Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org Mon, 04 Jul 2022 09:03:23 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 https://institutducerveau-icm.org/wp-content/uploads/2022/03/cropped-logo-tete-32x32.png Fr - Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org 32 32 Comment explorons-nous nos connaissances pour être créatifs ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/explorons-nos-connaissances-etre-creatifs%e2%80%89/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/explorons-nos-connaissances-etre-creatifs%e2%80%89/#respond Wed, 29 Jun 2022 11:32:28 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23933 Trouver une idée créative nécessite de faire appel à toutes nos connaissances antérieures. Mais par quel chemin cela s’opère-t-il dans notre cerveau ? Le groupe En savoir plus ]]> Trouver une idée créative nécessite de faire appel à toutes nos connaissances antérieures. Mais par quel chemin cela s’opère-t-il dans notre cerveau ? Le groupe d’Emmanuelle Volle (Inserm) au sein du Frontlab de l’Institut du Cerveau, en collaboration avec les Universités de Graz (Autriche) et de Warwick (Royaume-Uni), et l’Israël Institute of Technology, a identifié deux processus de recherche en  mémoire sémantique impliqués dans la créativité.  

 

Être créatif cela ne sort pas de nulle part. Pourtant, la naissance d’une idée créative dans notre cerveau reste un phénomène encore inconnu. Les théories actuelles proposent qu’elle repose notamment sur l’organisation de nos connaissances stockées dans la mémoire sémantique et la façon dont nous y recherchons des concepts. « Que se passe-t-il réellement lorsque nous cherchons une nouvelle idée ? Jusqu’à présent, on ne connaissait pas les étapes qui nous permettent de naviguer dans notre mémoire sémantique et d’être créatifs » explique Marcela Ovando-Telez, postdoctorante au Frontlab et première autrice de l’étude.

 

Mémoire sémantique et créativité

La mémoire sémantique est organisée comme un réseau d’associations d’objets, de concepts reliés entre eux plus ou moins fortement. Par exemple, le mot « Pomme » va être fortement connecté l’ensemble plus large des « Fruits », mais va aussi l’être aux concepts de « sucré », de « végétal » ou encore à des mots plus éloignés comme les « contes » (si vous avez lu Blanche-Neige). C’est l’ensemble de ses concepts, stockés dans notre mémoire sémantique, qui nous permettent de donner du sens au monde.

 

La créativité est intimement liée à la structure de ce réseau et la façon dont nous y recherchons des concepts, qui est liée aux processus de contrôle exécutif. Si les associations sémantiques sont organisées de telle façon à établir facilement des liens entre des objets éloignés, il est ainsi plus facile de générer des idées originales.

 

Les composantes du processus de recherche en mémoire sémantique : clustering et switching

Afin de comprendre comment nous naviguons le long de ce réseau d’associations sémantiques pour y dénicher des pensées créatives, le groupe d’Emmanuelle Volle (Inserm) et leurs collaborateurs ont construit une tâche d’association libre d’idées qui consiste à donner un mot à un participant et de lui demander tous les mots qui lui vient à l’esprit en réponse au mot proposé. « La spécificité ici était que les mots étaient polysémiques, c’est-à-dire qu’ils avaient plusieurs sens possibles », précise Emmanuelle Volle (Inserm), dernière autrice de l’étude. « Cette ambiguïté a pour conséquence d’activer plusieurs sens différents, ce qui nous a permis de distinguer les réponses des sujets selon leur sens, et ainsi identifier deux composantes en interaction au cours du processus de recherche en mémoire : le clustering et le switching »

 

Qu’est-ce que le clustering et le switching ? En prenant l’exemple d’une tâche de génération de mots portant sur la catégorie « Animaux », le clustering consisterait à lister sccessivement le plus grand nombre de noms d’une sous-catégorie d’animaux comme les oiseaux, tandis que le switching concernerait le fait de passer d’une sous-catégorie à l’autre, des oiseaux aux amphibiens ou aux mammifères.

La tâche développée par le groupe de scientifiques contenait par exemple le mot « Rayon », qui peut avoir plusieurs sens : les rayons du soleil, les rayons du supermarché ou encore les rayons d’une roue de vélo. Ainsi, si un participant propose à la suite des mots associés à « Rayon » en lien avec la météo, il adopte une exploration de type clustering, tandis que s’il alterne entre des mots associés à la météo ou au supermarché, son exploration est de type switching.

 

Les chercheuses et chercheurs ont combiné cette tâche d’association à toute une série d’autres tests mesurant la créativité, le jugement des associations sémantiques ou encore le contrôle exécutif (i. e : l’inhibition, la mémoire de travail…). Grâce à ces données, ils ont pu reconstruire la structure du réseau sémantique de chaque participant et explorer la relation entre les deux composant de recherche en mémoire, la capacité créative, l’organisation de la mémoire sémantique et la capacité de contrôle exécutif. Enfin, des acquisitions IRM d’imagerie fonctionnelle leur ont permis d’en comprendre les corrélats neuronaux.

 

Créativité, recherche en mémoire et contrôle cognitif

Le premier résultat obtenu par l’équipe est le clustering et le switching sont bien associés à la créativité, mais différemment. Le clustering est lié à la pensée divergente, c’est-à-dire la génération libre d’idées, tandis que le switching est lié à la capacité à établir des combiner des associations distantes entre des concepts. En outre, la composante the switching était également liée à l’organisation des concepts en mémoire et aux capacités de contrôle exécutif.

 

Les chercheuses et chercheurs montrent dans un deuxième temps que le clustering comme le switching peuvent être prédits à partir de la connectivité fonctionnelle du cerveau des participants. Le clustering est prédit par un profil de connectivité impliquant les réseaux cérébraux liés à l’attention et au contrôle exécutif, ce qui suggère que le fait de persister sur une même catégorie sémantique — tous les noms de mammifères qui vous viennent à l’esprit par exemple — fait appel à des processus attentionnels et contribue à la génération libre d’idées plus créatives. Le switching en revanche, est prédit par la connectivité entre plusieurs réseaux impliquant majoritairement le réseau par défaut et le réseau de contrôle. Cette connectivité permettrait de guider la recherche d’idées au sein de la mémoire sémantique et d’explorer des associations distantes dans ce réseau.

 

Dans leur ensemble, ces résultats montrent comment les alternances entre la recherche exploratoire et l’attention focalisée favorisent la créativité, et fournissent de nouvelles informations sur les corrélats neurocognitifs de la recherche en mémoire liés à la cognition créative.

 

Source

An investigation of the cognitive and neural correlates of semantic memory search related to creative ability.Ovando-Tellez M, Benedek M, Kenett YN, Hills T, Bouanane S, Bernard M, Belo J, Bieth T, Volle E. Commun Biol. 2022 Jun 16

 

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Une conférence dédiée à la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/conference-dediee-a-sclerose-laterale-amyotrophique-sla/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/conference-dediee-a-sclerose-laterale-amyotrophique-sla/#respond Mon, 27 Jun 2022 09:48:43 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23926 Le mercredi 29 juin, l’Institut du Cerveau vous invite à une conférence présentant les travaux de médecins et chercheurs sur la sclérose latérale amyotrophique En savoir plus ]]> Le mercredi 29 juin, l’Institut du Cerveau vous invite à une conférence présentant les travaux de médecins et chercheurs sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi connue sous le nom de maladie de Charcot.

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, est une pathologie neuromusculaire progressive à évolution très rapide qui touche environ 7 000 personnes aujourd’hui en France. Cette maladie est caractérisée par une dégénérescence des motoneurones, neurones qui commandent entre autres la marche, la parole, la déglutition et la respiration, mais également par une atrophie musculaire qui conduit à la paralysie progressive des patients. Afin de lutter contre cette pathologie toujours incurable, dont 1 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France, les chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau développent des recherches pour en comprendre les mécanismes moléculaires ; les causes, qui peuvent être génétiques ; identifier de nouveaux biomarqueurs pour suivre son évolution ; et trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Programme

9h45 : Début de la conférence
Accueil par le Pr Alexis Brice, Directeur Général de l’Institut du Cerveau

9h50 : Aspects cliniques de la maladie et études en cours (apport de l’iCRIN SLA)
Par le Dr François Salachas, neurologue, coordonnateur du centre de Référence Maladies Rares SLA-IDF et de l’iCRIN SLA de l’Institut du Cerveau

10h40 : Implication des macrophages dans la SLA
Par Séverine Boillée, directrice de recherche Inserm et responsable de l’équipe « Causes de la SLA et mécanismes de la dégénérescence motoneuronale » de l’Institut du Cerveau

Inscription

Inscription préalable obligatoire
La situation sanitaire étant favorable, nous aurons le plaisir de vous accueillir de nouveau en présentiel, dans l’auditorium de l’Institut du Cerveau. Le passe sanitaire est obligatoire pour accéder à l’Hôpital puis à l’Institut du Cerveau. Le port du masque est obligatoire dans l’enceinte de l’Institut.

Par téléphone au 01 57 27 45 11 Par mail à contact@icm-institute.org

Plan d’accès.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer :
vous pouvez visionner la conférence :
• En direct via ce lien : institutducerveau-icm.org/fr/conferencedonateurs/
• En replay, après la conférence, sur notre chaine Youtube.

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Maladie de Charcot : les premières descriptions cliniques par Jean-Martin Charcot https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/retour-premieres-descriptions-cliniques-detaillees-de-sclerose-laterale-amyotrophique-jean-martin-charcot/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/retour-premieres-descriptions-cliniques-detaillees-de-sclerose-laterale-amyotrophique-jean-martin-charcot/#respond Thu, 23 Jun 2022 15:02:23 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23899 En 1873 paraissent les 12e et 13e leçons de Jean-Martin Charcot, dans lesquelles le célèbre neurologue de la Salpêtrière décrit une nouvelle pathologie qu’il nomme En savoir plus ]]> En 1873 paraissent les 12e et 13e leçons de Jean-Martin Charcot, dans lesquelles le célèbre neurologue de la Salpêtrière décrit une nouvelle pathologie qu’il nomme « Sclérose latérale amyotrophique ».

 

Deux cas de patients atteints de « sclérose latérale amyotrophique »

Dans ses leçons parues en 1873, Jean-Martin Charcot décrit les cas de deux patientes atteintes d’une nouvelle maladie qu’il nomme sclérose latérale amyotrophique. Le premier est celui d’une certaine Catherine Aubel dont l’affection est décrite comme « une atrophie musculaire progressive avec lésions de la matière grise et des faisceaux antérolatéraux de la substance blanche ». En en-tête de son observation de madame Aubel, l’ensemble des symptômes de cette patiente sont énumérés. On retrouve parmi ceux-ci l’atteinte musculaire progressive de la maladie et les lésions du système nerveux relevées à l’autopsie.

Le second cas est celui d’Elisabeth P. rapporté par l’interne de Charcot, Albert Gombault, dont la thèse s’intitulera quelques années plus tard Sclérose latérale amyotrophique.

Dans ces deux cas, Charcot distingue les symptômes liés à l’atteinte de la corne antérieur de la moelle épinière et ceux liés à la « sclérose » de ses cordons latéraux. La colonne antérieure correspond à la partie la plus externe de la substance grise de la moelle épinière. Elle contient les motoneurones responsables de la transmission des informations motrices aux muscles du tronc et des membres. Les cordons latéraux, quant à eux, correspondent à une partie de la substance blanche de la moelle épinière. Ils contiennent les motoneurones innervant les viscères.

 

Un troisième cas, illustré de la main de Charcot

Parmi les archives du docteur Charcot, plusieurs dessins réalisés de sa main portent sur la description d’un troisième cas, nommé « Le cas de Trouillet », probablement du nom du médecin ayant adressé ce patient à Charcot. Ces archives exceptionnelles détaillent les différentes atteintes de la moelle épinière d’un patient atteint de sclérose latérale amyotrophique.

Les trois de ces dessins représentent différentes vues de la moelle épinière d’un patient atteint de sclérose latérale amyotrophique.

Le premier dessin ci-dessus reproduit quatre sections de la moelle épinière : le bulbe (aujourd’hui appelée : moelle allongée), la moelle cervicale, la moelle dorsale et la moelle lombaire.

Les deux dessins ci-dessus décrivent l’atteinte du muscle adducteur du pouce (adductor pollicis).

« Charcot note une « infiltration de leucocytes », des cellules immunitaires, au niveau du muscle, ce qui laisse perplexe car à ce grossissement et avec les techniques disponibles alors, il est bien difficile d’affirmer qu’il s’agisse bien d’un infiltrat inflammatoire. Il pourrait s’agir, au moins pour certaines des structures représentées de fibres musculaires atrophiques. » explique Danielle Seilhean, cheffe du service de neuropathologie à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP.Sorbonne Université et chercheuse à l’Institut du Cerveau.

Dans ses descriptions, Charcot présentait la progression typique de la SLA comme débutant par les membres supérieurs puis les jambes avant d’atteindre les muscles de la déglutition (labio-glosso-pharyngés) et de la respiration. Il soulignait par ailleurs l’absence d’atteintes sensorielles. Le tableau clinique décrit par Charcot, bien qu’ayant été largement affiné au fil des années par les neurologues, a posé les bases d’une nouvelle affection, qui est encore aujourd’hui associée à son nom.

 

Source

CHARCOT Jean-Martin, Leçons sur les maladies du système nerveux faites à la Salpêtrière, recueillies et éditées par Bourneville, IIe série. Adrien Delahaye éditeur, Paris, 1873.

Département de Neuropathologie, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière-Charles Foix, Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Duyckaerts, C., Maisonobe, T., Hauw, J.-J., & Seilhean, D. (2021). Charcot identifies and illustrates amyotrophic lateral sclerosis. Free Neuropathology, 2, 12. https://doi.org/10.17879/freeneuropathology-2021-3323

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La prise de décision : une nouvelle répartition des tâches dans notre cortex préfrontal ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/prise-de-decision-nouvelle-repartition-taches-cortex-prefrontal/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/prise-de-decision-nouvelle-repartition-taches-cortex-prefrontal/#respond Thu, 23 Jun 2022 14:09:34 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23896 L’équipe « Motivation, Cerveau et Comportement », co-dirigée par Mathias Pessiglione (Inserm) à l’Institut du Cerveau, propose dans une étude parue dans le En savoir plus ]]> L’équipe « Motivation, Cerveau et Comportement », co-dirigée par Mathias Pessiglione (Inserm) à l’Institut du Cerveau, propose dans une étude parue dans le Journal of Neuroscience une nouvelle approche pour comprendre comment notre cortex préfrontal prend des décisions.

 

La prise de décision : des coûts et des bénéfices

Prendre une décision repose sur une balance fine entre coûts et bénéfices. En d’autres termes, face à plusieurs options, il faut identifier celle qui permettra d’obtenir la plus grande récompense avec le plus petit effort. Lorsque nous faisons face à cette situation, c’est-à-dire à peu près tout le temps dans notre vie, un ensemble d’opérations se déroulent dans notre cerveau pour évaluer les différentes possibilités qui se présentent à nous et choisir la meilleure.

 

« Si le rôle du cortex préfrontal dans l’évaluation des efforts et des récompenses est bien accepté, le rôle fonctionnel de chaque sous-région est sujet à débat, car les résultats obtenus dans différentes études sont contradictoires » explique Nicolas Clairis, premier auteur de l’étude, actuellement en post-doctorat à l’École Polytechnique Fédéral de Lausanne (EPFL, Suisse).

 

La délibération et la confiance en ses propres choix

 

Pour tenter de répondre à cette problématique, l’équipe de Mathias Pessiglione (Inserm) à l’Institut du Cerveau a adopté une autre approche, afin de clarifier la répartition des rôles dans le cortex préfrontal. Pour cela, ils ont pris en compte la part métacognitive de la décision, c’est-à-dire les coûts et les bénéfices de la délibération elle-même (passer du temps à réfléchir pour avoir davantage confiance dans sa décision). Ainsi, dans une décision comme « Est-ce que je poursuis jusqu’au col pour avoir la vue sur l’autre vallée ? », il faut évaluer non seulement l’option considérée, c’est-à-dire l’effort à fournir (il faut remonter tout le pierrier et cela semble difficile) et la récompense à venir (on m’a dit que la vue est vraiment belle de là-haut), mais aussi la confiance dans le choix envisagé (ai-je raison de vouloir poursuivre ?) et le temps de la délibération (faut-il y réfléchir davantage ?)

 

Les chercheurs ont proposé à 39 participants plusieurs tâches de préférence portant aussi bien sur des notations – appréciez-vous cette option un peu, beaucoup ou pas du tout ? – que sur des décisions binaires –- préférez-vous l’option A ou B ? êtes-vous prêt à fournir tel effort pour telle récompense ? Ces tests étaient combinés à de l’imagerie fonctionnelle (IRMf).

 

Une nouvelle répartition des tâches dans notre cortex préfrontal

Leurs résultats confirment le rôle du cortex préfrontal ventro-médian (vmPFC) dans l’attribution d’une valeur aux différentes options présentées lors d’un choix. Ainsi, l’activité de cette région augmente selon la valeur de la récompense promise et diminue selon le coût de l’effort nécessaire pour l’obtenir. Les régions plus dorsales du cortex préfrontal sont plutôt associées aux variables métacognitives proposées par l’équipe de l’Institut du Cerveau. La confiance en ses propres choix est représentée dans l’activité du cortex préfrontal médian (mPFC), tandis que le temps de délibération se reflète active le cortex préfrontal dorso-médian (dmPFC).

 

« Nous confirmons ici l’intérêt de distinguer les variables qui déterminent la décision (effort et récompense) et celles qui déterminent la méta-décision (quand faut-il arrêter son choix) pour comprendre l’architecture fonctionnelle du cortex préfrontal. L’avantage de ce nouveau cadre conceptuel est qu’il peut facilement se généraliser à d’autres types de comportement que les choix. Par exemple pour émettre un jugement, il y a aussi un compromis métacognitif entre confiance et délibération : il faut qu’on ait confiance dans son jugement, et en même temps on ne peut pas prendre un temps infini avant d’arrêter son jugement » conclut Mathias Pessiglione, chef d’équipe à l’Institut du Cerveau et dernier auteur de l’étude.

 

 

Source
Value, confidence, deliberation: a functional partition of the medial prefrontal cortex demonstrated across rating and choice tasks.
Clairis N, Pessiglione M.J Neurosci. 2022 Jun 1

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Une meilleure caractérisation de la désinhibition dans les dégénérescences fronto-temporales https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/meilleure-caracterisation-de-desinhibition-degenerescences-fronto-temporales/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/meilleure-caracterisation-de-desinhibition-degenerescences-fronto-temporales/#respond Mon, 20 Jun 2022 10:20:58 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23875 Grâce à une approche combinant évaluation comportementale et imagerie cérébrale, une étude conduite par le FrontLAB de l’Institut du Cerveau a permis une meilleure En savoir plus ]]> Grâce à une approche combinant évaluation comportementale et imagerie cérébrale, une étude conduite par le FrontLAB de l’Institut du Cerveau a permis une meilleure caractérisation d’un symptôme majeur des dégénérescences fronto-temporales, la désinhibition. Ces résultats, publiés dans Neuroimage : Clinical ouvrent la voie à une prise en charge plus adaptée et personnalisée des patients et au soutien de leurs aidants.

 

La désinhibition, un symptôme majeur de la dégénérescence fronto-temporale

La désinhibition est un symptôme de nombreuses maladies neurodégénératives, en particulier celles touchant les régions frontales du cerveau comme les dégénérescences fronto-temporales (DFT). Ces dernières sont la deuxième cause de démence la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elles peuvent prendre différentes formes, notamment une variante dite « comportementale », caractérisée par des troubles cognitifs et comportementaux. La désinhibition est au cœur de ces changements et désordres comportementaux.

 

Deux principaux types de désinhibition sont couramment distingués : la désinhibition cognitive, qui correspond à une incapacité à bloquer (inhiber) des réponses inappropriées ou à stopper des réponses déjà engagées, et la désinhibition comportementale se manifestant par l’impossibilité de réprimer des comportements dans un environnement, dans des contextes sociaux ou à s’adapter aux changements de son environnement.

 

« Malgré ces deux définitions relativement bien établies, il n’existe toujours pas de moyens d’évaluer précisément la désinhibition comportementale chez les personnes atteintes de DFT, en dehors de questionnaires remplies par les aidants. De plus, les corrélats neuroanatomiques de ce symptôme ne sont pas clairement définis » précise Delphine Tanguy, première autrice de l’étude.

 

La combinaison d’une approche semi-écologique et de l’imagerie cérébrale

Depuis près de 10 ans, l’Institut du Cerveau développe le programme ECOCAPTURE, conduit par Bénédicte Batrancourt (Inserm) et Richard Lévy (AP-HP-Sorbonne Université), qui vise à évaluer de façon objective et quantitative les symptômes neuropsychiatriques comme l’apathie et la désinhibition en conditions proches de la vie réelle (approche semi-écologique).

 

Afin de mieux définir la désinhibition chez les patients atteints de DFT, l’équipe FrontLAB de l’Institut du Cerveau a utilisé l’approche d’ECOCAPTURE pour évaluer avec de nouvelles métriques comportementales, deux composantes de la désinhibition : la compulsivité et la désinhibition sociale. Ils y ont associé de l’imagerie structurelle (IRM) et des questionnaires classiques d’évaluation cognitive comme le test de Hayling (mesure les capacités d’inhibition cognitive lors des réponses verbales spontanées) et des tests de cognition sociale.

 

 

 

Une meilleure caractérisation de la désinhibition chez les patients atteints de DFT

Les chercheurs confirment que chez les patients atteints de la variante comportementale de DFT, la désinhibition se manifeste sur les deux composantes : la compulsivité et la désinhibition sociale. De plus, les données comportementales recueillies grâce à l’approche semi-écologique vont dans le sens des résultats des tests cognitifs. La compulsivité observée chez les patients est corrélée aux scores du test de Hayling. Par ailleurs, la compulsivité comme la désinhibition sociale sont associées aux résultats des tests de cognition sociale et de reconnaissance des émotions. Enfin, les données d’imagerie permettent de distinguer deux patterns d’atrophie différents dans les réseaux fronto-temporaux selon le sous-type de désinhibition :  désinhibition sociale ou compulsivité.

 

« Ces résultats confirment l’intérêt de l’approche semi-écologique pour l’évaluation de la désinhibition. En caractérisant plus finement le type de désinhibition touchant un patient, nous pouvons mettre en place de meilleures stratégies de prise en charge pour le patient et aussi soutenir son aidant, dont la qualité de vie peut être lourdement impactée par ce type de symptôme »conclut Lara Migliaccio (Inserm), dernière autrice de l’étude.

 

Source

 

An ecological approach to identify distinct neural correlates of disinhibition in frontotemporal dementia. Tanguy D, Batrancourt B, Estudillo-Romero A, Baxter JSH, Le Ber I, Bouzigues A, Godefroy V, Funkiewiez A, Chamayou C, Volle E, Saracino D, Rametti-Lacroux A, Morandi X, Jannin P, Levy R, Migliaccio R; ECOCAPTURE study group. Neuroimage Clin. 2022 Jun 7

 

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Imagerie mentale visuelle : le cas d’un patient suggère un nouveau réseau cérébral clé https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/imagerie-mentale-visuelle-cas-dun-patient-suggere-nouveau-reseau-cerebral-cle/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/imagerie-mentale-visuelle-cas-dun-patient-suggere-nouveau-reseau-cerebral-cle/#respond Thu, 09 Jun 2022 11:34:13 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23822 Tous les jours, nous faisons appelle à une capacité unique de notre cerveau, l’imagerie mentale visuelle, qui nous permet de visualiser « dans notre tête » des En savoir plus ]]> Tous les jours, nous faisons appelle à une capacité unique de notre cerveau, l’imagerie mentale visuelle, qui nous permet de visualiser « dans notre tête » des images, des objets ou des personnes. Grâce à un patient atteint d’une lésion particulière du cerveau, le groupe de Paolo Bartolomeo (Inserm) au sein du PICNIC Lab à l’Institut du Cerveau a mis en évidence une région qui pourrait être clé dans la visualisation mentale.

 

Un patient est admis aux urgences après un AVC étendu dans la zone occipito-temporale de l’hémisphère gauche. Bien que sa vie fût sauvée, le patient se réveille avec de multiples déficits : une hémianopie – la perte de la vision du côté droit -, une alexie – une incapacité à lire -, et une incapacité à nommer les couleurs.

 

Ces multiples atteintes et la présence de la lésion dans le lobe temporal gauche poussèrent les cliniciens et chercheurs de l’Institut du Cerveau à évaluer une autre fonction cérébrale : l’imagerie mentale visuelle.

 

Les réseaux cérébraux de l’imagerie mentale

A l’heure actuelle, le modèle prédominant des bases cérébrales de l’imagerie mentale propose que celle-ci engage l’aire visuelle primaire à l’arrière de notre cerveau, qui est aussi impliquée dans le traitement de ce que nous voyons vraiment avec nos yeux. Pourtant des données issues de cas de patients allant à l’encontre de ce dogme se sont accumulées ces vingt dernières années. Dans une récente méta-analyse, l’équipe de Paolo Bartolomeo a suggéré que l’imagerie mentale serait plutôt encodée au niveau des réseaux fronto-pariétaux de l’attention et de la mémoire de travail, ainsi que dans une petite région du gyrus fusiforme du lobe temporal gauche. Le cas de ce nouveau patient à la lésion occipito-temporale gauche était alors l’occasion pour les chercheurs de l’Institut du Cerveau de réexplorer leur hypothèse.

 

Une imagerie mentale visuelle intacte, malgré les lésions

Afin de tester les capacités d’imagerie mentale du patient, les médecins lui ont fait passer une batterie de tests. Ceux-ci consistent en un certain nombre de questions sur l’apparence visuelle des objets : qu’est-ce qui est le plus rouge entre une fraise et une cerise ? Quelle ville est la plus à droite sur la carte de France entre Bordeaux et Strasbourg ? Pour y répondre correctement, le patient devait faire appel à son imagerie mentale et visualiser dans sa tête une fraise, une cerise ou une carte de France. « À notre grande surprise, l’imagerie mentale visuelle de notre patient était bien préservée » explique Paolo Bartolomeo (Inserm), dernier auteur de l’étude. « Une nouvelle question se posait alors : pourquoi n’éprouvait-il aucune difficulté, malgré sa lésion qui aurait du toucher des réseaux important pour exercer cette fonction de notre cerveau. »

 

A mi-chemin des réseaux du langage et sémantique

Grâce à la tractographie IRM, qui permet de visualiser les faisceaux de neurones dans le cerveau – le câblage en quelques sortes -, les chercheurs ont pu identifier quelques éléments clés expliquant pourquoi l’imagerie mentale du patient était intacte malgré sa lésion. Ils ont mis en évidence que le nœud de l’imagerie mentale, localisé au niveau du gyrus fusiforme dans le lobe temporal gauche, avait été épargné par la lésion.

 

L’équipe de scientifiques a ensuite montré que deux faisceaux de connectivité passaient par ce nœud : le faisceau arqué, associé au système du langage, et le faisceau longitudinal inférieur, lié au système sémantique, c’est-à-dire notre connaissance du monde, des objets et des concepts.

 

À cause de sa lésion, le patient ne recevait plus d’information visuelle directe dans son hémisphère gauche. Le nœud de l’imagerie mentale ne recevait donc plus ce type d’information, mais continuait d’être alimenté par le réseau sémantique.

 

« Ces résultats appuient notre hypothèse selon laquelle l’imagerie mentale visuelle proviendrait d’une activation dite « top-down » à partir des informations issues des réseaux du langage et sémantique. Cela va à l’encontre du modèle dominant de l’imagerie mentale, selon lequel les aires visuelles primaires sont nécessaires à la mise en œuvre de cette capacité » conclut Paolo Bartolomeo (Inserm).

 

Source

The connectional anatomy of visual mental imagery: evidence from a patient with left occipito-temporal damage. Hajhajate D, Kaufmann BC, Liu J, Siuda-Krzywicka K, Bartolomeo P. Brain Struct Funct. 2022 May 27

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Claire Wyart reçoit le prix Richard Lounsbery 2022 pour ses travaux https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/claire-wyart-recoit-prix-richard-lounsbery-2022-travaux/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/claire-wyart-recoit-prix-richard-lounsbery-2022-travaux/#respond Wed, 08 Jun 2022 08:07:46 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23817 Le prix Richard Lounsbery 2022, décerné par l’Académie des sciences française et l’Académie nationale des sciences américaine (la NAS), a récompensé Claire En savoir plus ]]> Le prix Richard Lounsbery 2022, décerné par l’Académie des sciences française et l’Académie nationale des sciences américaine (la NAS), a récompensé Claire Wyart (Inserm), cheffe de l’équipe « Signalisation sensorielle spinale » à l’Institut du Cerveau, pour ses travaux sur l’interface sensorielle entre le système nerveux et le liquide cérébrospinal (CSF), qui module notre posture et nos mouvements.

 

Informations sensorielles et mouvements

L’équipe dirigée par Claire Wyart combine des approches génétiques, électrophysiologiques, comportementales et biophysiques pour explorer les réseaux neuromodulateurs issus du cerveau ou de la moelle épinière et leurs effets sur la locomotion et la posture. Elle a récemment découvert que certains neurones en contact avec le liquide cérébrospinal détectent la courbure de la colonne vertébrale et module la locomotion et la posture. Un objectif central de l’équipe est de comprendre comment les informations sensorielles sont intégrées par la moelle épinière tout au long de la vie, et leur impact sur les comportements locomoteurs.

 

Le prix Richard Lounsbery

Le prix Richard Lounsbery est attribué une année sur deux à un chercheur français ou américain. Créé en 1979 par Vera Lounsbery en mémoire de son mari, ce prix reçoit le soutien de la Fondation Lounsbery à Washington. D’un montant de 75 000 $, il récompense un chercheur (âgé de moins de 45 ans) français ou américain pour ses réalisations en biologie et en médecine.

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Journée mondiale de la sclérose en plaques : où en est la recherche ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-sclerose-plaques-recherche/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-sclerose-plaques-recherche/#respond Fri, 27 May 2022 12:00:51 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23772 Le 30 mai 2022 se tient la journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP), l'occasion de revenir sur les enjeux de la recherche sur cette maladie.

Maladie auto-immune En savoir plus ]]> Le 30 mai 2022 se tient la journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP), l’occasion de revenir sur les enjeux de la recherche sur cette maladie.

Maladie auto-immune du système nerveux central, la Sclérose en Plaques (SEP) touche aujourd’hui plus de 100 000 personnes en France, dont 75% de femmes. Véritable enjeu de santé publique, cette maladie invalidante a des conséquences profondes sur le quotidien des patientes et des patients autant que des proches.

« Quand une maladie comme ça arrive dans une famille, c’est un bouleversement, ce sont des interrogations, beaucoup d’incompréhensions, beaucoup d’inquiétudes et beaucoup d’angoisse. Les choses changent en permanence », Guillaume de Tonquédec, parrain de l’Institut du Cerveau.

 

D’importants progrès ont déjà été faits, avec notamment l’amélioration du diagnostic et la prise en charge thérapeutique plus précoce des patients. Un des enjeux majeurs est aujourd’hui de prévenir et de limiter le handicap chez les patients résistants aux traitements.

La recherche sur la sclérose en plaques à l’Institut du Cerveau

À l’Institut du Cerveau, les équipes de recherche tentent de mieux comprendre les capacités intrinsèques de chaque patient à réparer ses lésions et de décrypter les mécanismes de la maladie grâce à des techniques de pointe, avec pour objectif final une meilleure prise en charge des patientes et patients et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Zoom sur trois champs d’études prometteurs explorés à l’Institut du Cerveau.

1- Révéler l’invisible : cartographier les conséquences de la sclérose en plaques

Le diagnostic de la sclérose en plaques repose actuellement sur la visualisation des lésions grâce à l’imagerie par résonnance magnétique (IRM). Aujourd’hui, les IRM utilisées en pratique clinique ne permettent que de confirmer la présence des plaques de démyélinisation. L’équipe « La remyélinisation dans la sclérose en plaques : de la biologie à la translation clinique », dirigée par Bruno Stankoff et Catherine Lubetzki, développe de nouveaux outils d’imagerie fondés sur la combinaison de l’IRM et de la tomographie par émission de positrons (TEP) afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques qui conduisent à la dégénérescence des neurones et à l’installation du handicap chez les malades.

2 – Au cœur de la neuroinflammation : modélisation d’un univers complexe

L’équipe « Plasticité et régénération de la myéline », co-dirigé par Violetta Zujovic, s’intéresse au profil immunitaire des patients, et cherche à déterminer ce qui différencie sur ce plan ceux qui présentent une meilleure capacité de remyélinisation que les autres. Elle a notamment montré que chez les patientes et patients « bons remyélinisateurs », les lymphocytes T envoient des signaux pour placer les cellules immunitaires résidentes du système nerveux – les cellules microgliales – dans un état propice à la réparation. Ces signaux ont plus précisément pour effet de recruter au niveau de la lésion des cellules souches précurseurs, qui se différencient en cellules myélinisantes et reconstitue alors la gaine de myéline le long des axones. Dans le cas de patients à faible capacité de remyélinisation, les lymphocytes T ne permettent pas une activation appropriée de la microglie, affectant l’ensemble de la cascade de réparation.

Ces travaux ouvrent des pistes de recherche prometteuses pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans la sclérose en plaques ainsi que pour des stratégies de modélisation plus adaptées à l’étude des réseaux biologiques complexes sous-tendant des processus pathologiques.

3- Stratégie de remyélinisation et de neuroprotection : de la cellule à la clinique

Aujourd’hui, face à l’efficacité insuffisante des traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs sur l’installation d’un handicap irréversible, la recherche s’oriente sur la possibilité de prévenir l’atteinte irréversible des neurones par la stimulation de la remyélinisation. Les études réalisées à l’Institut du Cerveau sur des cultures de cellules (in vitro) ont permis d’identifier et de comprendre de façon fine et précise les mécanismes biologiques et les cellules impliqués dans la formation et la Modélisation du réseau protéines sécrétées par les macrophages des patients atteints de sclérose en plaques.

Plus d’informations sur ces projets dans notre dossier de presse (PDF).

 

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Prédire le risque de développer la maladie d’Alzheimer grâce à des marqueurs génétiques ? https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/predire-risque-de-developper-maladie-dalzheimer-grace-a-marqueurs-genetiques/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/predire-risque-de-developper-maladie-dalzheimer-grace-a-marqueurs-genetiques/#respond Tue, 24 May 2022 10:19:00 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23788 Si la maladie d’Alzheimer n’est dans 99% des cas pas héréditaire, des facteurs génétiques peuvent augmenter le risque de la développer. L’équipe « Maladie En savoir plus ]]> Si la maladie d’Alzheimer n’est dans 99% des cas pas héréditaire, des facteurs génétiques peuvent augmenter le risque de la développer. L’équipe « Maladie d’Alzheimer, maladies à prions » , co-dirigée par Marie-Claude Potier (CNRS) à l’Institut du Cerveau, a mis en évidence une association entre la présence de plaques amyloïdes cérébrales, une des lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, et une combinaison de 17 variants génétiques.

Aujourd’hui, face à l’allongement de la durée de vie et l’augmentation continue du nombre de cas de maladie d’Alzheimer qui en découle, l’enjeu majeur est de prédire précocement l’apparition de la maladie pour la traiter avant l’apparition des premiers symptômes.

Il a été mis en évidence que la présence de plaques amyloïdes (agrégats de protéines caractéristiques de la maladie) dans le cerveau de personnes âgées sans déclin cognitif augmentait significativement le risque de développer une maladie d’Alzheimer dans les années suivantes.

Or à ce jour, la détection de ces plaques dans le cerveau ne peut se faire que par une méthode d’imagerie couteuse, inutilisable en médecine de routine, le TEP-IRM (Tomographie par émission de positons-Imagerie par résonnance magnétique) ou par un dosage dans le plasma ou le liquide céphalo-rachidien (ponction lombaire). D’autre part, la détection n’est possible que tardivement, lorsque les plaques amyloïdes sont présentes dans le cerveau, soit peu de temps avant l’apparition des symptômes.

Des facteurs génétique de prédisposition dans la maladie d’Alzheimer

Bien que la maladie d’Alzheimer ne soit pas héréditaire (sauf dans 1% des cas) il a été montré qu’il existait des facteurs génétiques de prédisposition c’est-à-dire augmentant le risque de développer la maladie. Des études antérieures ont en particulier montré que les personnes portant un allèle particulier du gène APOE, APOEe4, présentaient un risque de 3 à 15 fois supérieur aux non porteurs, mais également que certains patients atteints de maladie d’Alzheimer ne portaient pas cet allèle.

Depuis, d’autres études de criblage anonyme du génome, c’est-à-dire la comparaison des fréquences de variants génétiques entre plusieurs milliers de patients et d’individus contrôles, ont permis d’identifier plus de 40 variants de prédisposition à la maladie. Chacun de ces variants n’étant ni nécessaire, ni suffisant, seule une combinaison de plusieurs d’entre eux (risque multigénique) confère à un individu un plus grand risque de développer la maladie.

Un score polygénique associé à la présence de plaques amyloïdes

A partir de ces connaissances, l’équipe « Maladie d’Alzheimer, maladies à prions » co-dirigée par Marie-Claude POTIER, chercheuse CNRS à l’Institut du Cerveau, a émis l’hypothèse qu’un score multigénique pourrait être associé à l’apparition future de plaques amyloïdes dans le cerveau, permettant ainsi un ciblage précoce des personnes plus à risque de développer la maladie.

L’étude a tout d’abord porté sur la cohorte INSIGHT de l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (IM2A) de 291 personnes âgées asymptomatiques dont 83 présentaient des plaques amyloïdes cérébrales. L’équipe a montré qu’un score polygénique optimisé comprenant 17 variants de prédisposition à la maladie d’Alzheimer autres que l’APOE est associé à la présence de plaques amyloïdes dans la cohorte INSIGHT. Ce score a pu être validé dans une cohorte indépendante.

Les résultats de ces travaux montrent une association entre la présence de plaques amyloïdes cérébrales et une combinaison de 17 variants génétiques, dont sont porteurs les individus étudiés. Ce score est valide chez les porteurs APOE4 comme chez les non porteurs, prouvant ainsi qu’il existe bien d’autres facteurs génétiques que l’APOE impliqués dans la formation des plaques amyloïdes. Evaluer la charge génétique conférée par ces 17 variants, avant une détection possible des plaques amyloïdes dans le cerveau ou le plasma, permettrait d’identifier très précocement les patients les plus à risque de développer des plaques amyloïdes et de pouvoir ainsi prévenir l’apparition de la maladie grâce à un suivi plus interventionnel.

 

Source

Association of APOE-Independent Alzheimer Disease Polygenic Risk Score With Brain Amyloid Deposition in Asymptomatic Older Adults. Xicota L, Gyorgy B, Grenier-Boley B, Lecoeur A, Fontaine GL, Danjou F, Gonzalez JS, Colliot O, Amouyel P, Martin G, Levy M, Villain N, Habert MO, Dubois B, Lambert JC, Potier MC; INSIGHT pre-AD study group and for the Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative*.Neurology. 2022 May 23. doi: 10.1212/WNL.0000000000200544.

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Ataxies spinocérébelleuses : les travaux d’Alexandra Durr récompensés par le prix de la Fondation EGP https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fondation-egp-recompense-travaux-de-pr-alexandra-durr-equipe-ataxies-spinocerebelleuses/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fondation-egp-recompense-travaux-de-pr-alexandra-durr-equipe-ataxies-spinocerebelleuses/#respond Mon, 23 May 2022 15:33:12 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23775 Depuis 2016, la Fondation Eliane et Gérard Pauthier (EGP), sous l’égide de la Fondation de France, soutient la recherche médicale en décernant chaque année un prix En savoir plus ]]> Depuis 2016, la Fondation Eliane et Gérard Pauthier (EGP), sous l’égide de la Fondation de France, soutient la recherche médicale en décernant chaque année un prix à un responsable d’équipe pour des travaux de recherche portant sur des thématiques variées. Le Prix 2021 a ainsi été attribué à la Pr Alexandra Durr pour ses travaux portant sur l’« Instabilité somatique de la répétition CAG dans les ataxies spinocérébelleuses ».

Des manifestations variables

L’âge de début et la sévérité de la maladie chez des patients atteints d’une ataxie cérébelleuse héréditaire sont variables. Pour comprendre cette variabilité, l’équipe « Neurogénétique fondamentale et translationnelle » s’est ainsi intéressée aux formes dont la cause la plus fréquente est une mutation « dynamique » : une expansion pathologique du nombre de répétitions CAG dans des régions codantes de gènes cibles.

D’une façon intrigante, les expansions pathologiques sont présentes à la conception de la personne mais les signes débutent seulement à l’âge adulte, suggérant que des facteurs liés à l’âge doivent intervenir. Les chercheurs.ses de l’équipe supposent qu’une augmentation du nombre de répétitions au cours de la vie dans les neurones pourrait être à l’origine de la variabilité d’expression et va travailler sur deux aspects : les niveaux d’activité́ transcriptionnelle et les polymorphismes sur les gènes de réparations de l’ADN. En effet, une des hypothèses principales pour l’accumulation d’erreurs dans le génome est le niveau de transcription présent dans un type cellulaire donné. Les résultats pourraient aider l’équipe de la Pr Alexandra Durr à définir des cibles thérapeutiques les plus pertinentes ainsi que la fenêtre d’action pour administrer ces traitements.

Alexandra Durr (à droite), Alexis Brice, Eliane et Gérard Pauthier et une partie de l’équipe « Neurogénétique fondamentale et translationnelle ».

Le 18 mai dernier, les époux Pauthier ont été accueillis au sein de l’Institut du Cerveau pour une remise officielle. Une dotation de 30 000 € sera remise à l’équipe pour encourager la poursuite de ses travaux.

 

« Merci pour nous et pour toute l’équipe, c’est une occasion formidable de mettre en lumière nos travaux sur la génétique des ataxies spinocérébelleuses. »
Pr Alexandra Durr

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Une nouvelle méthode statistique pour améliorer la cartographie cérébrale https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nouvelle-methode-statistique-ameliorer-cartographie-cerebrale/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nouvelle-methode-statistique-ameliorer-cartographie-cerebrale/#respond Mon, 23 May 2022 09:36:03 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23765 La cartographie cérébrale, qui consiste à associer des régions du cerveau à différents traits, comme des maladies, des fonctions cognitives ou des comportements, est En savoir plus ]]> La cartographie cérébrale, qui consiste à associer des régions du cerveau à différents traits, comme des maladies, des fonctions cognitives ou des comportements, est un champ de recherche majeur des neurosciences. Cette approche, qui se base sur des modèles statistiques, fait face à de nombreux biais. Pour essayer d’y contrevenir, des chercheurs de l’équipe ARAMIS, conjointe entre l’Institut du Cerveau et Inria, et leurs collaborateurs à l’Université du Queensland (Australie) et à Westlake University (Chine), proposent un nouveau modèle statistique pour traiter ces données. Les résultats sont publiés dans le Journal of Medical Imaging.

 

Cartographier le cerveau

 

La cartographie du cerveau est un défi qui mobilise de nombreux chercheurs en neuroscience dans le monde. Un objectif central de cette approche est d’identifier des associations entre certains régions du cerveau et différents traits, comme des pathologies, des scores cognitifs, ou des comportements. Un terme plus technique pour ce type d’étude est « Brain-wide association study » ou étude d’association à l’échelle du cerveau entier. La démarche dans ces études est de tester massivement des régions du cerveau pour identifier celles qui sont associées à un trait d’intérêt.

 

« La difficulté est que nous cherchons un peu une aiguille dans une botte de foin, sauf que l’on ne sait pas combien il y a d’aiguilles, ou dans notre cas, combien de régions cérébrales nous devons trouver », explique Baptiste Couvy-Duchesne (Inria), premier auteur de l’étude.

 

Relever les défis de la redondance des signaux

 

Un premier défi réside dans le nombre de mesures cérébrales disponibles par individus, qui peut rapidement atteindre le million dans ce type d’étude. De plus, les régions du cerveau sont corrélées entre elles. Certaines régions sont très connectées et associées à beaucoup d’autres, comme les nœuds d’un réseau. D’autres en revanche sont plus isolées, soit par leur indépendance vis-à-vis des autres régions cérébrales, soit par leur contribution très spécifique à un trait ou une fonction cognitive.

 

« Si une région du cerveau associée à notre trait d’intérêt fait partie d’un réseau très connecté, l’analyse du signal va avoir tendance à détecter tout le réseau, car celui-ci se propage au sein de régions corrélées entre elles », poursuit le chercheur.

Ce signal, qui peut sembler très fort à première vue, est en réalité très redondant. Comment trouver alors, au sein du réseau associé au trait d’intérêt, la ou les régions qui contribuent réellement ?

Modélisation de l’hémisphère gauche du cerveau et de l’association entre l’âge des sujets et l’épaisseur corticale. Les régions associées positivement sont en jaune/orange/rouge, celles associées négativement sont en bleu. Crédit : Inria/Baptiste Couvy-Duchesne

Pour résoudre ce problème, les chercheurs proposent de nouvelles méthodes statistiques, à la fois adaptées à la grande dimension et à modéliser la structure de corrélation complexe au sein de l’image.

 

Des simulations pour développer de nouvelles méthodes statistiques

Afin de tester les méthodes statistiques développées, les chercheurs ont besoin de données très contrôlées.

« On ne peut pas faire de tests directement avec de véritables traits ou maladies, puisqu’on ne sait pas ce que l’on est censé trouver » précise Baptiste Couvy-Duchesne (Inria) « une méthode pourrait ainsi trouver 10 régions associées à un trait, une autre 20, sans que l’on sache laquelle a raison. »

La clé de ce problème se trouve dans la réalisation de ce qu’on appelle des simulations. Les chercheurs utilisent de véritables imageries cérébrales, mais étudient de fausses maladies ou de faux scores, qu’ils ont construits pour être associés à des dizaines ou des centaines de régions prédéfinies du cerveau. Ainsi, ils sont par exemple capables de vérifier si la méthode statistique qu’ils ont développée détecte bien les régions attendues, mais également si elle en détecte d’autres (« faux positifs »).

 

Une méthode plus robuste et questions en suspens

 

Une fois leur méthode calibrée grâce à ces simulations, qui ont aussi permises de montrer que leur approche était plus précise que celles déjà existantes, les chercheurs ont utilisé des traits réels comme validation.

« Notre nouvelle méthode trouve en moyenne moins de régions, parce qu’elle parvient à faire abstraction des associations redondantes. La prochaine étape est de l’appliquer dans la maladie d’Alzheimer », conclut le chercheur.

 

Un aspect particulièrement mis en évidence par l’équipe de chercheurs est l’importance de la redondance que laissent passer les méthodes statistiques actuelles. De nombreuses associations faites aujourd’hui pourraient s’avérer peu solides ou pertinentes. De nombreux facteurs difficiles à contrôler peuvent jouer sur la qualité des IRM comme les mouvements de la tête ou le type de machines utilisées et peuvent conduire de fausses associations. Au-delà du développement de méthodes d’analyse plus fines, l’enjeu de la qualité et de l’homogénéité des données semble crucial.

 

Source

Baptiste Couvy-Duchesne, Futao Zhang, Kathryn E. Kemper, Julia Sidorenko, Naomi R. Wray, Peter M. Visscher, Olivier Colliot, Jian Yang, « A parsimonious model for mass-univariate vertex-wise analysis, » J. Med. Imag 9(5), 052404 (2022), doi: 10.1117/1.JMI.9.5.052404.

 

 

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Retour sur la journée d’accueil des paramédicaux du DMU à l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/retour-journee-daccueil-paramedicaux-dmu-a-linstitut/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/retour-journee-daccueil-paramedicaux-dmu-a-linstitut/#respond Thu, 19 May 2022 07:37:22 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23740 Le 11 mai dernier, 17 représentants du personnel paramédical du Département Médical-Universitaire (DMU) Neuroscience du groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière ont En savoir plus ]]> Le 11 mai dernier, 17 représentants du personnel paramédical du Département Médical-Universitaire (DMU) Neuroscience du groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière ont bénéficié d’une présentation et d’une visite de l’Institut du Cerveau. Objectif : approcher la recherche fondamentale et la recherche clinique, en favorisant les échanges et collaborations à tous les niveaux. 

Le partenariat entre le DMU Neurosciences et l’Institut du Cerveau se poursuit dans une volonté commune de favoriser la formation et la Recherche des paramédicaux. En s’appuyant sur l’implication forte des acteurs de la recherche, de l’innovation et des actions pédagogiques, un projet commun d’ouverture et de synergie a été mis en place. 

Dans la même dynamique que les programmes STARE* et DECLIC**, visant à encourager les échanges entre le monde de la recherche et celui du soin, l’Institut du Cerveau a organisé, le 11 mai dernier une journée d’accueil, destinée à faire découvrir l’ensemble de son écosystème et de ses activités auprès des cadres de santé du DMU Neurosciences, afin de mettre en avant les forces de ce partenariat. L’excellence de la recherche, les avancées dans les prises en charge des patients, les traitements, mais aussi le volet innovation sont autant de connaissances qui peuvent être transmises par l’Institut aux acteurs paramédicaux. 

Au programme :  

  • Une présentation de l’Institut du Cerveau et de ses actions en recherche cliniques ; 
  • Des conférences scientifiques en lien avec leurs pratiques du soin ;
  • Des échanges avec différents services de l’Institut du Cerveau, dont le CareLab, qui accompagne le développement d’innovations médicales issues des acteurs du soin et l’Open Brain School(https://institutducerveau-icm.org/fr/open-brain-school/) qui propose des programmes de formation ;
  • Visite de deux plateformes technologiques : PRISME dédiée à l’étude de la cognition et du comportement humain et le CENIR dédié à la neuroimagerie ; 
  • Visite du Centre d’Investigation Clinique (CIC) où sont organisés les essais cliniques qui peuvent aboutir aux nouveaux traitements utilisés dans l’environnement hospitalier. 

L’Institut du Cerveau est au cœur d’autres projets rapprochant le monde hospitalier et celui de la recherche :  

*Le programme STARE(https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/23619/) (Stage d’Initiation à la Recherche Translationnelle), reconnu depuis un an comme une Unité d’Enseignement à Sorbonne Université, permet chaque année à des étudiants en médecine de découvrir le quotidien de la recherche en neurosciences et l’importance du rôle de clinicien-chercheur, acteur essentiel du développement de la recherche clinique. 

** Le programme DECLIC, complémentaire à STARE, consiste à inviter des chercheurs pendant quelques jours ou quelques semaines au sein d’un service hospitalier, afin d’appréhender au mieux les problématiques cliniques des maladies neurologiques et ainsi favoriser le dialogue entre cliniciens, chercheurs et patients. 

Les iCRIN(https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/icrin-passerelle-recherche-soin/) infrastructures de recherche clinique, permettent de développer des interactions et des partages d’expertise entre les acteurs du département médico-universitaire (DMU) de Neurosciences du groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière et les équipes de recherche de l’Institut du Cerveau. 13 projets ont été sélectionnés et ont officiellement démarré en 2019, adossés au Centre d’Investigation Clinique de l’Institut du Cerveau. 

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L’Institut du Cerveau annonce une nouvelle collaboration de recherche avec Pfizer Inc. https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/linstitut-cerveau-annonce-nouvelle-collaboration-de-recherche-pfizer-inc/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/linstitut-cerveau-annonce-nouvelle-collaboration-de-recherche-pfizer-inc/#respond Mon, 16 May 2022 14:24:39 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23727 L’Institut du Cerveau annonce une nouvelle collaboration de recherche avec Pfizer Inc. avec l’objectif de progresser dans la compréhension de maladies En savoir plus ]]> L’Institut du Cerveau annonce une nouvelle collaboration de recherche avec Pfizer Inc. avec l’objectif de progresser dans la compréhension de maladies neurodégénératives rares.

L’Institut du Cerveau débute un projet de recherche innovant pour caractériser les mécanismes génétiques responsables de maladies neurodégénératives rares, actuellement incurables. Ce projet, mené en collaboration avec le réseau Pfizer Innovative Target Exploration Network (ITEN), est porté par le Dr Isabelle Le Ber et le Dr Mathieu Barbier, membres de l’équipe de recherche « Neurogénétique fondamentale et translationnelle » de l’Institut du Cerveau (Paris). Leurs travaux ont pour objectif d’étudier des maladies dites « à expansions » dues à des répétitions instables dans la séquence de certains gènes, et de comprendre par quels mécanismes certaines régions du génome peuvent devenir instables et générer ces expansions pathologiques.

Dr. Mathieu Barbier et Dr. Isabelle Le Ber

DST / SLA : mieux comprendre les processus dégénératifs

Ce projet étudie plus particulièrement les mécanismes des expansions du gène C9orf72, qui sont responsables de dégénérescence frontotemporale (DFT) et/ou de sclérose latérale amyotrophique (SLA). La caractérisation de ces expansions permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de ces maladies, et pourra conduire à la découverte des cibles biologiques permettant des approches thérapeutiques visant à prévenir, ralentir ou arrêter les processus dégénératifs.

Plus largement, ce projet étudiera l’impact des facteurs modificateurs identifiés sur le tableau clinique des patients. Il s’inscrit également dans la recherche de biomarqueurs prédictifs du déclenchement et de la progression de ces maladies génétiques, qui seront nécessaires au développement et au suivi des essais thérapeutiques.

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Le chœur Viva Voce se mobilise pour l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/choeur-viva-voce-se-mobilise-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/choeur-viva-voce-se-mobilise-linstitut-cerveau/#respond Thu, 12 May 2022 08:00:11 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23528 Chorale de chanteurs amateurs de la ville de Guyancourt (Yvelines), le Chœur Viva Voce est une association qui partagent le plaisir de chanter dans une ambiance En savoir plus ]]> Chorale de chanteurs amateurs de la ville de Guyancourt (Yvelines), le Chœur Viva Voce est une association qui partagent le plaisir de chanter dans une ambiance chaleureuse.

Grâce à un répertoire composé de musique sacrée extraite d’œuvres médiévales, baroques, classiques ou contemporaines, le Chœur organise plusieurs concerts chaque année : en décembre en mêlant chants traditionnels de Noël et chants sacrés et en juin consacrés à un thème ou une œuvre travaillée dans l’année. L’association donne également régulièrement des concerts au profit d’associations caritatives et chaque année interprète une sélection de chants de Noël dans une maison de retraite.

L’Institut du Cerveau aura ainsi le plaisir d’accueillir le mardi 14 juin prochain à 20h00 le chœur Viva Voce pour un concert au profit de nos recherches sur les maladies du système nerveux.
Viva Voce interpréta au sein de notre bel auditorium une œuvre du compositeur Gallois, Karl Jenkins : « L’homme armé, une messe pour la paix ». Cette messe écrite en 1999 était initialement dédiée aux victimes de la guerre du Kosovo et exprime la montée de la peur, la construction d’un conflit et l’avènement d’espoir pour l’avenir. Les chants incluent des textes d’origine biblique (des psaumes), chrétienne (l’ordinaire de la messe), ainsi que des textes de Rudyard Kipling, d’Alfred Lord Tennyson ou encore d’un survivant de Hiroshima. Le Chœur Viva Voce interprétera cette œuvre accompagnée d’un orchestre composé d’un piano, de deux trompettes, d’un violoncelle, de percussions et de quatre solistes.

Une ode à la paix terriblement d’actualité que nous vous proposons de venir découvrir à l’Institut du Cerveau.

Accès à la billetterie de l’évènement. 

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Covid-19 : comment le confinement a modifié notre créativité https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-confinement-a-modifie-creativite/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-confinement-a-modifie-creativite/#respond Tue, 10 May 2022 07:30:22 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23693 La Covid-19 nous a pris par surprise et la situation exceptionnelle du premier confinement a nécessité de grandes capacités d’adaptation, en particulier pour notre En savoir plus ]]> La Covid-19 nous a pris par surprise et la situation exceptionnelle du premier confinement a nécessité de grandes capacités d’adaptation, en particulier pour notre cerveau. Une étude menée à l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/Sorbonne Université/AP-HP) vient de révéler comment notre créativité a évolué pendant cette période et les facteurs qui ont pu l’influencer. Ainsi, malgré le confinement, notre créativité s’est trouvée augmenté, et portait sur des activités principalement liées aux problématiques de la situation.

La créativité est l’une des fonctions cognitives qui nous permet d’être flexible face à un nouvel environnement et de trouver des solutions dans des situations inédites. Les conditions inhabituelles du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19 nous ont obligés à repenser nos habitudes, nous ont imposé de nouvelles contraintes, et nous ont forcés à nous adapter… en somme à faire preuve de créativité.

Un groupe de chercheuses et de chercheurs du Frontlab à l’Institut du Cerveau ont mené une enquête en ligne afin d’évaluer l’impact du confinement sur la créativité, à l’aide d’un questionnaire en deux parties. La première portait sur des questions visant à comprendre la situation dans laquelle se trouvaient les participants en mars-avril 2020 (Étiez-vous confiné.e.s seul ou plusieurs ? Avez-vous eu plus de travail ou de temps libre qu’auparavant ?), leurs états mentaux à cette période (Vous êtes-vous senti plus motivé.e ? Avez-vous ressenti une baisse ou une augmentation de votre humeur ou de votre stress ?) et finalement, s’ils s’étaient sentis plus ou moins créatifs qu’avant. La seconde partie interrogeait les participants sur les activités créatives menées pendant le confinement, leur fréquence, leur domaine, leur degré d’aboutissement et de valorisation, et les raisons ayant motivé ou empêché ces activités. Les chercheurs ont recueilli près de 400 réponses analysables.

Éprouvés mais plus créatifs

« Notre première observation est que le confinement a été éprouvant psychologiquement pour la majorité des participants, ce que d’autres études ont pu montrer, mais qu’en moyenne ces derniers s’étaient sentis plus créatifs », explique Théophile Bieth (AP-HP), co-premier auteur de l’étude. « En corrélant les deux informations, nous avons mis en évidence que mieux les personnes se sentaient, plus elles pensaient avoir été créatives. »

En revanche, lorsque les chercheurs ont posé la question du nombre d’obstacles que les répondants avaient rencontrés, ils ont observé une relation non linéaire. Que les changements de créativité aient été positifs ou négatifs, les participants ont eu l’impression d’avoir rencontré beaucoup d’obstacles. En effet, de nombreuses personnes ont rencontré des obstacles dans leurs activités habituelles, ce qui les a forcées à être créatives pour les accomplir, et inversement, certains individus ont eu le sentiment de ne pas avoir été créatifs, car ils ont affronté trop de problèmes pour pouvoir l’être.

Davantage d’activités créatives en lien avec les problématiques de la situation

La seconde partie du questionnaire était composée d’une liste de 30 activités différentes, pour la plupart faisant partie des standards internationaux utilisés en recherche sur la créativité (Inventory Creativty Activities and Achivements). Parmi elles, on retrouve par exemple la cuisine, la peinture, la couture, le jardinage, la décoration ou encore la musique. Les participants devaient préciser s’ils avaient pris part à ces activités dans les cinq années passées, si leur pratique avait augmenté pendant le confinement, pourquoi et à quelle fréquence, et si non, pourquoi elle avait diminué.

« Cette section du questionnaire essayait de mesurer plus objectivement les changements quantitatifs et qualitatifs de comportement créatif, alors que la première partie se fondait sur un rapport subjectif de la situation » précise Emmanuelle Volle (Inserm), dernière auteure de l’étude. « Nos résultats montrent que cette mesure du comportement créatif est en accord avec la mesure du changement subjectif rapporté par les sujets. Dans les deux cas, les changements observés étaient liés au temps libre et au ressenti émotionnel. »

Les cinq activités en plus forte augmentation pendant le confinement étaient la cuisine, les programmes sportifs et de danse, les initiatives d’entraide et le jardinage. En moyenne, parmi les 28 activités investiguées, incluant aussi par exemple l’aménagement intérieur, la couture, la création ou le détournement d’objets, environ 40% de celles déjà pratiquées lors des cinq années précédant le confinement ont vu leur pratique augmenter.

Une corrélation positive entre l’humeur et la créativité

Les résultats de cette étude soulignent une augmentation globale de la créativité au cours du premier confinement. Ce changement positif pouvait être lié à plus de temps libre, à se sentir plus motivé, à la nécessité de résoudre un problème, ou à la nécessité de nous adapter à une situation inédite. Cependant, lorsque des changements négatifs dans la créativité ont été ressentis, ils étaient liés à des émotions négatives, comme du stress ou de l’anxiété, un sentiment de pression ou bien à un manque de ressources matérielles ou d’opportunités.

La corrélation entre l’humeur positive et la créativité est assez débattue.

« Certaines données de la littérature scientifique montrent qu’il faut se sentir bien pour être créatif, alors que d’autres établissent l’inverse. De même, on ne sait pas dans quel sens s’opère ce processus : Est-ce que nous nous sentons bien parce que nous sommes créatifs ou est-ce que le fait d’être créatif nous rend plus heureux ? » conclut Alizée Lopez-Persem (Inserm), co-première autrice de l’étude, « Ici, une de nos analyses suggère que l’expression créative a permis aux individus de mieux gérer leurs émotions négatives liées au confinement et donc de mieux se sentir pendant cette période difficile. »

Source

Lopez-Persem A., Bieth T., et al. Through Thick and Thin: Changes in Creativity During the First Lockdown of the COVID-19 Pandemic. Frontiers in Psychology. May 10 2022. DOI : 10.3389/fpsyg.2022.821550

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Nouvelle série de conférences : « Conversations between the mind and body » https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/conversations-between-the-mind-and-body/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/conversations-between-the-mind-and-body/#respond Mon, 09 May 2022 12:28:26 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23708 L'esprit, le corps et le monde interagissent de façons fascinantes. Nos émotions et nos pensées influencent par exemple les processus corporels tels que la digestion, En savoir plus ]]> L’esprit, le corps et le monde interagissent de façons fascinantes. Nos émotions et nos pensées influencent par exemple les processus corporels tels que la digestion, la fonction cardiaque et la respiration. À leur tour, les processus corporels tels que l’inflammation et la maladie influencent le fonctionnement du cerveau et contribuent aux psychopathologies.

Dans notre nouvelle série de conférences « Conversations between mind and body« , nous explorerons les interactions entre l’esprit, le corps et nos environnements sociaux et physiques. Ces explorations interdisciplinaires prendront diverses formes, notamment des présentations, des ateliers et des explorations expérientielles avec des scientifiques, des cliniciens, des praticiens somatiques, des artistes du mouvement…

Notre première session « Sense of self in health and psychopathology : Insights from brain-body interactions » par les intervenantes : Dr. Catherine Tallon-Baudry et Dr. Marion Plaze abordera les liens entre le cerveau, les organes viscéraux, notre sens du soi, comment ces interactions contribuent à la conscience et comment elles sont altérées dans les conditions psychiatriques, telles que le trouble de dépersonnalisation/déréalisation.

Première partie : Brain, viscera & consciousness (en anglais)

Par le Dr. Catherine Tallon-Baudry, Directrice de recherche CNRS, Laboratoire des Neurosciences Cognitives et Computationnelles, Ecole Normale Supérieure, Paris.

Le Dr Tallon-Baudry présentera ses récentes recherches qui démontrent comment l’interaction entre le cerveau humain et les organes viscéraux, tels que le cœur et l’estomac, contribue à la dynamique du cerveau et à la conscience.

Seconde partie : Le trouble de dépersonnalisation-déréalisation (en Français)

Par le Dr. Marion Plaze, Chef de service du SHU-S14, Pôle Hospitalo-Universitaire Paris 15, GHU PARIS Psychiatrie & Neurosciences, site Sainte-Anne

Le trouble de dépersonnalisation-réalisation est un trouble psychologique fréquent caractérisé par un sentiment chronique de détachement de soi et de son environnement. Le Dr Plaze présentera les mécanismes physiologiques qui sous-tendent ce trouble et les nouvelles approches thérapeutiques.

 

Vendredi 13 mai 2022 17-19h

à l’Institut du Cerveau / Paris Brain Institute, auditorium

Hôpital Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l’Hôpital, 75013 Paris

et en ligne : https://icm-institute.zoom.us/j/99182180783

Cliquez pour vous inscrire (lien externe)

Contact : Dr Claire Wyart (claire.wyart@icm-institute.org), Dr Leonie Koban (leonie.koban@icm-institute.org), ou Ann Moradian (shingaiayoga@gmail.com)

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Summer School “Brain to Market” – Edition 2022 dédiée à l’épilepsie https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/summer-school-brain-to-market-edition-2022-dediee-a-lepilepsie/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/summer-school-brain-to-market-edition-2022-dediee-a-lepilepsie/#respond Wed, 04 May 2022 08:22:50 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23664 L’Open Brain School organise la 8e édition de la Summer School “Brain to Market” sur l’entrepreneuriat et les neurosciences. Cette prochaine édition, qui se En savoir plus ]]> L’Open Brain School organise la 8e édition de la Summer School “Brain to Market” sur l’entrepreneuriat et les neurosciences. Cette prochaine édition, qui se déroulera du 12 au 16 septembre 2022, sera consacrée à l’épilepsie. 

La Summer School “Brain to Market” est un programme de formation intensif de 5 jours pour apprendre par la pratique les compétences clés de l’entrepreneuriat en santé. Proposé par l’Open Brain School, l’organisme de formation de l’Institut du Cerveau, il réunit 50 participants internationaux : étudiants, chercheurs, acteurs privés, ingénieurs, designers, cliniciens, qui conçoivent par équipe des solutions innovantes pour les malades, leurs familles, les acteurs du corps médical et de la recherche. 

Les participant·e·s ont accès à des présentations de chercheurs de l’Institut du Cerveau, de cliniciens de l’AP-HP, d’experts en entrepreneuriat du Collège des Ingénieurs, d’experts en innovation et développement clinique. Ils bénéficieront également des témoignages de l’association de patients Epilepsie France, de startups et d’industriels du secteur (Bioserenity notamment). Grâce à cette diversité d’acteurs, les participants expérimentent les étapes clés d’un projet innovant en santé : comprendre les problématiques de la pathologie, proposer des solutions pertinentes pour les utilisateurs, et viables d’un point de vue scientifique et économique. 

 

Au programme : 

  • Les deux premiers jours, les participant·e·s assistent à des présentations d’experts issus de la recherche scientifique, clinique et de l’entrepreneuriat.  
  • Durant les deux jours suivants, les participant·e·s sont réunis dans des groupes pluridisciplinaires conçus pour représenter au mieux tous les aspects de l’entrepreneuriat. Ils collaborent pour concevoir leur projet et étudier sa viabilité économique, accompagnés par des coachs en science et business 
  • À la fin de cette semaine, ils présentent leurs projets devant un jury composé d’experts scientifiques et business. Les projets pertinents sont étudiés par le CareLab, le Living Lab de l’Institut de Cerveau, pour poursuivre leur développement. 

 

Plus d’information et inscription au lien suivant : https://openbrainschool.com/en/program/brain-to-market-summer-school
 

Télécharger la brochure

 

Cet évènement fait partie du programme Medtech Generator & Accelerator, soutenu par Bpifrance. 

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Un nouveau modèle mathématique de la connectivité cérébrale après un AVC https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/23586/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/23586/#respond Wed, 04 May 2022 07:02:57 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23586 Dans un récent article, publié le Journal of Royal Society Interface, Catalina Obando, Charlotte Rosso (Sorbonne Université, AP-HP), et Fabrizio de Vico Fallani En savoir plus ]]> Dans un récent article, publié le Journal of Royal Society Interface, Catalina Obando, Charlotte Rosso (Sorbonne Université, AP-HP), et Fabrizio de Vico Fallani (Inria), et leur collaborateurs réunis à l’Institut du Cerveau, proposent une nouvelle approche de modélisation mathématique de la reconnexion cérébrale après un AVC.

Après un accident vasculaire cérébral (AVC), le phénomène de plasticité permet au cerveau de modifier certaines connexions afin de récupérer tout ou partie de ses capacités. Aujourd’hui, dans de nombreux cas, il est difficile de prédire comment un patient va récupérer. Mieux comprendre les mécanismes de connectivité, comment les régions interagissent entre elles, au cours du temps après un AVC est donc essentiel pour mettre en place de nouvelles stratégies thérapeutiques.

 Le groupe de Fabrizio de Vico Fallani dans l’équipe  « ARAMIS – algorithmes, modèles et méthodes pour les images et les signaux du cerveau humain » a collaboré avec Maurizio Corbetta de l’Université de Padoue (Italie), à l’origine d’une base de données unique de patients touchés par un AVC ayant passé une IRM fonctionnelle à trois temps – 2 semaines après l’accident, 3 mois après et à 1 an -. L’enjeu des chercheurs était de savoir s’il était possible, grâce à la modélisation mathématique, d’extraire des informations prédictives sur l’état futur du patient.

Pour chaque sujet, ils ont modélisé les réseaux fonctionnels du cerveau, afin de caractériser leur évolution dans le temps et de les mettre en parallèle du score clinique des fonctions motrices, visuelles, langagières, attentionnels et de mémoire.

« Nous nous sommes posé deux principales questions : quels sont les mécanismes de connectivité au cours du temps après un AVC ? sommes-nous en mesure d’extraire des informations à partir des 2 premières IRM pour prédire les scores cliniques à 1 an ? » explique Fabrizio de Vico Fallani (Inria)

Le groupe de chercheurs a développé une approche basée sur deux mécanismes post -AVC: l’augmentation de l’intensité de connexion dans l’hémisphère cérébral lésé, et l’augmentation des connexions entre les deux hémisphères, et plus particulièrement entre le système lésé et son équivalent dans l’autre moitié du cerveau. En particulier, l’équipe a mis en équation ces mécanismes sous forme des schémas temporels, qui représentent des modèles basiques de connectivité s’établissant ou se rompant au cours du temps. A cela, ils ont combiné un modèle statistique applicable à l’échelle individuelle.

Le modèle a ensuite été appliqué chez 30 patients et sujet témoins. Les résultats obtenus mettent en évidence que ces mécanismes temporels de connectivité caractérisent l’évolution du réseau cérébrale de patients AVC, alors qu’ils sont moins présents chez les sujets sains. Une question subsiste : cette dynamique de connectivité révélée par le modèle a-t-elle un potentiel prédictif sur la récupération post-AVC ?

« Les signatures de connexions temporelles sont effectivement associées à l’évolution de l’état des patients. Une corrélation très forte existe plus particulièrement sur le langage. La formation des schémas renforçant les interactions des aires proches de la lésion et la formation de connexions avec l’hémisphère intact sont ainsi capables de prédire la récupération du langage chez les patients » précise Fabrizio de Vico Fallani.

Le modèle développé par les chercheurs apporte une méthodologie nouvelle, applicable à l’échelle individuelle, pour l’identification de signatures temporelles de la réorganisation du cerveau après un lésion. Les résultats démontrent également la dimension fondamentale de la temporalité dans ce type de modélisation et le pouvoir prédictif de ce modèle dans le champ du langage.

Source
Temporal exponential random graph models of longitudinal brain networks after stroke.
Obando C, Rosso C, Siegel J, Corbetta M, De Vico Fallani F.J R Soc Interface. 2022 mars.

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START-UP : UNE NOUVELLE MASTERCLASS POUR LE PROGRAMME MGA https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/start-up-nouvelle-masterclass-programme-mga/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/start-up-nouvelle-masterclass-programme-mga/#respond Sun, 01 May 2022 14:51:37 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23678 Dans le cadre du programme Medtech Generator & Accelerator (MGA), soutenu par Bpifrance, le LivingLab de l’Institut du Cerveau, animera la deuxième MasterClass sur le En savoir plus ]]> Dans le cadre du programme Medtech Generator & Accelerator (MGA), soutenu par Bpifrance, le LivingLab de l’Institut du Cerveau, animera la deuxième MasterClass sur le thème du “Patient Journey”. 

Cette deuxième MasterClass aura lieu le 12 mai 2022 de 15 à 17h sur le thème suivant : Patient Journey : conseils pour construire un patient journey complet”. Elle s’adressera à toutes les start-up engagées dans le développement d’un dispositif médical, quels que soient leurs niveaux de maturité et de connaissance du sujet, ainsi qu’au chercheurs souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat 

Cette MasterClass propose de découvrir ce qu’est un Patient Journey, pourquoi c’est une étape essentielle au début de la phase de développement et les erreurs à éviter. En effet, cette étape est complexe, mais nécessaire pour renforcer la pertinence d’un projet auprès des investisseurs, en démontrant son adéquation avec les besoins réels des patients. 

Au programme de cette MasterClass : la présentation du Patient Journey, les étapes clés de sa construction, des études de cas et des ateliers, afin que les participant·e·s bénéficient d’une méthodologie facilement reproductible pour répondre à leurs propres besoins. 

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 11 mai au lien suivant : 

https://openbrainschool.com/programme/masterclass-tips-pour-construire-un-patient-journey-complet/  

Le programme Medtech Generator & Accelerator (MGA), soutenu par Bpifrance, est coordonné par l’Institut du Cerveau en partenariat avec l’Institut Imagine et l’Institut de la Vision. Ciblé sur l’utilisation des technologies médicales (Medtech) pour les maladies neurologiques et les maladies génétiques/rares, ce programme déploiera des outils allant de la formation initiale jusqu’à la réalisation accélérée de preuves de concept cliniques.  

Plus d’information sur le programme MGA et inscription à la MasterClass: https://www.mga-program.com/ 

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Une ascension pour les recherches de l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ascension-recherches-de-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ascension-recherches-de-linstitut-cerveau/#respond Fri, 29 Apr 2022 07:46:40 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23620 Se dépasser et s’engager, quelles que soient les conditions, c’est le défi qu’Antoine Bovyn - passionné de montagne, mais également donateur à l’Institut du En savoir plus ]]> Se dépasser et s’engager, quelles que soient les conditions, c’est le défi qu’Antoine Bovyn – passionné de montagne, mais également donateur à l’Institut du Cerveau – a tout récemment relevé !

En effet, souhaitant donner une résonance et un caractère particulier à son projet de gravir le Mont-Blanc avec un ami et guide de haute montagne, ce dernier a choisi de l’associer à une entreprise caritative en soutenant deux causes. La première, celle des recherches sur les maladies du système nerveux effectuées au sein de l’Institut du Cerveau via une collecte en ligne ; et la deuxième, le soutien au peuple ukrainien compte tenu des derniers événements par le biais des sites internet des ambassades de France et du Royaume-Uni.

La recherche, un parcours semé d’embûches

Le passionné de montagne Antoine Bovyn tient le fanion de l'Institut du Cerveau

Malheureusement les conditions météorologiques et nivologiques n’étant pas réunies pour assurer une montée et une descente en toute sécurité, Antoine Bovyn a dû annuler l’ascension du Mont-Blanc. Mais toujours autant déterminé à sensibiliser et mobiliser son réseau, il a décidé de gravir à la place et avec succès, trois sommets de plus de 3000 m entre la France et l’Italie pour un total de 45 kms sur les planches, 3600mD+ et 3900mD-. ; … portant ainsi l’Institut du Cerveau sur les cimes enneigées !

Grâce à ce formidable engagement, 6 100 € ont été collectés pour les recherches de l’Institut. Un très beau succès que l’ensemble du personnel de l’Institut du Cerveau souhaite célébrer en adressant ses sincères remerciements à Antoine Bovyn ainsi qu’à l’ensemble des donateurs pour leur générosité.

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Retour sur l’édition 2022 du programme d’initiation à la recherche STARE https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/23619/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/23619/#respond Wed, 27 Apr 2022 13:42:24 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23619 Le programme STARE (Stage d’Initiation à la Recherche Translationnelle) reconnu depuis un an comme une Unité d’Enseignement à Sorbonne Université, permet chaque En savoir plus ]]> Le programme STARE (Stage d’Initiation à la Recherche Translationnelle) reconnu depuis un an comme une Unité d’Enseignement à Sorbonne Université, permet chaque année à des étudiants en médecine de découvrir le quotidien de la recherche en neurosciences et l’importance du rôle de clinicien-chercheur, acteur essentiel du développement de la recherche clinique. Du 11 au 15 avril, 20 nouveaux étudiants ont été accueillis au sein de dix équipes de recherche et plateformes de l’Institut.

Le programme STARE est un projet pédagogique d’initiation à la recherche dans le domaine des neurosciences pour les étudiants en 3ème année de médecine, afin qu’ils se familiarisent à la recherche en neurosciences et découvrent les opportunités de la recherche clinique. 

 Il est coordonné à l’Institut du Cerveau par l’Open Brain School, avec l’aide du Dr Valerio Frazzini (Sorbonne Université/AP-HP), et le Pr Vincent Navarro (Sorbonne Université/AP-HP). 

« Ce stage provoque chaque année un réel enthousiasme pour la recherche chez les étudiants. C’est aussi une opportunité pour les encadrants de participer à la formation médicale de ces jeunes étudiants en les sensibilisant à la recherche scientifique », précise Valerio Frazzini . 

« Nous remercions toutes les équipes et les plateformes pour ce succès, dans la conviction de pouvoir continuer à compter sur leur participation dans les prochaines années », ajoute Valerio Frazzini. 

Cette semaine de stage s’est organisée en trois modalités :  

  • Matinées dédiées aux activités pratiques dans les équipes de recherches ; 
  • Après-midis consacrés à un projet individuel d’analyse d’article scientifique ; 
  • Le 15 avril, chaque étudiant a présenté à l’oral les activités pratiques et l’analyse d’article réalisées. 

 

Catherine Lubetzki, directrice médicale de l’Institut du Cerveau et Directrice du Département Médico-Universitaire (DMU) Neurosciences de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière, souhaite promouvoir ce dialogue entre recherche scientifique et médecine. C’est pourquoi elle a initié le programme DECLIC, complémentaire à STARE, consistant à inviter des chercheurs pendant quelques jours ou quelques semaines au sein d’un service hospitalier, afin d’appréhender au mieux les problématiques cliniques des maladies neurologiques et ainsi favoriser le dialogue entre cliniciens, chercheurs et patients. 

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Notre pupille révèle des éléments de notre imagination https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/pupille-revele-elements-de-imagination/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/pupille-revele-elements-de-imagination/#respond Wed, 20 Apr 2022 12:36:43 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23534 Une collaboration entre des chercheurs australiens (University of New South Wales et Macquarie University) et français (Institut du Cerveau) a découvert que les En savoir plus ]]> Une collaboration entre des chercheurs australiens (University of New South Wales et Macquarie University) et français (Institut du Cerveau) a découvert que les variations du diamètre de notre pupille révélaient l’intensité sensoriel de notre imagination mentale, comme la luminosité d’une scène imaginée. Ces résultats, publié dans ELife, apportent également la première validation physiologique de l’aphantasie, l’absence de visualisation mentale.

Fermer les yeux et visualiser dans votre tête un paysage, un tableau, un visage… cette faculté, l’imagerie visuelle ou mentale, peut paraître évidente pour nombre d’entre nous.  Elle n’est pourtant pas partagée par tout le monde. On estime qu’environ 3% des individus sont aphantasiques, c’est-à-dire qu’ils ne possèdent pas cette capacité de visualisation mentale.

« L’imagerie visuelle est aujourd’hui souvent déterminée de façon subjective en demandant directement à un participant de décrire sa capacité à visualiser des objets mentalement. Un outil objectif pour accéder à la capacité d’imagerie mentale d’un individu nous manquait. » explique Thomas Andrillon (Inserm), un des auteurs de l’article.

Lorsque nous regardons un objet avec nos yeux, nos pupilles s’adaptent à celui-ci. Leur diamètre varie en fonction de la luminosité extérieure, mais des études ont montré qu’il s’adaptait aussi à l’interprétation d’une image. Ainsi, le diamètre pupillaire est plus faible pour une image en noir et blanc de plage ensoleillée que pour un clair de lune, même lorsque les deux images ont été manipulées pour avoir la même luminance : l’œil se sert du contexte pour se préparer à une plus ou moins grande luminance. D’autres études ont suggéré un lien entre imagination visuelle et diamètre pupillaire.

« Le réflexe pupillaire est une adaptation qui optimise la quantité de lumière qui frappe la rétine« , explique le professeur Joel Pearson de l’UNSW, auteur principal de l’article. « Et bien que l’on sache déjà que les objets imaginés peuvent provoquer des changements dits « endogènes » de la taille de la pupille, nous avons été surpris de constater des changements plus spectaculaires chez les personnes ayant rapporté des images plus vives. Il s’agit vraiment du premier test biologique et objectif de la netteté de l’imagerie. »

Pour explorer ce lien, un groupe de chercheurs australiens et français a mis en place deux séries d’expériences. Dans la première, ils ont présenté à des participants sans trouble de l’imagerie visuelle des séries de formes géométriques variant par leur complexité et leur luminance, c’est-à-dire leur intensité lumineuse. Les sujets devaient ensuite visualiser mentalement ces formes pendant 5 secondes. En parallèle, leurs pupilles étaient enregistrées grâce à deux caméras montées sur des lunettes. Dans un deuxième temps, les chercheurs ont conduit la même étude chez des patients aphantasiques, qui rapportent une capacité à visualiser des images mentales nulle ou extrêmement réduite.

Les résultats montrent que le diamètre pupillaire des sujets témoins réagit à la fois à l’effort cognitif généré par l’imagerie mentale et à la luminance de l’objet visualisé. De plus, la réaction de la pupille à la luminance était prédictive de la qualité subjective de l’image mentale rapportée par les sujets, c’est-à-dire à quel point ils considéraient l’image comme précise dans leurs pensées. Au contraire, les sujets aphantasiques montraient un plus grand diamètre pupillaire pour les formes plus complexes mais aucune modulation du diamètre par la luminance, signe qu’ils parviendraient à maintenir les images dans leur mémoire de travail mais pas sous la forme d’une image visuelle.

« On sait que nos pupilles s’agrandissent lorsque nous effectuons une tâche plus difficile« , explique Lachlan Kay, doctorant au Future Minds Lab de l’Université New South Wales (Sydney, Australie). « Imaginer quatre objets simultanément est plus difficile que d’en imaginer un seul. Les pupilles des personnes atteintes d’aphantasie se dilataient lorsqu’elles imaginaient quatre formes par rapport à une seule, mais ne changeaient pas selon que les formes étaient claires ou sombres. Cela indique que les participants atteints d’aphantasie essayaient effectivement d’imaginer dans cette expérience, mais pas de manière visuelle« .

« Ces résultats sont également très intéressants en ce qui concerne la mémoire et l’aphantasie« , a déclaré Rebecca Keogh, postdoctorante à l’Université Macquarie et co-autrice de l’étude. « Ces résultats mettent en évidence la grande variabilité de l’esprit humain, qui peut souvent rester cachée jusqu’à ce que nous interrogions quelqu’un sur ses expériences personnelles ou que nous inventions de nouveaux moyens de mesurer la cognition. Cela nous rappelle que ce n’est pas parce que je me souviens ou visualise quelque chose d’une certaine manière que tout le monde le fait. »

« Notre méthodologie fournit pour la première fois une quantification objective et simple d’utilisation de l’imagerie mentale. Grâce à elle, il sera possible de tester les capacités d’imagerie mentale à plus grande échelle pour identifier les variabilités d’imagerie mentale et les conséquences sur d’autres fonctions cognitives comme l’attention ou la mémoire » conclut Thomas Andrillon.

Source

The pupillary light response as a physiological index of aphantasia, sensory and phenomenological imagery strength. Kay L, Keogh R, Andrillon T, Pearson J.Elife. 2022 Mar 31

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Le café pour traiter la dyskinésie https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/cafe-traiter-dyskinesie/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/cafe-traiter-dyskinesie/#respond Tue, 19 Apr 2022 12:41:55 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23576 Les dyskinésies sont des maladies orphelines caractérisées par des mouvements brusques, involontaires pouvant toucher l’ensemble du corps. Il y a deux ans, En savoir plus ]]> Les dyskinésies sont des maladies orphelines caractérisées par des mouvements brusques, involontaires pouvant toucher l’ensemble du corps. Il y a deux ans, l’équipe du Pr Flamand-Roze et du Dr Méneret à l’Institut du Cerveau (Sorbonne Université/Inserm/CNRS) et au département de neurologie de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP avait publié le récit du cas d’un enfant atteint d’une forme de la maladie liée au gène ADCY5. Ce jeune patient avait pu retrouver une vie normale grâce à la prise de café. Dans le cadre d’un travail collaboratif, cette même équipe vient de confirmer ce résultat en colligeant les données de 30 patients dans le monde traités également par le café. 87% d’entre eux ont vu leurs symptômes nettement améliorés. Ce résultat pourrait, selon les chercheurs, s’expliquer par la fixation du café au niveau du striatum, une région profonde du cerveau, déterminante dans le contrôle du mouvement. Leur découverte, publiée dans la revue Movement Disorders, pourrait ouvrir la voie à la mise au point de traitements des maladies du mouvement.

 Les dyskinésies définissent un ensemble de troubles rares caractérisés par des mouvements brusques, involontaires pouvant toucher l’ensemble du corps. Une des causes de cette affection est la mutation du gène ADCY5, débutant principalement pendant l’enfance. Ces mouvements anormaux sont souvent exacerbés lors de crises qui peuvent survenir le jour, mais aussi la nuit. Malgré de nombreuses explorations des bénéfices potentiels de traitements médicamenteux aucun traitement n’a jusqu’à récemment confirmé son efficacité dans cette pathologie.

Il y a un peu plus de deux ans, un travail de longue date du Pr Emmanuel Flamand-Roze et du Dr Aurélie Méneret a mis en lumière le bénéfice de la caféine sur les symptômes d’un enfant atteint de dyskinésie associée à la mutation du gène ADCY5. Afin de confirmer ces résultats, l’équipe de l’Institut du Cerveau, du département de neurologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP et de l’Inserm a conduit une étude rétrospective à l’échelle mondiale. Les chercheurs ont ainsi pu recueillir les données de 30 patients touchés par cette affection rare et qui avaient consommé ou consommaient toujours du café pour leur dyskinésie.

Leurs résultats montrent qu’au-delà d’une bonne tolérance de la prise de caféine, y compris chez les enfants, 87 % des patients rapportaient une amélioration claire de leurs symptômes moteurs. La consommation de café réduisait non seulement la fréquence et la durée des crises, mais diminuait également leurs troubles du mouvement hors crises, ainsi que d’autres symptômes comme les troubles de la marche, de l’attention, de la concentration, certaines douleurs ou encore l’hypotonie, avec une amélioration notable de la qualité de vie des patients. Cette étude rétrospective confirme ainsi le potentiel de la caféine comme traitement de première ligne dans cette forme de dyskinésie.

L’efficacité du café peut s’expliquer par le fait que la caféine vient se fixer sur des récepteurs à l’adénosine qui modifient le fonctionnement de la protéine malade (ADCY5). Cette dernière est fortement au niveau du striatum dans le cerveau, impliqué dans le contrôle moteur. Les chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau explorent actuellement l’intérêt de la voie de l’adénosine monophosphate cyclique (AMPc) comme cible thérapeutique dans cette maladie et plus largement dans les pathologies associées à des mouvements hyperkinétiques.

Source
Efficacy of Caffeine in ADCY5-Related Dyskinesia: A Retrospective Study.

Méneret A, Mohammad SS, Cif L, Doummar D, DeGusmao C, Anheim M, Barth M, Damier P, Demonceau N, Friedman J, Gallea C, Gras D, Gurgel-Giannetti J, Innes EA, Necpál J, Riant F, Sagnes S, Sarret C, Seliverstov Y, Paramanandam V, Shetty K, Tranchant C, Doulazmi M, Vidailhet M, Pringsheim T, Roze E.Mov Disord. 2022 Apr 5.

 

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Décryptage d’un dialogue direct entre le microbiote intestinal et le cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decryptage-dun-dialogue-direct-entre-microbiote-intestinal-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/decryptage-dun-dialogue-direct-entre-microbiote-intestinal-cerveau/#respond Sat, 16 Apr 2022 14:28:00 +0000 Alban Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23631 Des produits dérivés du microbiote intestinal se retrouvent dans la circulation sanguine et modulent les processus physiologiques de l’hôte, tels que l’immunité, En savoir plus ]]> Des produits dérivés du microbiote intestinal se retrouvent dans la circulation sanguine et modulent les processus physiologiques de l’hôte, tels que l’immunité, le métabolisme et les fonctions cérébrales. Des scientifiques de l’Institut Pasteur (organisme de recherche partenaire d’Université Paris Cité), de l’Institut du Cerveau, de l’Inserm et du CNRS ont découvert dans un modèle animal que des neurones de l’hypothalamus détectent directement les variations de l’activité bactérienne et adaptent l’appétit et la température corporelle en conséquence. Ces résultats montrent l’existence d’un dialogue direct entre le microbiote intestinal et le cerveau, une découverte qui pourrait être exploitée pour de nouvelles approches thérapeutiques contre les troubles métaboliques, tels que le diabète ou l’obésité. Ces résultats seront publiés dans Science le 15 avril 2022.

Le microbiote intestinal constitue le plus grand réservoir de bactéries de l’organisme. De plus en plus de travaux montrent combien l’hôte et son microbiote intestinal sont dépendants l’un de l’autre, et soulignent l’importance de l’axe intestin-cerveau.

A l’Institut Pasteur, des neurobiologistes de l’unité Perception et mémoire (Institut Pasteur/CNRS), en lien avec l’équipe Dynamique structurale des réseaux (Institut du Cerveau),  des immunobiologistes de l’unité Microenvironnement et immunité (Institut Pasteur/Inserm), et des microbiologistes de l’unité Biologie et génétique de la paroi bactérienne (Institut Pasteur/CNRS/Inserm) ont mis en commun leurs expertises pour comprendre comment les bactéries de l’intestin peuvent avoir un effet direct sur l’activité de certains neurones du cerveau.

Les scientifiques se sont intéressés particulièrement au récepteur NOD2 (Nucleotide Oligomerization Domain) qui est présent à l’intérieur des cellules, en particulier des cellules immunitaires. Ce récepteur détecte la présence de muropeptides, des composés des parois bactériennes, qui peuvent être considérés comme les produits dérivés du microbiote intestinal.

Par ailleurs, il était déjà connu que des variants du gène codant pour le récepteur NOD2 sont associés à certaines maladies du système digestif, telles que la maladie de Crohn, mais aussi à certaines maladies neurologiques ou troubles de l’humeur.

Ces données ne permettaient pas encore de conclure à un rapport direct entre le fonctionnement des neurones du cerveau et l’activité bactérienne de l’intestin. C’est ce qu’a mis en lumière dans cette nouvelle étude le consortium de scientifiques.

Grâce à des techniques d’imagerie cérébrale, les scientifiques ont tout d’abord observé, chez la souris, que le récepteur NOD2 est exprimé par des neurones de différentes régions du cerveau, et en particulier dans un centre nommé l’hypothalamus. Ils ont ensuite découvert que ces mêmes neurones voient leur activité électrique réprimée lorsqu’ils rencontrent des muropeptides bactériens issus de l’intestin. Les muropeptides sont libérés par les bactéries lorsqu’elles prolifèrent.

« Les muropeptides présents dans l’intestin, le sang et le cerveau sont considérés comme les marqueurs de la prolifération bactérienne », explique Ivo G. Boneca, responsable de l’unité Biologie et génétique de la paroi bactérienne à l’Institut Pasteur (CNRS/Inserm).

À l’inverse, dans le cas où le récepteur NOD2 est défaillant, ces neurones ne sont plus réprimés par les muropeptides ; le cerveau perd alors le contrôle de la prise alimentaire et de la température corporelle.

En conséquence, les souris prennent du poids et sont plus susceptibles à développer un diabète de type 2, en particulier chez les femelles âgées.

Chose étonnante, les scientifiques ont montré ici que ce sont les neurones qui perçoivent directement les muropeptides bactériens, alors que cette tâche est généralement dévolue aux cellules du système immunitaire. « Il est stupéfiant de découvrir que des fragments bactériens agissent directement sur un centre nerveux aussi stratégique que l’hypothalamus, connu pour gérer des fonctions vitales comme la température corporelle, la reproduction, la faim, ou la soif » commente Pierre-Marie Lledo, chercheur CNRS et responsable de l’unité Perception et mémoire à l’Institut Pasteur.

Ainsi, les neurones semblent détecter l’activité bactérienne (la prolifération et la mort) pour mesurer directement l’impact de la prise alimentaire sur l’écosystème intestinal.

« Il est possible qu’une prise alimentaire excessive ou un aliment particulier favorise l’expansion exagérée de certaines bactéries ou de pathogènes, et mette ainsi en danger l’équilibre intestinal », souligne Gérard Eberl, responsable de l’unité Microenvironnement et immunité à l’Institut Pasteur (Inserm).

Étant donné l’impact des muropeptides sur les neurones de l’hypothalamus et le métabolisme, on peut s’interroger sur leur rôle dans d’autres fonctions du cerveau, et ainsi comprendre l’association entre certaines maladies du cerveau et les variants génétiques de NOD2. Cette découverte ouvre la voie à de nouveaux projets interdisciplinaires pour les trois équipes de recherche et à terme, à de nouvelles approches thérapeutiques contre les maladies du cerveau, ou les maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité.

Source 

Bacterial sensing via neuronal Nod2 regulates appetite and body temperature. Gabanyi I, Lepousez G, Wheeler R, Vieites-Prado A, Nissant A, Wagner S, Moigneu C, Dulauroy S, Hicham S, Polomack B, Verny F, Rosenstiel P, Renier N, Boneca IG, Eberl G, Lledo PM. Science. 2022 Apr 15

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Déduction IFI 2022 : Soutenez des recherches aussi audacieuses que prometteuses https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/deduction-ifi-2022-soutenez-recherches-audacieuses-prometteuses/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/deduction-ifi-2022-soutenez-recherches-audacieuses-prometteuses/#respond Tue, 12 Apr 2022 12:31:08 +0000 Théophile Lacrampe https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=23533 Parce que la lutte contre les maladies du système nerveux est un des plus grands enjeux médicaux du 21ème siècle, l’Institut du Cerveau a mis en place un modèle En savoir plus ]]> Parce que la lutte contre les maladies du système nerveux est un des plus grands enjeux médicaux du 21ème siècle, l’Institut du Cerveau a mis en place un modèle unique en rassemblant 750 chercheurs, des médecins, des patients et de généreux donateurs. Cette stratégie a déjà permis, en seulement un peu plus de 10 ans, d’obtenir de belles avancées dans la prise en charge de ces maladies.

Le programme Big Brain Theory et son approche audacieuse de la recherche est un exemple de cette stratégie ambitieuse et novatrice. Il permet une recherche innovante, décloisonnée et pluridisciplinaire au service des patients. Les projets sont basés sur de nouvelles collaborations entre des équipes de recherche différentes et les plateformes technologiques de pointe de l’Institut.

Découvrez dans 2 vidéos inédites la présentation des projets iTarget, contre les tumeurs cérébrales, et Imagin-Deal, contre la sclérose en plaque

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