Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org Mon, 19 Oct 2020 09:50:38 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 La conférence live S3COVID-19 en partenariat avec l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-vaccins-traitements-immunite-collective/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-vaccins-traitements-immunite-collective/#respond Fri, 16 Oct 2020 08:12:46 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20137 Cette conférence rassemble un plateau exceptionnel de 12 personnes parmi les plus expérimentées. Elles partagent avec vous – ce que l’on sait et ce que l'on ne sait En savoir plus ]]> Cette conférence rassemble un plateau exceptionnel de 12 personnes parmi les plus expérimentées. Elles partagent avec vous – ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas sur le virus, la gestion de la crise sur le plan sanitaire, et le contrôle de la pandémie ? Découvrez le programme ci-dessous.

Ce virus COVID-19 est-il exceptionnel ?

1ère séquence
•Pascale Cossart : « Le sarscoV2, un virus inédit?»
•Bruno Lina : « À qui avons-nous affaire?»
•Alain Fischer : « La recherche peut-elle nous sauver?»
•Arnaud Fontanet : « Peut-on encore espérer une immunité collective?»

Vaccins et traitements : faut-il espérer une issue rapide ?

2ème séquence

•Karine Lacombe : « Traitements : qu’est-ce qui marche face à la covid-19?»
•Jean-Laurent Casanova : « Quelles pistes pour soigner les formes sévères?».
•Yazdan Yazdanpanah : « À quand un traitement pour tous?»
•Marie Paule Kieny : « Que faut-il espérer du vaccin?»

Science, média et politique : les leçons de l’épidémie

3ème séquence
•Xavier De Lamballerie : « Avons-nous sous-estimé l’épidémie?».
•Jean-François Delfraissy : « Covid-19 : la science peut-elle éclairer les décisions politiques?»
•Gérald Bronner : « Pourquoi la science a-t-elle tant de mal à se faire entendre?»
•Laura Spinney : « La covid-19, une maladie du monde moderne?»
•Roger-Pol Droit : « La covid-19, comme expérience philosophique»

 

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« La science de la résurrection » du Pr Stéphane Charpier https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/science-resurrection-stephane-charpier/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/science-resurrection-stephane-charpier/#respond Thu, 15 Oct 2020 09:40:40 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20140 Ils ont repoussé les frontières de la mort

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous passons de vie à trépas ? Les « expériences de mort imminente » (EMI) En savoir plus ]]> Ils ont repoussé les frontières de la mort

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous passons de vie à trépas ? Les « expériences de mort imminente » (EMI) sont-elles des résurrections ? Dans son dernier ouvrage La science de la résurrection, Stéphane Charpier – coordinateur de l’équipe « Excitabilité cellulaire et dynamiques des réseaux neuronaux » de l’Institut du Cerveau et professeur de neurosciences à Sorbonne Université – explore les frontières de la mort en détaillant les stupéfiants travaux de Galvani, Dupuytren ou Larrey, le chirurgien de Napoléon. Il expose aussi les dernières percées de la médecine, à commencer par la mystérieuse « onde de réanimation » qu’il vient de mettre en évidence. A découvrir !

Stéphane Charpier (23 septembre 2020). La science de la résurrection [Hors collection – Science]. Flammarion, 320 pages

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De nouvelles données confirment le bénéfice de la stimulation cérébrale profonde pour traiter les troubles obsessionnels compulsifs https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/stimulation-cerebrale-troubles-obsessionnels-compulsifs/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/stimulation-cerebrale-troubles-obsessionnels-compulsifs/#respond Tue, 13 Oct 2020 14:27:55 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20129 Une étude de chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) et de l’AP-HP (Hôpitaux Henri Mondor et Pitié-Salpêtrière) En savoir plus ]]> Une étude de chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) et de l’AP-HP (Hôpitaux Henri Mondor et Pitié-Salpêtrière) confirment l’effet bénéfique de la stimulation cérébrale profonde sur plusieurs structures du cerveau dans les troubles obsessionnels compulsifs sévères et résistants aux traitements médicamenteux. Les résultats sont publiés dans la revue Biological Psychiatry.

Depuis plus de 10 ans, la stimulation cérébrale profonde est source d’espoir pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOCs), considéré comme un des troubles les plus invalidants par l’OMS. Le TOC est associé à un plus grand nombre d’années perdues en raison de l’incapacité que la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson réunies. Il se manifeste par 2 grandes catégories de symptômes : les obsessions sous la forme de pensées, d’images à contenus désagréables qui s’imposent involontairement au sujet. Ces obsessions génèrent une anxiété majeure et nécessitent de la part de ce dernier la réalisation de comportements répétés, des rituels pour tenter d’apaiser ces idées angoissantes.

Les traitements par psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC) et/ou les antidépresseurs sérotoninergiques prescrits à doses élevées pour obtenir un effet anti-TOC permettent d’améliorer les symptômes de deux tiers des patients. Pour le tiers restant, les stratégies thérapeutiques font appel à des combinaisons de traitements complexes, et pour une part d’entre eux, la stimulation cérébrale profonde (DBS) représente une vraie perspective thérapeutique.

Dans une nouvelle étude, publié dans la revue Biological Psychiatry, des chercheurs et cliniciens de l’Institut du Cerveau ont analysé les effets de la DBS sur trois structures cérébrales, le noyau subthalamique, le noyau accumbens et le noyau caudé, chez 8 patients atteints de TOCs sévères et résistants à tous les traitements disponibles. Il s’agit de la première étude qui compare l’effet de la DBS sur trois cibles distinctes dans le cerveau chez les mêmes patients.

Leurs résultats montrent une réduction quasi-équivalente des symptômes quelle que soit la structure stimulée après 3 mois de stimulation, mais la majorité des patients ont exprimé une préférence subjective pour la stimulation d’une région du noyau subthalamique, sans pour autant savoir que c’était cette structure qui était ciblée. Ils mettent aussi en évidence la possibilité d’identifier des prédicteurs précoces de réponse de la stimulation du noyau sous-thalamique à long-terme.

« En accord avec nos précédents résultats*, nous avons également observé une amélioration importante des symptômes à plus long terme chez 3 patients répondant à la stimulation du noyau subthalamique et une réponse partielle pour 3 autres patients. Cela suggère que les effets les plus bénéfiques de la DBS peuvent se révéler tardivement et qu’il faut prendre en compte cet aspect dans le suivi des patients. Le choix « en insu » des patients pour cette cible montre aussi l’intérêt à prendre en compte des dimensions cliniques allant au-delà des évaluations cliniques quantitatives habituelles pour évaluer un effet thérapeutique. » explique Luc Mallet, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Est Créteil et chercheur à l’Institut du Cerveau.

La présente étude confirme le bénéfice de la stimulation de différentes structures profondes du cerveau chez les patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs sévères et résistants aux autres traitements disponibles, soulignant l’intérêt d’identifier précisément les réseaux neuronaux sous-tendant ces troubles. Des recherches sont encore nécessaires pour identifier des caractéristiques précises prédisant la réponse ou non des patients à la stimulation cérébrale profonde.

* Mallet, L., Du Montcel, S. T., Clair, A.-H., Arbus, C., Bardinet, E., Baup, N., Chabardès, S., Chéreau, I., Czernecki, V., Fontaine, D., Harika-Germaneau, G., Haynes, W. I., Houeto, J.-L., Jaafari, N., Krack, P., Millet, B., Navarro, S., Polosan, M., Pelissolo, A. and Welter, M.-L. (2019) ‘Long-term effects of subthalamic stimulation in Obsessive-Compulsive Disorder: Follow-up of a randomized controlled trial’, Brain Stimulation, 12(4), 1080-1082.

Source
Deep Brain Stimulation of the Subthalamic, Accumbens, or Caudate Nuclei for Patients With Severe Obsessive-Compulsive Disorder: A Randomized Crossover Controlled Study.
Welter ML, Alves Dos Santos JF, Clair AH, Lau B, Diallo HM, Fernandez-Vidal S, Belaid H, Pelissolo A, Domenech P, Karachi C, Mallet L. Biol Psychiatry. 2020 Oct 2

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Persévérer ou explorer : les bases cérébrales du dilemme exploitation-exploration https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/bases-cerebrales-exploitation-exploration/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/bases-cerebrales-exploitation-exploration/#respond Thu, 08 Oct 2020 08:41:37 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20103 Dans un article publié dans la prestigieuse revue Science, Philippe Domenech, psychiatre à l’APHP (hôpital Henri Mondor) et chercheur dans l’équipe « En savoir plus ]]> Dans un article publié dans la prestigieuse revue Science, Philippe Domenech, psychiatre à l’APHP (hôpital Henri Mondor) et chercheur dans l’équipe « Neurophysiologie des comportements répétitifs » à l’Institut du Cerveau, Sylvain Rheims du département de neurologie et d’épileptologie des Hospices civils de Lyon et Etienne Koechlin de l’École normale supérieure – PSL, révèlent les mécanismes cérébraux à l’origine de la décision d’explorer son environnement afin d’établir de nouvelles stratégies. 

Dans notre vie quotidienne, nous faisons face en permanence au choix d’exploiter une stratégie comportementale déjà apprise ou d’en changer pour explorer d’autres alternatives. Je travaille sur mon ordinateur et mes mails ne sont plus envoyés. Dois-je persévérer et continuer à rédiger mes mails en ignorant ces messages d’erreurs ? ou explorer les alternatives : réparer ce dysfonctionnement, s’engager d’en d’autres tâches ne nécessitant pas d’utiliser mon ordinateur ? Résoudre ce genre de dilemme est essentiel pour construire tout un répertoire de stratégies adaptées aux multiples situations que nous pouvons rencontrer dans notre quotidien afin, dans le futur, de réagir plus rapidement face à ce type de choix. Mais par quels mécanismes notre cerveau résout-il ce dilemme entre exploitation et exploration ?

Des recherches antérieures ont identifié une région spécifique du cerveau, le cortex préfrontal médian ventral, impliquée dans ce dilemme, mais les mécanismes cérébraux précis par lesquels nous résolvons le problème et prenons la décision de poursuivre une stratégie ou d’en changer restaient encore inconnus.

 Pour répondre à cette question, les chercheurs ont enregistré par électroencéphalographie l’activité électrique des régions ventrale et dorsale du cortex préfrontal médian chez des patients implantés chirurgicalement avec des électrodes intracrâniennes, car candidat à une chirurgie pour traiter une épilepsie résistante aux médicaments. Les participants devaient effectuer une tâche qui leur demandait de continuellement faire un choix entre appliquer la stratégie de réponse qu’ils avaient apprise ou en changer pour explorer des stratégies alternatives. Ces décisions d’exploration survenaient à certains essais « critiques » à l’issu desquels les patients réalisaient que leur erreur ne devait pas être utilisée pour ajuster et améliorer leur stratégie, mais comme un signal que celle-ci était caduque car leur environnement avait changé.

L’analyse de l’activité du cortex préfrontal médian (mPFC) pendant cette tâche montrent que la résolution du dilemme exploitation-exploration s’effectue en deux étapes sur la base d’un encodage prédictif, qui modifie l’interprétation des erreurs commises par les sujets aux essais critiques afin qu’elles déclenchent l’exploration de stratégies alternatives.

Au cours d’une première étape, la région ventrale du mPFC (vmPFC) – qui surveille par ailleurs en continu la fiabilité de la stratégie utilisée- signale l’arrivée dans un essai critique, c’est-à-dire un essai ou un résultat inattendu qui signifie que la stratégie utilisée doit être changée pour laisser place à une période d’exploration. Dans la deuxième étape, la partie dorsale du PFC (dmPFC) répond à ce signal si la prédiction du vmPFC se réalise, c’est-à-dire si le résultat de l’action s’avère effectivement inattendu afin d’entrer dans une phase d’exploration. En résumé, si le vmPFC signale que la stratégie en cours doit être poursuivie, le dmPFC y répond en utilisant le résultat de nos actions comme un signal d’apprentissage afin d’améliorer la stratégie utilisée. Dans le cas contraire, le dmPFC envoie un signal bloquant la stratégie invalidée et déclenchant l’exploration de nouvelles possibilités.

Il s’agit de la première étude d’électrophysiologie ayant identifié les mécanismes cérébraux sous-jacents à la résolution du dilemme exploitation-exploration chez l’homme. L’identification d’un processus d’encodage prédictif, dont l’importance était déjà connue pour la perception, démontre que ceux-ci sont également essentiels aux processus exécutifs – tels que la prise de décision – suggérant ainsi qu’il s’agit d’un mécanisme général implémenté dans l’ensemble du cortex cérébral.

Source

Neural mechanisms resolving exploitation-exploration dilemmas in the medial prefrontal cortex.

Domenech P, Rheims S, Koechlin E. Science. 2020 Aug 28

 

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Caractérisation dans l’espace et dans le temps de la neurodégénérescence de la substance noire dans la maladie de Parkinson https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/substance-noire-maladie-de-parkinson/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/substance-noire-maladie-de-parkinson/#respond Mon, 28 Sep 2020 10:00:55 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19956 L’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’Institut du Cerveau a utilisé un marqueur IRM, la neuromélanine, pour caractériser la topographie de la En savoir plus ]]> L’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’Institut du Cerveau a utilisé un marqueur IRM, la neuromélanine, pour caractériser la topographie de la dégénérescence neuronale dans la substance noire du cerveau dans la maladie de Parkinson, sa progression dans le temps et ses liens avec les symptômes cliniques. Ce marqueur pourrait être très utile dans de futurs essais cliniques afin d’évaluer l’efficacité de traitements pour ralentir la progression de la maladie.

 

La maladie de Parkinson est caractérisée par une destruction progressive de la substance noire, une région du cerveau riche en neurones dopaminergiques. Ces cellules utilisent la dopamine comme neurotransmetteur afin de communiquer entre elles et avec d’autres régions du cerveau comme le striatum, essentiel dans le contrôle des mouvements. A l’heure actuelle, des signes précurseurs comme les troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent alerter sur une possible maladie de Parkinson, mais cette maladie n’est généralement diagnostiquée que lorsque 30 à 50% des neurones dopaminergiques ont déjà disparu.

 

Les neurones dopaminergiques de la substance noire ont la particularité de contenir un pigment, la neuromélanine, qui donne son aspect sombre à cette région du cerveau. Cette dernière se lie aux molécules de fer présentes dans les cellules ce qui permet de l’étudier grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

 

Emma Biondetti, postdoctorante dans l’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’Institut du Cerveau, a cherché à suivre les changements de la neuromélanine dans les neurones dopaminergiques à différents stades de la maladie de Parkinson et leurs relations avec les symptômes des patients. Elle a pour cela étudié trois groupes de sujets composés de personnes à risque de développer la maladie car présentant des troubles du comportement en sommeil paradoxal, de patients atteints d’une maladie de Parkinson débutante ou en progression, et de sujets âgés sains.

 

Emma Biondetti a montré qu’il existait une diminution progressive de la neuromélanine avec l’avancée de la maladie ainsi qu’une réduction globale du volume de la substance noire. Les changements de la neuromélanine débutent dans les régions postérieures de la substance noire, plus particulièrement impliquées dans les fonctions motrices. Plus encore, les résultats montrent que les différents symptômes (moteurs, cognitifs et comportementaux) qui sont associés à l’atteinte de la substance noire sont observés dans des régions distinctes de cette structure. Ainsi, la région de la substance noire associée à l’évolution des symptômes moteurs est différente de celle associée aux symptômes cognitifs ou comportementaux.

 

L’ensemble de ces données confirme l’intérêt de la neuromélanine comme biomarqueur de la progression de la maladie de Parkinson et de ses symptômes. Il représente un fort intérêt pour d’évaluer l’efficacité de traitements sur la progression de la maladie lors de futurs essais cliniques.

 

 

Source

Spatiotemporal changes in substantia nigra neuromelanin content in Parkinson’s disease. Biondetti E, Gaurav R, Yahia-Cherif L, Mangone G, Pyatigorskaya N, Valabrègue R, Ewenczyk C, Hutchison M, François C, Arnulf I, Corvol JC, Vidailhet M, Lehéricy S. Brain. 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fenêtre sur nos rêves et nos cauchemars https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fenetre-nos-reves-nos-cauchemars/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/fenetre-nos-reves-nos-cauchemars/#respond Mon, 28 Sep 2020 09:00:30 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20006 Quoi de plus énigmatique que le rêve ? Cette expérience que nous vivons chaque nuit, même si nous ne nous en souvenons pas au réveil. Que peuvent-ils nous En savoir plus ]]> Quoi de plus énigmatique que le rêve ? Cette expérience que nous vivons chaque nuit, même si nous ne nous en souvenons pas au réveil. Que peuvent-ils nous apprendre ? Les progrès des neursociences permettent aujourd’hui de mieux comprendre ce phénomène si mystérieux. Dans une revue publiée dans Lancet Neurology, Francesca Sidari, Katja Valli et Isabelle Arnulf, cheffe du service des pathologies du sommeil à l’hôpital Pitié-Salpêtrière et chercheuse à l’Institut du Cerveau, explorent les différents aspects de nos rêves et de nos cauchemars et les perspectives dans les maladies neurologiques.

 

Définir le rêve et le cauchemar

 

Le rêve est un aspect mystérieux de notre cognition dans lequel nous plongeons chaque nuit… même si nous ne nous en souvenons pas toujours. Il fascine, il questionne, et il est l’objet d’interprétation et de conclusions les plus variées. « On définit le rêve comme une expérience subjective au cours du sommeil, dont on se souvient au réveil. Ceci inclue des expériences du rêve très variées, qui vont de simples impressions, ou de pensées jusqu’à de véritables aventures oniriques. » explique Isabelle Arnulf.

 

Les cauchemars quant à eux sont une forme de rêve saisissant, déplaisant qui inclue souvent une forme de menace à la sécurité, la survie, l’estime ou l’intégrité physique du sujet, conduisant alors à son éveil. Ils se distinguent des « mauvais rêves », riche en émotions négatives mais qui ne réveillent pas le dormeur.

Pourquoi certains se rappellent de leur rêve et d’autres pas…

 

En moyenne, les individus rapportent se souvenir d’un rêve par semaine, mais certains peuvent se rappeler de leurs rêves tous les matins quand d’autres ne se souviennent d’aucun. Les études conduites sur le sujet mettent en évidence plusieurs facteurs dans le rappel des rêves comme l’âge, le sexe, la personnalité, la qualité du sommeil ou encore l’attitude vis-à-vis des rêves. En effet, l’intérêt pour les rêves, le fait de tenir un journal des rêves ou de participer à des études sur le sujet, favorise le rappel.

 

Le contenu des rêves varie aussi beaucoup selon la personnalité, le sexe et l’âge. « Les femmes ont généralement plus d’émotions positives dans leurs rêves à l’adolescence et à un âge avancé, et plus d’émotions négatives à l’âge adulte. En revanche, les émotions négatives dans les rêves des hommes atteignent un pic à l’adolescence et au milieu de l’âge adulte, et sont au plus bas au début de l’âge adulte et dans la vieillesse. » précise Isabelle Arnulf.

 

Les fonctions du rêve

 

Plusieurs théories ont été avancées sur les fonctions du rêve. Il est vu comme un gardien du sommeil, ou participant à l’atténuation des émotions négatives ressenties pendant la journée, mais aussi associé à la consolidation de la mémoire. D’autres hypothèses lui proposent un rôle de simulateur d’interactions sociales et de menace ou de jeu. Enfin, certains le considèrent comme un simple épiphénomène. « Il n’y a toujours pas de consensus sur le sujet, car il est très difficile d’évaluer scientifiquement les conséquences du rêve sur l’esprit en éveil et sur le comportement » conclut Isabelle Arnulf.

Rêver… dans notre cerveau

 

Mais existe-t-il des marqueurs biologiques du rêve ? des mécanismes dans notre cerveau caractéristique de cet état si particulier ? « Le rêve possède de véritables composantes sensorielles et perceptuelles. On peut voir, entendre, parfois même gouter ou sentir dans nos rêves. Les expériences que nous y vivons ne viennent pas de nulle part non plus, mais souvent d’objets, de lieux ou de personnes qui nous sont familiers » continue Isabelle Arnulf.

 

Nos rêves sont associés à des changements d’activité de certaines régions du cerveau par rapport à l’état d’éveil. Les régions limbiques et para-limbique comme l’amygdale, l’hippocampe ou le cortex cingulaire antérieur, sont particulièrement actives pendant le sommeil paradoxal au cours duquel nos rêves sont les plus vifs. Compte-tenu de leur rôle important pour les émotions à l’état d’éveil, ils pourraient jouer un rôle similaire sur les aspects émotionnels du rêve. Au contraire, les réseaux fronto-pariétaux sont peu actifs, ce qui aurait pour conséquences notre manque de contrôle et de détachement vis-à-vis du rêve. Enfin, les régions postérieures temporales et occipitale sont aussi activées, et contribueraient à la nature visuelle du rêve. Mais surtout, l’expérience d’avoir rêvé (que l’on se souvienne ou qu’on vienne juste d’oublier le contenu au réveil), en sommeil lent comme en sommeil paradoxal (car de nombreux rêves surviennent en dehors du sommeil paradoxal), est associée à l’activation de la région postérieure du cerveau, comme cela vient d’être démontré en utilisant de l’électroencéphalographie avec 360 électrodes.

 

Un état encore plus particulier du rêve est ce qu’on appelle le rêve lucide. Dans celui-ci, le dormeur est conscient de rêver. Dans certains cas, il peut même agir sur le scénario de son rêve. Si beaucoup de personnes rapportent l’expérience d’un rêve lucide, peu nombreuses sont celles qui en font régulièrement et qui sont réellement capables de contrôler leur rêve. Ces rêveurs lucides sont extrêmement précieux pour la recherche sur les rêves. Avec de l’entraînement, ils peuvent être capables d’interagir pendant leur sommeil avec un chercheur au cours d’une étude au laboratoire, grâce à un code oculaire (au cours du sommeil paradoxal, les muscles du corps sont paralysés à l’exception des yeux). Des progrès majeurs dans l’étude de la conscience en sommeil paradoxal, des interactions entre le corps et le rêve, et de la temporalité du rêve ont été réalisés grâce à ces individus.

 

LES COMPORTEMENTS RESPIRATOIRES EN SOMMEIL PARADOXAL REFLETENT LE CONTENU MENTAL CHEZ LES NARCOLEPTIQUES REVEURS LUCIDES : https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/comportements-respiratoires-sommeil-paradoxal-refletent-contenu-mental-chez-narcoleptiques-reveurs-lucides/

 

Les rêves dans les maladies neurologiques

 

Des avancées sur les rêves anormaux dans les troubles neurologiques ont été réalisés grâce à l’étude de patients atteints des troubles comportementaux en sommeil paradoxal, isolés ou associés à de la maladie de Parkinson, ou encore chez ceux atteints de narcolepsie.

 

Ces troubles comportementaux en sommeil paradoxal se manifestent par des cauchemars agités et des rêves vécus physiquement chez des sujets adultes. Au cours de cette phase du sommeil, la plupart des muscles sont normalement paralysés par un verrou. Or, ces patients, chez lesquels ce mécanisme de verrou est perturbé, continuent de se mouvoir et de parler. Le contenu des rêves est en général cohérent avec les comportements présentés par le sujet. Ainsi, s’il se bat dans son rêve, des mouvements violents similaires peuvent se produire dans la réalité.

 

SOMNAMBULISME ET TROUBLE COMPORTEMENTAL EN SOMMEIL PARADOXAL : DES CARACTÉRISTIQUES COMMUNES ?

https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/somnambulisme-trouble-comportemental-sommeil-paradoxal-caracteristiques-communes/

 

La majorité des patients touchés par ce type de trouble développe par la suite des formes de syndrome parkinsonien ou de démence dans les années qui suivent. Les patients atteints de la maladie de Parkinson présentent d’ailleurs beaucoup de troubles du sommeil, comme des insomnies ou une fatigue excessive dans la journée. Leurs rêves sont souvent particulièrement saisissants et la fréquence des cauchemars est plus élevée que la normal. Les troubles comportementaux en sommeil paradoxal affectent ainsi près de 60% des patients touchés par la maladie de Parkinson.

 

NOUVEAU MARQUEUR PRÉCOCE DANS LA MALADIE DE PARKINSON

https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/nouveau-marqueur-precoce-dans-la-maladie-de-parkinson/

 

Les troubles comportementaux en sommeil paradoxal représentent également un marqueur intéressant pour distinguer la démence à corps de Lewy, dans laquelle ils sont très présents, de la maladie d’Alzheimer.

 

Dans la narcolepsie, un trouble rare du sommeil qui touche environ 0.02% de la population générale, les individus sont sujets à des endormissements brusques qui ont la particularité de débuter souvent immédiatement par une phase de sommeil paradoxal, une situation impossible à rencontrer en temps normal. Cet état particulier semble influer sur leurs rêves, rapportés comme plus vif, plus riches en émotions, positives comme négatives. Les narcoleptiques sont souvent d’excellents rêveurs lucides. Une capacité qui a été associée à une plus grande créativité chez ces individus par rapport à la population générale.

 

QUAND LA NARCOLEPSIE REND PLUS CRÉATIF !

https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/narcolepsie-rend-plus-creatif/

 

 

Pourquoi rêvons-nous ?

 

Les progrès technologiques en neuroimagerie permettent de mieux en mieux d’associer le phénomène des rêves à des activités précises dans notre cerveau. Il est même aujourd’hui possible de déterminer de façon extérieure le contenu de certains rêves. Cette connaissance toujours plus fine présente des perspectives importantes pour la recherche sur le sommeil et les rêves. « Comprendre comment nous rêvons nous amène progressivement à découvrir pourquoi nous dormons et pourquoi nous rêvons. Cela peut avoir des implications thérapeutiques pour traiter les patients dont les rêves sont perturbés. Mieux comprendre comment le cerveau génère ces rêves, parfois si complexes, sans aucune influence extérieure pendant le sommeil, pourrait notamment nous apporter des informations précieuses sur les hallucinations dans certains troubles neuropsychiatriques. » conclut Isabelle Arnulf.

 

 

Source


Dreams and nightmares in healthy adults and in patients with sleep and neurological disorders.
Siclari F, Valli K, Arnulf I. Lancet Neurol. 2020.

 

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Le projet Cohorte Covid Neurosciences fournit des données importantes sur les risques et les conséquences de la Covid-19 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/neurosciences-donnees-covid-19/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/neurosciences-donnees-covid-19/#respond Mon, 28 Sep 2020 08:00:17 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20043 L’objectif du projet Cohorte Covid Neuroscience de l’Institut du Cerveau est d’étudier les conséquences neurologiques et psychiatriques de l’infection par le En savoir plus ]]> L’objectif du projet Cohorte Covid Neuroscience de l’Institut du Cerveau est d’étudier les conséquences neurologiques et psychiatriques de l’infection par le SARS-CoV-2 pendant un an. Cette étude unique porte plus particulièrement sur deux aspects, qui font toute son originalité : les effets directs de la Covid-19 sur le système nerveux central et l’impact de l’infection sur les patients atteints de maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou encore la sclérose en plaques.

Les premiers résultats du projet, six mois après le début de l’étude, identifient déjà un certain nombre d’effets de cette maladie et des facteurs impactant la sévérité de la Covid-19.

La sclérose en plaques (SEP) peut augmenter le risque de COVID-19 grave, selon les résultats d’une étude publiée dans JAMA Network, dans la mesure où l’âge et l’obésité sont des facteurs reconnus, la gravité du handicap neurologique résultant de la SEP (dont l’échelle est connue sous le nom de score EDSS) est liée à un risque accru de COVID-19 (nécessitant au moins une hospitalisation), bien qu’aucune association n’ait été trouvée entre l’exposition à un traitement modificateur de la maladie pour traiter l’affection neurologique et la gravité de COVID-19.

Plusieurs types d’anomalies cérébrales ont été identifiés chez les patients atteints de la Covid-19, grâce à l’imagerie cérébrale et aux équipes de neuroradiologie du département de neurosciences médico-universitaires de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP. Publiées dans Radiology, ces découvertes fournissent d’importantes données d’imagerie cérébrale chez les patients atteints de cette maladie et identifient plusieurs cibles cérébrales potentielles pour l’infection par le SARS-CoV-2.

D’autres publications dans le European journal of Neurology décrivent des caractéristiques communes d’encéphalopathies, visibles par tomographie par émission de positrons, suite à l’infection par le SARS-CoV-2, qui pourraient refléter un mécanisme immunitaire. Des cas de troubles du mouvement ont également été signalés, tels que des tremblements posturaux et d’action des membres supérieurs, des tremblements orthostatiques et des myoclonies. Apparaissant plusieurs semaines après la sortie de l’unité de soins intensifs, plusieurs hypothèses seront examinées à l’avenir sur les mécanismes impliqués, depuis les dommages directs au système nerveux central par le SARS-CoV-2 et un mécanisme immunitaire jusqu’à une origine métabolique.

Dès les premières semaines de la pandémie, des symptômes neurologiques ont été rapportés par les médecins chez les patients touchés par la Covid-19 comme la perte d’odorat ou de goût mais aussi des atteintes plus graves comme des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux. Face à cet enjeu, au mois d’avril 2020, en seulement quelques semaines, le projet a mobilisé l’ensemble des forces du département médico-universitaire Neuroscience de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et de l’Institut du Cerveau, soutenu par la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), la FIA Foundation et les donateurs de l’Institut. Les chercheurs et cliniciens ont accompli le tour de force de mettre en place tout l’écosystème pour conduire cette étude dans des délais réduits, des autorisations cliniques et éthiques à la mise en place de la base de données et d’un comité de pilotage.

Plus de 550 sujets ont été recrutés à l’heure actuelle. La collecte des données, leur inclusion dans une base de données commune et leur analyse par les équipes de biostatistiques de l’Institut du Cerveau peut se faire en parallèle de l’entrée des patients dans la cohorte. C’est un gain de temps considérable pour obtenir des informations sur les conséquences neurologiques de la Covid-19 et pouvoir agir presque en « temps réel » chez les patients.

Toutes ces informations permettent aux chercheurs et aux cliniciens de reconstruire petit à petit le puzzle des manifestations neurologiques et psychiatriques de la Covid-19 et développer de nouvelles prises en charge pour aider au mieux les patients. Les efforts des chercheurs et cliniciens pour mieux caractériser les symptômes neurologiques des patients ont d’ailleurs conduit au développement d’une nouvelle approche thérapeutique dans les unités de soins intensifs.

Beaucoup d’autres travaux sont en préparation sur les AVC, chez les patients atteints de tumeurs cérébrales, ou encore dans la maladie de Parkinson. De plus, il reste encore de nombreuses données déjà acquises à analyser, en particulier biologiques, qui permettront de mieux comprendre la réponse immunitaire à l’infection chez les patients atteints de pathologies liées à l’immunité comme la sclérose en plaques. En parallèle, le suivi sur la durée des patients sur des aspects cliniques, cognitifs, biologiques ou encore d’imagerie est engagé afin de définir les caractéristiques de l’infection au SARS-CoV-2 à long terme.

Cette étude, qui a mobilisé toute la communauté de la neurologie et de la psychiatrie de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et de nombreux centres français, dépasse à présent le cadre national avec des collaborations avec de prestigieux centres de recherche comme les universités de Yale ou de Liverpool et dans des consortiums internationaux. Elles seront clé pour accroître nos connaissances sur l’infection et ses conséquences sur le système nerveux central, toujours au bénéfice premier des patients.

Sources : Publications auxquelles ses recherches ont donné lieu

  • Delorme et al. Covid-19-related encephalopathy: a case series with brain FDG-PET/CT findings. Eur J Neurol. 2020. DOI:1111/ene.14478
  • Chougar et al. Retrospective observational study of brain MRI findings in patients with acute SARS-CoV-2 infection and neurological manifestations. Radiology. 2020 DOI:1148/radiol.2020202422
  • Louapre et al. Clinical characteristics and outcomes in patients with coronavirus disease 2019 and multiple sclerosis. JAMA Neurol. 2020 DOI:1001/jamaneurol.2020.2581
  • Altmayer et al. Therapeutic plasma exchange in a critically ill Covid-19 patient. J Clin Apher. 2020DOI:1002/jca.21830
  • Cao et al. Severe Covid-19-related encephalitis can respond to immunotherapy. Brain. Accepted. (preprint: hal-02918661)
  • Cuhna et al. Movement disorders as a new neurological clinical picture in severe SARS-CoV2 infection. Eur J Neurol. 2020. DOI:1111/ene.14474

 

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L’Institut du Cerveau partenaire de S3 Odéon pour une conférence virtuelle « spéciale Covid-19 » https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/s3odeon-covid-19/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/s3odeon-covid-19/#respond Sun, 27 Sep 2020 09:10:20 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20107 S3ODEON, en association avec l’Académie des sciences, 
l’Institut de France et l'Institut du Cerveau vous invite à participer à l'édition spéciale « En savoir plus ]]> S3ODEON, en association avec l’Académie des sciences, 
l’Institut de France et l’Institut du Cerveau vous invite à participer à l’édition spéciale « S3COVID-19, ce que dit la science ? » le jeudi 15 octobre de 18H00 à 19H30

A travers des interventions de 7 minutes, des experts partageront avec vous – ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas sur le virus, la gestion de la crise sur le plan sanitaire, et le contrôle de la pandémie ?

  • Pascale Cossart, microbiologiste – Institut Pasteur, Académie des sciences
  • Bruno Lina, virologue – Université Lyon 1
  • Jean-Laurent Casanova, pédiatre et immunologiste – Institut Imagine
  • Alain Fischer, spécialiste des déficits immunitaires – Institut de France
  • Marie-Paule Kieny, virologue, spécialiste de santé publique – OMS
  • Xavier de Lamballerie, virologue, spécialiste des virus émergents – Inserm
  • Yazdan Yazdanpanah, infectiologue – Hôpital Bichat
  • Karine Lacombe, infectiologue – Hôpital Saint-Antoine
  • Arnaud Fontanet, épidémiologiste – Institut Pasteur
  • Laura Spinney, journaliste scientifique – Paris et Londres
  • Jean François Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19
  • Roger-Pol Droit, philosophe et écrivain – Paris

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Les « 20 km de Paris connecté » soutiennent la recherche https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/20-km-de-paris-partenaire-institut/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/20-km-de-paris-partenaire-institut/#respond Sun, 27 Sep 2020 08:29:06 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20053 Partenaire de l’Institut du Cerveau depuis de nombreuses années, l’édition 2020 des « 20 km de Paris se déroulera de manière connectée du 8 au 11 octobre » en En savoir plus ]]> Partenaire de l’Institut du Cerveau depuis de nombreuses années, l’édition 2020 des « 20 km de Paris se déroulera de manière connectée du 8 au 11 octobre » en raison de la pandémie de Covid-19. Cette alternative permettra de vivre une expérience inédite seul, en famille, entre amis ou collègues en courant ou en marchant 20km où que l’on soit, sur 4 jours, grâce à sa montre ou son smartphone connecté. 5 coureurs de l’Institut du Cerveau soutiendront ainsi la recherche. Nous les félicitons d’ores-et-déjà !

Plus d’informations sur https://www.20kmparis.com/

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Hospitalink rejoint l’iPEPS – The Healthtech Hub dans son campus santé digitale https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/hospitalink-ipeps-the-healthtech-hub/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/hospitalink-ipeps-the-healthtech-hub/#respond Sun, 27 Sep 2020 08:24:24 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=20065 La startup Hospitalink a pour ambition d’optimiser la communication entre les patients et les équipes soignantes au sein de l’hôpital via un bip intelligent le En savoir plus ]]> La startup Hospitalink a pour ambition d’optimiser la communication entre les patients et les équipes soignantes au sein de l’hôpital via un bip intelligent le « Smart Nurse Call ».

Née en 2016, Hospitalink s’est développée autour d’une interrogation : comment optimiser la communication entre les patients hospitalisés et les équipes soignantes ? L’absence d’informations et de caractérisation sur les alertes des patients ne permettent pas aujourd’hui une prise en charge optimale de leurs besoins et entrainent des problèmes d’organisation pour les équipes soignantes.

Pour répondre à ce besoin, la startup propose un bip 2.0 qui s’adresse à la fois aux soignants et aux patients. Via une application, les patients peuvent identifier leur besoin via une série de pictogrammes préprogrammés comme un verre d’eau, une douleur ou un appareil de soin.

Grâce à une combinaison de données et d’expériences de terrain, la solution Hospitalink va transmettre le besoin aux équipes soignantes tout en évaluant le caractère urgent de la demande. Ce système permet aux équipes de gérer leur flux de travail et d’apporter un sentiment de réconfort au patient qui peut suivre l’évolution de sa demande.

Depuis septembre 2020, la startup a rejoint le programme santé digitale iPEPS sur le campus STATION F. L’incubateur accompagnera Hospitalink dans sa stratégie de co-développement avec l’écosystème de l’Institut du Cerveau et de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière.

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Tous ensemble avec les chercheurs contre la maladie d’Alzheimer ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ensemble-chercheurs-contre-maladie-dalzheimer/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/ensemble-chercheurs-contre-maladie-dalzheimer/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:05:51 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19903 A l’occasion de la journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer qui se tiendra le 21 septembre prochain, nous avons voulu axer ce numéro de Synapse autour de cette En savoir plus ]]> A l’occasion de la journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer qui se tiendra le 21 septembre prochain, nous avons voulu axer ce numéro de Synapse autour de cette pathologie.

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui touche aujourd’hui 900 000 personnes en France et représente un véritable enjeu de santé publique.

L’espoir est cependant permis car les progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie sont de plus en plus significatifs et des avancées prometteuses voient le jour.

Dans ce numéro d’août 2020, vous connaitrez les dernières avancées contre cette maladie que nos équipes ont choisi de mettre en lumière.

>> Découvrez ici la version numérique de votre nouveau Journal trimestriel «Synapse»

Afin de recevoir Synapse directement chez vous, 4 fois par an, faites un don à l’Institut du Cerveau dès aujourd’hui.

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RICHARD MILLE RENFORCE SON ENGAGEMENT AUPRÈS DE L’INSTITUT DU CERVEAU https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/richard-mille-renforce-engagement-aupres-de-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/richard-mille-renforce-engagement-aupres-de-linstitut-cerveau/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:04:24 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19923 Richard Mille, nouveau membre du Comité de campagne de l'Institut du Cerveau, mobilise sa société et soutient les actions permettant de financer des programmes de En savoir plus ]]> Richard Mille, nouveau membre du Comité de campagne de l’Institut du Cerveau, mobilise sa société et soutient les actions permettant de financer des programmes de recherche et d’accroître la visibilité de l’Institut.

Un premier événement qui symbolise cette mobilisation : les 24 Heures du Mans

 

  • Première participation aux 24 Heures du Mans, catégorie LMP2, pour le Richard Mille Racing Team 
  • Une équipe 100 % féminine, composée de Tatiana Calderón, Sophia Floersch et Beitske Visser 
  • Une course dédiée à l’Institut du Cerveau 

Le week-end prochain, au Mans, il est possible que de nouveaux records de vitesse soient établis. Ce qui est certain en revanche, c’est que la course abolira certains clichés. Le Richard Mille Racing Team, uniquement composé de femmes pilotes, fait déjà vrombir ses moteurs en vue de sa participation à la 88e édition de la plus célèbre des courses automobiles au monde. 

(…) 

« Depuis sa création à Paris il y a une dizaine d’années, cet institut est devenu l’un des leaders parmi les centres de recherche dédiés aux maladies du cerveau et de la moelle épinière. Ces maladies concernent tout un chacun, ne serait-ce que par le nombre important de personnes touchées.
Cet institut est le deuxième plus important au monde à se consacrer à cette cause et il rassemble des chercheurs hautement qualifiés originaires des quatre coins du globe. Les liens d’amitié que j’entretiens avec le Professeur Gérard Saillant et Jean Todt (membre-fondateur de l’institut) ne font que renforcer mon engagement en faveur de cette cause, ainsi que ma volonté de la faire connaître auprès de tous les proches de notre marque. Le but est de faire en sorte que le maximum de personnes soit sensibilisé à l’existence de cet institut et de ses efforts pour traiter de nombreuses maladies cérébrales. » – Richard Mille.

 

« Je voudrais remercier chaleureusement Richard Mille pour son soutien renouvelé à l’Institut du Cerveau à l’occasion de sa première participation aux 24 Heures du Mans avec son équipe 100 % féminine. Cette compétition sportive unique en son genre incarne les valeurs de la combativité, de la persévérance et de l’excellence, des valeurs entièrement partagées par l’Institut du Cerveau. L’engagement de Richard Mille à nos côtés est une grande force pour nous, car il nous permet d’avoir les moyens de nos ambitions, d’augmenter la visibilité de notre engagement en faveur d’une cause de santé publique essentielle et de donner à nos chercheurs la possibilité d’aller encore plus loin dans leur travail de recherche, au service des patients. » – Professeur Gérard Saillant, président de l’Institut du Cerveau.

 

Retrouvez le Communiqué de Presse de Richard Mille dans son intégralité:

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Des anomalies cérébrales observées chez des individus touchés par la COVID-19 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anomalies-cerebrales-observees-chez-individus-touches-covid-19/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/anomalies-cerebrales-observees-chez-individus-touches-covid-19/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:03:16 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19835 Premières données pour l’étude Cohorte Covid-Neuroscience de l’Institut du Cerveau ! Plusieurs types d’anomalies cérébrales ont été observés à l’IRM chez En savoir plus ]]> Premières données pour l’étude Cohorte Covid-Neuroscience de l’Institut du Cerveau ! Plusieurs types d’anomalies cérébrales ont été observés à l’IRM chez des patients atteints de COVID-19.

 

Le système nerveux central peut être une cible du SARS-CoV-2. Les troubles neurologiques associés au COVID-19 rapportés par les médecins varient des manifestations neurologiques mineures comme la perte de l’odorat (anosmie) et du goût (agueusie) aux atteintes neurologiques plus sévères comme les convulsions, les troubles de la conscience et les accidents vasculaires cérébraux. Les mécanismes pathologiques à l’origine de ces symptômes sont encore mal connus.

 

Dans le cadre du projet Cohorte Covid – Neurosciences de l’Institut du Cerveau, mené avec l’ensemble des forces cliniques du département médico-universitaire de neuroscience de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, les imageries cérébrales (IRM) de 73 patients atteints du COVID-19 et présentant des symptômes neurologiques ont été analysées.

 

Parmi ces patients, 35 avaient été pris en charge dans l’unité de soins intensifs et 38 dans un autre service. Sur ces 73 individus, 43 montraient des anomalies cérébrales à l’IRM, deux à quatre semaines après le début des symptômes. Parmi ces anomalies, les cliniciens ont identifié plusieurs atteintes vasculaires – des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, des microhémorragies ou encore des anomalies de perfusion – et d’autres atteintes qui paraissaient plus spécifiques du COVID-19 touchant plusieurs régions du cerveau – corps calleux, substance blanche, ganglions de la base. Ces dernières anomalies ont été retrouvées chez au moins trois patients, de façon similaire et n’étaient pas explicable par une autre pathologie ou autre facteur.

 

« S’il est encore trop tôt pour établir une relation entre l’action du virus et les anomalies observées à l’IRM, cette étude fournit d’importantes données d’imagerie cérébrales chez des patients atteints de COVID-19, et met en évidence plusieurs cibles cérébrales potentielles de l’infection au SARS-CoV-2. » précisent Lydia Chougar (AP-HP) et Nadya Pyatigorskaya (AP-HP), neuroradiologues, qui ont analysé les IRM cérébrales des patients.

 

Les travaux suivants permettront de préciser le lien entre les anomalies cérébrales observées et le COVID-19, ainsi que le devenir de ces lésions et plus globalement l’impact neurologique du COVID-19.

 

 

Le projet Cohorte Covid – Neurosciences de l’Institut du Cerveau, mené avec l’ensemble des forces cliniques du département médico-universitaire de neuroscience de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, a pour objectif d’acquérir une connaissance fine des effets délétères du virus SARS-CoV-2 sur le système nerveux, pour permettre d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients. Cette étude sera menée auprès de 2 000 à 10 000 patients inclus, d’avril 2020 à avril 2021 pour observer des manifestations neurologiques et psychiatriques du COVID-19. Les données recueillies font l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploitées en temps réel afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients.

 

Ce projet est financé par l’Institut du Cerveau grâce au soutien de ses donateurs, de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et de la FIA Foundation.

 

 

Source
Retrospective Observational Study of Brain Magnetic Resonance Imaging Findings in Patients with Acute SARS-CoV-2 Infection and Neurological Manifestations.
Chougar L, Shor N, Weiss N, Galanaud D, Leclercq D, Mathon B, Belkacem S, Stroër S, Burrel S, Boutolleau D, Demoule A, Rosso C, Delorme C, Seilhean D, Dormont D, Morawiec E, Raux M, Demeret S, Gerber S, Trunet S, Similowski T, Degos V, Rufat P, Corvol JC, Lehéricy S, Pyatigorskaya N; CoCo Neurosciences study group. Radiology. 2020 Jul 17

 

 

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Conférence en ligne sur la Maladie d’Alzheimer https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-alzheimer-2020/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/journee-mondiale-alzheimer-2020/#respond Fri, 18 Sep 2020 22:01:13 +0000 Ignacio Colmenero https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19932

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L’Institut du Cerveau une nouvelle fois représenté par Pierre Morel au Tour Auto 2020 ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/linstitut-cerveau-nouvelle-represente-pierre-morel-tour-auto-2020/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/linstitut-cerveau-nouvelle-represente-pierre-morel-tour-auto-2020/#respond Fri, 28 Aug 2020 10:36:05 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19833 Pierre Morel, fidèle donateur à L'Institut du Cerveau, met une fois de plus sa passion automobile au service de la recherche fondamentale et clinique sur les maladies du En savoir plus ]]> Pierre Morel, fidèle donateur à L’Institut du Cerveau, met une fois de plus sa passion automobile au service de la recherche fondamentale et clinique sur les maladies du système nerveux.

Pour la 4ème fois, il participera au Tour Auto 2020 en arborant fièrement les couleurs de l’Institut sur sa Chevrolet Corvette C3 1969.  Le premier rendez-vous du Tour Auto Optic 2000 aura lieu lundi 31 août prochain au Grand-Palais à Paris. Les équipages quitteront la capitale le 1er septembre pour s’élancer sur les routes françaises 5 jours durant.

Pierre Morel, lui-même ayant été confronté à des « parcours de soin », a à coeur de soutenir L’Institut du Cerveau et ses chercheurs depuis plusieurs années. Le Tour Auto est pour lui une opportunité de mettre à profit sa passion pour la vitesse tout en apportant son soutien aux malades souffrant d’une pathologie cérébrale.

Un grand merci à lui pour son précieux soutien !

 

 

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Le Pr Alexis Brice interviewé dans l’émission « Sans rendez-vous » sur Europe 1 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/pr-alexis-brice-interviewe-lemission-rendez-europe-1/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/pr-alexis-brice-interviewe-lemission-rendez-europe-1/#respond Tue, 25 Aug 2020 13:06:51 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19824 Mercredi 26 août, le Pr Alexis Brice, neurologue et directeur général de l’Institut du Cerveau, interviendra dans l’émission « Sans rendez-vous » à 15h00 sur En savoir plus ]]> Mercredi 26 août, le Pr Alexis Brice, neurologue et directeur général de l’Institut du Cerveau, interviendra dans l’émission « Sans rendez-vous » à 15h00 sur Europe 1.

Il y présentera en direct l’Institut du Cerveau, son écosystème et son modèle unique, ainsi que les découvertes et recherches en cours sur cet incroyable organe qu’est le cerveau et sur les maladies qui le touchent.

« Sans rendez-vous » est une émission présentée par Mélanie Gomez, chaque semaine du lundi au vendredi, de 15h00 à 16h00. On y parle de santé et de bien-être, sans tabou, et dans la bonne humeur.

 

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La remyélinisation dans la sclérose en plaque https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/remyelinisation-sclerose-plaque/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/remyelinisation-sclerose-plaque/#respond Fri, 21 Aug 2020 09:14:34 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19812 À l’Institut du Cerveau, l’équipe des Prs Catherine LUBETZKI et Bruno STANKOFF mène une recherche à la fois fondamentale et clinique dédiée à la sclérose en En savoir plus ]]> À l’Institut du Cerveau, l’équipe des Prs Catherine LUBETZKI et Bruno STANKOFF mène une recherche à la fois fondamentale et clinique dédiée à la sclérose en plaques.

Retrouvez ici les derniers travaux de cette équipe publiés récemment dans des journaux scientifiques prestigieux, the Lancet Neurology et Nature Reviews Neurology

 

La thérapie réparatrice des lésions de sclérose en plaques : état des lieux

Dans la sclérose en plaques (SEP), une réponse immunitaire (une activation des cellules inflammatoires), dirigée contre la myéline se développe, entrainant la disparition de cette gaine protectrice des neurones. On parle de la SEP comme d’une maladie auto-immune puisque le système immunitaire, censé protéger l’organisme contre des hôtes étrangers s’attaque à un de ses propres composants.

La myéline est une membrane composée de 70% de lipides et de 30% de protéines dont le rôle est d’envelopper l’axone (prolongement du neurone), de le protéger, de permettre sa nutrition et de faciliter le passage de l’influx nerveux. Cette gaine permet la conduction rapide et efficace du message électrique le long du neurone, dite conduction saltatoire (voir news ci-après).

 

Des traitements contre la démyélinisation

Cette démyélinisation est à l’origine dans un premier temps d’un ralentissement de l’influx nerveux au sein du cerveau et vers les membres puis de l’altération des axones dépourvus de leur gaine protectrice conduisant un dysfonctionnement de la connexion entre les zones de commandes cérébrales et la périphérie aboutissant à l’installation progressive d’un handicap irréversible.

Le développement des immunothérapies visant à combattre l’inflammation dans le système nerveux central, initié au milieu des années 90 et très accéléré  au cours des 5 dernières années  a permis de diminuer significativement le nombre de nouvelles lésions dans le système nerveux central (les plaques) et le taux de poussées cliniques,  dans les formes rémittentes (c’est-à-dire évoluant sous la forme d’une succession de poussées et de rémissions) de la maladie

Cependant, ces traitements s’avèrent insuffisants dans la phase progressive de la maladie, au cours de laquelle la dégénérescence neuronale entraîne l’apparition puis l’aggravation d’un handicap neurologique irréversible. Dans les études d’histoire naturelle de la maladie, cette phase secondairement progressive apparaissait dans environ la moitié des cas  après 15 ans d’évolution d’une maladie rémittente, mais il est difficile actuellement d’avoir des chiffres précis, car il est vraisemblable que l’initiation précoce des traitements immunologiques en retarde la survenue. Dans 15% des cas environ, la maladie est d’emblée progressive.

Aujourd’hui face l’efficacité insuffisante  des traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs sur l’installation d’un handicap irréversible, la recherche s’oriente sur la possibilité de prévenir l’atteinte irréversible des neurones par la stimulation de  la remyélinisation.

 

Vers une remyélinisation des lésions cérébrales

Les recherches actuelles s’orientent donc vers la possibilité d’augmenter la capacité de chaque patient àréparer, remyéliniser les lésions cérébrales.

Les études antérieures réalisées sur des cultures de cellules (in vitro) ont permis d’identifier et de comprendre de façon fine et précise les mécanismes biologiques et les cellules impliqués dans la formation et la réparation de la myéline.

Cette connaissance approfondie de ces processus biologiques a également abouti à l’identification d’un large panel de molécules « pro-myélinisantes » qui doivent aujourd’hui être évaluées pour leur efficacitéthérapeutique en situation pathologique chez l’humain.  Grace à de nouvelles techniques d’imagerie cérébrale (séquences particulières d’IRM, Tomographie par émission de positons), pour certaines développées et testées à l’Institut du Cerveau, il est possible aujourd’hui de « quantifier » et de localiser les lésions réparées (remyélinisées) chez les patients.

Grâce à cette technique, les chercheurs ont observé que certains patients possèdent une capacitéintrinsèque de remyélinisation, alors que d’autres ont une moindre capacité de réparation. En outre, les travaux de Bruno Stankoff et Benedetta Bodini ont établi que cette capacité de réparation est très significativement inversement corrélée au handicap du patient mesuré cliniquement, renforçant l’intérêt des stratégies de remyélinisation !

Les nouvelles technologies couplées à la connaissance précise des mécanismes de remyélinisation permettent aujourd’hui d’initier des essais thérapeutiques de « nouvelle génération », avec des molécules innovantes et des outils d’évaluation spécifiques, afin d’évaluer l’efficacité remyélinisante.

 

Le futur d’une médecine personnalisée

A ce jour, la majorité des études cliniques menées dans ce domaine portent sur des patients présentant une névrite optique, signe clinique précoce de la maladie. Ces essais consistent à évaluer le degré de réparation de la myéline entourant les axones constituant le nerf optique, grâce à des mesures de la vitesse de conduction de l’influx nerveux dans le nerf optique. Quelques essais thérapeutiques sont également en cours incluant des patients présentant une forme rémittente de sclérose en plaques.

La recherche est donc aujourd’hui face à un nouveau challenge, celui de mettre en place et de développer des essais thérapeutiques adaptés à l’évaluation du degré de réparation de la myéline dans le cerveau des patients. Ces essais devront inclure un grand nombre de médicaments « candidats » dont les efficacités respectives pourront être comparées entre elles grâce à des cohortes de patients adaptées et homogènes en termes de capacité intrinsèque de remyélinisation.

Les méthodes d’évaluation de la remyélinisation et les caractéristiques cliniques des patients inclus dans ces études (niveau de handicap, forme d’évolution de la maladie (rémittente ou progressive), devront être adaptées à chaque essai.

Malgré ces nouveaux challenges, les résultats d’ores et déjà obtenus en recherche thérapeutique constituent une grande réussite au bénéfice des patients et sont surtout une source d’espoir dans la lutte contre la sclérose en plaques.

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Maladie de Huntington : des anomalies cérébrales détectables dès le stade embryonnaire https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/maladie-de-huntington-des-anomalies-cerebrales-stade-embryonnaire/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/maladie-de-huntington-des-anomalies-cerebrales-stade-embryonnaire/#respond Fri, 17 Jul 2020 12:27:00 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19540 La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique qui apparaît généralement à l'âge adulte. Des équipes de chercheurs et de cliniciens au Grenoble En savoir plus ]]> La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique qui apparaît généralement à l’âge adulte. Des équipes de chercheurs et de cliniciens au Grenoble Institut des neurosciences (Inserm/ Université Grenoble Alpes) et à l’Institut du cerveau (Inserm/Sorbonne Université/CNRS/AP-HP) ont découvert des anomalies cérébrales dans des cerveaux d’embryons humains porteurs de la mutation responsable de la maladie de Huntington. Ces travaux à paraître dans Science interrogent sur les mécanismes de progression silencieuse de la maladie et sur le moment et la façon de traiter les patients dans le futur.

 

La maladie de Huntington est une maladie génétique du système nerveux central, rare et héréditaire. Elle se manifeste habituellement entre les âges de 30 et 50 ans par des troubles psychiatriques, cognitifs et moteurs qui s’aggravent progressivement. Elle est due à la mutation du gène codant pour une protéine nommée huntingtine et se transmet sur un mode dit « autosomique dominant » : hériter d’une seule copie pathologique est suffisant pour développer la maladie. En France, environ 18 000 personnes sont concernées : 6 000 présentent déjà des symptômes et près de 12 000 présentent le gène porteur de la mutation mais asymptomatiques.

 

Les équipes de Sandrine Humbert, directrice de recherche Inserm au Grenoble Institut des Neurosciences(Inserm/Université Grenoble Alpes) et Alexandra Durr, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier à Sorbonne Université, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP et à l’Institut du cerveau (Inserm/Sorbonne Université/CNRS/AP-HP), s’intéressent aux stades précoces de la maladie de Huntington et à la longue période qui précède l’apparition des symptômes. Dans de nouveaux travaux publiés dans Science, elles se sont penchées sur le moment auquel pourraient survenir les anomalies cérébrales.

 

Les équipes de recherche ont étudié des cerveaux d’embryons humains de 13 semaines, issus de dons des parents suite à une interruption médicale de grossesse. Elles ont observé plusieurs différences entre des embryons porteurs de la mutation du gène codant pour la huntingtine et d’autres non porteurs.

Chez les premiers, la protéine huntingtine pathologique est anormalement localisée dans les cellules progénitrices à l’origine des neurones du cortex. Cette localisation anormale est associée, entre autres, à des problèmes de localisation de protéines de jonction dans ces cellules et à des altérations de la taille, densité et orientation du cil, un organelle essentiel au fonctionnement de ces cellules. Ces anomalies perturbent l’équilibre « division-différentiation » des cellules progénitrices. Celles-ci sont en effet issues d’un réservoir de cellules en division dont une partie se différencie en neurones tandis que l’autre continue de se diviser pour fournir de nouvelles cellules progénitrices. Chez les embryons porteurs de la mutation, ces cellules progénitrices entrent plus vite en différenciation au dépend du réservoir de cellules en division.  

 

Les chercheurs ont renouvelé l’expérience avec un modèle de souris de la maladie de Huntington à un stade équivalent de développement embryonnaire et ont retrouvé les mêmes anomalies. Ce travail leur a ainsi permis de valider ce modèle animal pour poursuivre l’exploration des mécanismes précoces de la maladie à d’autres stades du développement embryonnaire ou après la naissance.

 Coupe de cerveau humain (cortex). A gauche, les noyaux sont marqués en bleu; à droite, les cellules progénitrices en magenta sont moins engagées dans la différentiation neuronale que celles en vert.

Coupe de cerveau humain (cortex). A gauche, les noyaux sont marqués en bleu; à droite, les cellules progénitrices en magenta sont moins engagées dans la différentiation neuronale que celles en vert. © Monia Barnat/Grenoble Institut des Neurosciences/Inserm, Université Grenoble Alpes

« C’est la première fois que des anomalies du développement cérébral sont mises en évidence dans cette maladie. De plus, celles-ci sont relativement importantes et étendues bien que nous ne soyons pas encore capables de déterminer leurs conséquences directes », clarifient Sandrine Humbert et Alexandra Durr qui ont dirigé ces travaux.

Mais pourquoi les porteurs de la mutation ne manifestent-ils alors aucun symptôme avant un âge avancé ? « À ce stade, nous posons l’hypothèse que le cerveau met très tôt en place des mécanismes de compensation qui permettent un fonctionnement normal. Il se pourrait d’ailleurs qu’il en soit de même chez les personnes porteuses de mutations associées à d’autres types de dégénérescence comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique », précisent les chercheuses.

 

Celles-ci vont maintenant poursuivre la description du développement cérébral chez des souris modèles de la maladie de Huntington, tenter de comprendre comment ces défauts précoces contribuent à la pathologie adulte, et comment la compensation de ces derniers pourrait être régulée pendant toute la période silencieuse sans symptômes. « Cette découverte a en outre des conséquences importantes sur la façon et le stade auxquels les traitements qui modifient le cours de la maladie doivent désormais être envisagés », concluent-elles.

 

 

Sources :

Huntington disease alters human neurodevelopment

 

 

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Les nœuds de Ranvier et la myéline, éléments essentiels de transmission de l’influx nerveux https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/noeuds-de-ranvier-myeline-elements-essentiels-de-transmission-de-linflux-nerveux/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/noeuds-de-ranvier-myeline-elements-essentiels-de-transmission-de-linflux-nerveux/#respond Thu, 16 Jul 2020 14:02:06 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19533 Catherine Lubetzki (Sorbonne-Université/APHP), Nathalie Sol- Foulon (CNRS) et Anne Desmazières (INSERM), de l'équipe « LA REMYÉLINISATION DANS LA SCLÉROSE EN En savoir plus ]]> Catherine Lubetzki (Sorbonne-Université/APHP), Nathalie Sol- Foulon (CNRS) et Anne Desmazières (INSERM), de l’équipe « LA REMYÉLINISATION DANS LA SCLÉROSE EN PLAQUE : DE LA BIOLOGIE À LA TRANSLATION CLINIQUE » à l’Institut du Cerveau, font un point sur les connaissances des noeuds de Ranvier, ces éléments indispensables à la transmission de l’influx nerveux, dans une revue publiée dans Nature Reviews Neurology.

 

Notre histoire débute par un élément indispensable de notre système nerveux, la myéline. La myéline est une membrane constituée en majorité de lipides qui entoure les prolongements de nos neurones, les axones. Elle agit comme une gaine isolante autour de ceux-ci permettant une diffusion optimale de l’influx nerveux aussi appelé potentiel d’action entre les neurones.

Lorsque le neurone est activé, un échange d’ions sodium et potassium entre l’intérieur et l’extérieur de l’axone provoque un changement de polarité qui crée alors un courant électrique, le potentiel d’action. Ce dernier se propage le long de l’axone jusqu’aux terminaisons nerveuses où il est transmis à d’autres neurones connectés par des synapses.

La myéline n’est pas une enveloppe continue. Elle est en réalité composée de segments interrompus par des zones non-myélinisées : les nœuds de Ranvier.

Les nœuds de Ranvier, qu’est-ce que c’est ?

Les nœuds de Ranvier, ces petits domaines intercalés entre les segments de myéline sont indispensables à la propagation de l’influx nerveux. Ils concentrent des canaux ioniques assurant les flux d’ions sodium et potassium nécessaires à la transmission du potentiel d’action qui s’effectue par des bonds de nœud en nœud. C’est ce qu’on appelle la conduction saltatoire. La gaine de myéline est là pour éviter une déperdition entre chaque nœud et accélérer la diffusion de l’influx. Au fil des années, d’autres rôles essentiels pour les nœuds de Ranvier ont été mis en évidence et soulèvent encore de nombreuses questions.

 

Plus qu’accélérer la transmission de l’influx, ils la régulent…

Les paramètres morphologiques des axones, leur diamètre, l’épaisseur de la myéline, ou encore la distance entre chaque nœud, sont critiques pour la vitesse de conduction de l’influx nerveux et pourraient être modulés par l’activité électrique des neurones elle-même. Ce processus dynamique s’avère essentiel pour renforcer et synchroniser les circuits neuronaux, et ainsi améliorer les performances de notre système nerveux lors de l’apprentissage. Les nœuds, par leur taille et leur diamètre pourraient également agir comme des régulateurs de la vitesse de conduction. Des différences ont par exemple été identifiées entre les axones du nerf optique et ceux de la substance grise du cerveau. En modifiant ces caractéristiques, les axones pourraient ainsi adapter leur vitesse de conduction de l’influx pour optimiser l’intégration et le traitement des informations.

 

Une plaque tournante d’interactions cellulaires dans le cerveau

Au niveau des nœuds de Ranvier, des contacts s’établissent avec les cellules de leur environnement, les cellules gliales. Avec les astrocytes, les cellules nourricières et de support du cerveau, avec les précurseurs des oligodendrocytes, les futures cellules productrices de myéline, ou encore avec les cellules microgliales, en charge des défenses immunitaires. Le rôle de ces multiples interactions reste encore à élucider mais celles-ci suggèrent que les nœuds puissent être essentiels à la communication entre neurones et cellules gliales.

 

L’enjeu des maladies démyélinisantes

L’atteinte des nœuds de Ranvier au cours de maladies démyélinisantes comme la sclérose en plaques est au cœur des recherches depuis de nombreuses années. Une perturbation des nœuds a été identifiée dans des modèles expérimentaux de pathologies inflammatoires démyélinisantes du système nerveux central. Elle est associée à une redistribution des canaux responsables des échanges d’ions sodium et potassium, ce qui affecte à la fois l’intégrité de l’axone en lui-même et la propagation du potentiel d’action.

Dans la sclérose en plaques, les altérations des nœuds semblent être corrélées avec l’activation du système immunitaire dans le système nerveux central. L’inflammation qui résulte de cette activation pourrait alors participer à la désorganisation des nœuds avant même la destruction de la gaine de myéline.

Les nœuds de Ranvier sont ainsi un site privilégié de déclenchement des dysfonctionnements neuronaux dans les maladies démyélinisantes. Ils représentent donc une cible importante pour de futures thérapies neuro-protectives.

 

Dans la remyélinisation, les nœuds ont aussi un rôle à jouer

La reformation des nœuds de Ranvier a été démontrée dans le processus de restauration de la myéline. Ces nœuds nouvellement formés présentent des caractéristiques spécifiques des axones remyélinisés. Leur fonctionnement et leur rôle exact au cours de la remyélinisation reste cependant à déterminer. Sont-ils directement impliqués dans la conduction de l’influx ou participent-ils d’abord à la bonne formation et localisation des nouvelles gaines de myéline ?

La recherche des mécanismes mis en jeu pour rétablir les nœuds de Ranvier lors de la remyélinisation devient alors essentielle pour développer de nouvelles stratégies pour promouvoir celle-ci.

 

Photographie d’une image de cervelet : les nœuds sont en rouge, les paranoeuds en blanc et la myéline en vert.

Pourquoi nœuds de « Ranvier » ?

Les nœuds de Ranvier ont été décrits pour la première fois par Louis-Antoine Ranvier au Collège de France en 1871. Ce scientifique mit en évidence des interruptions dans la gaine de myéline mais leur attribua d’abord un rôle mécanique de conservation de la structure de la myéline autour des fibres nerveuses.

 

Source :

Nodes of Ranvier during development and repair in the CNS.

Lubetzki C, Sol-Foulon N, Desmazières A. Nat Rev Neurol. 2020 Jul 10. doi: 10.1038/s41582-020-0375-x. Online ahead of print.PMID: 32651566

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Sclérose en plaques et COVID-19 https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sclerose-plaques-covid-19/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/sclerose-plaques-covid-19/#respond Wed, 08 Jul 2020 09:00:38 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19445 La sclérose en plaques (SEP) modifie-telle le risque de développer une forme sévère d’infection au COVID-19 ?

Quelles sont les caractéristiques cliniques et les En savoir plus ]]> La sclérose en plaques (SEP) modifie-telle le risque de développer une forme sévère d’infection au COVID-19 ?

Quelles sont les caractéristiques cliniques et les effets de l’infection par le coronavirus chez les patients atteints de SEP ?

Les traitements spécifiques de la SEP accentuent-ils ou diminuent-ils la sévérité de l’infection virale ?

 

À l’Institut du Cerveau, une étude coordonnée par le Dr Céline LOUAPRE, neurologue (AP-HP), médecin référent du Centre d’investigation Clinique (CIC) et chercheuse dans l’équipe des Prs LUBETZKI et STANKOFF a permis de répondre à ces questions.

 

Le registre COVISEP est basé sur une cohorte de patients issus de l’ensemble des centres experts et des neurologues qui suivent des patients atteints de SEP en France. L’étude rétrospective et observationnelle, coordonnée par le Dr LOUAPRE qui a fait l’objet d’une publication dans la revue scientifique JAMA Neurology a porté sur 347 patients atteints de sclérose en plaques et infectés par le COVID-19 entre le 1er mars et le 21 mai 2020.

La sévérité du COVID-19 a été évaluée selon une échelle allant de 1 (pas d’hospitalisation, pas de limitation d’activité) à 7 (décès).

Parmi les 347 patients inclus dans l’étude, 284 recevaient un traitement immunomodulateur ou immunosuppresseur pour leur SEP.

 

Le taux de patients hospitalisés en raison du COVID-19 était de 21%, et le taux de décès lié au COVID-19 était de 3.5%, légèrement plus élevé que celui attendu pour une population dont l’âge moyen est 44 ans.

 

Les résultats de cette étude montrent que les facteurs de risque de sévérité du COVID-19 (nécessitant au minimum une hospitalisation) sont le score EDSS (échelle reflétant la sévérité du handicap neurologique), l’âge et l’obésité. En revanche, les traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs ne sont pas associés à une aggravation de la sévérité du COVID-19.

Ces résultats permettent aujourd’hui d’adapter au mieux la prise en charge clinique des patients atteints de sclérose en plaques et présentant un des facteurs de risque identifiés en cas de contamination au COVID-19.

 

 

Source : Clinical Characteristics and Outcomes in Patients With Coronavirus Disease 2019 and Multiple Sclerosis  Céline LOUAPRE  et al.

PMID: 32589189  DOI: 10.1001/jamaneurol.2020.2581

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Une exploration à grande échelle des formes génétiques de la maladie de Parkinson https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/exploration-a-grande-echelle-formes-genetiques-de-maladie-de-parkinson/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/exploration-a-grande-echelle-formes-genetiques-de-maladie-de-parkinson/#respond Mon, 06 Jul 2020 08:18:35 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19448 Une étude conduite par Suzanne Lesage et Alexis Brice à l’Institut du Cerveau sur une cohorte de plus de 1600 patients, apporte de nouvelles perspectives sur certaines En savoir plus ]]> Une étude conduite par Suzanne Lesage et Alexis Brice à l’Institut du Cerveau sur une cohorte de plus de 1600 patients, apporte de nouvelles perspectives sur certaines formes génétiques de la maladie de Parkinson.

 

Si la caractéristique principale de la maladie de Parkinson est la dégénérescence des neurones spécifiques dans le cerveau, les neurones dopaminergiques, les causes de cette maladie et les formes qu’elle peut prendre sont extrêmement diverses. Parmi elles, les formes génétiques, causées par la mutation d’un ou plusieurs gènes, représentent non seulement un potentiel important pour explorer certains mécanismes de la maladie, mais aussi un espoir à l’heure où de nouvelles thérapies ciblées sont à l’essai.

 

Depuis 1990, une grande cohorte sur la maladie de Parkinson, mise en place par le Professeur Alexis Brice, a été constituée dans le cadre d’un réseau national et international coordonné par l’Institut du Cerveau à l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Les patients inclus participent à une analyse génétique ainsi qu’une évaluation clinique. Au sein de cette cohorte, Suzanne Lesage et ses collaborateurs ont recherché, chez plus de 1600 individus, des anomalies dans trois gènes, PRKN (Parkin), PINK1 et DJ-1, dont les mutations sont la cause la plus fréquente des formes génétiques récessives (nldr : les deux copies du gène doivent être mutées pour que la maladie se développe, chaque copie étant héritée d’un de leur parent non-malade) de la maladie de Parkinson à début précoce, avant 40 ans.

 

D’un point de vue épidémiologique, dans cette cohorte de patients avec un âge de début assez précoce, 14,1 % des patients présentaient une mutation dans l’un de ces gènes. Le gène PRKN est de loin le plus fréquemment muté dans les populations caucasiennes, par rapport à PINK1 et DJ-1, affectant ainsi 44% des cas familiaux avec un âge de début de la maladie avant 40 ans mais au-delà de 60 ans, ces mutations sont extrêmement rares, voire absentes. En revanche, dans les populations d’Afrique du Nord, ce sont les mutations dans PINK1 qui représentent la cause principale de maladie de Parkinson génétique.

 

Ces différentes mutations ont également un impact sur la présentation clinique de la maladie. Les patients porteurs d’une mutation de la PRKN déclarent les symptômes plus précocement mais avec une progression moins sévère que chez les patients non-porteurs de mutations. C’est le cas en particulier de la démence survenant à un stade avancé de la maladie et de la dysautonomie – le dysfonctionnement du certaines fonctions végétatives comme la pression artérielle ou les troubles urinaires.

 

L’évolution de la maladie est aussi plus lente et après ajustement sur la durée de la maladie, les patients avec des mutations délétères dans PRKN développent moins de complications motrices consécutives au traitement de référence, la L-Dopa, comme les dyskinésies, les fluctuations motrices et les dystonies, par rapport à ceux sans mutations.

 

L’ensemble de ces résultats va bénéficier à plusieurs niveaux de la prise en charge de la maladie de Parkinson. Pour certains choix de traitement par exemple, comme recourir à la stimulation cérébrale profonde. Les patients porteurs d’une mutation présentent une forme moins grave, avec peu de signes de démence, moins de complications motrices dû au traitement de longue durée par L-Dopa. Ils sont donc de bons candidats à ce type de thérapies.

 

Ces résultats fournissent également de précieuses informations pour guider l’analyse et le conseil génétique chez les patients nouvellement diagnostiqués et dans leur famille. Ils permettront également de stratifier les patients dans des cohortes, en vue de futurs essais cliniques ciblés sur les déficits associés aux mutations de PRKN et PINK1, et plus généralement pour suivre l’évolution de leurs symptômes.

 

Cette étude constitue donc une première étape vers une prise en charge plus personnalisée des patients atteints de ces formes de maladie de Parkinson.

 

Source 

Characterization of recessive Parkinson’s disease in a large multicenter study. Lesage S, et al. Ann Neurol. 2020 May 30.

 

 

 

 

 

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Course des Héros 2020 : ensemble pour l’Institut du Cerveau ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/course-heros-2020-ensemble-institut/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/course-heros-2020-ensemble-institut/#respond Wed, 01 Jul 2020 11:45:58 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19203 La Course des Héros permet chaque année de soutenir des centaines de causes et de célébrer l’engagement citoyen.  Malgré le contexte de Covid-19, l'édition En savoir plus ]]> La Course des Héros permet chaque année de soutenir des centaines de causes et de célébrer l’engagement citoyen.  Malgré le contexte de Covid-19, l'édition 2020 s'est déroulée dans un format «connecté» le dimanche 28 juin pour partager en live une demi-journée de solidarité. Grâce à leur incroyable mobilisation, les coureurs ayant participé à l'aventure cette année ont permis de récolter près de 3 500 euros ! Un grand merci pour leur mobilisation !

 

Retrouvez ci-dessous les témoignage poignants de nos coureurs :

Floriane Gasnerie, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

Ma participation à la Course des Héros était motivée par mon expérience personnelle et professionnelle.

Il y a 10 ans, moment de la création de l’Institut du Cerveau, je suis victime d’un AVC qui aurait pu transformer ma vie. Heureusement pour moi, mes parents ont eu les bons réflexes et m’ont amené aux urgences neurologiques de la Salpêtrière où j’ai été hospitalisée. J’ai eu la chance incroyable de faire une rémission totale en quelques semaines. Cet événement reste gravé en moi, comme une étape dans ma vie, une survie qui m’a insufflé un goût savoureux pour ma vie.

Côté pro, je suis devenue éducatrice spécialisée il y a 10 ans aussi. Après quelques années dans le domaine social, il n’est finalement pas si étonnant que je me sois rapprochée du secteur du handicap et particulièrement de la paralysie cérébrale. Je travaille dans un SESSAD à Paris qui accompagne des enfants porteur de handicap moteur et troubles associés, pour la plupart dû à une pathologie cérébrale.

Cette course des héros était l’occasion pour moi de sensibiliser mon entourage à ces pathologies et de soutenir l’Institut du Cerveau pour la rechercher et la lutte contre ces maladies.

Je suis ravie et très reconnaissante de l’engouement de mes proches, de mes collègues ainsi que de mes camarades de club sportif qui se sont tous montrés intéressés et qui m’ont encouragé dans ma démarche.

Les fonds récoltés ont dépassés mes espérances. Merci à tous les donateurs !

En somme, ce fut une belle aventure sportive et solidaire !

Floriane Gasnerie et ses amis venus la soutenir lors de la Course des Héros 2020

 

Anne-Claire Lenoir, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

La course a été très spéciale cette année !

Pour réaliser le défi connecté, j’ai choisi le parc Monceau à côté de chez moi; quelques proches fidèles ont eu la gentillesse de m’accompagner !

Ce qui était sympa c’est que nous avons croisé quelques coureurs avec un dossard et le bandana de la Course des Héros, donc on se faisait coucou par solidarité.

C’était un défi à relever en ce qui me concerne car pour la première fois j’ai couru et pas marché  alors merci à vous aussi car il me fallait bien ce challenge annuel pour me dépasser.

 

Juliette Roussille, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

«Participer une nouvelle fois cette année à la Course des Héros au profit de l’Institut du Cerveau m’est apparu aussi évident que l’an passé. Parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour l’instant pour aider à faire avancer la recherche et parce que ce moment nous permet de nous réunir autour de la maladie différemment. Merci à l’Institut du Cerveau pour son travail et particulièrement au laboratoire de Madame Durr pour sa recherche contre la Maladie de Huntington. » 

 

 

 

Plus d’informations sur www.coursedesheros.com

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Comprendre le cerveau, son développement, son fonctionnement, sa plasticité et ses pathologies. https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/#respond Wed, 01 Jul 2020 08:59:01 +0000 Thomas CHEVET https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=4609 La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau En savoir plus ]]> La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau aux connaissances actuelles sur la conscience, en passant par les différentes maladies neurologiques, découvrez notre dossier sur le cerveau.

Pourquoi chercher à comprendre le cerveau ?

D’un point de vue philosophique, le cerveau est l’organe qui perçoit, qui pense, et qui agit. C’est donc lui qui permet de donner un sens à l’existence.

Au niveau sociologique, le cerveau est le chef d’orchestre de l’organisme qu’il gère tout en se gérant lui-même. Il est responsable de nos comportements, et donc de nos interactions avec les individus qui composent la société.

Scientifiquement le cerveau constitue un enjeu majeur car il renferme encore des mystères tant dans son développement, dans son fonctionnement normal et pathologique que dans ses facultés d’adaptation. Il est essentiel aujourd’hui de percer les mécanismes de la genèse de nos facultés intellectuelles, de nos émotions, et des les comportements moteurs qui en sont l’expression.

Et enfin, le défi médical d’aujourd’hui est de comprendre le cerveau malade dans le cadre de maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, SLA, sclérose en plaques, épilepsie…) ou psychiatriques (dépression, schizophrénie, autisme, TOC…) pour développer les traitements de demain.

C’est la raison de l’existence de l’Institut du Cerveau qui accueille une élite scientifique et médicale dans un même lieu, au sein de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, connu pour la qualité des soins prodigués et qui reçoit l’appui de Sorbonne Université, renommée pour la qualité de la formation scientifique qu’elle propose, ainsi que du CNRS et de l’INSERM, organismes de recherche nationaux.

L’accueil de nouvelles start-ups au sein d’un incubateur, la présence de plus de 500 chercheurs dans les laboratoires, l’application de cette recherche chez les malades au sein du Centre d’Investigation Clinique sont les moyens mis en œuvre à l’Institut du Cerveau pour trouver rapidement de nouvelles pistes thérapeutiques et les exploiter.

Le cerveau, en bref

Le cerveau avec la moelle épinière constitue le système nerveux central, capable d’intégrer les informations, de contrôler la motricité et d’assurer les fonctions cognitives.

Il pèse environ 1,3 kg dont (75% d’eau) et est l’organe le mieux protégé, d’une part parce qu’il baigne dans le liquide céphalo-rachidien, réduisant les effets des chocs et d’autre part car il est recouvert par 3 enveloppes : les méninges. Il consomme 15 à 20% de l’énergie produite par l’organisme, essentiellement du glucose, sucre simple fournit par l’alimentation. Il est parcouru par un grand nombre de vaisseaux sanguins permettant un apport important en oxygène.

Le cerveau est constitué de 2 hémisphères (droit et gauche) réunit par le corps calleux. Chaque hémisphère cérébral est formé du lobe frontal, lieu du raisonnement, fonctions du langage, coordination motrice volontaire ; du lobe pariétal, siège de la conscience du corps et de l’espace environnant ; du lobe occipital, permettant l’intégration des messages ; du lobe temporal, centre de l’audition, de la mémoire et des émotions, d’un cerveau limbique pour traiter les informations du lobe temporal et de l’insula permettant de traiter la douleur, les odeurs et le gout.

Le cervelet contrôle l’équilibre et la coordination des mouvements et le tronc cérébral sert de point de passage entre les hémisphères cérébraux et la moelle épinière.

composition cerveau

Le cerveau est composé de 100 milliards de cellules nerveuses, « les neurones », qui constituent un réseau câblé très précis. La myéline est la gaine protectrice présente le long des axones des neurones et qui permet la propagation de l’influx nerveux. Elle est formée par les oligodendrocytes qui avec les astrocytes et la microglie sont appelés cellules gliales, 10 à 50 fois plus nombreuses que les neurones. Le cerveau contient également le cortex ou substance grise : c’est la partie la plus superficielle du cerveau, en raison de la présence des corps cellulaires des neurones. Il contient également la substance blanche, où se trouvent les prolongements des neurones (axones) entourés d’une gaine de myéline. Il regroupe également 4 ventricules cérébraux, des cavités où circule le Liquide céphalo-rachidien. Enfin, au centre, les noyaux gris centraux, encore appelés ganglions de la base, sont impliqués dans le contrôle du comportement et dans l’apprentissage.

vue interieur cerveau

Le cerveau, un expert en communication

Les neurones communiquent entre eux par signaux électriques, appelés influx nerveux (ou potentiels d’action). Chaque neurone est constitué d’un corps cellulaire, de prolongements appelés dendrites et axones. Ces derniers émettent des connexions avec d’autres neurones par l’intermédiaire des synapses.

neurone et synapse

Le neurone (à gauche) et la synapse (à droite)

L’influx nerveux se propage le long de l’axone pour terminer son chemin au niveau de la terminaison synaptique. Plus la fréquence de celui-ci est importante, plus le neurone produit des substances chimiques : les neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs).

Ces derniers contenus dans les vésicules sont libérés dans le milieu extracellulaire au niveau de la synapse et vont à leur tour activer ou inhiber un second neurone au niveau de sa dendrite ou de son corps cellulaire. De nouveau, l’influx nerveux poursuit son chemin le long de ce second neurone et ainsi de suite.

Il existe plusieurs types de neurotransmetteurs. Certains peuvent être excitateurs comme le glutamate ou inhibiteur comme le GABA. Parmi les plus connus, les principaux sont la dopamine, la sérotonine, l’histamine et l’acétylcholine. Les neurones responsables de la production de la dopamine (situés dans une région profonde du cerveau appelée « la substance noire ») sont essentiels au contrôle du mouvement.

L’électrophysiologie

L’électrophysiologie permet l’enregistrement des signaux électriques (influx nerveux ou potentiel d’action) émis par les neurones pour communiquer entre eux. La compréhension du fonctionnement du cerveau en condition normale est indispensable pour comprendre et mieux traiter les fonctions altérées dans les maladies du système nerveux mais aussi le préserver dans son état normal. Le signal électrique transmis par chaque neurone après activation est un élément clé de l’activité cérébral qui est altéré lors d’une maladie neurologique et psychiatrique et est souvent à l’origine des déficits observés.

L’altération du potentiel d’action est par exemple le point de départ de l’épilepsie. A l’Institut du cerveau, l’équipe de Stéphane CHARPIER/Vincent NAVARRO/Mario CHAVEZ  explore les conditions cérébrales extrêmes exprimant des activités électriques continues et anormales.

L’épilepsie

L’épilepsie ou le syndrome épileptique, sont la manifestation d’une hyperactivité cérébrale résultant d’une « hyperexcitation » des cellules nerveuses, les neurones du cortex cérébral.

On distingue les épilepsies généralisées, 1/3 des cas, les neurones touchés propageant l’anomalie à l’ensemble du cerveau et les épilepsies partielles ou focales qui restent très localisées dans la région d’origine.

L’équipe de Jaime DE JUAN SANZ étudie les dysfonctionnements mitochondriaux qui pourraient être à l’origine de l’épilepsie. Les mitochondries, organites intracellulaires, jouent un rôle majeur dans les fonctions neuronales, en contrôlant des mécanismes fondamentaux, à la transmission de l’influx nerveux entre les neurones.

D’un point de vue plus clinique, l’équipe de Stéphanie BAULAC/Eric LEGUERN s’intéresseaux épilepsies focales, aux malformations du développement cortical liées à des mutations somatiques, aux encéphalopathies épileptiques et aux épilepsies généralisées génétiques.

La conscience

La conscience est également un état physiologique du cerveau lié directement à l’activité électrique du cerveau. L’une des conditions nécessaires à la conscience – c’est-à-dire à la capacité de se formuler des rapports subjectifs tels que « Je vois X, je me souviens de Y, je suis en train de faire Z, … » – est d’être éveillé. Mais cela ne suffit pas, comme l’illustrent certaines crises d’épilepsie ou de manière plus dramatique les états d’éveil sans conscience regroupés sous l’appellation d’« états végétatifs » ou coma. Être conscient requiert spécifiquement l’éveil d’un vaste réseau cortical fronto-pariétal.

L’équipe de Lionel NACCACHE/Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO s’intéresse en particulier aux mécanismes cérébraux de la conscience, et développe des outils d’imagerie aidant au diagnostic des troubles de la conscience.

Le développement du cerveau

L’équipe dirigée par Bassem HASSAN s’intéresse à la formation des neurones et des réseaux neuronaux au cours du développement cérébral. Les recherches de cette équipe ont récemment mis en évidence des mécanismes essentiels régulant la production de neurones via un contrôle temporel précis de l’activité de certaines protéines essentielles.

La plasticité cérébrale

Les connexions de notre cerveau sont dynamiques et évoluent constamment pour intégrer nos expériences de vie et nos apprentissages. L’étude de cette « plasticité cérébrale » est un champ d’étude dans lequel les chercheurs de l’Institut du cerveau sont pionniers. L’équipe d’Alberto BACCI étudie les microcircuits du cortex cérébral, en particulier les synapses entre différents types de neurones, conduisant à des circuits spécifiques du cortex cérébral.

L’équipe de Nicolas RENIER a pour objectif d’étudier les mécanismes contrôlant la dynamique d’extension des prolongements neuronaux dans le cerveau adulte, de générer des nouvelles connaissances sur l’interaction des neurones et du système vasculaire au cours des processus de plasticité et développer une cartographie des marqueurs neuronaux et des connexions du cerveau entier.

Le traitement de l’information sensorielle est une caractéristique fondamentale de notre cerveau qui est cruciale pour nos actions quotidiennes. La plupart de cette fonction cérébrale, plutôt essentielle, repose sur la performance de son unité fonctionnelle fondamentale composée par le neurone et ses connexions synaptiques. L’objectif de l’équipe de Nelson REBOLA est d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires qui influent le traitement de l’information sensorielle par notre cerveau et, qui sont finalement à l’origine de notre comportement.

Le lobe frontal, chef d’orchestre du cerveau

L’étude du rôle du lobe frontal permet de comprendre comment sont élaborés et contrôlés certains de nos comportements complexes comme la prise de décision, les interactions sociales ou encore la créativité. Le dysfonctionnement de cette région cérébrale est à l’origine ou influence des pathologies neurologiques et psychiatriques comme la maladie d’Alzheimer, les démences fronto-temporales, la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs.

La prise de décision

La prise de décision est définie selon une théorie établie comme la capacité à faire un choix en plaçant les options sur une échelle de valeur de façon à sélectionner la meilleure. Notre cerveau dispose de mécanismes capables de mettre en œuvre ces processus qui font appel à plusieurs zones corticales principalement la région orbito-frontale (situé sous le front, derrière les yeux).

L’arbitrage entre deux choix repose sur l’identification des coûts et des bénéfiques de chacune des alternatives, par exemple préfère-t-on marcher 10 minutes pour voir un très bon film au cinéma ou rester assis pour regarder la télévision même si le programme est moins intéressant ?

Il a également été établi par les chercheurs de l’Institut du Cerveau un lien entre l’anatomie de certaines régions du cerveau et la capacité de contrôle des choix, en particuliers lors des choix alimentaires plus ou moins sains. Une autre équipe de recherche a mis en évidence les effets de la fatigue ou de certaines maladies sur les décisions, conditions qui peuvent entrainer des biais vers des choix non adaptés.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Mathias PESSIGLIONE/Jean DAUNIZEAU/Sébastien BOURET ; Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT

Les interactions sociales

Les interactions sociales. Le cerveau émotionnel coexiste avec le cerveau rationnel (cortex préfrontal). Il est à l’origine de nos pensées, de nos actions, de nos désirs et de nos motivations. Situées au centre du cerveau, les petites structures impliquées sont principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens (centre du plaisir, appartenant aux ganglions de la base), et l’amygdale (centre des émotions comme la peur ou le stress). Le cerveau rationnel adapte en permanence nos comportements. Les régions qui sont sollicitées se situent dans le cortex pré-frontal. Ce dernier intègre les informations sensorielles et émotionnelles, organise les actions dans le temps, planifie le comportement humain en fonction de son environnement.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY ; Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT

La créativité

La créativité est notre capacité à produire quelque chose (une idée, un produit, un service, une œuvre, etc) qui soit original et nouveau, et en même temps approprié au contexte. La créativité est essentielle pour nous permettre de nous adapter à des situations et des problèmes nouveaux, et trouver des solutions à la fois inédites et efficaces.

La créativité peut être considérée comme un comportement volontaire dirigé vers un but et faisant appel à des fonctions élaborées pour manipuler et recombiner nos idées tout en inhibant les propositions inappropriées ou comme un relâchement des contraintes et de nos inhibitions aboutissant à de nouvelles associations d’idées spontanées. Les chercheurs de l’Institut du Cerveau ont montré que ces deux aspects spontanées et contrôlés de la créativité dépendraient du cortex préfrontal mais impliqueraient des systèmes différents, un système médial et un système latéral.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY

Les démences fronto-temporales (DFT)

Les démences fronto-temporales (DFT) sont des maladies cognitives et comportementales. Elles se manifestent par des troubles comme une apathie, une perte de motivation et d’intérêt, un repli social et une désinhibition entrainant une incapacité à respecter les règles de vie en société. Elles s’apparentent à la maladie d’Alzheimer mais sont beaucoup plus rares et se déclarent en général entre 50 et 65 ans.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY

Le contrôle des mouvements

Le contrôle de chaque muscle du corps est commandé par les régions motrices, en particulier l’aire de BRODMANN, composée de cellules pyramidales. Ces cellules nerveuses ont la particularité de posséder de très longs axones atteignant la base du cerveau ou ils se connectent aux neurones de la moelle épinière : les motoneurones. Chaque muscle de notre organisme est donc commandé par notre cerveau via des neurones de la moelle épinière. Le cervelet coordonne les mouvements et d’autres structures appelées les ganglions de la base le rendent plus précis.

représentation cerveau moteur

Les troubles moteurs dits troubles du mouvement, peuvent avoir différentes origines pathologiques. Certaines maladies neurologiques entrainant ces troubles sont étudiées par les équipes de recherche de l’institut et une équipe s’intéresse aux mécanismes normaux du contrôle moteur.

L’équipe de Claire WYART étudie les réseaux neuromodulateurs issus du cerveau ou de la moelle épinière et leurs effets sur la locomotion et la posture.

La maladie de Parkinson

La maladie de PARKINSON, liée à une destruction massive des neurones dopaminergiques, se traduit par des tremblements et une raideur musculaire associée à des troubles de la marche. En plus de cette atteinte neuronale, des amas de protéines apparaissent au niveau des parties basses du cerveau. Ils se propagent pour atteindre le cortex cérébral à un stade plus avancé de la maladie. Le traitement actuel de cette maladie fait appel au précurseur de la dopamine, à des dérivés de ce neurotransmetteur, appelés des agonistes, qui visent à restaurer des concentrations normales de dopamine. Dans les cas les plus avancés de la parkinson , un traitement par stimulation cérébrale profonde peut-être envisagé.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Olga CORTI / Jean-Christophe CORVOL; Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Etienne HIRSH/Stéphane HUNOT ; Carine KARACHI/Brian LAU

Les tremblements essentiels

Les tremblements essentiels constituent la pathologie la plus fréquente des maladies dites des mouvements anormaux soit environ 300.000 atteints en France. Cette maladie se caractérise par des mouvements (tremblements) involontaires et incontrôlables lors d’un mouvement ou au repos. Les membres supérieurs et le cou sont le plus souvent concernés constituant un handicap pour la vie quotidienne.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY

La Sclérose en plaques

La Sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui se caractérise par des lésions « les plaques » dans lesquelles la gaine protectrice des neurones « la myéline » est détruite entraînant une dégénérescence des cellules nerveuses, les neurones avec une perte de la communication entre le cerveau et les organes périphériques. Les symptômes précoces de la sclérose en plaques sont en général des troubles moteurs ou des atteintes de la vision.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Brahim NAIT OUMESMAR/Violetta ZUJOVIC ; Catherine LUBETZKI/Bruno STANKOFF

La maladie de charcot (SLA)

La sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot est une pathologie neuromusculaire progressive et fatale caractérisée par une perte des motoneurones, neurones qui commandent entre autres la marche, la parole, la déglutition et la respiration. La maladie de charcot se caractérise par une mort progressive des neurones moteurs, une atrophie musculaire et donc la paralysie progressive des patients.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Séverine BOILLEE

Les Dystonies

Les dystonies se caractérisent par des contractions soutenues conduisant à des postures anormales comme par exemple une torsion durable du cou. Certaines formes plus sévères peuvent être généralisées et toucher les 4 membres empêchant la marche ou l’utilisation des mains. Cette pathologie peut avoir une origine génétique ou être le symptôme d’une autre pathologie neurologique.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY

Les Paraglégies Spastiques

Les paraplégies spastiques forment un ensemble cliniquement et génétiquement hétérogène d’anomalies neurodégénératives. Elles se caractérisent par une faiblesse et une spasticité des membres inférieurs, conséquence clinique de la dégénérescence des axones cortico-spinaux, faisant le lien entre le cortex cérébral et la moelle épinière. Le principal symptôme de la maladie est une spasticité et une faiblesse des membres inférieurs conduisant à de sévères troubles de la marche et une perte de sensation. Des atteintes cognitives et cérébelleuses sont fréquemment associées.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

Les Paralysies Supranucléaires Progressives

Les paralysies supranucléaires progressives sont des maladies neurodégénératives qui débutent entre 60 et 70 ans et se caractérisent par des pertes d’équilibre à l’origine de chutes, une rigidité musculaire, des troubles oculomoteurs et des déficits cognitifs.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

 

Les Ataxies

Les ataxies cérébelleuses sont des maladies génétiques neurodégénératives rares du cervelet et du tronc cérébral qui entrainent de nombreux troubles moteursaffectant spécialement l’équilibre, la marche et les mouvements oculaires.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN ; Nathalie CARTIER

La maladie de Huntington

La maladie de Huntington est une affection génétique rare neurodégénérative qui débute entre 30 et 50 ans. Elle est caractérisée par une mort des neurones dans les ganglions de la base dans un premier temps et qui s’étend ensuite à tout le cerveau. Les symptômes sont des troubles moteurs, cognitifs et psychiatrique progressifs qui entrainent une dépendance totale du patient.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

Syndrome de Gilles de La tourette

Le syndrome de Gilles de la Tourette est une pathologie neuropsychiatrique et neuro-développementale très hétérogène qui se caractérise par des tics, des mouvements brusques et répétés involontaires. Ces derniers apparaissent durant l’enfance, autour de 6-7 ans, et sont presque toujours associés par la suite à des symptômes psychiatriques.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Eric BURGUIERE

Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)Les troubles neuropsychiatriques caractérisés par la présence de comportements répétés pourraient atteindre jusqu’à 5 % de la population. L’étude des mécanismes cérébraux qui sous-tendent les comportements répétés est essentielle pour développer de nouvelles approches pour les réguler et ainsi améliorer le traitement de l’ensemble des pathologies concernées. A l’institut du Cerveau, l’équipe d’Eric BURGUIERE a pour objectif de caractériser les composantes comportementales qui sont à l’origine des comportements répétitifs, d’identifier les circuits cérébraux qui participent à l’acquisition de ces comportements et de comprendre comment l’activité neuronale est modulée dans ces circuits.

 

Les fonctions cérébrales complexes et leurs dysfonctionnements

fonctions du cerveau

La Mémoire

La Mémoire est un aspect complexe de notre cerveau. Il existe 2 types de mémoire : la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Les souvenirs sont d’abord stockés dans des régions impliquées dans l’expérience initiale et se consolident pendant le sommeil. Ils seront ensuite récupérés par des neurones du lobe frontal. Pour sa construction, le souvenir emprunte le circuit de l’hippocampe et de structures composées de substance grise, situées dans la partie profonde du cerveau.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer se caractérise par une dégénérescence des neurones résultant de la progression concomitante de deux types de lésions : d’une part l’accumulation anormale à l’extérieur des cellules nerveuses d’une protéine appelée peptide ß-amyloïde (ou encore peptide A-bêta ou peptide Aß) conduisant à la formation de « plaques amyloïdes » encore appelées « plaques séniles », et d’autre part l’accumulation anormale de la protéine TAU dans les neurones conduisant à leur dégénérescence. La perte de mémoire est souvent le premier symptôme de la maladie d’Alzheimer qui permet d’orienter le diagnostic. Ensuite, surviennent des troubles des fonctions exécutives, des troubles de l’orientation spatio-temporelle, puis progressivement s’installent des troubles du langage (aphasie), de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), du comportement, des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, irritabilité) et des troubles du sommeil avec une insomnie.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie-Claude POTIER/Stéphane HAIK ; Richard LEVY

L’attention

L’attention est la capacité à détecter et à répondre à des signaux significatifs provenant de l’extérieur. Ainsi vous voyez le monde avec vos yeux mais c’est grâce à l’attention que vous en êtes conscient. Les processus attentionnels impliquent de vastes réseaux qui vont de la région postérieure, pariétale, à la région antérieure, frontale du cerveau. De grands faisceaux de fibres nerveuses connectent ces régions entre elles et permettent une communication rapide et efficace.

L’équipe de Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE/Laurent COHEN utilise des méthodes comportementales, de neuroimagerie et de neurostimulation pour développer des travaux à fort impact révélant la neuroanatomie structurelle et fonctionnelle des fonctions de l’attention chez les individus sains et chez les individus présentant des lésions au cerveau.

Le langage et la lecture

Le langage et la lecture sont des fonctions cognitives développées de façon exclusive chez l’être humain. Seul l’Homme possède des aires corticales adaptées au langage parlé et à la lecture. Le langage résulte d’un ensemble de tâches effectuées dans des régions différentes du cerveau : l’aire de Wernicke (compréhension des mots) et l’aire de Broca (production des mots) reliées entre elles par un faisceau de fibres. Les troubles du langage sont appelés « aphasie ». Le langage résulte de la collaboration de ces multiples régions, qui communiquent entre elles, placées dans l’hémisphère gauche, et qui assurent la manipulation des sons, des mots, et des significations. L’apprentissage de la lecture est fortement influencé par les régions du cortex visuel.

Pour l’étude du langage et de l’apprentissage chez les sujets sains comme chez les patients, l’équipe de Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE fait appel à des techniques comportementales et d’imagerie cérébrale multimodale de pointe.

Les émotions

Les émotions résultent d’un état mental subjectif habituellement provoqué par un stimulus externe. La joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la surprise constituent les émotions de base. Situées au centre du cerveau, les structures impliquées sont principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens, l’amygdale et l’insula ainsi que le striatum ventral et le cortex orbito-frontal. L’ensemble de ces régions traitent les informations sensorielles et affectives, organisent les actions dans le temps, et planifient le comportement en fonction du contexte et de l’environnement social.

La dépression

La dépression est une pathologie dans laquelle les symptômes sont extrêmement variés comme une tristesse excessive, à la fois dans sa durée et dans son intensité mais également dans son adaptation au contexte. La perte d’intérêt ou de plaisir et la rumination de pensées négatives sont également des symptômes fréquents. On peut aussi retrouver toute une série de symptômes physiques comme de la fatigue, un ralentissement moteur, des troubles du sommeil, ou encore des troubles cognitifs, des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions. Ce n’est que depuis une quinzaine d’années que la dépression est véritablement reconnue comme une maladie du cerveau au même titre que les maladies neurologiques comme les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. L’équipe de Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT s’intéresse à l’implication de régions cérébrales particulières et aux dysfonctionnements cognitifs dans l’apparition de la dépression.

Les pathologies non chroniques du cerveau

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des pathologies qui surviennent de façon très brutale et qui sont à l’origine de déficits moteurs (mouvement des membres), de pertes de sensibilité ou encore de troubles du langage. Dans 85% des cas l’accident vasculaire cérébral (AVC) est la conséquence d’un infarctus – une artère qui se bouche dans le cerveau, chez 15 % des patients, une hémorragie due à la rupture d’un vaisseau dans le cerveau entraine les symptômes. Les recherches de l’Institut du Cerveau portent essentiellement sur la capacité à récupérer des patients et leur rééducation. En effet, différents processus de plasticité cérébrale se mettent en place chez chaque patient et il peut y avoir une prise en charge de la fonction perdue par les tissus environnants, une participation à la commande d’un mouvement par les aires secondaires impliquées dans la programmation d’un mouvement ou encore une prise en charge par les aires controlatérales, l’hémisphère sain, non touché par l’AVC.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE

Les tumeurs cérébrales

Les tumeurs cérébrales peuvent se développer dans n’importe quelle zone du cerveau. Les cellules du cerveau les plus souvent impliquées dans le développement de ces tumeurs malignes, sont les cellules gliales, on parle alors degliomes qui peuvent être des astrocytomes, des oligodendrogliomes ou des glioblastomes. L’agressivité des tumeurs cérébrales résulte en grande partie de leur localisation qui rend difficile les traitements habituellement utilisés pour vaincre les cancers. Ce sont en général des tumeurs diffuses qui rendent la thérapie par chirurgie ou radiothérapie complexes. L’utilisation de la chimiothérapie est compliquée par la nécessité pour le médicament de franchir la barrière hémato-encéphalique, barrière de cellules qui isole et protège le cerveau de potentiels pathogènes. L’équipe de Marc SANSON/ Emmanuelle HUILLARDa pour objectifs d’identifier de nouvelles mutations génétiques et biomarqueurs des tumeurs cérébrales, ainsi que de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliques dans leur développement avec objectifs principaux d’améliorer le diagnostic et les traitements de ces tumeurs.

L’étude du cerveau grâce à l’intelligence artificielle

L’équipe de Olivier COLLIOT /Stanley DURRLEMAN a pour objectifde concevoir de nouvelles approches mathématiques et informatiques pour l’étude de la structure du cerveau humain et de ses réseaux fonctionnels. La nécessité de transformer les données brutes d’imagerie en des modèles formalisés tels que des modèles géométriques de la structure du cerveau, des modèles statistiques de populations, des graphes de connectivité est aujourd’hui indispensable pour permettre de définir de nouveaux biomarqueurs de pathologies, d’étudier les corrélations entre génétique et symptômes ou encore de caractériser les réponses fonctionnelles du cerveau.

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Team One Groupe réunit la somme de 10 000 € au profit de l’Institut du Cerveau ! https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/team-one-groupe-reunit-somme-de-10-000-e-profit-de-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/team-one-groupe-reunit-somme-de-10-000-e-profit-de-linstitut-cerveau/#respond Tue, 30 Jun 2020 15:17:50 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19409 Le président de la société Team One Groupe, Philippe Spanghero, nous a remis ce jour un chèque de 10 000 € au profit de la recherche contre les maladies En savoir plus ]]> Le président de la société Team One Groupe, Philippe Spanghero, nous a remis ce jour un chèque de 10 000 € au profit de la recherche contre les maladies neurologiques.

Un élan de générosité qui a vu le jour grâce à l’organisation d’un évènement caritatif, le jeudi 6 février dernier à l’Olympia, en présence du champion du monde de Formule 1, Alain Prost.

Cette soirée au concept original, était consacrée au parcours professionnel et intime du célèbre pilote ! Un moment d’échanges passionnants !

Nous remercions chaleureusement l’équipe de Team One Groupe pour leur professionnalisme, mais aussi Alain Prost pour son soutien.

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COVID-19 : La FIA Foundation et la FIA soutiennent l’Institut du Cerveau https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-fia-foundation-fia-soutiennent-linstitut-cerveau/ https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/covid-19-fia-foundation-fia-soutiennent-linstitut-cerveau/#respond Tue, 30 Jun 2020 12:18:33 +0000 Margaux Orsini https://institutducerveau-icm.org/?post_type=actualite&p=19428 LANCEMENT D’UNE ÉTUDE INÉDITE POUR CONNAITRE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LE SYSTEME NERVEUX :

LA FIA FOUNDATION ET LA FIA S’ENGAGENT AUX COTES DE L’INSTITUT DU En savoir plus ]]> LANCEMENT D’UNE ÉTUDE INÉDITE POUR CONNAITRE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LE SYSTEME NERVEUX :

LA FIA FOUNDATION ET LA FIA S’ENGAGENT AUX COTES DE L’INSTITUT DU CERVEAU

 

Le Covid-19 est une maladie virale multi-cibles dont les troubles engendrés par le virus surprennent par la diversité des symptômes, parfois atypiques. Outre les poumons, de nombreux autres organes peuvent être touchés par le Covid-19 et donner lieu à des complications neurologiques telles que la perte de l’odorat, la perte du goût, des maux de têtes, des vertiges, des convulsions, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des altérations de la conscience et des hémiplégies. Par ailleurs, les difficultés respiratoires observées chez les patients atteints du COVID-19 pourraient provenir, en plus de l’atteinte pulmonaire, d’une atteinte du tronc cérébral. Cette région, située entre le cerveau et la moelle épinière, qui contient les centres de commande de la respiration. Pour autant, les experts n’en savent pas plus de l’ensemble des répercussions de ce coronavirus sur le système nerveux central, alors qu’à ce jour, plus de 10 millions de personnes sont touchées dans le monde par le virus.

 

C’est pourquoi, face au danger que représente cet enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale, l’Institut du Cerveau en lien avec le Département Médico-Universitaire de Neurosciences AP-HP-Sorbonne Université à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et avec le soutien financier important de la Fondation FIA, mécène historique de l’Institut concerné par les questions de santé publique et d’intérêt général, et le soutien de la FIAlance une étude  d’envergure pour évaluer rapidement et précisément tous les potentiels impacts neurologiques et psychiatriques du Covid-19 chez les patients touchés, dans le but d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients.

Les données recueillies feront l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploitées en temps réel afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients d’ici mai 2021.

 

A l’Institut du Cerveau, notre mission est de trouver pour guérir. Aussi, les observations de nos éminents spécialistes sur cette étude seront décisives pour accompagner les personnes atteintes du Covid-19 grâce à une prise en charge adaptée. Ce projet ambitieux est mené par le DMU Neurosciences de la Pitié-Salpêtrière et les médecins chercheurs de l’Institut du Cerveau, grâce à la FIA Foundation et la FIA, en faveur de la santé pour tous. Je tiens à les en remercier bien chaleureusement.  

Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et Président de la Commission Médicale de la FIA.

L’étude portera plus en détails sur :

– les manifestations neuropsychiatriques des personnes concernées

– les conséquences psychiatriques pour les patients eux-mêmes (en raison notamment de très longues périodes de réanimation) ainsi que pour leurs proches

– les conséquences pour les patients souffrant déjà de pathologies neurologiques telles que les maladies inflammatoires (sclérose en plaques…) et les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer…).

 

Les effets à long terme du coronavirus sur la santé commencent à peine à être compris, aussi ce projet important fournira-t-il des informations vitales à partager avec le monde entier. À la FIA Foundation, nous sommes fiers de notre relation de longue date avec l’Institut et de ses recherches de pointe.

Saul BILLINGSLEY, Directeur Exécutif de la FIA Foundation.

 

L’Institut du Cerveau est probablement l’un des rares centres au monde à être en mesure d’obtenir une vision approfondie de la neurologie et de la psychiatrie de l’infection à Covid-19. A moyen terme, cela nous permettra en tant que professionnels de santé, d’être préparés à affronter une nouvelle pandémie et d’avoir toutes les armes à notre disposition pour mieux la combattre. Nous pouvons aussi penser que cette infection, lorsqu’elle frappe des cerveaux déjà abimés, par une maladie neurodégénérative ou inflammatoire, pourrait donner des effets inconnus. Il est très important de savoir si nous n’allons pas observer des évolutions très atypiques, par exemple chez des patients suivis pour une maladie d’Alzheimer ou pour une sclérose en plaques. Nous ignorons encore énormément de choses.

Pr Jean-Yves Delattre, directeur médical de l’Institut du Cerveau et directeur du Département Médico-Universitaire de Neurosciences AP-HP-Sorbonne Université à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Pr Jean-Christophe Corvol (AP-HP, Sorbonne Université) Responsable scientifique du projet et Dr Delorme (AP-HP, Sorbonne Université) investigateur principal.

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