indispensable pour permettre de définir de nouveaux biomarqueurs de pathologies, d’étudier les corrélations entre génétique et symptômes ou encore de caractériser les réponses fonctionnelles du cerveau.

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Team One Groupe réunit la somme de 10 000 € au profit de l’Institut du Cerveau ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/team-one-groupe-reunit-somme-de-10-000-e-profit-de-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/team-one-groupe-reunit-somme-de-10-000-e-profit-de-linstitut-cerveau/#respond Tue, 30 Jun 2020 15:17:50 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19409 Le président de la société Team One Groupe, Philippe Spanghero, nous a remis ce jour un chèque de 10 000 € au profit de la recherche contre les maladies En savoir plus ]]> Le président de la société Team One Groupe, Philippe Spanghero, nous a remis ce jour un chèque de 10 000 € au profit de la recherche contre les maladies neurologiques.

Un élan de générosité qui a vu le jour grâce à l’organisation d’un évènement caritatif, le jeudi 6 février dernier à l’Olympia, en présence du champion du monde de Formule 1, Alain Prost.

Cette soirée au concept original, était consacrée au parcours professionnel et intime du célèbre pilote ! Un moment d’échanges passionnants !

Nous remercions chaleureusement l’équipe de Team One Groupe pour leur professionnalisme, mais aussi Alain Prost pour son soutien.

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COVID-19 : La FIA Foundation et la FIA soutiennent l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-fia-foundation-fia-soutiennent-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-fia-foundation-fia-soutiennent-linstitut-cerveau/#respond Tue, 30 Jun 2020 12:18:33 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19428 LANCEMENT D’UNE ÉTUDE INÉDITE POUR CONNAITRE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LE SYSTEME NERVEUX :

LA FIA FOUNDATION ET LA FIA S’ENGAGENT AUX COTES DE L’INSTITUT DU En savoir plus ]]> LANCEMENT D’UNE ÉTUDE INÉDITE POUR CONNAITRE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LE SYSTEME NERVEUX :

LA FIA FOUNDATION ET LA FIA S’ENGAGENT AUX COTES DE L’INSTITUT DU CERVEAU

 

Le Covid-19 est une maladie virale multi-cibles dont les troubles engendrés par le virus surprennent par la diversité des symptômes, parfois atypiques. Outre les poumons, de nombreux autres organes peuvent être touchés par le Covid-19 et donner lieu à des complications neurologiques telles que la perte de l’odorat, la perte du goût, des maux de têtes, des vertiges, des convulsions, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des altérations de la conscience et des hémiplégies. Par ailleurs, les difficultés respiratoires observées chez les patients atteints du COVID-19 pourraient provenir, en plus de l’atteinte pulmonaire, d’une atteinte du tronc cérébral. Cette région, située entre le cerveau et la moelle épinière, qui contient les centres de commande de la respiration. Pour autant, les experts n’en savent pas plus de l’ensemble des répercussions de ce coronavirus sur le système nerveux central, alors qu’à ce jour, plus de 10 millions de personnes sont touchées dans le monde par le virus.

 

C’est pourquoi, face au danger que représente cet enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale, l’Institut du Cerveau en lien avec le Département Médico-Universitaire de Neurosciences AP-HP-Sorbonne Université à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et avec le soutien financier important de la Fondation FIA, mécène historique de l’Institut concerné par les questions de santé publique et d’intérêt général, et le soutien de la FIAlance une étude  d’envergure pour évaluer rapidement et précisément tous les potentiels impacts neurologiques et psychiatriques du Covid-19 chez les patients touchés, dans le but d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients.

Les données recueillies feront l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploitées en temps réel afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients d’ici mai 2021.

 

A l’Institut du Cerveau, notre mission est de trouver pour guérir. Aussi, les observations de nos éminents spécialistes sur cette étude seront décisives pour accompagner les personnes atteintes du Covid-19 grâce à une prise en charge adaptée. Ce projet ambitieux est mené par le DMU Neurosciences de la Pitié-Salpêtrière et les médecins chercheurs de l’Institut du Cerveau, grâce à la FIA Foundation et la FIA, en faveur de la santé pour tous. Je tiens à les en remercier bien chaleureusement.  

Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et Président de la Commission Médicale de la FIA.

L’étude portera plus en détails sur :

– les manifestations neuropsychiatriques des personnes concernées

– les conséquences psychiatriques pour les patients eux-mêmes (en raison notamment de très longues périodes de réanimation) ainsi que pour leurs proches

– les conséquences pour les patients souffrant déjà de pathologies neurologiques telles que les maladies inflammatoires (sclérose en plaques…) et les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer…).

 

Les effets à long terme du coronavirus sur la santé commencent à peine à être compris, aussi ce projet important fournira-t-il des informations vitales à partager avec le monde entier. À la FIA Foundation, nous sommes fiers de notre relation de longue date avec l’Institut et de ses recherches de pointe.

Saul BILLINGSLEY, Directeur Exécutif de la FIA Foundation.

 

L’Institut du Cerveau est probablement l’un des rares centres au monde à être en mesure d’obtenir une vision approfondie de la neurologie et de la psychiatrie de l’infection à Covid-19. A moyen terme, cela nous permettra en tant que professionnels de santé, d’être préparés à affronter une nouvelle pandémie et d’avoir toutes les armes à notre disposition pour mieux la combattre. Nous pouvons aussi penser que cette infection, lorsqu’elle frappe des cerveaux déjà abimés, par une maladie neurodégénérative ou inflammatoire, pourrait donner des effets inconnus. Il est très important de savoir si nous n’allons pas observer des évolutions très atypiques, par exemple chez des patients suivis pour une maladie d’Alzheimer ou pour une sclérose en plaques. Nous ignorons encore énormément de choses.

Pr Jean-Yves Delattre, directeur médical de l’Institut du Cerveau et directeur du Département Médico-Universitaire de Neurosciences AP-HP-Sorbonne Université à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Pr Jean-Christophe Corvol (AP-HP, Sorbonne Université) Responsable scientifique du projet et Dr Delorme (AP-HP, Sorbonne Université) investigateur principal.

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Troubles de la conscience : deux nouvelles découvertes fondamentales pour le diagnostic et le traitement des patients https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/troubles-de-conscience-deux-nouvelles-decouvertes-fondamentales-diagnostic-traitement-patients/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/troubles-de-conscience-deux-nouvelles-decouvertes-fondamentales-diagnostic-traitement-patients/#respond Thu, 25 Jun 2020 12:12:46 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19339 Une équipe de recherche dirigée par le Pr. Lionel Naccache (Sorbonne Université / AP-HP/ PICNIC Lab / Institut du Cerveau / Inserm) vient de publier deux études En savoir plus ]]> Une équipe de recherche dirigée par le Pr. Lionel Naccache (Sorbonne Université / AP-HP/ PICNIC Lab / Institut du Cerveau / Inserm) vient de publier deux études importantes concernant les malades souffrant d’un trouble durable de la conscience comme les patients en « état végétatif » ou en « état de conscience minimale ». Ces deux études originales, correspondant à une partie des travaux de la thèse du Dr. Bertrand Hermann (Inserm, AP-HP, Université de Paris) et réalisés sous la direction de Lionel Naccache, ont respectivement fait l’objet d’une publication dans les revues Brain et Scientific Reports.

 

 

Un nouveau signe clinique pour sonder l’état de conscience

Le premier des deux travaux décrit la découverte et la validation d’un nouveau signe d’examen clinique permettant d’identifier, au sein de ces malades non communicants, ceux dont le fonctionnement cérébral est le plus riche. Les chercheurs ont observé que la réponse réflexe de sursaut au bruit (clignement des paupières à la suite d’un son brusque) présentait une habituation chez les patients capables de prévoir et d’anticiper cette répétition. Lorsque les sons étaient répétés, ils étaient capables d’inhiber cette réponse comportementale.

À l’inverse, un sursaut au bruit inépuisable était surtout présent chez les malades dont l’examen clinique détaillé et les explorations cérébrales (EEG à haute densité quantifié, potentiels évoqués cognitifs, IRM tenseur de diffusion, PET-scan au fluoro-deoxy-glucose) révélaient une activité cérébrale et cognitive très pauvres.

Au-delà de cette précieuse valeur diagnostique, la présence de ce signe clinique, facile à rechercher au lit du malade, permettait également de prédire une amélioration de leur état de conscience à six mois. L’invention de nouveaux signes cliniques fondée sur l’utilisation des techniques d’imagerie cérébrale structurelle et fonctionnelle les plus récentes démontre également la vitalité et le renouveau contemporains de la sémiologie neurologique. Publié dans la plus importante revue mondiale de neurologie Brain, cet article a été choisi par le comité éditorial comme « Editor’s choice » en raison de son caractère novateur et de son importance.

 

 

Le métabolisme cérébral d’un vaste réseau préfronto-pariétal est plus élevé chez les patients ayant un réflexe de sursaut au bruit épuisable (EX) par rapport aux patients ayant un réflexe de sursaut au bruit inépuisable (IN) (différence de métabolisme cérébral à gauche et régions où cette différence est statistiquement significative à droite).

Référence : Habituation of auditory startle reflex is a new sign of minimally conscious state, Hermann, B., A. Ben Salah, V. Perlbarg, M. Valente, N. Pyatigorskaia, M. O. Habert, F. Raimondo, J. Stender, D. Galanaud, A. Kas, L. Puybasset, P. Perez, S. J.D., B. Rohaut and L. Naccache (in press), Brain.

https://academic.oup.com/brain/article/doi/10.1093/brain/awaa159/5862031?searchresult=1 

 

Améliorer la conscience en stimulant électriquement le cortex cérébral

La seconde étude révèle quant à elle comment la stimulation électrique transcrânienne en courant continu (tDCS) du lobe frontal de ces malades améliore leur état de conscience. En comparant les patients ayant présenté une amélioration comportementale après une séance unique de tDCS, aux patients ne présentant pas d’amélioration, les chercheurs ont montré que la réponse clinique à la tDCS était associée à une augmentation de marqueurs EEG spécifiques de la conscience (oscillations et communication à longue distance entre les régions préfrontales et pariétales dans la bande de fréquence thêta).

D’autre part, l’équipe de recherche a également démontré, grâce à une simulation de la distribution du courant électrique basée sur l’anatomie individuelle des patients, que la réponse clinique à la tDCS était corrélée à l’intensité du champ électrique au niveau du cortex en regard des électrodes de stimulation. Ces résultats sont importants à la fois sur le plan clinique, – en ouvrant la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques de stimulation personnalisée -, et sur le plan de la recherche fondamentale en confirmant l’importance du cortex préfrontal et du réseau fronto-pariétal dans la physiologie de la conscience, ainsi que le postule la théorie de l’espace global neuronal développée depuis une vingtaine d’années par Stanislas Dehaene, Jean-Pierre Changeux et Lionel Naccache. Ces résultats ont été publié dans la revue Scientific Reports.

 

 

La réponse clinique à la tDCS est associée à une augmentation de la connectivité fonctionnelle à longue distance dans la bande de fréquence thêta entre les régions préfrontales et pariétales en réponse à la stimulation par tDCS. Chaque « cheveu » représente une paire d’électrodes pour laquelle la différence de connectivité avant/après stimulation par tDCS est significativement plus élevée chez les malades répondeurs cliniques que chez ceux qui n’étaient pas améliorés.

Référence : Combined behavioral and electrophysiological evidence for a direct cortical effect of prefrontal tDCS on disorders of consciousness, Hermann, B., Raimondo, F., Hirsch, L., Huang, Y., Denis-Valente M., Pérez P., Engemann, D., Faugeras, F., Weiss, N., Demeret, S., Rohaut, B., Parra, L.C., Sitt, J.D., Naccache, L. Combined behavioral and electrophysiological evidence for a direct cortical effect of prefrontal tDCS on disorders of consciousness, Scientific Reports 10, 4323 (2020).

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32152347/

 

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Interview du Professeur Catherine Lubetzki dans l’émission « Sans rendez-vous » sur Europe 1 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/traitement-contre-sclerose-plaques/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/traitement-contre-sclerose-plaques/#respond Thu, 25 Jun 2020 08:15:18 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19395 Catherine Lubetzki, neurologue chef du département des maladies neurologiques à l'hôpital de la Salpêtrière (AP-HP) et chercheuse à l’Institut du Cerveau, voue son En savoir plus ]]> Catherine Lubetzki, neurologue chef du département des maladies neurologiques à l’hôpital de la Salpêtrière (AP-HP) et chercheuse à l’Institut du Cerveau, voue son travail à la compréhension et au traitement de la sclérose en plaques (SEP).

Elle est intervenue dans l’émission santé « Sans rendez-vous » sur Europe 1, pour parler de cette maladie complexe qui touche près de 100 000 personnes en France.

Pour plus d’informations : https://bit.ly/31gsIEg

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Que se passe-t-il dans notre cerveau quand on est dans le coma ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/se-passe-t-cerveau-on-coma-surtout-se-passe-t-on-sort/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/se-passe-t-cerveau-on-coma-surtout-se-passe-t-on-sort/#respond Thu, 25 Jun 2020 08:00:18 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19392 Dr Benjamin Rohaut, neurologue-réanimateur à la Pitié Salpêtrière et chercheur à l'Institut du Cerveau - Sorbonne Université, vous explique tout sur le coma, et En savoir plus ]]> Dr Benjamin Rohaut, neurologue-réanimateur à la Pitié Salpêtrière et chercheur à l’Institut du Cerveau – Sorbonne Université, vous explique tout sur le coma, et notamment l’après-coma, dans l’émission « Allô docteurs – Vivre après le coma ».

Pour revoir l’émission : https://bit.ly/2YOoTmG

 

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“N’oubliez pas les paroles” mobilisé aux côtés de l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/noubliez-paroles-mobilise-aux-cotes-de-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/noubliez-paroles-mobilise-aux-cotes-de-linstitut-cerveau/#respond Wed, 10 Jun 2020 17:21:11 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19360 Samedi 13 juin dernier, la générosité était au programme !

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’Institut du Cerveau a été mis à l’honneur  dans En savoir plus ]]> Samedi 13 juin dernier, la générosité était au programme !

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’Institut du Cerveau a été mis à l’honneur  dans l’émission « N’oubliez pas les paroles », présentée par Nagui sur France 2, samedi 13 juin dernier.

Lors de cette soirée spéciale, à une heure de grande écoute, les plus grands candidats de l’histoire de l’émission ont remporté 100 000 € au profit de l’Institut du Cerveau.

Nous vous invitons à vous associer à ce bel élan de générosité par un don. Il est essentiel pour accélérer la recherche, d’inventer la médecine de demain et redonner espoir aux malades et à leur famille.

 

Faire un don

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Confinement et démences : n’oublions pas les patients et les aidants https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/confinement-demences-noublions-patients-aidants/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/confinement-demences-noublions-patients-aidants/#respond Tue, 09 Jun 2020 08:50:27 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19346 La pandémie de Covid-19, le confinement et les mesures sanitaires mises en place ont bouleversé la vie de chacun d’entre nous. La neurologue et chercheuse Lara En savoir plus ]]> La pandémie de Covid-19, le confinement et les mesures sanitaires mises en place ont bouleversé la vie de chacun d’entre nous. La neurologue et chercheuse Lara Migliaccio (Inserm) de l’équipe Frontlab à l’Institut du Cerveau, alerte sur la situation des patients atteints de démences et de leurs aidants pendant cette crise sanitaire.

 

 

Lara Migliaccio

Quelle est la situation des patients atteints de démence et de leurs aidants aujourd’hui ?

 

Les démences affectent aujourd’hui plus de 50 millions de personnes dans le monde. Les altérations cognitives et comportementales qui les accompagnent détériorent gravement la qualité de vie et l’autonomie des patients mais aussi de leurs aidants. Cette vulnérabilité et cette dépendance des personnes atteintes par une démence comme la maladie d’Alzheimer ou une dégénérescence fronto-temporale, déjà grandes en temps normal, n’ont fait qu’empirer avec la pandémie de Covid-19 et le confinement qui l’a accompagné. Le suivi de nos patients pendant cette période a soulevé de nouvelles questions, de nouvelles problématiques. Le couple patient-aidant est la clé de voûte d’un système incluant le neurologue et les autres soignants, orthophoniste, infirmier, kinésithérapeute, le personnel des ESA (équipe spécialisée Alzheimer) mais aussi les aides à domicile… Avec le confinement, tout cela s’est effondré. Il n’est resté que l’individu avec sa maladie, et son aidant, souvent du même âge, face à des journées très difficiles à gérer. Nous devons apprendre de cette situation pour le bien de ces personnes.

 

Qu’est-ce que la pandémie et le confinement ont changé dans le quotidien des patients et leurs aidants ?

 

Pour les patients les plus amnésiques, le « coronavirus », « Covid » est juste un mot dit comme ça. Idem pour les gestes barrières. La situation était très difficile pour les aidants, de devoir rappeler tout le temps aux patients pourquoi ils ne devaient pas sortir, pourquoi ils doivent se laver les mains régulièrement, pourquoi ils devaient porter un masque… Même pour les patients moins amnésiques d’ailleurs, le rappel en continu des gestes barrières, de la nécessité de rester confiné a représenté une vraie difficulté. Cela a été encore plus dramatique pour les patients avec des troubles comportementaux. L’aidant se retrouve en première ligne, non seulement pour répéter les consignes de sécurité mais aussi faire face au refus et à l’incompréhension de son proche malade, dont les réactions peuvent être inattendues.

Si la majorité s’est finalement bien sortie de cette crise, montrant une capacité de résistance insoupçonnée, beaucoup de patients plus atteints se sont effondrés sous le poids de la situation. Il y a clairement eu un coût payé par le fait d’être isolé pour ces patients.

 

Les aidants sont souvent les oubliés de la chaîne de soin, alors que leur rôle s’est trouvé accru pendant cette crise…

 

Les aidants ont été très peu considérés dans tout ça. Les mesures recommandées par les plus grandes associations mondiales sur les démences sont toutes centrées sur le malade. Nulle part ou presque ne sont mentionnés les aidants. Le confinement a aussi fait oublier à ses aidants leur propre santé, submergés par un quotidien difficile avec leur proche malade. Il a fallu leur rappeler que le Covid-19 et leur proche n’étaient pas la seule source de préoccupation et qu’ils devaient rester attentif à leur santé et aux pathologies qui pouvaient déjà les affecter avant le confinement.

 

Comment se passe le suivi côté soignant ?

 

Je n’ai jamais arrêté d’être en contact avec mes patients pendant le confinement, soit par téléphone, soit en visioconférence, mais malheureusement toutes les spécialités en médecine ne peuvent pas faire profit d’un appel téléphonique. Bien sûr, nous ne pouvons pas tout faire par télémédecine mais ce suivi reste essentiel. Ce confinement a permis d’avoir un regard différent sur nos pratiques. Nous faisons beaucoup de choses en présentiel que nous pourrions faire à distance. Si certains suivis peuvent se faire par télémédecine, nous réduirions ainsi les transports, la pollution, le risque d’attraper une infection dans un milieu hospitalier, le risque d’accident de la route… cette expérience est vraiment à mettre à profit. J’ai recommencé à voir des patients en présentiel. Ce n’est pas simple, les procédures sont compliquées, chronophages… mais c’est possible. Nous apprenons des nouveaux gestes, qui finalement deviennent vite naturels.

 

Du côté de la recherche, les protocoles de recherche clinique, mis à part les protocoles thérapeutiques testant des traitements, ont été arrêtés au début de confinement. Ils reprennent progressivement depuis quelques semaines. Nous avons des enjeux sanitaires autres que le Covid-19 qui dépendent beaucoup de l’avancement de la recherche, des enjeux sur la connaissance des maladies, notamment neurologiques. Ce sont des maladies qui vulnérabilisent les patients. Les patients des EPHAD, dont nombres d’entre eux sont touchés par une démence, ont payé un coût énorme pendant cette pandémie. Si nous n’avançons pas et nous laissons bloquer par un virus, ça sera dramatique pour ces individus.

 

 

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Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/campagne-institut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/campagne-institut-cerveau/#respond Fri, 05 Jun 2020 09:30:03 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=18699 Une campagne nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable 

 

Afin d’accompagner son récent changement de nom, l’Institut du Cerveau vient de En savoir plus ]]> Une campagne nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable 

 

Afin d’accompagner son récent changement de nom, l’Institut du Cerveau vient de lancer une campagne d’affichage nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable, réalisée et offerte par ses partenaires historiques PUBLICIS et JC Decaux.

 

Au travers des portraits de grandes personnalités du monde politique, sportif, culturel et artistique parmi lesquels Simone Veil, Rafael Nadal, ou encore Jean Réno, et d’un slogan empreint de sens, cette campagne vise à sensibiliser chacun d’entre nous à l’importance vitale de cet organe fascinant, le plus complexe du corps humain.

 

Ce plan média national 100 % affichage, qui a lieu partout en France et se poursuivra jusqu’au 25 août, se compose de :

> 6 500 faces ;

> 5 000 Abribus.

 

Par ailleurs, un spot radio avec la voix de Jean Réno, Parrain de l’Institut du Cerveau, a été réalisé et diffusé pour l’occasion dès le mois de mars.

L’objectif double est de rappeler que :

>Le cerveau est le chef d’orchestre de notre organisme et que c’est grâce à lui que nous pouvons rêver, penser, bouger, écrire, imaginer, parler, créer, … ;

> l’Institut du Cerveau a besoin de votre soutien pour faire face aux nombreux défis en faveur du « bien vieillir », surtout lorsque l’on sait qu’en France 1 personne sur 8 est atteinte par une maladie du cerveau.

 

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Candidatez maintenant au Master 2 iMIND, international Master in Neurodegenerative Diseases ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/candidatez-maintenant-au-master-2-imind/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/candidatez-maintenant-au-master-2-imind/#respond Wed, 03 Jun 2020 09:19:30 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19331 Intéressés par les neurosciences et les maladies neurodégénératives ?

La campagne de candidatures pour le parcours de Master 2 iMIND, international Master in En savoir plus ]]> Intéressés par les neurosciences et les maladies neurodégénératives ?

La campagne de candidatures pour le parcours de Master 2 iMIND, international Master in Neurodegenerative Diseases est ouverte ! Date de clôture :  30 juin  2020.

iMIND est un parcours de Master 2 sélectif, fruit d’une collaboration entre l’Institut du Cerveau et le master de Biologie Intégrative et Physiologie – Neurosciences de Sorbonne Université.

 

iMIND rassemble des chercheurs de l’Institut du Cerveau, ainsi que d’autres instituts de Neurosciences associés à Sorbonne Université, comme l’Institut Neuroscience Paris Seine ou l’Institut de la Vision, afin de proposer des enseignements visant à immerger les étudiants dans les thématiques de recherche actuelles et innovantes sur le fonctionnement du cerveau et ses dysfonctionnements.

Vous trouverez les détails de ce parcours :

 

Les informations sur la procédure de candidature sont disponibles sur ce lien. 

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MSCopilot, solution pour le suivi de la sclérose en plaques, validée cliniquement https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/mscopilot-sclerose-en-plaques/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/mscopilot-sclerose-en-plaques/#respond Sat, 30 May 2020 13:51:43 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=18543 MSCopilot, la solution de suivi des patients atteints de sclérose en plaques développée par AdScientiam, une startup incubée à l’iPEPS, a été validée En savoir plus ]]> MSCopilot, la solution de suivi des patients atteints de sclérose en plaques développée par AdScientiam, une startup incubée à l’iPEPS, a été validée cliniquement lors d’un essai clinique impliquant plusieurs centres hospitaliers français. Les résultats sont publiés dans la revue European Journal of Neurology

 

 La sclérose en plaques est une maladie chronique dont les symptômes sont à la fois très divers et fluctuants au cours du temps. Un suivi médical régulier représente donc un enjeu très important pour une meilleure prise en charge des patients. L’évaluation du handicap des patients atteints de sclérose en plaques nécessite des batteries de tests cliniques prenant beaucoup de temps et représente donc une difficulté pour les patients comme pour les neurologues.

Pour répondre à cette problématique, AdScientiam a développé MSCopilot, un dispositif médical sous la forme d’une application smartphone pour l’auto-évaluation de patients atteints de SEP. Celle-ci combine quatre tests : la marche, la dextérité, la cognition et la vision à faible contraste.

Afin de valider cliniquement l’application MSCopilot, un essai clinique multicentrique a été mise en place. Réunissant 141 personnes atteintes de sclérose en plaques et 76 volontaires sains, l’étude comparait les scores obtenus avec l’application à ceux du test de référence utilisé en clinique dans la sclérose en plaques, le MSFC (Multiple Sclerosis Functional Composite).

 Les résultats de l’étude montrent que l’application MSCopilot est aussi performante que le test de référence dans l’évaluation du handicap de la sclérose en plaques. Les scores obtenus avec l’application et ceux obtenus avec les tests standards étaient très corrélés. L’essai confirme ainsi la fiabilité de MSCopilot et sa facilité d’utilisation dans la pratique clinique pour le suivi du handicap lié à la sclérose en plaques.

« Notre étude confirme le potentiel de l’application MSCopilot pour le suivi des patients. Si des tests sont encore nécessaires pour évaluer son utilisation au domicile du patient et sa capacité à détecter la progression de la maladie, cette application pourrait devenir un élément important dans la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaques. » Dr Elisabeth Maillart, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et à l’Institut du Cerveau – ICM, coordinatrice de l’étude.

 

L’application MSCopilot a été présentée aux neurologues au travers d’une vidéo que vous pouvez découvrir ci-après :

 

 

Source

MSCopilot, a new multiple sclerosis self-assessment digital solution: results of a comparative study versus standard tests.

Maillart E, Labauge P, Cohen M, Maarouf A, Vukusic S, Donzé C, Gallien P, De Sèze J, Bourre B, Moreau T, Louapre C, Mayran P, Bieuvelet S, Vallée M, Bertillot F, Klaeylé L, Argoud AL, Zinaï S, Tourbah A. Eur J Neurol. 2019 Sep 20.

 

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DÉCOUVREZ LE NOUVEAU SYNAPSE ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decouvrez-nouveau-synapse/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decouvrez-nouveau-synapse/#respond Wed, 20 May 2020 08:15:19 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19209 En 2020 l’Institut du Cerveau a 10 ans !

10 ans de progrès, d’avancées et d’espoirs. Grâce à votre mobilisation et à celle des chercheurs, chaque jour est un En savoir plus ]]> En 2020 l’Institut du Cerveau a 10 ans !

10 ans de progrès, d’avancées et d’espoirs. Grâce à votre mobilisation et à celle des chercheurs, chaque jour est un pas de plus dans la lutte contre les maladies affectant le système nerveux. De grands projets sont ainsi mis sur pieds afin de traiter des pathologies touchant des millions de personnes à travers le monde comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, les tumeurs cérébrales, la sclérose en plaques, la SLA ou encore la dépression.

 

Cet anniversaire est aussi pour l’Institut l’occasion de franchir un cap supplémentaire, porté par la volonté de renforcer le lien solide qui s’est tissé entre les 700 chercheurs et nos fidèles donateurs. Pour ce faire, nous avons rebaptisé notre journal des donateurs « Synapse », du nom de cette zone de contact qui s’établit entre deux cellules nerveuses et leur permet de communiquer entre elles.

Pour ce premier numéro de 2020, repensé pour vous, nos équipes ont choisi de mettre en lumière les travaux en cours et les dernières avancées sur les maladies cérébrales pédiatriques.

>> Découvrez ici la version numérique de votre nouveau Journal trimestriel « Synapse »

Afin de recevoir Synapse directement chez vous, 4 fois par an, faites un don à l’Institut du Cerveau dès aujourd’hui.

 

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